Vaccin anti-Covid : le patron de Sanofi règle ses comptes

Paul Hudson a profité d’une interview accordée au JDD dimanche 14 février, pour aborder un certain nombre de sujets concernant son groupe pharmaceutique. De la question des vaccins à celle relative aux suppressions de postes, l’ancien de Novartis a répondu à ses détracteurs.

Cela devait le démanger depuis un moment et sa sortie médiatique de dimanche témoigne d’une frustration longtemps contenue. Paul Hudson s’est fendu d’un entretien au JDD pour répondre à ses détracteurs concernant notamment la fabrication par son laboratoire du vaccin anti-Coronavirus qui tarde à venir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sanofi a décidé de parier moins sur la vitesse que sur l’efficacité. Ceci d’autant plus vrai que, à en croire son PDG, l’ARN messenger, nouvelle technologie sur laquelle sont basés les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, ne sont pas exemptes d’interrogations quant à leur efficacité dans le futur. Face à ce qu’il qualifie de Sanofi bashing, Paul Hudson dit prendre le temps nécessaire pour faire les choses bien.

Il annonce notamment pour le dernier trimestre de l’année, la mise en place de son vaccin à protéine recombinante en co-fabrication avec la multinationale britannique GSK. Entre-temps, le leader pharmaceutique français prévoit de rendre disponible pour le grand nombre, son deuxième vaccin basé lui, sur la technologie ARN messenger.

Sanofi avait soulevé une bronca générale en décembre dernier, notamment en France, à l’annonce du retard dans la fabrication de son premier vaccin. Raison évoquée : une efficacité préclinique insuffisante sur les personnes âgées. Un sérieux coup pour l’image du made in France à l’heure où les laboratoires concurrents avançaient à grands pas vers la mise en place des précieuses doses.

L’épineuse question des suppressions de postes

Sur la polémique relative au projet de suppression de postes au sein du groupe, notamment dans la filière Recherche et Développement (RD), Paul Hudson s’est voulu stratégique. Le natif de Manchester estime qu’il est primordial d’opérer des choix afin de rendre plus efficients les résultats du groupe. Car, fait-il remarquer, Sanofi est à la traine en matière de découverte scientifique en France depuis deux décennies. Il importe donc d’investir davantage dans des domaines prometteurs.

L’annonce courant janvier de la suppression de 400 postes en RD sur un millier prévu en France avait provoqué l’ire des salariés. Ces derniers ayant du mal à comprendre un tel choix en pleine pandémie. Mieux, l’entreprise se porterait mieux financièrement, au regard notamment des dividendes versés aux actionnaires. Sur ce dernier cas, le PDG rétorque que la confiance aux investisseurs est importante pour l’avenir de Sanofi.

C’est la guerre entre Veolia et Suez

L’entreprise dirigée par Antoine Frérot a lancé dimanche soir, une offre publique d’achat (OPA) hostile de 7,9 milliards d’euros afin d’acquérir le reste des actions qui lui manquent pour racheter définitivement son concurrent. Au grand dam du gouvernement français qui appelle les deux parties à la table de négociation.

Entre Veolia et Suez, la bataille fait rage. C’est un combat sur le ring où les adversaires ont décidé de se rendre coups pour coups à un rythme effréné. Décidée à s’emparer de Suez, Veolia est passée dimanche soir à l’attaque, en annonçant une OPA hostile de 7,9 milliards d’euros à l’endroit de son concurrent. La réussite d’une telle opération verrait le groupe d’Antoine Frérot devenir seul détenteur de la majorité des actions de Suez. Mais cette dernière ne compte pas se laisser absorber aussi facilement puisqu’elle a porté l’affaire devant la justice. Bertrand Camus, directeur général de Suez soutient que cette OPA est en contradiction avec l’accord d’amicalité passé entre les deux entreprises en octobre dernier. Veolia qui venait de racheter 29,9% du capital de Suez à Engie, avait en effet promis laisser place à une conciliation amicale dans les négociations de rachat. Mais cet accord n’aurait pas été respecté par Suez, selon son concurrent. Antoine Frérot accuse notamment le leader mondial de la gestion de l’eau d’avoir usé de dilatoires. Il estime par ailleurs que Suez manœuvre avec Ardian et GIP pour faire capoter son offre. Des accusations rejetées par cette dernière qui a saisi la justice contre l’OPA.

