Financement à la dépendance : Le rapport Libault remis à Agnès Buzyn, ce jeudi

Personnes âgées assises dans une maison de retraite

Le rapport Libault, remis ce jeudi à la Ministre de la Santé Agnès Buzyn, propose d’augmenter de 35% le financement à la dépendance d’ici 2030, soit 9,2 milliards par an. Pour ce faire, Dominique Libault appelle à maintenir la CRDS, mais également à faire une ponction de tout ou partie des futurs excédents de la Sécurité sociale. Toutes propositions qui risquent de rencontrer l’hostilité de Bercy et de Matignon.

Dans le second volet de son rapport remis ce jeudi à la Ministre de la santé Agnès Buzyn, Dominique Libault, président du Haut conseil au financement de la protection sociale, propose d’augmenter de 35% l’effort en faveur du grand âge d’ici 2030, soit 9,2 milliards par an afin de supporter le boom démographique des seniors dans les prochaines décennies. Actuellement, la France consacre 30 milliards d’euros à la prise en charge de la dépendance, dont 24 milliards de dépenses publiques. En 2050, le nombre d’octogénaires sera multiplié par 3,5 pour atteindre 4,8 millions de personnes, dont 2,2 millions de personnes dépendantes.

Pour réunir ce financement annuel de 9,2%, le rapport Libault dégage 175 pistes de réformes. Il propose notamment de maintenir la CRDS, cet impôt crée pour rembourser la dette sociale française et qui doit disparaître en 2024 lorsque cette dette aura été totalement épongée. Il suggère aussi de faire des ponctions de tout ou partie des futurs excédents de la Sécurité sociale dès 2021. Mais ces mesures ne seront certainement pas du goût de Bercy et Matignon du prévoient autre chose.

En outre, le rapport souhaite que le coût pour les familles soit considérablement réduit. Il avance le chiffre de 1850 euros de reste à charge mensuel moyen par famille, soit 60 euros par jour. Cette contribution est bien trop importante par rapport à celle des pays de l’Union européenne. Pour rectifier le tir, il propose par exemple de diminuer le reste à charge de 300 euros pour les résidents qui touchent entre 1000 et 1600 euros par mois. Autre mesure forte, la suppression de l’obligation alimentaire pour les petits enfants. Enfin, notons la création d’un « bouclier autonomie » en faveur des résidents s’ils sont en situation d’hébergement ou de dépendance depuis au moins quatre ans. Ce « bouclier autonomie » évalué à 740 euros par mois devrait profiterait à 90 000 personnes, a estimé le rapport Libault.

 

 

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