Les Gilets Jaunes misent tout sur les raffineries

Après la mobilisation de ce week-end qui a rassemblé au moins 240.000 personnes samedi sur 2.000 points de rassemblements, les Gilets Jaunes se sont heurtés à la fin de non-recevoir d’Edouard Philippe qui assuré maintenir le cap de la politique fiscale du gouvernement. En réaction, bloquer les raffineries devrait être leur nouvel objectif afin de paralyser l’économie du pays pour forcer la majorité à céder.

La nouvelle méthode pourrait bien faire reculer le gouvernement. En 2016, la CGT avait organisé la panne sèche du pays et les forces de l’ordre avaient dû reprendre une par une les raffineries. Ce matin, cinq dépôts étaient totalement bloqués :  les dépôts de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, de Portes-lès-Valence, dans la Drôme, de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, de Port de la Palice-La Rochelle, et de Lespinasse, près de Toulouse.

D’après un représentant des Gilets Jaunes, il y aurait en réalité plus de dépôts bloqués, au moins une dizaine. Il assume la nouvelle stratégie : « On veut désormais bloquer les raffineries et les dépôts industriels pour avoir un impact économique ». D’autres objectifs sont bloqués comme des péages ou des ronds-points. Laëtitia Dewalle, représentante des Gilets Jaunes dans le Val-d’Oise, assument également le blocage de ces points économiques importants et mise sur la convergence des forces : « Un changement de stratégie ? Non, nous maintenons nous aussi le cap, et avec fermeté. On avait dit que des routiers nous rejoindraient, ainsi que des agriculteurs, tout ça est en train de se mettre en place ».

Sur BFMTV, l’éditorialiste économique Nicolas Doze confirme l’intérêt de la stratégie : « Il est certain que c’est en bloquant ce type de sites que vous paralysez le pays, que vous provoquez des pénuries et des files d’attente devant les stations, c’est très très efficace ».

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