Chômage en France : Décryptage de la fausse baisse du premier trimestre

Chômage France Coronavirus Monde

Le taux de chômage aurait-il pu réellement baisser pendant la période de confinement ? En effet, contre toute attente, selon les chiffres du Bureau International du Travail (BIT), le chômage en France aurait reculé de 0,3 points de pourcentage au cours du premier trimestre, portant le total à 7,8% de chômeurs dans la population active. Cependant, l’Institut National de la Statistique et des Études économiques (INSEE) explique que ce chiffre est loin de représenter la réalité…

Une fausse baisse du chômage en France

Comme l’explique l’Insee, cette baisse du taux de chômage dans le pays n’est qu’un trompe l’œil. En effet, selon l’organisme de statistique français, cette baisse s’explique résulte “d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant la période de confinement“. Autrement dit, moins de personnes étaient activement en recherche d’emploi pendant le confinement, ce qui a eu pour effet de faire “baisser” le taux de chômage.

Au total, le chômage au sens du BIT est donc plus faible pendant cette période de confinement, sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail“, a poursuivi l’Insee qui insiste sur la fausse réalité que représentent ces chiffres.

Selon les estimations, en prenant en compte le trend des premières semaines de l’année, le taux de chômage aurait dû rester stable, aux alentours de 8,2%.

Cependant, en réalité le chômage a progressé à cause de l”épidémie de coronavirus. Cependant, la catastrophe semble avoir été évitée avec le plan de chômage partiel mis en place par le gouvernement, qui aurait permis de sauver de nombreux emplois plutôt que de licencier.

Enfin, il faut tout de même s’attendre à voir venir de graves répercussions économiques. En effet, comme le prédisait Phillippe Waechter, un chef économiste chez Asset Management, “le choc sera persistant et le retour à l’emploi sera très long à se dessiner“… Des prévisions déjà peu optimistes, dans un présent où le monde est encore loin d’en avoir fini avec le coronavirus…

Coronavirus : Edouard Philippe a détaillé son plan de déconfinement

Une rue de Paris, capitale de la France.

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a détaillé ce jeudi la manière dont la France va progressivement entamer son déconfinement à compter de lundi 11 mai 2020. Il a notamment indiqué que certains régions resteront « rouges » et que la circulation de la population restera limitée dans ces zones-là.

« La levée progressive du confinement peut être engagée. », a déclaré ce jeudi Édouard Philippe au cours d’une conférence de presse avec d’autres ministres de son gouvernement, dont celui de la Santé, Olivier Véran. « Nous allons débuter lundi prochain un processus très progressif, au minimum sur plusieurs semaines, qui va permettre au pays de sortir doucement, mais sûrement du confinement », a dit le Premier ministre. Il a fait savoir que tous les commerces rouvriront à partir du 11 mai (librairies, coiffeurs, etc.) sauf les lieux de convivialité (cafés et restaurants). Le télétravail devra être aussi maintenu partout au maximum, et surtout en Île-de-France. Quant aux rassemblements, ils devront se limiter à 10 personnes jusqu’au 2 juin.

Quatre régions restent en « rouge »

Le plan de déconfinement développé par le gouvernement varie toutefois en fonction des zones géographiques. « Certains départements ont des résultats moins bons qu’espérés », a souligné Édouard Philippe. Ainsi, quatre régions restent en « rouge », à savoir l’Île-de-France, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté. Mayotte s’ajoute à cette liste, en raison d’un « nombre de cas qui est faible, mais en augmentation ». Pour ces zones rouges, la circulation sera limitée et il n’y aura pas d’ouverture des collèges, de parcs et de jardins.

Par contre, la circulation pourra être élevée dans les zones vertes : «  S’ils se maintiennent en vert durant les 3 prochaines semaines, nous pourrons envisager une nouvelle étape du déconfinement », avec notamment une réouverture des cafés, bars et restaurants, précise Edouard Philippe. En zone verte, les parcs pourront rouvrir à partir du 11 mai, ainsi que les jardins et les centres commerciaux.

Une attestation de déplacement prévue pour les salariés

Dans les transports en commun, Elisabeth Borne a annoncé des règles très strictes pour « éviter qu’ils ne se transforment en vecteur de diffusion de l’épidémie », surtout en Île-de-France. « Nous invitons les habitants de l’Île-de-France à limiter leurs déplacements au strict nécessaire », a-t-elle martelé. Pour maîtriser le flux d’usagers et éviter les déplacements de loisirs, les entreprises franciliennes devront fournir une attestation de déplacement aux salariés qui ne peuvent pas télétravailler. Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire, sous peine de recevoir une amende de 135 euros. Le gouvernement mobilisera 20 000 policiers et gendarmes pour contrôler et verbaliser dans ces transports en commun.