OPA suspendue

Et une première sentence est tombée ce lundi. Le tribunal de commerce de Nanterre a en effet ordonné à Veolia de suspendre son OPA, le temps d’en savoir plus sur les conditions de mise en place de l’accord d’amicalité et s’il a été effectivement violé. En tout cas, l’État lui, a déjà une position toute tranchée sur l’affaire. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, estime en effet que l’initiative de Veolia n’est pas du tout amicale. « Elle contrevient à l’accord convenu et est précipitée », relève Bercy, qui a annoncé son intention de saisir l’Autorité des marchés financiers. Bruno Le Maire appelle par ailleurs les deux industriels à privilégier la négociation et l’intérêt général. Un message d’autant plus significatif que l’État, actionnaire d’Engie, s’était opposé à la cession des parts détenues par le groupe énergétique au sein de Suez à Veolia.

Suez s’oppose depuis plusieurs mois aux tentatives de rachat de Veolia, soupçonnée par les syndicats notamment de vouloir opérer une casse sociale.

Les stations de ski craignent une saison hivernale à vide

Les professionnels du ski parient sur l’ouverture de leurs activités avant les vacances d’hiver – le 6 février – afin de limiter les pertes déjà énormes occasionnées depuis le début de la crise du coronavirus.

Plus question de rester plus longtemps fermées. Après les restrictions du 7 janvier dernier, la reprise devient urgente. Pour les acteurs du ski, le spectre d’une saison hivernale sans activités n’est pas envisageable

. Le secteur est financièrement à l’agonie et les compensations de l’État n’y changent pas grand-chose. Au risque de sombrer davantage dans la crise économique favorisée par la pandémie, les professionnels de la neige implorent le gouvernement d’autoriser l’ouverture des stations, ne serait-ce que partiellement, une semaine avant les vacances d’hiver prévues pour le 6 février. Cela est d’autant plus vital que cette période représente traditionnellement au moins 30% des revenus. Une bouffée d’oxygène pour un secteur déjà privé de revenus à Noël avec des pertes de l’ordre du milliard d’euros.

Le gouvernement attendu mercredi 20 janvier pour faire le point sur les dernières mesures anti-coronavirus refuse pour l’heure de dévoiler ses cartes, laissant les professionnels du ski dans l’angoisse. Le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire a notamment indiqué lundi que l’État n’entend pas aggraver la situation sanitaire à l’heure où le nouveau variant du Covid-19 a déjà fait son incursion en France. Il n’y a pourtant aucune raison de s’inquiéter d’un cluster à la montagne, selon plusieurs acteurs. La neige et l’ouverture des massifs seraient moins propices à une vague de contamination, à en croire ces derniers.

Réinventer le ski

Cette situation délétère a fini de convaincre certains d’une nécessité de changement de modèle économique pour la montagne, trop dépendante du ski alpin. Les remontées mécaniques sont en effet devenues au fil des âges, incontournables dans les stations de sports d’hiver. Néanmoins, des pistes de solution destinées à mettre la saison estivale davantage à profit, sont de plus en plus explorées. Car avant la crise sanitaire, le changement climatique avait déjà rendu aléatoire la survie de ce secteur dont dépendent des dizaines de milliers d’emplois. Il faut désormais aller vers la diversification, au risque de disparaitre. Le VTT, le trail, la luge sont entre autres alternatives expérimentées, même si les revenus qui en proviennent restent encore très peu conséquents. Comment faire donc plus de chiffres d’affaires à la montagne sans ski ? Tout le casse-tête de milliers de professionnels.

Bourse : FDJ relève la tête !

Le logo de la Française des Jeux (FDJ).

 

La Française des Jeux (FDJ) a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2020, avec un chiffre d’affaires quasiment stable (+0,2%) par rapport à la même période l’an passé, à 0,5 milliard d’euros. Une nouvelle amélioration est en vue pour cette fin d’année, ce qui limitera les effets de la crise sanitaire sur l’ensemble de l’exercice.

Le titre de la Française des Jeux (FDJ) a progressé de 4,31% à 38,85 euros ce jeudi en Bourse. Un nouveau record historique qui intervient après la publication d’excellents résultats au troisième trimestre. Entre juillet et septembre 2020, l’entreprise a enregistré des mises de 4,4 milliards d’euros (+6%) et un chiffre d’affaires de 0,5 milliard d’euros (+0,2%).

