Etats-Unis : Joe Biden s’exprime sur le plan économique

Le futur président des Etats-Unis, Joe Biden se tourne pour la première fois depuis son élection vers le plan économique et prévoit un changement majeur au niveau des emplois et des salaires. 

Lundi le 16 novembre, le futur président américain Joe Biden s’exprimait depuis sa ville Wilmington, dans une rencontre virtuelle avec des responsables syndicaux et des hauts dirigeants d’entreprises tels que le dirigent de Microsoft, Satya Nadella et d’autres entreprises. Il a précisé qu’il est important de voter très rapidement un nouveau plan pour soulever l’économie qui a connu une chute considérable suite à l’épidémie du Covid-19.

Le président a annoncé la création des millions d’emplois bien payés dans tous les secteurs, ainsi qu’une augmentation du salaire minimum. “Nous avons discuté de l’opportunité d’être (économiquement) plus forts, plus résilients que nous l’étions avant la pandémie”, a déclaré Joe Biden lors d’une conférence de presse. Il a ainsi ajouté :  “Notre plan est de créer des millions d’emplois bien payés dans l’industrie manufacturière, dans la construction de voitures, de produits, de technologies, dont nous aurons besoin dans le futur pour être compétitifs face au reste du monde. Nous achèterons américain”.

Le futur président américain traverse une période qui s’avère compliquée, notamment à cause de la non-reconnaissance de sa victoire par le président actuel Donald Trump, ce qui empêche l’évolution de l’économie et freine les décisions. En dépit de ce fait, il continue à relancer les parties concernées à accélérer l’élaboration du plan économique notamment le Congrès qui devrait voter rapidement un plan de soutien immédiat à l’économie. 

Subvention à Lactalis : le géant laitier répond aux critiques des écologistes et politiques de gauche

Logo du groupe Lactalis.

 

Le vote d’une subvention au groupe Lactalis, vendredi 13 novembre, par la Région Pays de la Loire, a suscité des critiques de la part des écologistes et des groupes politiques de gauche. Ce mardi 16 novembre, le géant laitier a répondu en détaillant les enjeux d’un nouvel atelier de production de poudre de lait.

Une subvention à quelques mois des élections au conseil régional

Le conseil régional des Pays de la Loire a décidé, lors d’une commission permanente tenue le vendredi 13 novembre, d’accorder au groupe Lactalis une subvention publique de 840.000 euros. Cette annonce a rendu furieux les écologistes et des groupes politiques de gauche. Les premiers pointent un « chèque-cadeau » et s’interroge : « pourquoi la majorité LR-UDI verse-t-elle cette somme à Lactalis qui vient d’être récemment épinglé pour non-respect du code de l’environnement dans sept usines de la région ? ».

S’ils n’ont pas de réponse à leur question, les Verts notent toutefois que le versement de cette subvention intervient à quelques mois des élections au conseil régional. Quant aux seconds, les responsables de gauche, ils estiment que la subvention accordée par la majorité LR-UDI au géant laitier mayennais n’est pas justifiée. Les élus dénoncent au passage le « soutien » à un « groupe prospère […] aux pratiques contestées », notamment sur le plan environnemental.

Sélectionné à l’issue d’un appel à projets innovant

Dans un communiqué publié le mardi 17 novembre, Jean-Luc Bordeau, directeur général de la division Lactalis Ingrédients, répond aux critiques. Il indique que son groupe a postulé à un appel à projets en faveur des industries agroalimentaires, en 2019, et a été sélectionné. D’ailleurs, l’appel à projet répond à des critères « d’innovation ; d’amélioration de la sécurité des aliments, des conditions d’hygiène alimentaire et de réduction de la pénibilité des conditions de travail ; de gains environnementaux et d’ancrage local avec un taux d’approvisionnement toutes matières confondues de 70 % dans une zone de 80 km autour du site », fait valoir le directeur de Lactalis Ingrédients.

