Tiktok : Face à la menace d’une interdiction aux Etats Unis, ByteDance veut vendre sa branche américaine

Un panneau publicitaire de Tiktok (Photo : Tiktok).

 

Après que Donald Trump a menacé d’interdire Tiktok aux Etats Unis, ByteDance, la maison-mère chinoise de la très populaire application a proposé de vendre sa branche américaine pour la sauver.

Pour sauver TikTok aux Etats-Unis, ByteDance, la maison mère chinoise du réseau social est prête à vendre la branche américaine de l’application, après la décision de Donald Trump de l’interdire outre-Atlantique. En effet, après des semaines de rumeurs et de pression, Donald Trump avait annoncé vendredi qu’il allait interdire dans son pays le réseau social. La Maison Blanche avait indiqué quelques heures auparavant que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se séparer de TikTok, au nom de la protection de la sécurité nationale.

« Le président Donald Trump a dit “ça suffit” (…), donc il va prendre des mesures dans les jours qui viennent en réponse aux divers risques pour la sécurité nationale que posent les logiciels liés au Parti communiste chinois », a dit le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo lors d’une interview sur la chaîne Fox News. La menace d’une interdiction de TikTok aux Etats-Unis intervient dans un contexte de tensions politiques et commerciales entre Washington et Pékin.

Tiktok tient à rester aux Etats Unis

« Même si nous ne commentons pas les rumeurs et les spéculations, nous sommes confiants en le succès à long terme de Tiktok », a réagi ByteDance. « Nous sommes ici pour rester », a ajouté samedi Vanessa Pappas, la responsable de la branche américaine de l’application, qui a souligné le « déferlement de soutien » de la part de la communauté TikTok. Elle se dit surtout fière des 1500 employés américains et fait valoir les « 10 000 emplois additionnels » que le groupe chinois va créer aux Etats Unis « au cours des trois prochaines années ».

Microsoft en négociations avancées avec ByteDance

D’après le Wall Street Journal, Microsoft était en cours de négociations avec ByteDance, le samedi, pour l’acquisition des activités américaines de TikTok. L’agence Reuters précise que le groupe chinois sortirait complètement du capital et Microsoft Corp reprendrait TikTok aux Etats-Unis. Certains investisseurs de ByteDance, basés sur le sol américain, pourraient se voir offrir l’opportunité de prendre des participations minoritaires dans l’activité. Aussi, la nouvelle proposition de ByteDance prévoit que Microsoft soit en charge de la protection de toutes les données d’utilisateurs sur le territoire américain.

Un milliard d’utilisateurs dans le monde

La plateforme de divertissement TikTok se prévaut d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Elle n’existe pas en Chine, où ByteDance opère une appli sur le même principe, mais séparée, avec un nom différent. TikTok a particulièrement renforcé sa popularité à la faveur du confinement, mesure phare contre la pandémie du coronavirus, entre mars et juin.

AliExpress : la livraison en 3 jours désormais possible

AliExpress, la plateforme d'e-commerce d'Alibaba, va réduire ses délais de livraison en France à trois jours sur les catégories les plus sollicités par les consommateurs.

 

AliExpress, la plateforme d’e-commerce d’Alibaba, va réduire ses délais de livraison en France à trois jours sur les catégories les plus sollicités par les consommateurs. Pour ce faire, le site marchand mobilise son réseau logistique Cainiao et renforce ses partenariats avec Relais Colis et la Poste.

AliExpress, la plateforme d’e-commerce du groupe Alibaba, a annoncé jeudi porter ses délais de livraison à trois jours en France. Pour y arriver, le site marchand va s’appuyer sur Cainiao, le réseau logistique chinois. « La réception des colis par les acheteurs français est alors facilitée et accélérée. En développant un réseau de partenaires sur l’ensemble du territoire français, AliExpress assure aux consommateurs une livraison dans les trois jours suivant leurs commandes sur une gamme variée de produits proposés sur la plateforme », précise l’e-commerçant dans un communiqué.

