Automobile : Nissan prévoit de réduire sa production de 30% jusqu’en décembre

Coffre-arrière d'une Nissan Qashqai.

 

Selon l’agence Reuters, qui rapporte deux sources proches du dossier, Nissan Motor prévoit de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de l’année dernière. Cette annonce intervient au moment où la chute de la demande, provoquée par l’épidémie liée au coronavirus, complique les efforts de redressement du groupe japonais.

Nissan se refuse à tout commentaire

Nissan Motor envisage de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de 2019, annonce l’agence Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Le constructeur automobile japonais, partenaire d’alliance de Renault, compte ainsi produire environ 2,6 millions de véhicules entre avril et décembre, contre 3,7 millions sur la même période l’année dernière. Nissan a fabriqué 4,6 millions de véhicules sur son exercice fiscal clos en mars dernier. Le groupe japonais, qui n’a toujours pas publié de prévisions de ventes pour l’exercice en cours, a refusé de répondre aux questions sur le sujet.

Cette annonce s’effectue au moment où la chute de la demande mondiale, provoquée par la crise sanitaire du coronavirus, complique les efforts de redressement de Nissan. L’ensemble des constructeurs automobiles souffrent de cette pandémie, qui a entraîné des fermetures d’usines et de concessions pendant plusieurs semaines. De mars à mai, les ventes se sont effondrées de mars à mai, mais on a assiste à un timide rebond en juin avec le redémarrage économique permis par la levée des mesures de confinement.

510.000 véhicules attendus sur la période avril-juin

En avril et mai, les deux premiers mois de son nouvel exercice fiscal, Nissan a fabriqué environ 307.000 voitures, soit 62% de moins qu’en 2019. Le constructeur japonais Nissan avait alors annoncé son intention de réduire d’environ 20 % ses capacités mondiales de production d’ici fin mars 2023 par rapport à leur niveau de fin mars 2019, en fermant notamment son usine de Barcelone, qui emploie quelque 3 000 personnes.

Il s’attend à ce que sa production grimpe de 510.000 véhicules sur la période avril-juin, son premier trimestre, et à environ 930.000 sur juillet-septembre. Un tel niveau de production au deuxième trimestre représenterait néanmoins une chute d’environ 25% par rapport à l’an dernier, selon des calculs de Reuters. La production de Nissan devrait ensuite atteindre environ 1,1 million d’unités sur la période octobre-décembre, soit une baisse de 8% environ sur un an.

Automobile : Bruno Le Maire annonce un plan de soutien sous 15 jours

Le volant d'une voiture Peugeot.

 

Après avoir rencontré le vendredi 15 mai les constructeurs automobiles, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a promis ce lundi 18 mai un plan de soutien au secteur sous 15 jours. Mais il s’agira d’un « soutien pour des véhicules verts », a-t-il prévenu.

« Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique »

« Je vais voir aujourd’hui [vendredi 15 mai] tous les constructeurs automobiles et tous les représentants de la filière et je vais leur dire que nous sommes prêts à soutenir la demande des Français pour la voiture », avait déclaré le ministre de l’Economie et des Finances sur l’antenne de Cnews le 15 mai. Ce lundi 18 mai, il a annoncé sur France Info qu’il présenterait « sous 15 jours » un plan de soutien au secteur automobile, qui favorisera « l’achat de véhicules propres », et un autre pour l’aéronautique avant le 1er juillet.

« Ce sera un soutien aux voitures qui émettent le moins de CO2, aux voitures vertes, aux véhicules électriques, a averti Bruno Le Maire. C’est évidemment la condition de notre soutien, parce que l’industrie automobile doit réussir sa transition vers l’automobile autonome et vers l’automobile électrique ». Selon lui, « Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique et pour encourager les Français à acheter des véhicules qui sont encore aujourd’hui trop chers pour eux ».