Selon lui, il s’agit d’« un investissement majeur et innovant pour la création d’un nouvel atelier de production de poudre de lait à Mayenne. ». Aussi, « le groupe Lactalis va investir au total plus de 8,7 millions d’euros pour ce nouvel atelier de caséine, explique Jean-Luc Bordeau. En poutre, le responsable précise qu’il permettra de satisfaire les demandes de ses clients pour les marchés de la nutrition infantile, sportive et clinique. Enfin, cet investissement servira à développer l’exportation d’ingrédients laitiers depuis la Mayenne vers l’international.

Déjà épinglé par une enquête

Fin octobre, plusieurs médias tels que France 2, France Culture, The Guardian ou Mediapart ont publié une enquête des journalistes de Disclose dénonçant des méthodes contestables et contestées dans la production du lait chez Lactalis. Ils ont par exemple évoqué la pollution de l’eau et le non-respect du code de l’environnement par de nombreuses usines du groupe depuis 2010.

Enchères 5G : les opérateurs maintiennent leurs positions, les prix des blocs flambent

Une antenne télécom.

 

La deuxième journée des enchères pour l’attribution des nouvelles fréquences 5G vient de s’achever. Les quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile) ont maintenu leurs positions sur les blocs disponibles. Ce qui a conduit à une flambée des prix.

Huit tours pour ce deuxième round

Ce mercredi a eu lieu la deuxième journée des enchères pour l’attribution des fréquences dans la bande 3,4-3,8 GHz de la 5G.   Chaque opérateur a maintenu ses positions sur les blocs demandés. Ainsi, Orange se positionne toujours sur cinq blocs (il est interdit d’aller au-delà), SFR et Bouygues Telecom sur trois, Free Mobile sur deux. Une détermination qui a fait flamber les prix. Après 4 tours d’enchère mardi, chaque bloc de 11 MHz était fixé à 85 millions d’euros. Les 8 tours d’enchère ayant eu lieu mercredi pour la seconde journée ont fait passer ce prix unitaire à 111 millions. La note devient donc salée pour les opérateurs, mais l’Etat se frotte les mains.

En effet, ces 11 blocs de 10 MHz destinés à la 5G valaient 770 millions d’euros au départ (70 millions chacun). Maintenant, l’ensemble coûtera au moins 1,2 milliard d’euros (111 millions d’euros par bloc, multiplié par onze blocs). Et ce n’est pas fini. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), qui supervise ces opérations, indique que le prochain tour, prévu le 1er octobre, débutera à 114 millions d’euros.

Des premiers blocs de 50 MHz déjà acquis

Le régulateur précise que la hausse de la valeur de chaque bloc en jeu à chaque tour va rester à 3 millions d’euros pour le moment, comme lors de la deuxième journée. Cette valeur était de 5 millions d’euros le premier jour. Dans le cadre du processus d’attribution des licences 5G, les opérateurs disposent déjà chacun d’un premier bloc de 50 MHz, attribué d’office au moment de la validation de leur dossier, en décembre 2019.

Le processus prendra fin en novembre prochain

Ces enchères prendront fin quand les demandes cumulées de blocs (actuellement 13) seront égales au nombre de blocs disponibles (11). Elles seront suivies en octobre d’une enchère pour le positionnement des fréquences des lauréats dans la bande puis de la délivrance des autorisations d’utilisation des fréquences, prévue en novembre prochain.

Nutrition : Nestlé rachète la biotech américaine Aimmune Therapeutics pour 2,6 milliards de dollars

Le Nestlé nutrition institute.

 

Nestlé a annoncé lundi l’acquisition de l’entreprise biopharmaceutique américaine Aimmune Therapeutics, qui commercialise un traitement de l’allergie à l’arachide chez l’enfant. Cette opération s’élève à 2,6 milliards de dollars.

