La SNCF doit rendre des comptes

Les dirigeants de la SNCF ont été convoqués, ce lundi 8 janvier 2018, dans la matinée, dans le bureau de la ministre des Transports, afin de rendre des comptes sur les différentes polémiques qui ont touché l’entreprise publique ces derniers mois.

L’incident sans précédent qui a touché la gare Montparnasse, au début du mois de décembre 2017 et paralysé des dizaines de milliers de voyageurs pendant des jours, aura été la grosse goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Depuis plusieurs années déjà, les usagers ont de quoi se plaindre des services de la SNCF. Parallèlement le transporteur public est de moins en moins rentable et coûte de plus en plus au contribuable.

Ainsi, en dehors des pannes et des retards réguliers, les voyageurs français se plaignent d’une trop grande opacité dans la grille tarifaire de la SNCF.

Parallèlement, le groupe est menacé par les compagnies low cost de bus et d’avions, ainsi que par l’émergence des moyens de transport via le web participatif.

Du coup, les grands patrons de la SNCF se sont fait tirer les oreilles par la ministre du gouvernement d’Edouard Philippe.

 

Journée de gréve dans les services publics

De nombreux fonctionnaires seront en gréve demain, mardi 10 octobre 2017, pour dénoncer le projet de loi travail du gouvernement Philippe.

On s’y attendait depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Etant donné le programme économique du nouveau président de la république, d’importantes gréves et manifestations étaient à prévoir en cette rentrée 2017.

Ainsi, après plusieurs mouvements d’importance relative, et la volonté affichée du gouvernement de poursuivre ses reformes, la grogne devrait connaitre son point culminant demain.

En effet, pour la première fois depuis 10 ans, l’ensemble des 9 fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la gréve, mardi 10 octobre. Les 5 millions de fonctionnaires suivront-ils le mouvement ?

Ainsi la CGT, la CFDT, FO, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC, la CFTC et FA (Autonomes) demandent aux fonctionnaires de faire la gréve et de manifester le 10 octobre.

Les principales mesures qui sont dénoncées par les forces syndicales sont les suppressions d’emplois dans le service public, le gel des rémunération, ou le retour du jour de carence.

Le travail commence demain pour Emmanuel Macron et Edouard Philippe…

 

 

Loi Travail : Macron dérape sur les fainéants

Les déclarations du Président de la république, Emmanuel Macron, concernant l’application de sa loi travail ont choqué de nombreux observateurs…

En marge de son voyage d’Etat en Grèce, à Athènes, Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne comptait pas reculer face aux agitations sociales, programmées à partir de cette semaine, afin de lutter contre son projet de réforme du Travail.

Pour ce faire, il a employé une phrase qui a fortement déplu à de nombreux chroniqueurs et éditorialistes : il a annoncé qu’il « serait d’une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ».

De quoi énerver les journalistes, dont l’une de Libération, Alexandra Schwartzbrod, qui regrette que « dans un pays qui sort tout juste d’une campagne électorale clivante et brutale, on ne gouverne pas en injuriant une partie de la population ».

Et cette dernière de poursuivre, en expliquant que « Emmanuel Macron a été élu parce qu’il incarnait l’espoir d’une autre façon de faire de la politique, moins excluante. Et voilà qu’il se comporte comme un maître d’école sous la IIIe République, distribuant coups de règle et coups de trique à chaque cours magistral ».

Même son de cloche du côté de Jean-Emmanuel Ducoin, éditorialiste à L’Humanité, pour qui « nous savons désormais qu’Emmanuel Macron, usant et abusant d’un tel degré d’implication verbale pour exprimer sa haine du bas-peuple et des Français qui ne pensent pas comme lui, dirige les affaires de l’État avec toutes les formes inspirées par le mépris. À commencer par le principal, le pire, celui qui détermine le sens de son action : le mépris de classe ».

 

Taxe d’habitation, ISF : les réformes en place pour 2018

Il s’agissait de deux propositions importantes du programme du candidat Macron, lors de la campagne présidentielle : les réformes de l’ISF et de la taxe d’habitation.

Alors que le gouvernement semblait hésiter, en ce début d’été, lorsque fin juin Edouard Philippe et Bruno Lemaire tenaient des positions assez éloignées, il semblerait que le calendrier pour ces réformes se confirme.

Après le rapport de la cour des comptes extrêmement sévère avec le bilan de François Hollande et de ses gouvernements, accusés d’avoir caché des dérives budgétaires gargantuesques, le premier ministre avait annoncé un ralentissement dans la mise en place des mesures visant à réduire la fiscalité des français.

Avec ce nouvel objectif intenable : réduire le déficit de l’état tout en réduisant les impôts, le gouvernement semble avoir besoin de plus de temps que prévu.

Début juillet, lors d’une réunion avec d’autres membres de la république en marche, Edouard Philippe, le Premier ministre, a tenu a rassurer tout le monde en annonçant clairement la tenue de cette réforme pour l’année 2018.

« Ça passera par une maîtrise des dépenses et ça passera par la mise en œuvre, dès le vote de la loi de finances 2018, des engagements du président de la République, dans la cohérence, dans la durée », a-t-il déclaré.