Engagements RSE : le groupe Casino, 1e distributeur européen selon Vigeo Eiris

Casino RSE

Selon le dernier classement Vigeo Eiris, publié dans le journal Investir en mai dernier, le groupe Casino est le premier distributeur européen en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Dans son dernier classement, Vigeo Eiris, l’agence de notation ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) filiale de Moody’s, place le groupe Casino en tête des entreprises européennes de distribution en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Cette reconnaissance concerne plus exactement les engagements du groupe Casino en faveur du climat, de la protection de l’environnement, de la politique de ressources humaines et de la gouvernance d’entreprise.

Le groupe de Jean-Charles Naouri obtient une note globale de 71/100 enRSE, 76/100 pour le social et 64/100 pour l’environnement. Dans ce dernier domaine, la note moyenne des entreprises du Stoxx Europe 600 se situe à 45 et celle des firmes américaines du S&P 500 affichent une moyenne de 30,2. Aussi, sur la seule note Environnement, la moyenne du Cac 40 s’élève à 60, contre 52 pour les groupes allemands du Dax.

Signataire du Pacte national sur les emballages plastiques

Le groupe Casino est reconnu pour ses actions en faveur des produits Bio et du bien-être animal, ainsi que pour ses engagements de réduction des emballages plastiques et des émissions de gaz à effet de serre. Il est notamment signataire, depuis février 2019, du Pacte national sur les emballages plastiques et du Science Based Target depuis 2018. Le distributeur français a ainsi pris l’engagement de réutiliser ou de recycler 100 % des emballages plastiques des produits à marque propre d’ici 2025. Il a en outre promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 18% entre 2015 et 2025.

Une note de 91/100 au niveau de l’Index de l’égalité femmes-hommes 2019

Le groupe Casino est aussi classé premier pour sa politique sociale et de ressources humaines sur l’ensemble des 129 entreprises françaises évaluées par Vigeo Eiris. Il est cité en référence pour sa politique en faveur de l’égalité professionnelle et de la diversité, l’insertion des personnes en situation de handicap et ses initiatives en faveur d’un management bienveillant.

Au niveau de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, l’un de ses engagements majeurs, le groupe Casino prévoit d’aller encore plus loin en renforçant la mixité des équipes à tous les niveaux de l’entreprise en agissant sur la gestion des carrières, les procédures RH (rémunération, accès à la formation, recrutement et promotion) ainsi que la parentalité. Le distributeur a d’ailleurs obtenu une note moyenne pondérée de 91/100 au titre de l’exercice 2019 de l’Index de l’égalité femmes-hommes

Enfin, sur le plan social, l’entreprise stéphanoise développe des programmes en faveur de l’enfance et soutient un grand nombre d’actions de solidarité, aussi bien en France qu’en Amérique latine.

Boissons énergisantes : PepsiCo s’offre Rockstar

Des canettes de sodas Pepsi.

 

Le géant des sodas et des snacks PepsiCo a annoncé mercredi avoir trouvé un accord pour acquérir le spécialiste des boissons énergisantes Rockstar. Coût de l’opération : 3,85 milliards de dollars. Le groupe américain entend ainsi affronter l’autrichien Red Bull qui domine ce marché et se démarquer de son éternel concurrent Coca-Cola.

« Nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment »

PepsiCo a annoncé mercredi dans un communiqué qu’il va débourser 3,85 milliards de dollars pour devenir propriétaire de Rockstar. Fondée en 2001 et basée à las Vegas, cette société produit une trentaine de boissons prisées par les stars et les sportifs de haut de niveau, particulièrement les fans de sports extrêmes. Elle est le numéro 3 mondial de ce segment. Selon Euromonitor International, Rockstar détient 8,9 % du marché, assez loin de Monster, détenu en partie par Coca-Cola (50 %) et de l’autrichien Redbull (26,1 %).