Un million d’élèves reprendront le chemin de l’école dès lundi

Pour sa part, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer assure que « 87 à 90 % des communes ont préparé la rentrée pour la semaine prochaine ». Il concède toutefois qu’il n’y aurait qu’un million d’élèves qui reviendront à l’école d’ici le 11 mai, avec 130 000 professeurs. Parmi les autres mesures inscrites dans le plan de déconfinement figurent la possibilité pour les plages et lacs de rouvrir sur demande des maires, s’ils peuvent « présenter des preuves d’aménagements suffisants pour le respect de la distanciation sociale », et le prolongement de la fermeture des frontières.

Enfin, le secrétaire d’État au Numérique Cédric O a parlé de l’application StopCovid. Il espère qu’elle entrera en phase de béta-test la semaine du 11 mai, pour qu’il puisse y avoir un vote au Parlement. En cas d’adoption, il y aura une mise en place en juin de cet outil numérique de contact tracing, dont les caractéristiques restent encore floues à ce jour.

Confinement : 120 milliards d’euros “détruits” pour l’économie française

Coronavirus économie France relance

Alors que la France en arrive à la moitié de son second mois de confinement, l’Observatoire français des conjonctures économiques, l’OFCE craint que cette période de gel économique ne se traduise par une perte nette de 120 milliards d’euros pour l’économie française.

Un PIB réduit de 32% pendant deux mois

Dans le scénario de la reprise la plus rapide possible de l’économie, à savoir un confinement de seulement huit semaines, devrait engendrer une perte de 120 milliards d’euros pour l’activité économique du pays. En comparaison par rapport aux résultats attendus, une telle baisse signifie une amputation de 32% du PIB sur la période de confinement. Sur l’année, cela constitue un recul de près de 5 points.

Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques, les deux tiers de la baisse de revenu national seraient absorbés par les administrations publiques à travers la hausse du déficit. Cependant, tout n’est pas à charge de l’État et l’OFCE craint que le tiers restant ne soit à charge des entreprises. Selon leur étude, un tel passage à vide dans les finances d’une société “pose la question du rebond après l’épisode de confinement“. En effet, de nombreuses entreprises risquent de ne pas pouvoir résister à une telle pression financière de sortie de crise.

L’épargne forcée : l’inconnue de cette sortie de crise

Pour les économistes, la sortie de la crise dépendra en grande partie de la capacité des ménages à relancer l’économie. En effet, au cours de cette période de confinement, la consommation des ménages a diminué et beaucoup se retrouvent avec une épargne “forcée”. Cette somme s’élèverait à 55 milliards d’euros et d’après les estimations, si elle venait à être dépensée complètement par les ménages, l’impact du confinement sur le PIB pourrait être en partie rattrapé. Ainsi, l’impact annuel sur le Produit Intérieur Brut du pays ne serait plus aussi important et se limiterait à 20 milliards d’euros, ce qui correspond à 0,9 points de PIB…

Coronavirus : masques, tests, confinement…le point de la conférence de presse d’Edouard Philipe et Olivier Véran

Le premier ministre Edouard Philippe lors d'une conférence le vendredi 27 mars 2019.

 

Le premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran ont tenu une conférence de presse samedi pour faire le point sur la stratégie de lutte contre le coronavirus. A cette occasion, le chef du gouvernement et son ministre de la Santé ont multiplié les annonces, parmi lesquelles la commande d’un milliard de masques.

« Le combat ne fait que commencer »

Samedi, au lendemain de l’annonce de la prolongation du confinement jusqu’au 15 avril, le Premier ministre Édouard Philippe a tenu une conférence de presse sur l’épidémie, avec à ses côtés notamment le ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Dès l’entame de son allocution, le chef du gouvernement a prévenu que « Les 15 premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler ». Par conséquent, le combat « ne faisait que commencer ». Ensuite, il est revenu sur les critiques de l’opposition, estimant qu’au « moment venu, nous tirerons ensemble les leçons de la crise ». Puis de clarifier les choses : Je ne suis pas de ceux qui se défaussent face à leurs responsabilités (…) Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision s’agissant du confinement ». Car « Nous avons décidé le confinement quand il est devenu nécessaire. Il y avait alors moins de 8000 cas et moins de 200 morts sur le territoire national », s’est-il défendu.

Un milliard de masques commandés à la Chine

Prenant la parole, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé l’augmentation prochaine du nombre de lits en réanimation à « 14.500 », contre 5.000 initialement, pour faire face à l’afflux de malades. Il a également relevé que la France a commandé « plus d’un milliard » de masques notamment à la Chine et que la France a besoin de 40 millions de masques par semaine.