La mise en place du dispositif répond à une demande des consommateurs de l’Hexagone qui se plaignaient des délais de livraison trop longs, en comparaison avec ceux des concurrents américain et français Amazon et Cdiscount. Et ce, en dépit de l’existence d’un centre logistique du groupe à Liège, en Belgique.

Dans un premier temps, AliExpress choisit de se concentrer sur les catégories de produits les plus populaires sur le marché français. La livraison en trois jours se fera donc sur plusieurs produits high-tech, la décoration, la maison, le jardin, la mode, la beauté, le sport et les loisirs. C’est notamment le cas de l’aspirateur sans fil Xiaomi, un des tops ventes auprès des consommateurs français sur AliExpress. Il est désormais disponible dans un délai de livraison de trois jours.

Bientôt l’ensemble des produits et des catégories concerné

Afin de parvenir à livrer en trois jours, AliExpress renforce également ses partenariats locaux, avec La Poste ou Relais Colis par exemple, et continue de travailler sur son réseau en France. Sur le long terme, AliExpress souhaite améliorer sa logistique auprès des consommateurs français sur l’ensemble des produits et des catégories proposés sur sa plateforme. « Nous continuons de déployer nos efforts pour proposer de plus en plus de produits en livraison rapide », a souligné Cheer Zhang, Directrice du service consommateurs et marchés internationaux.

Un projet de construction d’un entrepôt dans les cartons ?

Le groupe explore par ailleurs d’autres moyens de coopération avec des acteurs logistiques locaux, notamment pour la livraison de gros colis et la livraison de marchandises lourdes dans le but de rendre meilleur ses services auprès des consommateurs français. En outre, selon des informations de nos confrères de Sud-Ouest datées de fin mai, un projet de construction d’un entrepôt de 71.000m2 serait à l’étude. Alibaba n’a pas confirmé cette rumeur.

Cloud : Slack et AWS resserrent les liens pour contrer Microsoft

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l'intégration des produits.

 

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l’intégration des produits. Les deux entreprises resserrent ainsi leurs liens pour concurrencer Microsoft.

Slack et Amazon Web Services (AWS) annoncent la conclusion d’un accord pluriannuel autour de leurs solutions respectives. Dans ce cadre, « Slack continue de s’appuyer sur AWS en tant que fournisseur cloud et utilisera une gamme de services AWS, y compris le stockage, le calcul, la base de données, la sécurité, l’analyse et l’apprentissage automatique, pour développer d’autres fonctionnalités de collaboration », indique dans un communiqué la start-up. De son côté, AWS utilisera la plateforme de communication collaborative pour ses besoins internes.

D’après les termes de l’accord, Slack utilisera précisément la technologie Amazon Chime pour ses fonctions d’appels audio, vidéo et de partage d’écran afin d’améliorer la qualité des appels. AWS Chatbot et AWS AppFlow (un service de gestion des flux de données) seront aussi intégrés à la plateforme de communication collaborative. De plus, AWS Key Management Service alimentera le service Slack Enterprise Key Management, distribuera et contrôlera les clés cryptographiques. Les entreprises intégreront également davantage de produits et seront interopérables.

Un front commun contre Microsoft

« Un partenariat stratégique avec AWS permet aux deux entreprises de s’adapter à la demande et de proposer des offres de qualité professionnelle à nos clients. En intégrant les services AWS à notre plateforme de messagerie, nous aidons les équipes à gérer facilement et de manière transparente leurs projets d’infrastructure et à lancer des services cloud sans jamais quitter Slack », s’est réjoui Stewart Butterfield, PDG et cofondateur de Slack.

Pour la start-up, le partenariat avec AWS est un moyen pratique de tenir à distance celui qui aurait pu devenir un concurrent. Aussi, AWS va lui permettre de se développer comme le groupe l’a fait pour Zoom. Enfin, AWS et Slack pourront mieux faire face à l’ennemi commun : Microsoft, qui commercialise Azure et Teams.