Bruno Le Maire souhaite la relocalisation de certaines activités en France

Bruno Le Maire avait annoncé dès la fin mars la nécessité de mesures particulières de soutien au secteur automobile qui a enregistré un effondrement de ses ventes aux mois de mars et d’avril avec la fermeture des concessions. Le marché automobile français a ainsi chuté de près de 89 % en avril. Le ministre de l’Economie avait mentionné une autre condition au soutien de l’Etat français au secteur automobile : la relocalisation de certaines activités en France. « L’industrie automobile française a trop délocalisé » et « doit pouvoir relocaliser certaines productions », avait-il souhaité.

Un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique prévu

Bruno Le Maire a, par ailleurs, indiqué qu’il annoncerait « avant le 1er juillet, un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique et les centaines de milliers d’emplois qui vont derrière dans la région de Toulouse et ailleurs ».

Coronavirus : un plan de départs volontaires en cours à Boeing

Un Boeing 777X sur le tarmac.

 

Dans un contexte difficile pour le secteur de l’aviation, le PDG de Boeing Dave Calhoun a annoncé jeudi, via une lettre adressée aux employés, la mise en place d’un plan de départs volontaires. L’avionneur américain promet toutefois de respecter ses engagements auprès de ses clients.

Dans un courrier adressé à ses salariés, jeudi 2 avril 2020, Dave Calhoun, le directeur général de Boeing, a annoncé la mise en place d’un plan de départs volontaire afin de faire face à l’impact de la pandémie de coronavirus et préserver l’essentiel pour préparer la reprise. « Nous prenons des mesures – y compris ce plan de départs volontaires – sur la base de nos connaissances à ce jour. Ces mesures vont nous mener jusqu’à la reprise à condition que nous ne soyons pas confrontés à d’autres défis », écrit Dave Calhoun à tous les employés du groupe.

«  Nous devons faire tout notre possible pour garder notre équipe intacte »

Boeing n’a donné aucun détail sur son plan de départs volontaires, mais a précisé que les employés qui choisiraient de partir pourraient bénéficier « d’une indemnité et d’avantages sociaux ». Il s’agit par exemple d’une couverture santé, un service très important aux Etats-Unis, où il n’y a pas de couverture santé universelle, comme en Europe.

Le géant américain de l’aéronautique précise qu’il dévoilera plus de détails sur les modalités de la mesure dans les prochaines semaines. Il promet surtout de respecter ses engagements auprès de ses clients que ce soit dans le domaine de l’aviation civile, de la défense ou de l’espace. Cela doit passer par le maintien de « la stabilité de notre chaîne d’approvisionnement afin que nous soyons prêts à redémarrer lorsque la pandémie sera terminée », indique le PDG.

40 à 70% des lignes intérieures à l’arrêt aux Etats Unis 

Selon Dave Calhoun, Boeing doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger l’avenir de son activité au moment où le secteur aéronautique est à l’arrêt en raison de l’épidémie de coronavirus. En effet, la plupart des vols transatlantiques des compagnies américaines ont été suspendus, tandis qu’entre 40 à 70% de leurs lignes intérieures sont à l’arrêt. Par ailleurs, l’apparition du Covid-19 et les mesures de confinement pourraient faire chuter de 20 % à 50 % les revenus du secteur aérien mondial, d’après le cabinet de conseil BCG.

Les compagnies aériennes américaines réclament un plan de sauvetage public

Or Boeing se trouvait déjà dans une situation très délicate, car confronté depuis plusieurs mois à la crise du 737 MAX. « Selon nos estimations, le groupe a du cash garanti jusqu’au mois de juin 2021 avec ses prêts actuels. Mais la baisse du trafic, couplée à la baisse de production des long-courriers et à la crise du 737 MAX le rapprochent du point de détresse financière », avertit Philippe Plouvier, directeur associé au BCG et expert aéronautique.

Face à cette éventuelle faillite, Boeing et les compagnies aériennes américaines réclament un sauvetage public inédit. American Airlines notamment compte demander au gouvernement une aide de 12 milliards de dollars afin d’affronter la crise.

Programme A220 : Airbus veut racheter la part de Bombardier

Un 380 pour All Nippon Airways dans l'atélier de peinture de l'usine Airbus à Hambourg.