Nestlé se renforce dans le secteur de la santé nutritionnelle. Le groupe suisse a annoncé ce lundi le rachat d’Aimmune Therapeutics, une entreprise biopharmaceutique américaine dont il détient déjà 25,6 % du capital, via Nestlé Health Science, sa filiale dédiée à la santé nutritionnelle. Avec une offre à 34,50 dollars par action, cette opération valorise Aimmune Therapeutics à 2,2 milliards d’euros (environ 2,6 milliards de dollars), dont 396 millions d’euros déjà investis par Nestlé.

Un pipeline de médicaments, dont le Palforzia

Aimmune Therapeutics développe et commercialise des traitements contre des allergies alimentaires. Il s’agit notamment du Palforzia, le premier et le seul traitement approuvé par la Food and Drug Administration (l’autorité sanitaire américaine) pour aider à réduire la fréquence et la gravité des réactions allergiques aux arachides, y compris l’anaphylaxie, chez les enfants âgés de 4 à 17 ans. Aimmune développe d’autres traitements contre des allergies alimentaires potentiellement mortelles. Son pipeline de médicaments comprend plusieurs molécules en phases d’essais. Citons une version du Palforzia en phase 3 ou encore un traitement contre l’allergie aux œufs en phase 2.

L’entreprise américaine comptait 215 employés fin 2018 avec une perte nette de 248 millions de dollars fin 2019. Nestlé a quant à lui dégagé près de 14 milliards d’euros de ventes en 2019 grâce à ses activités nutrition et Health Science. Cette filiale emploie plus de 5 000 collaborateurs dans le monde.

Devenir un leader mondial de la prévention et du traitement des allergies alimentaires 

Le rachat d’Aimmune Therapeutics devrait être conclu au quatrième trimestre 2020, a indiqué Nestlé qui souhaite, avec ce rachat, devenir « un leader mondial de la prévention et du traitement des allergies alimentaires ». Selon Greg Behar, PDG de Nestlé Health Science, « Cette transaction associe le leadership de Nestlé en matière de science nutritionnelle à l’une des entreprises les plus innovantes dans le domaine du traitement des allergies alimentaires ». Il estime qu’« Ensemble, [ils seront] en mesure de proposer un large éventail de solutions susceptibles de transformer la vie des personnes souffrant d’allergies alimentaires dans le monde entier ». Surtout, « Cette acquisition devrait contribuer aussi bien à la croissance organique de Nestlé en 2021 qu’au bénéfice d’ici 2022-2023 », ajoute-t-il.

Des espoirs bien fondés puisque le marché semble conséquent. En effet, Nestlé à évaluer à 240 millions le nombre de personnes souffrant d’allergies alimentaires dans le monde.

Le suivi de livraison, un secteur de plus en plus important chez les entreprises

Suivi de livraisons Hub One entreprise

Depuis plusieurs années, le développement de l’e-commerce a poussé de nombreuses entreprises à passer au numérique. De fait, l’envoi de colis et le suivi de livraison deviennent chaque jour de plus en plus importants dans le quotidien des salariés. Ils doivent y consacrer toujours plus de ressources… Et cette tendance risque de continuer. En effet, lors d’une étude publiée en 2017, 77% des entreprises ont déclaré que leurs envois de colis allaient augmenter dans les années à venir. Un constat qui s’est accéléré avec le confinement, où de grandes entreprises comme Amazon ont vu leur nombre d’envois de colis augmenter et atteindre de nouveaux records.

Assurer un suivi de livraison de qualité pour éviter les problèmes logistiques

Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants envers les livraisons. En effet, plus d’un tiers des e-consommateurs déclarent qu’ils n’hésiteront pas à arrêter de commander sur une plateforme de livraison s’ils venaient à avoir une mauvaise expérience avec cette dernière. Afin d’éviter au maximum ces retours d’expériences négatifs, il est impératif de proposer un suivi de livraison efficace.