Les paris sportifs en forte hausse

Comme explication, le groupe évoque un « été atypique » au cours duquel il a « bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre ». « Le troisième trimestre a confirmé la bonne dynamique enregistrée depuis la mi-juin et une reprise de nos activités à des niveaux comparables à ceux de 2019 », s’est réjoui Stéphane Pallez, la PDG de FDJ.

Les paris sportifs s’inscrivent en forte hausse de 27%, pour une légère progression de l’activité de loterie (+1%), qui pèse toujours plus des trois quarts des mises, dont un +2% pour les jeux de tirage instantané. En cumul, à fin septembre, les mises restent néanmoins en retrait de 10% sur un an, à 11,3 milliards d’euros, tout comme le chiffre d’affaires, à 1,4 milliard. Au 30 juin, les reculs, bien plus importants, s’établissaient respectivement à 18% et 15%.

Un calendrier loterie bien fourni pour le quatrième trimestre 

La FDJ semble ainsi avoir tiré totalement un trait sur la crise sanitaire. Elle anticipe même un bon quatrième trimestre. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe vise un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros (en baisse de 7 %), mais avec une marge d’excédent brut d’exploitation d’environ 21%. Cette croissance s’appuiera sur un calendrier loterie fourni, avec le relancement de Keno, de Mots Croisés et d’Amigo, et le lancement d’un deuxième jeu phygital « Qui veut gagner des Millions ».

Toutefois, les prévisions du dernier trimestre ne prennent pas en compte « une nouvelle dégradation significative de l’environnement sanitaire, qui se traduirait par de nouvelles fermetures de points de vente ou l’annulation et le report des principales compétitions sportives ».

Air France- KLM : en raison d’une perte quotidienne de 10 millions, KLM gèle la hausse des salaires prévue en août

Un avion de KLM dans le ciel.

 

La compagnie aérienne néerlandaise KLM, du groupe Air France-KLM, a décidé jeudi de geler la hausse de 2,5% des salaires de ses employés. La suspension de cette mesure prévue pour août s’explique par une perte quotidienne de 10 millions d’euros, dans ce contexte de crise sanitaire du coronavirus.

Les comptes de KLM dans le rouge

KLM, filiale néerlandaise du géant du transport aérien Air France-KLM, cherche à réaliser des économies face aux dégâts de la pandémie du nouveau coronavirus. Pour cela, elle met à rude contribution ses salariés, en suspendant la hausse de 2,5% de leurs salaires prévue pour août. « Depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19, KLM traverse une crise d’une ampleur inédite », a indiqué la compagnie dans un communiqué publié sur son site. « Nos résultats au premier semestre 2020 sont les pires de notre histoire. KLM perd 10 millions d’euros par jour », a-t-elle estimé. « Pour survivre, KLM doit adopter des mesures de réduction des coûts », a ajouté le partenaire d’Air France.

Dans ce même communiqué, l’entreprise a déclaré qu’elle n’a pas pu trouver un accord avec les syndicats sur la hausse des salaires, alors même qu’ils discutaient des plans de restructuration proposés par KLM le 31 juillet, qui prévoient la suppression de 1 100 emplois. « Dans ce contexte, KLM ne peut pas permettre que l’augmentation de salaire d’août se poursuive, ni financièrement, ni aux yeux de la société, ni selon les conditions du prêt du gouvernement », a insisté le groupe néerlandais.

« Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas »

Le gel des hausses de salaires invalide ainsi un accord conclu en 2019 avec les grands syndicats du secteur. Obtenu après de longues négociations, il prévoyait d’augmenter les salaires de 2,5% à partir du mois d’août 2020, et ce pour toutes les catégories de personnel. KLM fait valoir qu’au moment de la conclusion de cet accord, « la situation était totalement différente de ce qu’elle est maintenant ».

La compagnie n’a donné aucune date pour un éventuel dégel de l’augmentation prévue, affirmant que les syndicats n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une nouvelle échéance. « Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas », a dénoncé le syndicat FNV, qui envisage de porter le litige devant la justice. « Comme toujours, (la mesure) frappe le plus durement ceux qui ont les plus faibles revenus », a encore déploré le syndicat.