 

Airbus pourrait racheter la part de Bombardier (33,6 %) dans le programme A220. Selon des sources industrielles, un accord devrait survenir dès cette semaine, alors que les deux groupes publieront leurs résultats financiers trimestriels le 13 février.

Airbus va probablement racheter à Bombardier sa participation (33,6 %) dans le programme A220, a appris Reuters vendredi 7 février de sources industrielles. En difficulté financièrement, le groupe canadien a annoncé en janvier qu’il « réévaluait » sa participation dans sa coentreprise avec Airbus : SCAC (Société en commandite Airbus Canada).

Le gouvernement québécois détient également 16,4 % de l’A220

L’annonce pourrait intervenir dès ce lundi 10 février et avant la publication des résultats des deux groupes aéronautiques, ont dit les deux sources de Reuters. Airbus et Bombardier doivent présenter leurs résultats financiers jeudi 13 février. Le Wall Street Journal a également rapporté un accord imminent entre les deux avionneurs. Le journal américain ne donne pas d’estimation concernant la valeur de l’accord. En juillet 2018, Bombardier estimait sa part de 33,6 % à 1,76 milliard de dollars américains (1,61 milliard d’euros). Airbus a déjà déboursé un dollar symbolique pour acquérir une participation majoritaire de 50,01% dans le programme.

Le gouvernement québécois détient également 16,4 % de l’A220. Il avait indiqué qu’il ne souhaitait pas réinvestir dans le programme. Si l’accord se concrétise entre Airbus et Bombardier, la participation du Québec pourrait donc être diluée après d’éventuels réinvestissements d’Airbus.

Avec ce rachat, Bombardier quitterait définitivement l’aviation commerciale

Toujours selon le Wall Street Journal, l’accord entre Bombardier et Airbus prévoie que l’avionneur européen prenne à sa charge les investissements de 350 millions de dollars faits par l’entreprise canadienne dans l’A220 en 2019.  L’A220 emploie environ 2700 personnes à Mirabel au Québec.

Pour Bombardier, un éventuel retrait du programme A220 voudra dire que la société quittera définitivement le secteur de l’aviation commerciale. Les investisseurs ont peu réagi à la nouvelle, le titre de l’entreprise terminant vendredi sur une hausse de 0,04 dollar, ou de 2,8%, à 1,47 dollar à la Bourse de Toronto.

Bombardier en difficulté financièrement

Bombardier fait face à d’importantes difficultés de maîtrise des coûts et recherche actuellement des partenaires pour ses activités ferroviaires. Bloomberg rapporte que le groupe songe à regrouper sa division ferroviaire avec la société française Alstom.

La semaine dernière, un autre article du Wall Street Journal affirmait que l’industriel canadien avait engagé des pourparlers pour vendre sa division d’avions d’affaires à la société américaine Textron, qui fabrique entre autres les avions Cessna et se spécialise dans les appareils de petite et de moyenne taille.

Cuves industrielles d’occasion : les meilleurs produits en ligne

Contexte de crise oblige, le marché consacré aux machines industrielles d’occasion, notamment les cuves, connait une forte croissance ces dernières années. Pour les grandes entreprises comme les petites, il est devenu primordiale de réduire au maximum les dépenses afin d’éviter de jeter les clés sous la porte. Tout en conservant les plus grandes exigences en matière de qualité.

Osertech, première marketplace au monde pour l’achat-vente de matériel d’occasion

La sélection et l’achat de cuves industrielles n’est pas toujours chose aisée, et de plus en plus d’acheteurs potentiels (mais aussi de vendeurs) effectuent désormais leurs recherches en ligne, notamment au travers d’annonces.

C’est le service que propose Osertech, qui a lancé une nouvelle offre en ligne dédiée à l’achat-vente de matériel d’occasion. Cette entreprise familiale, installée en Eure-et-Loire et fondée par Lionel Tabeau, innove en proposant désormais des services digitalisés, après plus de 30 ans d’expérience dans le négoce de machines industrielles d’occasion.

L’objectif de ses créateurs est de faire de la plateforme Le Bon Coin des professionnels achetant et vendant des machines industrielles.