D’un côté, cela rassure les clients qui ont tendance à se sentir plus sereins lorsqu’ils peuvent suivre l’évolution de leur commande. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que 83% des clients comptent vérifier au moins deux fois l’état d’avancement de leur commande, lors d’un achat en ligne.

De l’autre, assurer un bon suivi de livraison pour une entreprise permet d’éviter au maximum les erreurs. Ainsi, un colis tracé régulièrement limite les risques que ce dernier soit égaré. D’autant plus, s’il venait à y avoir un problème, le suivi rapproché du colis permettrait de rapidement rectifier l’erreur et ainsi de le réacheminer rapidement vers sa destination initiale.

Hub One : l’entreprise pour assurer un suivi de livraison efficace

En France, Hub One, l’entreprise de télécom spécialisée dans les solutions numériques à destination des professionnelles propose des outils pour assurer un suivi de livraison efficace. Avec des services tels que Hub One Delivery ou encore Hub One Geolocation, le groupe français offre aux entreprises toutes les solutions nécessaires pour assurer un suivi de livraison de qualité et ainsi satisfaire ses clients.

Marché du bio : près de 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019

Un marché de légumes frais et de fruits.

 

Le marché du bio a enregistré un chiffre d’affaires de 11,93 milliards d’euros en 2019, soit une croissance de ses ventes de 13,5 %, selon l’Agence française pour le développement de l’agriculture biologique (pouvoirs publics, professionnels, syndicats).

En 2019, le marché bio a connu une croissance de 13,5 % à 11,93 milliards d’euros, soit un gain de 1,4 milliard d’euros par rapport à 2018. Dans le détail, 11,3 milliards sont liés aux achats des Français et 640 millions d’euros à la RHD. « Le bio représente aujourd’hui 6,1 % des achats alimentaires des Français, un chiffre multiplié par deux en 5 ans. Le budget annuel s’élève à 178 euros par an et par habitant », indique Philippe Henry, président de l’Agence Bio.

On note en 2019 une forte progression de l’offre locale permettant une croissance des ventes de 31 % pour les surgelés, de 24 % pour la bière, de 16 % pour l’épicerie. « Il y a une valorisation des produits de l’Hexagone. Le vin, les œufs et les produits laitiers sont quasiment totalement issus d’un approvisionnement français », explique Philippe Henry. Face à l’accroissement de l’offre, la part des importations continue logiquement de baisser (33,1 % en 2019 versus 33,7 % en 2018). Cependant, les fruits, l’épicerie, les boissons non alcoolisées et la saurisserie restent beaucoup importés de l’Union européenne ou de pays tiers.

La grande distribution, pilier de la croissance ?

Au niveau des circuits de distribution, la GMS représente 55 % de part de marché (+6 points versus 2018) et un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’euros, en progression de 18 %. Pendant ce temps, les spécialistes enregistrent une part de 28 % à 3,2 milliards d’euros (+7 %) ; la vente directe grignote 11 % à 1,2 milliard d’euros (+8 %) et les artisans-commerçants prennent 6 % à 672 millions d’euros (+11 %). « La grande distribution occupe une place importante et le part du bio dans ce réseau va continuer de progresser. La croissance va se faire par la grande distribution et les réseaux spécialistes vont se concentrer. Mais quel que soit le canal de distribution, le bio est le même avec un cahier des charges identiques », détaille Philippe Henry.

Par ailleurs, il estime qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter de cette part importante du GMS. Bien au contraire. « S’il n’y avait pas la grande distribution, nous n’en serions pas là aujourd’hui, nuance Philippe Henry. Son agence, précise-t-il, échange régulièrement avec les grandes enseignes, et demeure vigilante. « Il ne faut pas conserver les anciens réflexes. Nous travaillons avec eux pour construire un modèle durable », ajoute-t-il.