Hausse du chiffre d’affaires de 50% sur un an

L’annonce du renforcement de ce partenariat intervient après la publication des derniers résultats financiers de Slack pour son premier trimestre fiscal 2021. Son chiffre d’affaires a atteint 201,7 millions de dollars, en hausse de 50% d’une année sur l’autre. Sur la période écoulée, la start-up revendique un gain de 12 000 nouveaux clients, pour un total de 122 000 clients payants et 750 000 payants et gratuits.

Amazon : des caméras thermiques déployées dans des entrepôts contre le coronavirus

Entrepôt de collects et retours d'Amazon à South Street, à Philadelphie (Etats Unis).

 

Amazon.com tente d’accélérer le dépistage dans ses entrepôts afin de rassurer ses salariés et améliorer les conditions sanitaires dans lesquelles ils travaillent. C’est pourquoi, il a installé des caméras thermiques dans des entrepôts pour dépister les travailleurs à la recherche de signes du nouveau coronavirus.

Amazon s’inquiète pour la santé et la sécurité de ses employés

Des sources internes et des posts sur les réseaux sociaux indiquent qu’Amazon utilise actuellement des caméras thermiques dans six entrepôts aux Etats-Unis, dans les zones de Los Angeles et de Seattle, pour accélérer le dépistage des travailleurs fiévreux susceptibles d’être infectés par le coronavirus. La fièvre étant l’un des symptômes les plus courants de la covid-19, avec la fatigue et la toux sèche, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) .

Le géant du e-commerce a confirmé que certains sites ont été équipés, à l’instar de ce qui se fait dans les aéroports asiatiques depuis l’épidémie de SRAS en 2003. Ces appareils peuvent coûter entre 5 000 et 20 000 dollars. « Nous avons mis en place des contrôles de température quotidiens dans nos sites d’exploitation comme mesure préventive supplémentaire pour soutenir la santé et la sécurité de nos employés qui continuent de fournir un service essentiel dans nos communautés », a déclaré Amazon. « Nous mettons actuellement en œuvre l’utilisation de caméras thermiques pour le contrôle de la température afin de créer une expérience plus rationalisée sur certains de nos sites », ajoute le groupe de Jeff Bezos.

Un employé mort du coronavirus en début de mois

Les caméras thermiques mesurent la quantité de chaleur dégagée par les employés par rapport à leur environnement. Ils nécessitent moins de temps et de contact que les thermomètres frontaux, adoptés auparavant par Amazon, ont déclaré les travailleurs.

Amazon a signalé, ces derniers jours, des cas de coronavirus parmi le personnel de plus de 50 de ses entrepôts américains. Un travailleur d’une installation en Californie est même décédé après avoir contracté covid-19 . L’entreprise allègue que l’employé a attrapé la maladie pendant ses vacances et n’a pas été en contact avec ses collègues depuis le 6 mars. Mais certains salariés, s’inquiétant pour leur sécurité, ont tout de même quitté leur travail. Les syndicats et les élus ont appelé Amazon à fermer les bâtiments.

Un débrayage virtuel des employés prévu le 24 avril

En France, Amazon a fermé temporairement six de ses centres de distribution, après qu’un tribunal a constaté que les conditions de sécurité étaient mauvaises dans ses entrepôts. Pour se rattraper, le géant du commerce en ligne a annoncé la distribution de maques à ses salariés, tout en effectuant des contrôles de température avec un thermomètre frontal.

Malgré cela, les employés d’Amazon préparent un débrayage virtuel le 24 avril dans le but de protester contre le licenciement récent de deux employés qui se sont prononcés contre les conditions dans les entrepôts de l’entreprise et le manque de protection pour les travailleurs en première ligne.

Boissons énergisantes : PepsiCo s’offre Rockstar

Des canettes de sodas Pepsi.

 

Le géant des sodas et des snacks PepsiCo a annoncé mercredi avoir trouvé un accord pour acquérir le spécialiste des boissons énergisantes Rockstar. Coût de l’opération : 3,85 milliards de dollars. Le groupe américain entend ainsi affronter l’autrichien Red Bull qui domine ce marché et se démarquer de son éternel concurrent Coca-Cola.

« Nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment »

PepsiCo a annoncé mercredi dans un communiqué qu’il va débourser 3,85 milliards de dollars pour devenir propriétaire de Rockstar. Fondée en 2001 et basée à las Vegas, cette société produit une trentaine de boissons prisées par les stars et les sportifs de haut de niveau, particulièrement les fans de sports extrêmes. Elle est le numéro 3 mondial de ce segment. Selon Euromonitor International, Rockstar détient 8,9 % du marché, assez loin de Monster, détenu en partie par Coca-Cola (50 %) et de l’autrichien Redbull (26,1 %).

Avec cette acquisition, PepsiCo entend affronter le leader de ce marché, l’autrichien Red Bull (52%), mais aussi se démarquer de son rival historique Coca-Cola pour dominer l’industrie des boissons non-alcoolisées aux Etats Unis. « Au fil du temps, nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment en forte croissance et très rentable, et créer de nouveaux partenariats dans le domaine des boissons énergétiques », a déclaré dans un communiqué le PDG de PepsiCo, Ramon Laguarta.

PepsiCo poursuit sa stratégie de diversification

PepsiCo, propriétaire des marques de jus de fruits Mountain Dew Kickstart, les boissons GameFuel et AMP, était déjà en affaire avec Rockstar dont il possède une licence pour distribuer les produits en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique) depuis 2009. Mais cet accord de distribution limitait le développement de ses propres marques. En intégrant Rockstar, le géant américain des sodas prendra le contrôle total de la distribution de son portefeuille et pourra vendre d’autres marques.

L’acquisition de Rockstar par PepsiCo est la première grosse opération réalisée depuis que Ramon Laguarta a pris les manettes du groupe, en 2018, en remplacement d’Indra Nooyi. Le groupe poursuit ainsi sa stratégie de diversification, alors que les ventes de sodas sucrés baissent aux Etats-Unis, du fait de leur association aux maladies comme le diabète et à l’obésité. Toutes les marques lancent, ces derniers mois, des versions sans sucre de leurs recettes et se positionnent sur des segments plus porteurs, comme l’eau en bouteille, l’eau pétillante, les jus de fruit ou encore le café.

Un marché en forte croissance depuis plusieurs années

L’an dernier, selon Euromonitor, les ventes de boissons énergisantes ont progressé de 10,5 % dans le monde, à 43 milliards de dollars (dont 14 milliards aux Etats-Unis). En France, les ventes de boissons énergisantes ont représenté 223 millions d’euros en 2018 et ont connu une croissance annuelle de 5% entre 2013 et 2018. Les analystes misent sur une croissance prévisionnelle de 8% jusqu’à 2025.

Coronavirus : fin de voyage pour la compagnie aérienne britannique Flybe

Flybe Avion Angleterre Coronavirus Faillite

Ce jeudi 5 mars 2020, la compagnie aérienne régionale britannique, Flybe, a annoncé la cessation de ses activités “avec effet immédiat. L’entreprise est donc placée en redressement judiciaire dès aujourd’hui et tous ses avions “sont cloués au sol“. L’épidémie de coronavirus est en grande partie responsable de la chute de la compagnie, elle qui avait déjà échappé de peu au dépôt bilan en janvier dernier…

Flybe a fait “tout son possible” face au coronavirus

L’année 2019 avait déjà éprouvé l’économie mondiale. Avec une croissance faible et une récession évitée de peu, la situation économique de l’année passée avait laissé de nombreuses entreprises dans le rouge, qui se devaient d’espérer une reprise pour 2020 et ainsi sauver leur activité.

Outre-manche, la compagnie aérienne Flybe n’a pas eu droit à un miracle. Déjà en difficulté l’an dernier, sauvée de justesse en janvier par un report du versement d’impôt, l’entreprise était dans le rouge. Le groupe, qui employait 2000 personnes et desservait 170 destinations à travers l’Europe n’avait pas d’autres choix que de trouver de la liquidité rapidement. D’après les médias britanniques, Flybe avait ainsi effectué une demande de prêt de 100 millions de livres britanniques au gouvernement.