Optimisation des annonces pour de meilleurs résultats

Osertech repose sur le principe d’une marketplace. En effet, les vendeurs peuvent directement déposer des annonces sur le site en prenant le soin de donner les spécificités de leurs machines.

Les acheteurs potentiels peuvent accéder librement aux informations sur des machines qui les intéressent et contacter directement le vendeur. Ce qui permet d’éviter les nombreux intermédiaires et leurs commissions.

Mindeal, le complément de Osertech

Parmi les articles de la catégorie « Cuves industrielles d’occasion », l’acheteur peut retrouver des cuves inox, des mélangeurs industriels, des agitateurs, des cuves de stockage, des fondoirs ou encore des réacteurs.

Ces types de machines sont également trouvables sur Mindeal, un moteur inversé proposant plus de 15000 machines industrielles d’occasion. Cette plateforme B2B est l’œuvre de Grégoire Tabeau, le fils de Lionel Tabeau, fondateur de Osertech.

Production automobile : La France dégringole à la cinquième place en Europe

Renault Arkana, le crossover coupé de la marque française

 

La France ne figure plus sur le podium européen des producteurs automobiles selon le dernier classement de l’Insee pour l’année 2016. Encore deuxième producteur européen en 2011, notre pays n’est plus que cinquième. La perte de vitesse de l’industrie automobile nationale s’explique notamment par « l’internationalisation de la production » des groupes français.

C’est la dégringolade pour la France dans le classement européen des producteurs automobiles. Alors qu’elle était encore deuxième producteur européen d’automobiles en 2011, la France a chuté à la cinquième place selon une étude de l’Insee pour 2016. « La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne. Elle est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, note l’organisme. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008 », insiste l’Insee.

La production allemande 6,6 fois supérieure en 2016 à celle de la France

Représentant désormais 6,7% de la production automobile de l’Union européenne, la France a été doublée par l’Italie (7,2%), l’Espagne (7,4%) et le Royaume-Uni (8,2%). Quant à l’Allemagne, elle garde sa première place, et de loin avec 44,5% de la production du continent. « Depuis le début des années 2000, le poids de la production automobile française en Europe a été divisé par deux (13,1 % en 2000). Dans le même temps, l’Allemagne a conforté sa position (40,6 % en 2000), alors que le poids des pays de l’Est a plus que triplé (16,5 % en 2016 contre 5,2 % en 2000) », détaille l’institut de statistique français.

Ainsi, si la production automobile allemande était 3,1 fois supérieure à celle française en 2000, elle était 6,6 fois supérieure en 2016.

Pourquoi une telle dégringolade ?

Ce constat s’explique notamment par les délocalisations d’une partie de la production des groupes automobiles français dans d’autres pays d’Europe. La plupart des modèles des marques nationales (ou Dacia qui appartient au groupe Renault) sont en effet produits à l’étranger. A l’inverse, une Toyota Yaris produite à Onnaing, une Nissan Micra, à Flins ou une Smart Fortwo, à Hambach, sont bien des véhicules made in France.

Ces délocalisations ont à la fois fait baisser la part produite en France et favorisé la progression de la production dans les pays voisins. « Si les groupes multinationaux français contribuent toujours positivement au solde commercial, ils ont localisé une partie majoritaire de leur production à l’étranger pour servir les marchés locaux, mais aussi pour être réexporté vers la France », résume l’Insee. La perte de vitesse de l’industrie automobile française s’explique aussi en partie par « les parts de marché prises par les marques étrangères importées ».

Transport aérien : Air France se met au vert avec l’A350

L'A350 lors de sa réception à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle

 

Air France a reçu vendredi son premier A350. Vingt-sept autres vont suivre, dont trois d’ici la fin d’année. Ce gros porteur émet 25 % de CO2 de moins avec une empreinte sonore réduite de 40 %. La compagnie renouvelle ainsi sa flotte en même temps qu’elle réduit son empreinte environnementale.

Alors que l’avion est pointé du doigt par les écologistes, Air France a reçu ce vendredi 27 septembre son premier A350, moins pollueur que ses autres gros porteurs. C’est dans la ferveur et l’excitation que les employés du groupe ont accueilli le premier appareil à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à Toulouse. « Il est beau, surtout ses yeux », s’extasient les hôtesses dans leur tailleur bleu foncé avec nœud rouge. Comme il est de tradition au sein de la compagnie aérienne française, l’avion a eu droit aux lances des pompiers.