La surface bio augmente aussi

Parallèlement, la surface agricole utile (SAU) bio s’élève en 2019 à 2,3 millions d’hectares (+13%), soit 8,5 % du territoire. La moitié de la SAU bio est répartie sur trois régions : Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône Alpes. Notons que le plan Ambition bio, dont le contrat d’objectif de l’agence est une déclinaison, prévoit 4,1 millions d’hectares de surface agricole utile (SAU) à l’horizon 2022, et exigerait donc des hausses de 20 % au cours des trois prochaines années pour être atteint.

Pour Gérard Michaut, vice-président de l’Agence bio, « Nous sommes sur une belle progression, qui pourrait nous amener à respecter les engagements pris dans les contrats d’objectifs de l’agence ».

Abricots : la production française devrait chuter de 30 % en 2020

Une récole d'abricots en Magny-en-Vexin, France.

 

La production française d’abricots devrait chuter de 30 % en 2020, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai. La floraison et la nouaison ont été affectées par un hiver exceptionnellement doux puis par des gelées printanières, notamment en Vallée du Rhône et en Provence.

La production la plus faible depuis 12 ans

D’après le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai, la production française d’abricots reculerait de 30 % par rapport à la récolte de 2019 et à la moyenne des récoltes de 2015 à 2019. Il s’agirait de la production la plus faible depuis 12 ans, après la récolte de 2008, frappée par un gel sévère. Le ministère s’attend donc à 94 500 tonnes d’abricots pour la campagne 2019-2020. « L’hiver exceptionnellement doux de 2019-2020 a entraîné des anomalies dans la floraison et la nouaison. Le gel printanier qui a suivi a touché le couloir rhodanien et la Provence », explique le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

En Languedoc et Roussillon, la production serait inférieure de 34 % à celle de 2019. Conséquence d’un hiver très doux, qui a entrainé des anomalies dans la dormance, limitant la capacité de floraison. Dans la vallée de la Garonne, les pluies ont fait chuter ¾ des fleurs. En Paca, la production diminuerait sur un an. Les gelées ont durement frappé les vergers du Vaucluse pendant la nouaison. En Vallée du Rhône, le potentiel de production s’établit en dessous de celui de 2019 (- 24 %). Dans la Drôme et l’Ardèche, plusieurs gelées noires ont affecté les vergers, particulièrement les variétés précoces. La chute des fruits est importante par endroits.

Une baisse de la production de 37 % en Europe

La production d’abricots ne baissera pas qu’en France. Elle reculerait en Europe de 37 % sur un an (401 883 tonnes) et 28 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Il faut remonter à 2003 et à 1998 pour trouver des récoltes plus faibles, avec respectivement 390 000 tonnes et 365 000 tonnes. En Italie, une demi-récolte est prévue par rapport au niveau moyen. Ce pays produirait ainsi 136 101 tonnes (-56 %), la Grèce 78 500 tonnes (-13 %) et l’Espagne 93 740 tonnes (-15 %).

« Les zones de production méridionales ou méditerranéennes ont connu un hiver exceptionnellement doux, avec peu d’heures de froid et des températures très élevées en décembre et en février avec des maximales parfois supérieures à 25 degrés. Ce climat hivernal n’a pas permis de satisfaire les heures de froid nécessaires à la dormance de certaines variétés d’où une floraison peu abondante, erratique, hétérogène et un déficit de production », constate Europech’, qui propose tous les ans les prévisions de récolte européenne pêche/nectarine et abricot.

Coronavirus : les agriculteurs face au manque de main d’œuvre

Des fraises prêtes pour la récolte.

 

Alors que les récoltes de fruits et légumes débutent, les agriculteurs craignent une pénurie de main d’œuvre. La fermeture des frontières barre la route aux saisonniers venus d’Europe du sud et d’Afrique du nord. La FNSEA, principal syndical agricole, demande donc des mesures d’exception pour éviter la perte des récoltes.