3,4 milliards d’euros obtenus du gouvernement néerlandais

En avril dernier, KLM avait déjà renoncé à augmenter les salaires et tout bonus de ses dirigeants, après un tollé provoqué aux Pays-Bas. L’on ne comprenait pas pourquoi la compagnie s’apprêtait à faire des augmentations alors qu’elle cherchait à obtenir des aides de l’Etat néerlandais. Malgré un plan d’aide de 3,4 milliards d’euros consenti par le gouvernement néerlandais, KLM a subi des pertes abyssales et annoncé fin juillet qu’elle supprimerait jusqu’à 5.000 emplois d’ici fin 2021.

Le suivi de livraison, un secteur de plus en plus important chez les entreprises

Suivi de livraisons Hub One entreprise

Depuis plusieurs années, le développement de l’e-commerce a poussé de nombreuses entreprises à passer au numérique. De fait, l’envoi de colis et le suivi de livraison deviennent chaque jour de plus en plus importants dans le quotidien des salariés. Ils doivent y consacrer toujours plus de ressources… Et cette tendance risque de continuer. En effet, lors d’une étude publiée en 2017, 77% des entreprises ont déclaré que leurs envois de colis allaient augmenter dans les années à venir. Un constat qui s’est accéléré avec le confinement, où de grandes entreprises comme Amazon ont vu leur nombre d’envois de colis augmenter et atteindre de nouveaux records.

Assurer un suivi de livraison de qualité pour éviter les problèmes logistiques

Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants envers les livraisons. En effet, plus d’un tiers des e-consommateurs déclarent qu’ils n’hésiteront pas à arrêter de commander sur une plateforme de livraison s’ils venaient à avoir une mauvaise expérience avec cette dernière. Afin d’éviter au maximum ces retours d’expériences négatifs, il est impératif de proposer un suivi de livraison efficace.

D’un côté, cela rassure les clients qui ont tendance à se sentir plus sereins lorsqu’ils peuvent suivre l’évolution de leur commande. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que 83% des clients comptent vérifier au moins deux fois l’état d’avancement de leur commande, lors d’un achat en ligne.

De l’autre, assurer un bon suivi de livraison pour une entreprise permet d’éviter au maximum les erreurs. Ainsi, un colis tracé régulièrement limite les risques que ce dernier soit égaré. D’autant plus, s’il venait à y avoir un problème, le suivi rapproché du colis permettrait de rapidement rectifier l’erreur et ainsi de le réacheminer rapidement vers sa destination initiale.

Hub One : l’entreprise pour assurer un suivi de livraison efficace

En France, Hub One, l’entreprise de télécom spécialisée dans les solutions numériques à destination des professionnelles propose des outils pour assurer un suivi de livraison efficace. Avec des services tels que Hub One Delivery ou encore Hub One Geolocation, le groupe français offre aux entreprises toutes les solutions nécessaires pour assurer un suivi de livraison de qualité et ainsi satisfaire ses clients.

30 milliards d’euros : le plan de Bruno Le Maire pour la transition écologique

Relance écologie France Bruno Le Maire

Dans un document paru au journal du Dimanche (JDD), le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a annoncé voiloir mettre en place un plan de 30 milliards d’euros visant à relancer l’économie et poursuivre la transition écologique. Selon lui, ce plan viserait à développer trois secteurs, qui sont la rénovation énergétique, les transports et l’énergie.

Investir rapidement dans la transition écologique

Alors que le plan complet visant à relancer l’économie à la suite de la crise du coronavirus ne doit être présenté que le 24 aout prochain, le gouvernement commence déjà à dévoiler certaines mesures phares. Dans le Journal du Dimanche, Bruno Le Maire a indiqué que trente milliards d’euros devraient être destinés au budget de la transition écologique. Il s’agit, selon lui, de dix milliards d’euros supplémentaires que dans le plan initialement prévu mi-juillet. “Avec (la ministre de la Transition écologique) Barbara Pompili, nous proposons de consacrer 30 milliards d’euros sur les 100 milliards prévus aux investissements dans la transition écologique“, a-t-il expliqué.

Nous veillerons à ce que toutes les décisions de relance favorisent un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique et les innovations vertes. Le plan de relance sera un plan vert“, poursuit Bruno Le Maire, qui espère voir la France devenir un cador européen de la transition écologique.

L’objectif affiché : faire baisser les émissions de gaz à effet de serre

Lors de l’entretien accordé au Journal du Dimanche, le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance a expliqué que le baisse des émissions de CO2 étaient l’une des priorités de la transition écologique : “Nous avons une trajectoire de baisse de 30% des émissions de CO2 sur dix ans pour notre industrie. Cette trajectoire est hors de portée pour le moment. Pour respecter cet objectif, nous allons aider les sites industriels les plus polluants à réduire leurs émissions. Nous fournirons une première liste de ces sites fin août“.