Une nouvelle cabine avec des sièges haut de gamme

L’A350 affiche jusqu’à 40 tonnes de moins que son concurrent Boeing, ce qui se traduit par une vingtaine de tonnes de carburant consommées à parcours comparable. Il émet également 25 % de CO2 de moins avec une empreinte sonore réduite de 40 %. Après Toulouse, un autre exemplaire du long-courrier devrait être livré à l’aéroport de Bordeaux, courant octobre.

Comme nouvel avion rime avec innovation, l’A350 proposera une nouvelle cabine équipée de sièges haut de gamme. Il compte au total 324 séants, dont 24 sièges Premium Economy, 266 sièges Economy et 34 sièges Affaires, qui seront à la fois full flat et full access, ce qui signifie que le lit s’allonge complètement et l’accès au couloir n’exige pas d’enjamber un autre passager.

Air France a commandé en tout vingt-huit A350. Ils arriveront progressivement d’ici 2025. Avant la fin de l’année, trois exemplaires vont être livrés et trois autres l’an prochain. Dans un premier temps, la direction opérationnelle d’Air France privilégiera des étapes courtes notamment Abidjan et Bamako pour permettre aux d’équipages de se familiariser avec l’avion et aux équipes au sol d’appréhender ses particularités. La compagnie aérienne française compte ensuite le déployer vers d’autres destinations : Toronto, Séoul, Le Caire, Bangkok.

Briser la vague de Flygskam

Précisons que pour motoriser l’A350, Air France a retenu le réacteur Rolls-Royce XWB-84 ou 97. Les mécaniciens de la compagnie vont donc devoir acquérir la culture du britannique. Le motoriste devra pour sa part accepter que les ateliers d’Air France Industries révisent les propulseurs pour le compte d’autres transporteurs. Avec le virage écologique pris par l’A350, Air France veut briser la vague de Flygskam (la honte de prendre l’avion), un mouvement né dans les pays scandinaves et qui montre que l’opinion publique est sensible à la cause environnementale.

Pétrole : l’Opep pessimiste pour le restant de l’année et pour 2020

Une plateforme d'exploitation de pétrole offshore

 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a rendu public vendredi un rapport dans lequel elle se dit pessimiste quant à l’évolution de la demande de pétrole pour le reste de l’année 2019 et pour 2020. Elle a semblé plaider pour le maintien de l’accord d’encadrement de la production de ses pays membres. Cet accord vient d’être reconduit jusqu’en mars 2020.

« Il demeure primordial de surveiller de près l’équilibre de l’offre et de la demande »

L’Opep n’est pas très optimiste pour le marché pétrolier concernant la fin 2019 et l’année prochaine. Elle craint un ralentissement de la croissance mondiale, et met en avant, dans son rapport mensuel publié vendredi, les défis qui l’attendent en 2020. L’organisation semble ainsi plaider pour le maintien de l’accord d’encadrement de la production. Cet encadrement, dont le but principal est d’éviter que les marchés ne soient alimentés à l’excès par l’or noir, provoquant ainsi une chute drastique des cours, a été reconduit jusqu’en mars 2020. Cette décision aurait été prise «pour éviter une accumulation des stocks préjudiciable aux prix», commente l’Usine Nouvelle.

« Tandis que les perspectives des fondamentaux du marché semblent quelque peu baissières pour le restant de l’année, compte tenu d’une croissance économique qui fléchit, des problèmes commerciaux du moment et du ralentissement de la croissance de la demande pétrolière, il demeure primordial de surveiller de près l’équilibre de l’offre et de la demande et d’assurer la stabilité du marché dans les mois qui viennent », écrit l’Opep dans son document.