Le manque de main d’œuvre, une « aberration dans le moment présent » 

Le printemps pointe le bout de son nez. Avec lui, s’annoncent les premières récoltes de fruits et légumes (fraises, tomates, asperges,…). Mais l’inquiétude gagne de plus en plus les exploitants agricoles à cause de la fermeture des frontières. Une mesure qui barre la route aux saisonniers venus d’Espagne et du Maroc. « Les agriculteurs employeurs sont extrêmement préoccupés par la fermeture des frontières. Nous craignons que le besoin de main d’œuvre sur les exploitations agricoles ne soit pas satisfait et que des productions soient perdues. Ce serait une aberration dans le moment présent » souligne la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

Selon Jérôme Despey, le président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault (également secrétaire général de la FNSEA), le secteur compte « une quarantaine d’entreprises agricoles, en dehors des coopératives, qui vont avoir besoin de 300 saisonniers pour mars-avril, essentiellement pour la cueillette fraises qui démarre ».

Ce que propose la FNSEA

Estimant que les exploitants agricoles ne peuvent pas compter sur les étudiants en vacances de Pôle Emploi, la FNSEA étudie d’autres possibilités. Elle mise plutôt sur « les stagiaires de la formation professionnelle qui ne sont aujourd’hui plus en stage et la création d’une plate-forme de mise en relation pour lancer un appel à recrutement. », indique Jérôme Despey.

Pour remédier à une pénurie de saisonniers, la FNSEA réclame aussi « des assouplissements temporaires pour assurer la gestion de main d’œuvre et des adaptations en matière de durée du travail, notamment la durée maximale ».

En outre, le syndicat agricole souhaite la défiscalisation des heures supplémentaires, le recours à des salariés placés actuellement en chômage partiel pour venir en renfort des entreprises en forte activité.

La logistique, un autre gros souci  

Par ailleurs, Jérôme Despey pointe du doigt des problèmes de logistique (transport, emballage, etc.) au sein de la filière. « Par exemple, des producteurs laitiers utilisent des moules à fromages fabriqués à Villefranche-sur-Saône et n’ont pas de solution de transport pour les récupérer », détaille le président de la chambre d’agriculture. Pour résoudre cette autre difficulté, la FNSEA est entrée en contact avec la Fédération nationale des transports. Une réunion portant sur cette problématique doit avoir lieu prochainement avec les autorités.

Nestlé : un partenariat avec Burcon et Merit pour développer des substituts végétaux

Un repas de Nestlé fait de légumes et de feuilles.

 

Nestlé a annoncé vendredi avoir conclu un partenariat avec Burcon et Merit pour le développement et la production de protéines végétales et de substituts laitiers. Le géant suisse de l’alimentaire entend surfer sur la tendance des consommateurs à adopter une alimentation plus raisonnée.

Nestlé a annoncé vendredi un accord de collaboration avec les sociétés canadiennes Burcon et Merit, spécialistes des protéines végétales de haute qualité, afin d’accélérer le développement de viandes végétales et de substituts laitiers. « Ce partenariat permettra à Nestlé d’accélérer davantage le développement » des substituts de viande à base de plantes et d’alternatives aux produits laitiers, a précisé le groupe vaudois dans un communiqué. Nestlé n’a divulgué aucun détail sur cet accord.

Lancé en 2019 à Winnipeg, Merit Functional Foods est spécialisé dans la commercialisation d’ingrédients et de protéines végétales de haute qualité. Burcon Nutrascience Corporation, dont le siège est à Vancouver possède un portefeuille de brevets liés à la composition et à la fabrication de protéines végétales dérivées en particulier de canola, de soja, de chanvre et de tournesol.

Nestlé prend le train en marche

Nestlé, qui a racheté les spécialistes des plats végétariens Sweet Earth et Garden Gourmet, avait dévoilé en septembre 2019 son burger végane, l’« Incredible Burger », uniquement à base de protéines végétales. Mais l’entreprise n’est pas la première à s’investir dans ce secteur. Mi-avril 2019, Coop avait déjà entamé la commercialisation de son « Beyond Burger » sans protéine animale, fabriquée par la jeune pousse américaine Beyond Meat.