Avec cette acquisition, PepsiCo entend affronter le leader de ce marché, l’autrichien Red Bull (52%), mais aussi se démarquer de son rival historique Coca-Cola pour dominer l’industrie des boissons non-alcoolisées aux Etats Unis. « Au fil du temps, nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment en forte croissance et très rentable, et créer de nouveaux partenariats dans le domaine des boissons énergétiques », a déclaré dans un communiqué le PDG de PepsiCo, Ramon Laguarta.

PepsiCo poursuit sa stratégie de diversification

PepsiCo, propriétaire des marques de jus de fruits Mountain Dew Kickstart, les boissons GameFuel et AMP, était déjà en affaire avec Rockstar dont il possède une licence pour distribuer les produits en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique) depuis 2009. Mais cet accord de distribution limitait le développement de ses propres marques. En intégrant Rockstar, le géant américain des sodas prendra le contrôle total de la distribution de son portefeuille et pourra vendre d’autres marques.

L’acquisition de Rockstar par PepsiCo est la première grosse opération réalisée depuis que Ramon Laguarta a pris les manettes du groupe, en 2018, en remplacement d’Indra Nooyi. Le groupe poursuit ainsi sa stratégie de diversification, alors que les ventes de sodas sucrés baissent aux Etats-Unis, du fait de leur association aux maladies comme le diabète et à l’obésité. Toutes les marques lancent, ces derniers mois, des versions sans sucre de leurs recettes et se positionnent sur des segments plus porteurs, comme l’eau en bouteille, l’eau pétillante, les jus de fruit ou encore le café.

Un marché en forte croissance depuis plusieurs années

L’an dernier, selon Euromonitor, les ventes de boissons énergisantes ont progressé de 10,5 % dans le monde, à 43 milliards de dollars (dont 14 milliards aux Etats-Unis). En France, les ventes de boissons énergisantes ont représenté 223 millions d’euros en 2018 et ont connu une croissance annuelle de 5% entre 2013 et 2018. Les analystes misent sur une croissance prévisionnelle de 8% jusqu’à 2025.

Coronavirus : fin de voyage pour la compagnie aérienne britannique Flybe

Flybe Avion Angleterre Coronavirus Faillite

Ce jeudi 5 mars 2020, la compagnie aérienne régionale britannique, Flybe, a annoncé la cessation de ses activités “avec effet immédiat. L’entreprise est donc placée en redressement judiciaire dès aujourd’hui et tous ses avions “sont cloués au sol“. L’épidémie de coronavirus est en grande partie responsable de la chute de la compagnie, elle qui avait déjà échappé de peu au dépôt bilan en janvier dernier…

Flybe a fait “tout son possible” face au coronavirus

L’année 2019 avait déjà éprouvé l’économie mondiale. Avec une croissance faible et une récession évitée de peu, la situation économique de l’année passée avait laissé de nombreuses entreprises dans le rouge, qui se devaient d’espérer une reprise pour 2020 et ainsi sauver leur activité.

Outre-manche, la compagnie aérienne Flybe n’a pas eu droit à un miracle. Déjà en difficulté l’an dernier, sauvée de justesse en janvier par un report du versement d’impôt, l’entreprise était dans le rouge. Le groupe, qui employait 2000 personnes et desservait 170 destinations à travers l’Europe n’avait pas d’autres choix que de trouver de la liquidité rapidement. D’après les médias britanniques, Flybe avait ainsi effectué une demande de prêt de 100 millions de livres britanniques au gouvernement.

Refus qui avait déclenché les foudres du syndicat Unite, qui a déploré l’inaction du gouvernement pour tenter de sauver la compagnie aérienne, jugeant que l’État n’avait pas su “tirer les leçons” des précédentes faillites des entreprises Thomas Cook et Monarch.

L’économie britannique dépend fortement d’une compagnie aérienne régionale viable”, a souligné l’organisation syndicale. Le fait pour le gouvernement de ne rien faire, “tout particulièrement alors que nous sommes confrontés aux incertitudes du virus Covid-19 et aux changements apportés par le Brexit“, est “irresponsable“, a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

Cette cessation d’activité de la part de Flybe est d’autant plus dommageable qu’elle affecte une compagnie qui pouvait être qualifiée “d’utilité publique“. En effet, elle permettait de relier de nombreuses villes anglaises entre elles. À ce sujet, le gouvernement a d’ailleurs déclaré être prêt à aider les passagers et proposer des solutions alternatives jusqu’à qu’une solution durable soit trouvée : “La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d’autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d’accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits pour permettre aux passagers de voyager le plus harmonieusement possible“.