2020 dégagerait un excédent de l’offre de 200.000 bpj

Dans ce contexte, l’Organisation annonce une réduction de la prévision de croissance de la demande pétrolière de 40 000 barils par jour (bpj) pour 2019. La demande de ses bruts sera de 29,41 millions de bpj en moyenne en 2020, soit 1,3 million de bpj de moins qu’en 2019. Ceci étant, la prévision de 2020 a été relevée de 140.000 bpj par rapport à celle donnée le mois dernier. Le rapport indique en outre que l’année 2020 dégagerait un excédent de l’offre de 200.000 bpj si l’Opep continuait de produire au rythme de juillet.

L’Opep précise que sa production a diminué de 246.000 bpj en juillet, à 29,61 millions de bpj, l’Arabie saoudite ayant réduit ses propres extractions au-delà de son quota. Parmi les autres membres de l’Opep, l’Iran a également produit moins le mois dernier (-47.000 b/j). Le pays est touché par le rétablissement de lourdes sanctions économiques depuis le retrait des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien

La production du gaz de schiste stimulée

Selon les analystes, la politique de l’OPEP, qui consiste à soutenir les cours en réduisant la production, est une sorte de cadeau offert aux industriels du pétrole de schistes aux Etats-Unis dont la production se retrouve stimulée.

Biotech : Gilead et Galapagos annoncent une collaboration mondiale de recherche et développement

Un cherheur en travail dans son laboratoire

 

Galapagos et son partenaire américain Gilead ont annoncé ce dimanche avoir conclu une collaboration mondiale de recherche et développement pour une période de 10 ans. Gilead va verser 3,95 milliards de dollars à Galapagos dans un premier temps, à quoi viendra s’ajouter 1,1 milliard de dollars sous forme de participation dans l’entreprise belge, portant le tout à presque 5 milliards de dollars.

« La conclusion de cet accord historique avec notre grand partenaire Gilead fera date »

La biotech américaine Gilead Sciences a indiqué dimanche un vaste accord de collaboration avec son homologue belge Galapagos pour une durée de dix ans, en échange de presque 5 milliards de dollars versés par l’Américain. « La conclusion de cet accord historique avec notre grand partenaire Gilead fera date dans l’année de votre 20e anniversaire », a réagi Onno van de Stolpe, CEO de Galapagos, dans le communiqué. « Nous bénéficierons largement de l’expertise et de l’infrastructure de Gilead, et sommes convaincus que cette collaboration accélérera le développement des candidats médicaments de notre portefeuille », a-t-il ajouté.

Gilead va d’abord verser 3,95 milliards de dollars à Galapagos, puis 1,1 milliard de dollars sous forme de participation dans l’entreprise belge, soit presque 5 milliards de dollars. Gilead passera de 12,3 à 22% dans le capital et aura la possibilité de faire monter ses parts à 29,9%, selon un communiqué commun. Pour contrer toute spéculation, l’accord prévoit également un moratoire de 10 ans dans le but de limiter la faculté de la société américaine de chercher à acquérir Galapagos ou à augmenter sa part au-delà de 29,9 %, sous réserve d’exceptions limitées.

Les autres volets de l’accord

Les deux entreprises ont également amendé leur accord concernant filgotinib, une molécule destinée au traitement de l’arthrite rhumatoïde et à la maladie de Crohn chez les hommes, donnant ainsi un plus grand rôle dans sa commercialisation en Europe à la société belge.

L’accord donne en outre à Gilead des droits sur GLPG1690, une molécule actuellement testée en phase III contre la fibrose pulmonaire idiopathique. En cas d’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis, Gilead devra verser 325 millions de dollars à Galapagos.

La biotech américaine a enfin une option sur les droits aux Etats-Unis sur la molécule GLPG1972 contre l’arthrose, une fois achevée la phase de tests 2b, en échange du versement de 250 millions de dollars.

Si la molécule est efficace, l’entreprise américaine pourrait verser 200 millions supplémentaires auxquels puis jusqu’à 550 millions de dollars en fonction des progrès en termes d’autorisation et des résultats des ventes.

Concernant les futurs produits, Galapagos aura une large autonomie pour la recherche et le développement et les financera jusqu’à l’issue de la phase II des essais cliniques. Gilead versera ensuite 150 millions de dollars par produit s’il exerce son option de licencier la ou les molécules. Dans ce cas, les deux entreprises poursuivront le développement en partageant les coûts.