Refus qui avait déclenché les foudres du syndicat Unite, qui a déploré l’inaction du gouvernement pour tenter de sauver la compagnie aérienne, jugeant que l’État n’avait pas su “tirer les leçons” des précédentes faillites des entreprises Thomas Cook et Monarch.

L’économie britannique dépend fortement d’une compagnie aérienne régionale viable”, a souligné l’organisation syndicale. Le fait pour le gouvernement de ne rien faire, “tout particulièrement alors que nous sommes confrontés aux incertitudes du virus Covid-19 et aux changements apportés par le Brexit“, est “irresponsable“, a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

Cette cessation d’activité de la part de Flybe est d’autant plus dommageable qu’elle affecte une compagnie qui pouvait être qualifiée “d’utilité publique“. En effet, elle permettait de relier de nombreuses villes anglaises entre elles. À ce sujet, le gouvernement a d’ailleurs déclaré être prêt à aider les passagers et proposer des solutions alternatives jusqu’à qu’une solution durable soit trouvée : “La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d’autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d’accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits pour permettre aux passagers de voyager le plus harmonieusement possible“.

 

Huawei : une usine va ouvrir en France

Des antennes 5G de Huawei, exposées au Mobile World Congress (MWC) 2019.

 

Huawei a annoncé sa volonté d’ouvrir un site de fabrication d’antennes mobiles en France, le premier hors Chine. L’équipementier télécoms chinois compte investir 200 millions d’euros dans la construction de cette usine et promet la création de 500 emplois.

Le site construit en Alsace ?

Le géant chinois Huawei a annoncé la construction très prochaine d’une première usine en Europe et plus précisément en Hexagone. « Huawei créera en France un site de production d’équipements radio. La première phase de cet investissement représente 200 millions d’euros, entre le terrain, les bâtiments et les équipements. A la clef, il y aura la création de 500 emplois directs, selon nos estimations. », a déclaré Liang Hua, le président de Huawei qui a fait spécialement le déplacement à Paris à l’occasion de cette annonce.

Huawei n’a pas encore déterminé quel sera l’emplacement de l’usine, même si les rumeurs parlent d’une implantation en Alsace. « Des experts sont en train de sélectionner les sites. Un groupe de travail spécial a été créé pour cela, indique Liang Hua. Le calendrier dépendra de nos contacts avec les autorités publiques et des conditions des sites. La construction proprement dite peut aller assez vite ».

L’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros

Le site en question produira dans un premier temps des équipements radio (des antennes notamment) pour les réseaux mobiles 4G et 5G.  « Sur ce site, nous produirons des modules qui seront intégrés dans nos stations de base. Ce n’est pas un site d’assemblage, explique le président de Huawei. L’usine devra aussi assembler des produits finaux, les tester et charger les logiciels nécessaires ».

Pour ce qui concerne son volume de production, le groupe explique que ce centre aura vocation à servir l’ensemble du marché européen. « Après sa mise en service, l’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros. En termes de volume, c’est assez conséquent », juge Liang Hua.

« Il n’y a pas d’offensive de charme »

Le gouvernement se réjouit de l’implantation de cette usine en France. Il estime que « Cela montre que le pays est compétitif et que nos réformes portent leurs fruits. C’est une bonne nouvelle pour l’emploi et pour le territoire ». Toutefois, « Cela n’a rien à voir avec notre politique en matière de sécurité des réseaux, qui ne change pas. Les équipements sont autorisés au cas par cas, selon une liste de critères claire et objective », assure-t-on au cabinet de Bruno Le Maire.

De son côté, Huawei assure qu’« Il n’y a pas d’offensive de charme » derrière son annonce. D’après son président, il est dans l’intérêt du groupe d’avoir un maillage industriel mondial. Il ajoute que la situation géographique de la France, au cœur de l’Europe avec une infrastructure industrielle mature et une main-d’œuvre hautement qualifiée, a considérablement pesé dans le choix du géant de la tech.