 

Huawei : une usine va ouvrir en France

Des antennes 5G de Huawei, exposées au Mobile World Congress (MWC) 2019.

 

Huawei a annoncé sa volonté d’ouvrir un site de fabrication d’antennes mobiles en France, le premier hors Chine. L’équipementier télécoms chinois compte investir 200 millions d’euros dans la construction de cette usine et promet la création de 500 emplois.

Le site construit en Alsace ?

Le géant chinois Huawei a annoncé la construction très prochaine d’une première usine en Europe et plus précisément en Hexagone. « Huawei créera en France un site de production d’équipements radio. La première phase de cet investissement représente 200 millions d’euros, entre le terrain, les bâtiments et les équipements. A la clef, il y aura la création de 500 emplois directs, selon nos estimations. », a déclaré Liang Hua, le président de Huawei qui a fait spécialement le déplacement à Paris à l’occasion de cette annonce.

Huawei n’a pas encore déterminé quel sera l’emplacement de l’usine, même si les rumeurs parlent d’une implantation en Alsace. « Des experts sont en train de sélectionner les sites. Un groupe de travail spécial a été créé pour cela, indique Liang Hua. Le calendrier dépendra de nos contacts avec les autorités publiques et des conditions des sites. La construction proprement dite peut aller assez vite ».

L’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros

Le site en question produira dans un premier temps des équipements radio (des antennes notamment) pour les réseaux mobiles 4G et 5G.  « Sur ce site, nous produirons des modules qui seront intégrés dans nos stations de base. Ce n’est pas un site d’assemblage, explique le président de Huawei. L’usine devra aussi assembler des produits finaux, les tester et charger les logiciels nécessaires ».

Pour ce qui concerne son volume de production, le groupe explique que ce centre aura vocation à servir l’ensemble du marché européen. « Après sa mise en service, l’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros. En termes de volume, c’est assez conséquent », juge Liang Hua.

« Il n’y a pas d’offensive de charme »

Le gouvernement se réjouit de l’implantation de cette usine en France. Il estime que « Cela montre que le pays est compétitif et que nos réformes portent leurs fruits. C’est une bonne nouvelle pour l’emploi et pour le territoire ». Toutefois, « Cela n’a rien à voir avec notre politique en matière de sécurité des réseaux, qui ne change pas. Les équipements sont autorisés au cas par cas, selon une liste de critères claire et objective », assure-t-on au cabinet de Bruno Le Maire.

De son côté, Huawei assure qu’« Il n’y a pas d’offensive de charme » derrière son annonce. D’après son président, il est dans l’intérêt du groupe d’avoir un maillage industriel mondial. Il ajoute que la situation géographique de la France, au cœur de l’Europe avec une infrastructure industrielle mature et une main-d’œuvre hautement qualifiée, a considérablement pesé dans le choix du géant de la tech.

Huawei va jouer la carte de la transparence

Conscient de sa position difficile aux Etats Unis et en Europe, Huawei explique que les questions de cybersécurité restent au cœur de ses préoccupations. Pour faire patte blanche, il envisage ouvrir l’usine aux opérateurs télécoms, aux gouvernements et aux organisations professionnelles.  Le groupe promet aussi de la transparence envers Bruxelles.

Avec l’installation de cette usine, Huawei renforce son poids en Europe et plus particulièrement en France. Il emploie déjà 1 000 personnes dans le pays, dont 230 dans ses cinq centres de recherche et développement (R & D).

Automobile : Tesla vaut déjà plus que PSA, Renault, General Motors, Ford et Fiat Chrysler réunis !

A l'intérieur d'une voiture Tesla.