Salon Le Bourget 2019 : Airbus et Boeing jouent le match des commandes

Au Salon International de l’Aéronautique et de l'Espace - Paris Le Bourget

 

Le salon aéronautique du Bourget a ouvert ses portes depuis lundi 17 juin 2019. Cette 53e édition se tient dans un contexte de forte croissance du trafic aérien, avec un doublement prévu d’ici 20 ans de la flotte d’avions dans le monde qui devrait atteindre 44.000 appareils en service. Airbus et Boeing rivaliseront en termes de commandes et le match a déjà commencé.

Les bénéficiaires de la forte croissance du marché aérien seront certainement Airbus et Boeing, les deux principaux constructeurs mondiaux. Mais il va falloir aussi compter sur d’autres acteurs comme le brésilien Embraer et le japonais Mitsubishi Aircraft.

Au 53e salon aéronautique du Bourget, les fabricants enregistrent progressivement des commandes depuis lundi. Le compte est déjà bon pour certains, dont l’européen Airbus et l’américain Boeing, handicapé par deux accidents qui ont impliqué le dernier né de ses moyen-courriers le Boeing 737 MAX. Ci-dessous les principales commandes effectuées lors de ce salon du Bourget, selon jounalaviation.com.

Airbus empile les contrats

L’avionneur européen mène les débats au 53e salon du Bourget avec plusieurs commandes, devant le rival américain. Il y a d’abord Qantas qui s’engage à acquérir 36 exemplaires de son Airbus A321XLR, dont 26 issus de la conversion d’une précédente commande d’A320neo et 10 faisant l’objet d’un nouveau contrat. Ensuite le groupe irlandais IAG qui passe une commande ferme portant sur 14 A321XLR. Huit de ces appareils sont destinés à Iberia et six à Aer Lingus. Puis la compagnie américaine Delta Air Lines avec cinq A220-100 supplémentaires, des appareils disposant de la masse maximale au décollage (MTOW) augmentée de 2,3 tonnes.

Le constructeur européen a enregistré ces autres commandes : deux exemplaires de l’A320neo d’Atlantic Airways des Îles Féroé ;  16 A330-900, 10 A321XLR et 5 A320neo (contrat ferme), ainsi que 10 autres A321neo en option de la compagnie philippine Cebu Pacific ; 65 nouveaux monocouloirs Airbus de la famille A320neo, dont 35 appareils en option de la Saudi Arabian Airlines et 253 A321neo d’AirAsia ; 14 A330-900 (dont 8 A330neo fermes) de la britannique Virgin Atlantic.

Boeing tient bon

Bien qu’ébranlé par les récents accidents de son 737 Max, Boeing tient le coup. Au 53e salon du Bourget, son carnet de contrats s’étoffe. Le constructeur américain a enregistré une lettre d’intention portant sur l’acquisition de six Boeing 777F de China Airlines pour moderniser sa flotte et soutenir ses opérations vers l’Amérique du Nord et l’Europe. IAG a également réitéré sa confiance en Boeing en signant une lettre d’intention pour jusqu’à 200 737 MAX 8 et 10 d’une valeur de 24 milliards de dollars. Notons aussi Air Lease qui a augmenté sa commande de Boeing 787-9 de cinq appareils et Korean Air qui a acquis trente 787, vingt en version -10 et dix de plus en version -9.

Outre les marchés de ces gros constructeurs, relevons les bonnes affaires réalisées par le brésilien Embraer et le japonais Mitsubishi Aircraft.

Embraer suit la cadence

Embraer a reçu des commandes de Binter (deux nouveaux E195-E2), de Fuji Dream Airlines (deux nouveaux Embraer E175 en commande ferme) et d’United Airlines Express (39 appareils, vingt en commande ferme et dix-neuf options). Quant à Mitsubishi Aircraft, il tient son premier client depuis le lancement du SpaceJet M100. L’avionneur japonais a signé un protocole d’accord avec un client nord-américain portant sur l’acquisition de quinze appareils.

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