Huawei va jouer la carte de la transparence

Conscient de sa position difficile aux Etats Unis et en Europe, Huawei explique que les questions de cybersécurité restent au cœur de ses préoccupations. Pour faire patte blanche, il envisage ouvrir l’usine aux opérateurs télécoms, aux gouvernements et aux organisations professionnelles.  Le groupe promet aussi de la transparence envers Bruxelles.

Avec l’installation de cette usine, Huawei renforce son poids en Europe et plus particulièrement en France. Il emploie déjà 1 000 personnes dans le pays, dont 230 dans ses cinq centres de recherche et développement (R & D).

Google ne fabriquera pas d’éoliennes volantes

éolienne google Makani

En 2013, Google, se décidait à acheter Makani, une start-up qui espère produire de l’énergie à l’aide d’éoliennes volantes… En 2020, Alphabet, la maison mère de Google, a décidé de se séparer de la start-up. Cela ne signifie pas pour autant la fin du projet, puisque la start-up se tourne aujourd’hui vers Shell, qui semble intéressé par cette technologie…

La fin d’une collaboration de plus de 7 ans entre Makani et Google

Makani voit le jour en 2006, par un groupe de kite-surfeurs qui s’intéressent à la puissance de l’éolien. Leur concept est de créer de petites éoliennes volantes, reliées par un câble, qui seraient capables d’exploiter le vent à son plein potentiel. En 2013, Mountain View et Google décident d’acheter la start-up et de l’intégrer à leur laboratoire dédié aux technologies innovantes. Malgré quelques avancées notables, les résultats ne sont pas à la hauteur, et ce début 2020 aura été fatal à Makani, qui est lâchée par le groupe Alphabet.

Rien d’alarmant pour Fort Fleker, le directeur général de Makani, qui évoque toute la complexité de s’intégrer dans un marché aussi compétitif. Pour lui, “créer un tout nouveau type de technologie d’énergie éolienne implique de relever des défis commerciaux et d’ingénierie“. Tout en soulevant les “solides progrès techniques” de leur technologie, il n’en est pas moins réaliste et admet que “la route vers la commercialisation est plus longue et plus risquée que prévu“. De ce fait, Google et Alphabet ne souhaitaient plus continuer à investir dans ce projet, qui ne rentrait probablement plus dans leurs plans de financement. La fin de cette collaboration signe la fin d’un chapitre pour Makani, mais sûrement pas la fin d’une histoire, puisque la start-up a déjà le regard tourné vers Shell, qui est intéressé par cette technologie.

Shell, un acteur anglo-néerlandais majeur de l’univers pétrolier, avait déjà collaboré avec Makani en 2019. En effet, les deux groupes s’étaient entendus pour tester des prototypes de ces éoliennes volantes au large des côtes norvégiennes. Fort Felker a d’ailleurs déclaré que Shell était déjà en recherche de solutions pour permettre de continuer le développement de la technologie initiée par Makani…

Automobile : Tesla vaut déjà plus que PSA, Renault, General Motors, Ford et Fiat Chrysler réunis !

A l'intérieur d'une voiture Tesla.

 

Tesla continue de flamber en Bourse . Lundi, l’action du constructeur automobile s’est envolée de près de 20 % à Wall Street pour atteindre un record à 780 dollars, profitant notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic. Sur la base de cette capitalisation boursière, Tesla vaut désormais plus que PSA Peugeot-Citroën, Renault, Fiat Chrysler, General Motors et Ford réunis !

Tesla s’emballe à Wall Street. L’action du constructeur automobile fondé par Elon Musk s’est envolée lundi de près de 20%, pour atteindre un record à 780 dollars. L’entreprise profite notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic, où le groupe japonais fabrique des batteries. Le titre du constructeur de véhicules électriques a grimpé, au total, de 86,5% depuis le début de l’année et de 336% depuis juin. Le bond de lundi est la plus forte hausse quotidienne de l’action Tesla depuis mai 2013.