Il y a aussi Danone et Unilever qui ont étoffé leur offre de produits végétariens et véganes, avec des acquisitions menées en ce sens au cours des dernières années (The Vegetarian Butcher pour Unilever en 2018, Whitewave et sa marque de yaourt végétal Alpro en 2017 pour Danone). De son côté, le boucher industriel Bell avait quant à lui affirmé en octobre dernier vouloir « devenir un fournisseur européen important » des substituts de viande.

Un marché de 32 millions en Suisse

Selon Jérôme Bonvin, responsable des produits culinaire pour Nestlé suisse, « Le marché des produits substituts à la viande avoisine les 32 millions en Suisse (…) Et sur les trois dernières années, il a cru à un rythme de 18% ». S’il admet que « Nestlé n’est encore qu’un petit acteur » dans ce secteur, il estime que le géant de l’agroalimentaire va à terme en prendre les commandes.

Vin bio : la France appelée à en être le premier consommateur mondial

La France devrait devenir le premier consommateur mondial de vins bio en 2021 en doublant sa production de 2013.

 

La France devrait devenir le premier consommateur mondial de vin bio en 2021 en doublant sa production de 2013. Et en 2023, elle représentera 20 % de la consommation mondiale, prévoit une étude réalisée par l’institut britannique IWSR.

En 2021, la France consommera deux fois plus de vin bio qu’en 2013, doublant ainsi l’Allemagne comme premier pays consommateur. Et en 2023, elle représentera 20 % de la consommation mondiale, d’après une étude réalisée par l’institut britannique IWSR publiée début décembre.

En 2019, l’Allemagne est le premier pays consommateur de vins bio du monde, devant la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Une augmentation de la production pour répondre à la forte demande

L’engouement pour les vins bio est général dans le monde, y compris en Espagne où le marché intérieur décolle, alors que la consommation mondiale de vin a plutôt tendance à se tasser, note l’institut, qui suit les marchés des alcools dans 157 pays. En réponse à cette forte demande, les trois principaux pays producteurs de vin du monde, en l’occurrence Italie, Espagne et France, vont considérablement accroître leurs surfaces certifiées bio.

La production française devrait ainsi passer de 361 millions de cols en 2018 (+119% par rapport 2013 qui a enregistré 165 millions de bouteilles de vin bio) à 613 millions de bouteilles d’ici à 2023, soit une progression de 70%.

En Italie, premier producteur mondial, les 420 millions de bouteilles sorties des caves en 2013 ont progressé à 708 millions en 2018 (+68%) et devraient passer à 924 millions en 2023 (+30%), selon les projections de l’institut IWSR.

En Espagne, la production de 241 millions de cols en 2013, qui a déjà augmenté de près de 42 % en 2018 à 341 millions, devrait encore progresser de 76 % d’ici à 2023, à 599 millions.

Les ventes de vins conventionnels enregistreront une décroissance de – 2,6 %

Dans les pays de l’Union européenne, un vin est certifié bio s’il respecte un cahier des charges interdisant le recours aux engrais chimiques, aux pesticides de synthèse et aux OGM. L’emploi des additifs et des auxiliaires œnologiques est interdit, tandis que le niveau de soufre est limité. La certification bio est obtenue au bout d’une conversion de trois ans auprès d’un organisme indépendant accrédité.

Selon l’enquête de l’institut IWSR, le chiffre d’affaires vins bio a progressé de 10 % en France entre 2017 et 2018, et s’établit désormais à 1,5 milliard d’euros. Alors que le vin bio connaitra un essor en 2023, le vin conventionnel, lui, devrait enregistrer une décroissance de – 2,6 %.

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