 

Engagements RSE : le groupe Casino, 1e distributeur européen selon Vigeo Eiris

Casino RSE

Selon le dernier classement Vigeo Eiris, publié dans le journal Investir en mai dernier, le groupe Casino est le premier distributeur européen en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Dans son dernier classement, Vigeo Eiris, l’agence de notation ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) filiale de Moody’s, place le groupe Casino en tête des entreprises européennes de distribution en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Cette reconnaissance concerne plus exactement les engagements du groupe Casino en faveur du climat, de la protection de l’environnement, de la politique de ressources humaines et de la gouvernance d’entreprise.

Le groupe de Jean-Charles Naouri obtient une note globale de 71/100 enRSE, 76/100 pour le social et 64/100 pour l’environnement. Dans ce dernier domaine, la note moyenne des entreprises du Stoxx Europe 600 se situe à 45 et celle des firmes américaines du S&P 500 affichent une moyenne de 30,2. Aussi, sur la seule note Environnement, la moyenne du Cac 40 s’élève à 60, contre 52 pour les groupes allemands du Dax.

Signataire du Pacte national sur les emballages plastiques

Le groupe Casino est reconnu pour ses actions en faveur des produits Bio et du bien-être animal, ainsi que pour ses engagements de réduction des emballages plastiques et des émissions de gaz à effet de serre. Il est notamment signataire, depuis février 2019, du Pacte national sur les emballages plastiques et du Science Based Target depuis 2018. Le distributeur français a ainsi pris l’engagement de réutiliser ou de recycler 100 % des emballages plastiques des produits à marque propre d’ici 2025. Il a en outre promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 18% entre 2015 et 2025.

Une note de 91/100 au niveau de l’Index de l’égalité femmes-hommes 2019

Le groupe Casino est aussi classé premier pour sa politique sociale et de ressources humaines sur l’ensemble des 129 entreprises françaises évaluées par Vigeo Eiris. Il est cité en référence pour sa politique en faveur de l’égalité professionnelle et de la diversité, l’insertion des personnes en situation de handicap et ses initiatives en faveur d’un management bienveillant.

Au niveau de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, l’un de ses engagements majeurs, le groupe Casino prévoit d’aller encore plus loin en renforçant la mixité des équipes à tous les niveaux de l’entreprise en agissant sur la gestion des carrières, les procédures RH (rémunération, accès à la formation, recrutement et promotion) ainsi que la parentalité. Le distributeur a d’ailleurs obtenu une note moyenne pondérée de 91/100 au titre de l’exercice 2019 de l’Index de l’égalité femmes-hommes

Enfin, sur le plan social, l’entreprise stéphanoise développe des programmes en faveur de l’enfance et soutient un grand nombre d’actions de solidarité, aussi bien en France qu’en Amérique latine.

Boissons énergisantes : PepsiCo s’offre Rockstar

Des canettes de sodas Pepsi.

 

Le géant des sodas et des snacks PepsiCo a annoncé mercredi avoir trouvé un accord pour acquérir le spécialiste des boissons énergisantes Rockstar. Coût de l’opération : 3,85 milliards de dollars. Le groupe américain entend ainsi affronter l’autrichien Red Bull qui domine ce marché et se démarquer de son éternel concurrent Coca-Cola.

« Nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment »

PepsiCo a annoncé mercredi dans un communiqué qu’il va débourser 3,85 milliards de dollars pour devenir propriétaire de Rockstar. Fondée en 2001 et basée à las Vegas, cette société produit une trentaine de boissons prisées par les stars et les sportifs de haut de niveau, particulièrement les fans de sports extrêmes. Elle est le numéro 3 mondial de ce segment. Selon Euromonitor International, Rockstar détient 8,9 % du marché, assez loin de Monster, détenu en partie par Coca-Cola (50 %) et de l’autrichien Redbull (26,1 %).

Avec cette acquisition, PepsiCo entend affronter le leader de ce marché, l’autrichien Red Bull (52%), mais aussi se démarquer de son rival historique Coca-Cola pour dominer l’industrie des boissons non-alcoolisées aux Etats Unis. « Au fil du temps, nous pensons prendre une part de marché significative de ce segment en forte croissance et très rentable, et créer de nouveaux partenariats dans le domaine des boissons énergétiques », a déclaré dans un communiqué le PDG de PepsiCo, Ramon Laguarta.