 

Tesla continue de flamber en Bourse . Lundi, l’action du constructeur automobile s’est envolée de près de 20 % à Wall Street pour atteindre un record à 780 dollars, profitant notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic. Sur la base de cette capitalisation boursière, Tesla vaut désormais plus que PSA Peugeot-Citroën, Renault, Fiat Chrysler, General Motors et Ford réunis !

Tesla s’emballe à Wall Street. L’action du constructeur automobile fondé par Elon Musk s’est envolée lundi de près de 20%, pour atteindre un record à 780 dollars. L’entreprise profite notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic, où le groupe japonais fabrique des batteries. Le titre du constructeur de véhicules électriques a grimpé, au total, de 86,5% depuis le début de l’année et de 336% depuis juin. Le bond de lundi est la plus forte hausse quotidienne de l’action Tesla depuis mai 2013.

Une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street

Panasonic a annoncé que l’usine du Nevada, qu’elle partage avec Tesla et où sont produites des batteries lithium-ion, avait été rentable pour la première fois au quatrième trimestre 2019. Cette nouvelle a fait envoler le titre de Tesla, qui avait déjà largement profité au cours des dernières séances de résultats flamboyants la semaine dernière. Le groupe avait alors dit espérer livrer plus d’un demi-million de voitures en 2020, ce qui représenterait un bond de 36 % en un an.

Avec une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street, Tesla se positionne désormais comme la deuxième entreprise la plus chère en Bourse du secteur automobile. Il se place loin derrière Toyota mais devant le poids cumulé des trois principaux constructeurs américains (General Motors, Ford et Fiat Chrysler), ou Volkswagen, le premier constructeur mondial.

« La hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts »

Vendredi, la directrice du cabinet de conseil en investissement ARK Invest a déclaré lors d’une interview à l’agence Bloomberg que l’action de Tesla était « incroyablement sous-évaluée. Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood.

« Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood. Cependant, après une telle envolée verticale, une correction semble inévitable dans un avenir proche.

Ces cinq dernières semaines, Elon Musk, le patron de Tesla qui détient environ un cinquième du capital du groupe, a vu sa fortune augmenter de… 13,5 milliards de dollars.

Nike : un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes

Logo de Nike, la marque à la virgule

 

Nike a annoncé jeudi un bénéfice et un chiffre d’affaires trimestriels supérieurs aux attentes. Le chiffre d’affaires de Nike a augmenté de 10%, à 10,33 milliards de dollars. C’est mieux que ce que prévoyaient les analystes, qui avaient misé sur 10,09 milliards de dollars.

Le bénéfice net de Nike a augmenté de 11% sur un an

La marque à la virgule a enregistré une hausse de ses ventes dans toutes les régions au deuxième trimestre de son exercice décalé, achevé le 30 novembre. A titre d’exemple, le chiffre d’affaires en Chine a atteint 1,85 milliard de dollars, soit une progression de 20% par rapport à la même période l’an dernier, qui s’explique notamment par l’essor du football en Chine. En revanche, les ventes en Amérique du Nord, bien qu’en hausse par rapport à l’année dernière (3,98 milliards de dollars, +5%), sont inférieures aux anticipations des analystes, qui misaient sur 4,05 milliards de dollars.

Pour ce qui concerne le bénéfice net de Nike, il a augmenté de 11% sur un an, à 4,54 milliards de dollars, marqué par une marge opérationnelle de 44,0% contre 43,8 % à la même période un an plus tôt. Le bénéfice par action ajusté, référence des investisseurs américains, est ressorti à 70 cents, contre 58 cents attendus en moyenne par les analystes financiers.