Une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street

Panasonic a annoncé que l’usine du Nevada, qu’elle partage avec Tesla et où sont produites des batteries lithium-ion, avait été rentable pour la première fois au quatrième trimestre 2019. Cette nouvelle a fait envoler le titre de Tesla, qui avait déjà largement profité au cours des dernières séances de résultats flamboyants la semaine dernière. Le groupe avait alors dit espérer livrer plus d’un demi-million de voitures en 2020, ce qui représenterait un bond de 36 % en un an.

Avec une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street, Tesla se positionne désormais comme la deuxième entreprise la plus chère en Bourse du secteur automobile. Il se place loin derrière Toyota mais devant le poids cumulé des trois principaux constructeurs américains (General Motors, Ford et Fiat Chrysler), ou Volkswagen, le premier constructeur mondial.

« La hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts »

Vendredi, la directrice du cabinet de conseil en investissement ARK Invest a déclaré lors d’une interview à l’agence Bloomberg que l’action de Tesla était « incroyablement sous-évaluée. Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood.

« Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood. Cependant, après une telle envolée verticale, une correction semble inévitable dans un avenir proche.

Ces cinq dernières semaines, Elon Musk, le patron de Tesla qui détient environ un cinquième du capital du groupe, a vu sa fortune augmenter de… 13,5 milliards de dollars.

France : Coca-Cola va investir 1 milliard d’euros sur cinq ans

Des bouteilles de Coca Cola entassées.

 

Le groupe américain Coca-Cola et son embouteilleur en France prévoient d’investir ensemble jusqu’à un milliard d’euros sur cinq ans. Cet investissement servira notamment à la construction d’une nouvelle ligne d’embouteillage à Dunkerque et au lancement de nouveaux produits de la firme américaine sur le marché français.

Coca-Cola et son embouteilleur en France comptent investir jusqu’à un milliard d’euros sur cinq ans. L’annonce a été faite par les deux groupes dimanche, à la veille de « Choose France», manifestation consacrée à l’attractivité de la France pour les investissements étrangers. « L’annonce d’aujourd’hui démontre notre engagement continu envers la France en apportant une contribution durable à l’économie et à la société pour les années à venir », a déclaré le PDG du groupe américain, James Quincey, cité dans un communiqué.

Ce plan d’investissement fera l’objet d’une rencontre entre James Quincey et le Président Emmanuel Macron lundi dans le cadre de « Choose France », organisé à Versailles.

Coca-Cola ne détient que 18% de son embouteilleur

Coca-Cola European Partners (CCEP), embouteilleur indépendant dont le groupe américain Coca-Cola ne détient que 18%, va investir 500 millions d’euros pour renforcer encore son réseau de production et de distribution. Après avoir déjà investi 350 millions d’euros depuis 2013 dans ses cinq usines en France, CCEP compte équiper en 2020 le site de Dunkerque (Nord) « d’une ligne d’embouteillage aseptique de pointe ». Ce montant permettra également « d’introduire une plus grande quantité de matériaux recyclés dans les bouteilles ou les canettes et de remplacer le plastique par le carton pour les emballages secondaires », indique CCEP dans un communiqué.

Coca-Cola veut renforcer sa position de leader 

Quant à Coca-Cola Company, la maison-mère américaine, elle va apporter 500 millions d’euros pour « soutenir le développement de ses marques actuelles et introduire de nouveaux produits sur le marché français ». Après le lancement de Fuze Tea et l’acquisition de la marque française de boissons aux fruits Tropico en 2018, Coca-Cola envisage avec ce financement de « renforcer sa position de leader » et d’« accélérer son entrée dans de nouvelles catégories de boissons ». « Ces investissements permettront de soutenir le développement de ses marques dans les médias, par des expériences de marques ou par des partenariats stratégiques, comme le soutien aux Jeux Olympiques de Paris 2024 », explique la marque américaine de soda.

Le groupe Coca-Cola emploie en France plus de 2.800 personnes.

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