PepsiCo poursuit sa stratégie de diversification

PepsiCo, propriétaire des marques de jus de fruits Mountain Dew Kickstart, les boissons GameFuel et AMP, était déjà en affaire avec Rockstar dont il possède une licence pour distribuer les produits en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique) depuis 2009. Mais cet accord de distribution limitait le développement de ses propres marques. En intégrant Rockstar, le géant américain des sodas prendra le contrôle total de la distribution de son portefeuille et pourra vendre d’autres marques.

L’acquisition de Rockstar par PepsiCo est la première grosse opération réalisée depuis que Ramon Laguarta a pris les manettes du groupe, en 2018, en remplacement d’Indra Nooyi. Le groupe poursuit ainsi sa stratégie de diversification, alors que les ventes de sodas sucrés baissent aux Etats-Unis, du fait de leur association aux maladies comme le diabète et à l’obésité. Toutes les marques lancent, ces derniers mois, des versions sans sucre de leurs recettes et se positionnent sur des segments plus porteurs, comme l’eau en bouteille, l’eau pétillante, les jus de fruit ou encore le café.

Un marché en forte croissance depuis plusieurs années

L’an dernier, selon Euromonitor, les ventes de boissons énergisantes ont progressé de 10,5 % dans le monde, à 43 milliards de dollars (dont 14 milliards aux Etats-Unis). En France, les ventes de boissons énergisantes ont représenté 223 millions d’euros en 2018 et ont connu une croissance annuelle de 5% entre 2013 et 2018. Les analystes misent sur une croissance prévisionnelle de 8% jusqu’à 2025.

Coronavirus : fin de voyage pour la compagnie aérienne britannique Flybe

Flybe Avion Angleterre Coronavirus Faillite

Ce jeudi 5 mars 2020, la compagnie aérienne régionale britannique, Flybe, a annoncé la cessation de ses activités “avec effet immédiat. L’entreprise est donc placée en redressement judiciaire dès aujourd’hui et tous ses avions “sont cloués au sol“. L’épidémie de coronavirus est en grande partie responsable de la chute de la compagnie, elle qui avait déjà échappé de peu au dépôt bilan en janvier dernier…

Flybe a fait “tout son possible” face au coronavirus

L’année 2019 avait déjà éprouvé l’économie mondiale. Avec une croissance faible et une récession évitée de peu, la situation économique de l’année passée avait laissé de nombreuses entreprises dans le rouge, qui se devaient d’espérer une reprise pour 2020 et ainsi sauver leur activité.

Outre-manche, la compagnie aérienne Flybe n’a pas eu droit à un miracle. Déjà en difficulté l’an dernier, sauvée de justesse en janvier par un report du versement d’impôt, l’entreprise était dans le rouge. Le groupe, qui employait 2000 personnes et desservait 170 destinations à travers l’Europe n’avait pas d’autres choix que de trouver de la liquidité rapidement. D’après les médias britanniques, Flybe avait ainsi effectué une demande de prêt de 100 millions de livres britanniques au gouvernement.

Refus qui avait déclenché les foudres du syndicat Unite, qui a déploré l’inaction du gouvernement pour tenter de sauver la compagnie aérienne, jugeant que l’État n’avait pas su “tirer les leçons” des précédentes faillites des entreprises Thomas Cook et Monarch.

L’économie britannique dépend fortement d’une compagnie aérienne régionale viable”, a souligné l’organisation syndicale. Le fait pour le gouvernement de ne rien faire, “tout particulièrement alors que nous sommes confrontés aux incertitudes du virus Covid-19 et aux changements apportés par le Brexit“, est “irresponsable“, a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

Cette cessation d’activité de la part de Flybe est d’autant plus dommageable qu’elle affecte une compagnie qui pouvait être qualifiée “d’utilité publique“. En effet, elle permettait de relier de nombreuses villes anglaises entre elles. À ce sujet, le gouvernement a d’ailleurs déclaré être prêt à aider les passagers et proposer des solutions alternatives jusqu’à qu’une solution durable soit trouvée : “La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d’autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d’accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits pour permettre aux passagers de voyager le plus harmonieusement possible“.

 

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