Nike Direct a boosté le chiffre d’affaires

Les bons chiffres de Nike ont été rendus possibles par « des investissements stratégiques et ciblés dans notre transformation numérique », a expliqué le directeur financier de la marque Andy Campion. En effet, au cours du dernier trimestre, les ventes de Nike Direct ont augmenté de 17%. Dans cette catégorie, les ventes numériques ont augmenté de 38%. Nike Direct consiste à écouler ses articles auprès des consommateurs via des applications sur smartphones et sur internet. Au cours de son premier trimestre, la société a étendu son application à 13 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

Une hausse plus importante attendue au troisième trimestre

En novembre, Nike a annoncé la fin de la vente directe de ses vêtements et baskets sur la plateforme d’Amazon, après deux ans de partenariat. Ce changement intervient dans le cadre d’un mouvement plus large de Nike visant à limiter ses partenaires de vente au détail. Le groupe préfère plutôt travailler plus étroitement avec une poignée de sociétés sélectionnées et mettre plus de ressources derrière ses activités directes aux consommateurs.

Les dirigeants de Nike prévoient que les revenus du troisième trimestre, se terminant en février, augmenteraient encore plus, et ont réitéré la même attente pour l’année entière.

Résultats financiers : Microsoft très solide au troisième trimestre grâce au Cloud

Microsoft annonce des résultats meilleurs que prévus

 

Microsoft a dévoilé mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre (juillet-septembre) de son exercice fiscal décalé. La firme américaine a présenté d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an. C’est plus que ce prévoyaient les économistes.

Microsoft mérite de plus en plus qu’on intègre son « M » à Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) pour Gafam, car en Bourse, la firme américaine continue de tenir la dragée haute à ces géants de la tech grâce à un nouveau trimestre au-delà des espérances. La multinationale informatique a publié mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé, qui s’est achevé le 30 septembre. Elle fait part d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars et un bénéfice net de 10,7 milliards de dollars. Les revenus ont augmenté de 14% et le revenu net a augmenté de 21%.

Le Cloud rayonne, le gaming en berne

Microsoft tire ses bénéfices du premier trimestre de certaines activités, principalement le Cloud et Office. Seule ombre au tableau, les ventes de X-Box (jeu vidéo) et de la gamme Surface.

Au cas par cas, la division Intelligent Cloud enregistre une hausse de ses revenus de 27 % sur un an, pour 10,8 milliards de dollars de ventes. Microsoft Azure particuilièrement continue d’afficher de solides résultats avec une croissance de 59 % (contre 64 % au trimestre précédent). La division Productivité et Entreprise a rapporté 11,1 milliards de dollars de ventes à Microsoft, soit une augmentation de 13 % sur un an. Elle est portée notamment par les produits Office et Office 365, qui compte désormais 35,6 millions d’abonnés. Les revenus de Office 365 ont progressé de 25%, de même que ceux du réseau social professionnel LinkedIn. Suivent la gamme de logiciels de gestion Microsoft Dynamics (+14%) ou encore le pack Office (+5%).

Quant à la division More Personal Computing, elle ne progresse « que » de 4 %, avec des revenus estimés à 11,1 milliards de dollars. Dans cette division, on retrouve le gaming qui marque un coup d’arrêt. Sur ce premier trimestre fiscal 2020, les revenus des contenus et services Xbox n’ont augmenté que d’1%, bien loin de la croissance générale du groupe américaine. La branche Surface ne se porte pas bien, non plus, car elle subit une diminution des revenus de 4 %.

Le chiffre d’affaires du jeu risque de diminuer encore

Les autres divisions de Microsoft sont dans le vert : la suite logicielle grand public Windows gagne 9% de revenus en plus, ses solutions commerciales 26% et les revenus publicitaires augmentent de 11%. La firme de Redmond s’attend à ce que le chiffre d’affaires global du jeu diminue à nouveau au prochain trimestre. Il pourrait baisser de 20% ou plus en raison du manque de ventes sur la console Xbox.

LVMH : le leader du luxe teste un programme d’optimisation de livraison

Un défilé de mode de LVMH

 

LVMH teste aux Etats Unis un programme d’optimisation de livraison grâce à l’unification des stocks. Cette innovation est confiée à la société toulousaine OneStock, qui a intégré en septembre dernier la Maison des Start-up, la 3e promotion du programme d’accélération du leader mondial du luxe.

