L’Arabie Saoudite fait remonter les cours du brut

Craignant de se confronter à une crise de surabondance, le royaume a décidé de baisser sa production de pétrole. Il s’agit de contrebalancer la baisse de consommation de pétrole en Chine. Aucune position commune aux grands producteurs n’a été trouvé, l’Arabie Saoudite a pris l’initiative de baisser de 500.000 barils par jour sa production.

Le cours du pétrole a perdu un cinquième (20%) de sa valeur en un mois après avoir fortement monté pour atteindre son cours le plus haut depuis 2014 au début du mois d’octobre. Depuis le début de l’année, la pression de Washington et ses sanctions à l’encontre de Téhéran avait poussé le royaume a augmenté sa production jusqu’à 1 million de barils par jour. Mais les revirements de la politique américaine qui ont allégé ces sanctions ont fait craindre à une surproduction mondiale, le pétrole iranien revenant sur le marché pour plusieurs importateurs.

C’est le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh qui a annoncé que son pays, le premier exportateur mondial de pétrole (qui pourrait être détrôné par les Etats-Unis dans les prochains mois), comptait réduire ses exportations de 500.000 barils par jour (bpj) en décembre. Ce choix se traduirait par une baisse d’environ 0,5% de l’offre pétrolière mondiale.

A l’issu d’une réunion de l’OPEP, le ministre a déclaré : « Je vais vous donner une information qui est que les prévisions de décembre sont inférieures de 500.000 barils à celles de novembre. Nous assistons à une modération qui est liée en partie à la fin de l’année, en partie à des opérations de maintenance, (…) donc nous livrerons moins en décembre que nous ne le faisons en novembre ».

OPEP : la victoire de l’Algérie

L’Algérie a réussi le tour de force, contre toute attente, de convaincre les membres de l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole), de diminuer la production pétrolière.

Il s’agit autant d’une victoire diplomatique qu’économique pour les dirigeants algériens : la signature, mercredi 28 septembre, d’un accord entre les grandes puissances de l’OPEP sur la réduction de la production mondiale de brut, marque le grand retour de l’influence algérienne.

C’est le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Boutarfa, qui a réussi ce tour de force, alors que personne ne pensait qu’un accord serait trouvé.

« Si le cours du pétrole se maintient en-dessous des 50 dollars le baril, aucune compagnie pétrolière, même les plus importantes d’entre elles, ne pourra résister », avait-il déclaré, pugnace, à Alger, pour l’ouverture des négociations.

L’Iran et l’Arabie saoudite avaient pourtant laissé entendre qu’ils ne signeraient pas un tel accord.

Au final, si l’accord reste souple et part sur une réduction de 700.000 barils par jour, sur les 33 millions actuellement produits quotidiennement, il est très important, même au delà du symbole.

Ainsi, l’annonce de cet accord aura déjà porté ses fruits, avec une relance des cours du brut et une croissance boursière pour les grosses entreprise du secteur pétrolier.

 

 

 

La Russie veut se rapprocher de l’OPEP

Pour affronter la chute historique du cours du pétrole, les autorités Russes voudraient s’entendre avec les membres de l’Organisation des Pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour diminuer la production d’or noir.

Le principe est basique : en réduisant les quantités de pétrole vendu (offre), les exportateurs devraient bénéficier d’un meilleur rapport de force et pouvoir augmenter ainsi leur prix.

C’est le pari que voudrait tenter la Russie, en collaboration avec les pays de l’OPEP, comme l’a annoncé la semaine dernière le ministre de l’Energie Russe, Alexandre Novak.

Les analystes ne semblent pas trop croire en cette éventualités et envisagent plutôt un coup de bluff de Moscou. A suivre…

Chute historique du cours du pétrole

Vendredi 15 janvier 2016, le baril de pétrole a atteint un score historique en passant sous la barre des 30 dollars.

Alors que le prix de l’or noir a connu un dégringolade entre les mois de janvier 2014 et 2015, en passant de 110 à 50 dollars, les experts pensait que le plus gros de la chute était passé et que le baril ne pourrait pas descendre bien plus bas.

Depuis vendredi dernier, le cours du pétrole varie entre 27 et 29 dollars le baril. Nul n’ose plus affirmer aujourd’hui que les prix vont repartir à la hausse ou même que les baisses des tarifs vont s’arrêter.