Le fleuron du luxe LVMH mène un programme pilote aux Etats-Unis pour améliorer ses délais de livraison grâce à l’unification des stocks en temps réel. Cette tâche est confiée à la société toulousaine OneStock, qui a intégré, le 16 septembre dernier, aux côtés de 25 autres jeunes pousses, la Maison des Start-up LVMH, le programme d’accélération de LVMH.

La startup facilite la gestion des stocks et enrichit l’expérience client

OneStock a mis au point un OMS (Order Management System), dont l’une des dernières fonctionnalités, baptisée Delivery Promise, permet aux marques d’interroger les stocks d’articles disponibles en temps réel. Jusqu’ici, la startup toulousaine n’utilisait son module qu’avec des enseignes comme Intersport, Camaïeu, Truffaut, Jules, Brice, Orchestra, Pimkie ou encore Ted Baker. C’est la première fois qu’elle le met au service d’une marque de mode. Il a donc failli l’enrichir de nouvelles fonctionnalités pour répondre aux spécificités de ce secteur.

L’OMS permet par exemple d’afficher de façon dynamique, à un internaute qui visite la page produit, l’état du stock ainsi que les différentes options de livraison en fonction des articles sélectionnés. L’internaute est également informé du temps qu’il lui reste pour profiter d’une promesse de livraison, du mode de transport proposé en fonction du délai de livraison, du coût et de l’empreinte carbone. En backoffice, des algorithmes interrogent les positions des stocks en temps réel afin de fournir le site le mieux placer pour expédier la commande.

« LVMH fait figure de précurseur »

Grâce à cette unification des stocks en temps réel, Onestock permet au client d’accéder à toute la collection quel que soit le canal de vente choisi, en ligne comme en boutique. Pour Jérôme Piccolin, Sales Director de OneStock, « LVMH fait figure de précurseur dans un marché en pleine transformation digitale et toujours très soucieux d’offrir une expérience client unique ». Laetitia Roche-Grenet, LVMH Business Synergies Director, explique que « Certains sujets sont particulièrement pertinents pour le luxe ». Ce sont notamment « La personnalisation de l’expérience-client » et de « l’expérience in-store », que le groupe de luxe français souhaite « rendre exceptionnelle, et « l’amélioration des services autour de l’e-commerce ».

Cisco : résultats trimestriels au-dessus des prévisions, mais des perspectives décevantes

Des c$ables de réseaux wifi

 

Pour son quatrième trimestre fiscal, Cisco a enregistré des revenus de 13,43 milliards de dollars (+6% en glissement annuel), un bénéfice ajusté par action de 83 cents. C’est meilleur que prévu. En revanche, les perspectives du géant californien des équipements de réseaux sont décevantes pour le prochain trimestre.

Le bénéfice net consolidé

Cisco Systems a publié mercredi des résultats légèrement supérieurs aux attentes du marché, au titre du dernier trimestre fiscal (clos fin juillet). Mais il a dévoilé des perspectives déprimantes pour son premier trimestre fiscal 2020. En effet, pour son quatrième trimestre fiscal, le groupe a révélé hier soir des revenus de 13,43 milliards de dollars, soit +6% en glissement annuel. Il a également dévoilé un bénéfice ajusté par action de 83 cents, ce qui ressort meilleur que prévu. Les analyses s’attendaient à un bénéfice net non-GAAP de 81 cents, pour des ventes de 13,4 milliards de dollars. Quant au bénéfice net consolidé, il a atteint 2,2 milliards de dollars et 51 cents par action. Sur l’ensemble de l’exercice, le groupe de San Jose a affiché un bénéfice par action de 2,61$ et des revenus de 51,7 milliards de dollars.

Le prochain exercice face aux évolutions macroéconomiques

Si les comptes du trimestre du groupe californien sont ressortis assez solides, les perspectives du prochain trimestre, elles, sont décevantes. Cisco vise un bénéfice par action ajusté compris entre 80 et 82 cents, alors que le consensus des analyses s’établit à 83 cents. Le géant américain des équipements de réseaux fait également part d’un chiffre d’affaires en croissance de 0 à 2%, tandis que le consensus du marché est de +2,5%.

Pour justifier les prévisions de Cisco Systems, le CEO du groupe, Chuck Robbins, évoque des évolutions macroéconomiques depuis juillet, en particulier une faiblesse en Chine. Ils pointent également du doigt les dépenses technologiques.

Le titre a décroché mercredi soir à la bourse

Cisco Systems décrochait de 7,7% après bourse à Wall Street hier soir, suite à la publication de ses résultats trimestriels.

Ce jeudi, l’analyste Jefferies a pourtant confirmé sa recommandation « achat » sur le titre Cisco. Ceci malgré une guidance pour le prochain trimestre revue à la baisse. « Nous pensons que la réaction du titre à la révision de la guidance est exagérée », estime Jefferies, qui juge la valorisation plutôt attrayante.

Deutsche Bank : Suppression annoncée de 18 000 emplois et une perte de 2,8 milliards £ au 2e trimestre

Siège de Deutsche Bank à Franckfort

 

Deutsche Bank ne va pas bien, et c’est un euphémisme. La première banque allemande a annoncé, dimanche 7 juillet, la suppression de 18 000 emplois pour sortir de l’impasse. Elle prévoit par ailleurs une perte de 2,8 milliards d’euros sur son chiffre d’affaires annuel.

Les effectifs ramenés à environ 74 000 personnes 

Deutsche Bank traverse une période très difficile. Pour se remettre sur pied, le fleuron de la finance allemande a réfléchi à un plan de restructuration, le plus important de son histoire. La banque va supprimer 18 000 emplois d’ici 2022. « La restructuration va entraîner une réduction du nombre de postes équivalents temps plein de 18 000 d’ici 2022, pour ramener les effectifs à environ 74 000 personnes », a indiqué Deutsche Bank dans un communiqué, publié à l’issue d’une réunion de son conseil de surveillance. Le groupe a expliqué que ce vaste plan visait à réduire ses coûts de 6 milliards d’euros et retrouver ainsi la rentabilité. L’an dernier déjà le groupe avait supprimé 6 000 postes.

Dans l’immédiat, le plan de restructuration va entraîner des charges de 3 milliards d’euros dès le deuxième trimestre de l’exercice en cours et une perte nette de 2,8 milliards d’euros, a anticipé l’institution. Sur l’année, Deutsche Bank devrait à nouveau tomber dans le rouge après avoir dégagé un faible bénéfice en 2018, à la suite de trois années consécutives de perte.

Le plan de la dernière chance

Ce plan apparaît comme celui de la dernière chance pour la banque, un peu plus de deux mois après l’échec de négociations en vue d’une fusion avec sa concurrente Commerzbank, également en difficulté. Ce projet aux allures de plan de sauvetage est fortement soutenu par le gouvernement allemand, qui ne veut surtout pas voir ce maillon essentiel au financement de l’économie nationale tomber dans l’escarcelle d’un concurrent étranger, avec une OPA. Pour le ministre allemand de l’économie, Peter Altmeier, cité par le quotidien Bild, « Deutsche Bank joue en première division et doit poser les jalons nécessaires à ce qu’il en reste ainsi ». Il a dit parfaitement comprendre les suppressions d’emplois à Deutsch Bank.

Création d’une « bad bank »

La banque allemande va progressivement délaisser le secteur de la banque d’investissement qui n’est plus tout à fait rentable. Le patron de cette division, le Sud-Africain Garth Ritchie, a déjà été  remercié.

Le directoire de l’institution bancaire va être en outre resserré, avec trois départs au total, dont celui de la Française Sylvie Mathérat, passée chez Deutsche Bank en fin 2015. Elle était chargée des dossiers de régulation et contrôles internes. Enfin, Deutsche Bank a annoncé la création d’une structure de défaisance, une « bad bank », pour y loger 74 milliards d’actifs jugés risqués, parmi lesquels les dérivés d’échéance longue et les produits financiers très spéculatifs.

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