D’après Olivier Véran, la France produit 8 millions de masques par semaine. Ainsi, « Nos réserves ne sont pas infinies », a-t-il souligné. Par ailleurs, le ministre de la Santé a précisé que la production de tests allait monter en régime avec 50.000 tests classiques par jour d’ici fin avril, auxquels s’ajouteront « plus de 100.000 » tests rapides par jour « au mois de juin ». Parallèlement, la France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides.

Un isolement individuel dans les Ehpad

Enfin, Olivier Véran a affirmé qu’il allait demander « aux établissements de type Ehpad d’aller vers un isolement individuel » pour chacun de leurs pensionnaires afin de mieux les protéger contre le Covid-19. « Le plan bleu nous a permis de prendre des mesures difficiles humainement », avec « l’interdiction des visites, l’éloignement des familles, l’identification partout où c’était possible au sein des Ehpad de secteurs dédiés aux malades atteint du coronavirus », a-t-il ajouté.

Réforme des retraites : l’Assemblée adopte le projet après avoir rejeté les motions de censure

Fronton de l'Assemblée nationale française.

 

Sans surprise, l’Assemblée Nationale a rejeté, mardi soir, les deux motions de censure déposées contre le recours au 49.3 pour faire passer la réforme des retraites, adoptée de facto en première lecture. Le texte va maintenant partir au Sénat.

La motion n’a pas recueilli la majorité absolue

On s’y attendait bien ! L’Assemblée Nationale a rejeté mardi soir les motions de censure de droite comme de gauche opposées à Edouard Philippe et son recours au 49-3 pour faire passer la réforme des retraites, adoptée de facto en première lecture. La motion de LR a recueilli 148 voix et celle des trois groupes de gauche (PCF, PS et LFI) 91 voix, loin de la majorité absolue de 289 suffrages nécessaires pour faire tomber un gouvernement. Seules les voix favorables à la motion sont comptabilisées.

Le Premier ministre a dénoncé à la tribune les « combines procédurales » maniées par la gauche de la gauche pour faire de « l’obstruction » sur ce projet emblématique visant à créer un système « universel » par points. Samedi, après 13 jours d’un parcours hors norme à l’Assemblée en première lecture, Edouard Philippe avait signé la fin de la partie avec le recours surprise au 49.3. Cet outil constitutionnel permet de faire adopter le texte sans vote, en engageant la responsabilité du gouvernement. Vent debout contre ce recours, LR et les trois groupes de gauche avaient immédiatement déposé leurs motions.

Un « désastre démocratique » pour les communistes

Le chef de file des députés LR Damien Abad a critiqué mardi un « fiasco parlementaire sans précédent » sur une réforme qui fera des Français les « grands perdants ». Défendant la motion de gauche, le communiste André Chassaigne a fustigé, lui, un « désastre démocratique » avec le recours à l’arme « funeste » du 49-3 qui « parachève la chronique du fiasco annoncé de cette réforme ».

Le PS a également attaqué le gouvernement. « Vous avez fracturé le pays », a lancé la socialiste Valérie Rabault, tandis que Jean-Luc Mélenchon (LFI) taclait un 49-3 « décidé sournoisement ». Il a promis la poursuite d’une « guérilla populaire et parlementaire, pacifique ». Quant au RN de Marine Le Pen, il a soutenu la motion de gauche, mais pas celle de droite, pour marquer son opposition au report à 65 ans de l’âge de départ à la retraite.

La majorité rangée derrière le premier ministre

Du côté LREM, on fait évidemment bloc autour d’Edouard Philippe. « La majorité réaffirme son soutien franc et massif au gouvernement », ont déclaré plusieurs « marcheurs » après le rejet des motions. Le premier ministre estime que la réforme relève de « la justice sociale » et que « ceux qui défendent le statu quo […] racontent bien trop souvent des calembredaines ». Il récuse aussi l’idée d’un « coup de force », mais parle plutôt d’un compromis car il aurait fallu « 8 semaines », week-end compris, pour arriver au bout.

La réforme attendue au Sénat en avril

Les députés ont au menu à partir de mercredi le projet de loi organique accompagnant la réforme et objet de 1.800 amendements. La réforme, elle, poursuivra son parcours au Sénat à majorité de droite en avril, avant de revenir à l’Assemblée. Le gouvernement visant toujours une adoption définitive avant l’été. Entre-temps sont attendues les conclusions de la « conférence de financement », dont la CGT et FO ont claqué la porte.

Coronavirus : les 200 rapatriés français sur le point d’arriver

Un groupe de medecins dans le couloir d'un hôpital de Mexico.

 

Les quelque 200 rapatriés français de Wuhan en Chine, épicentre de l’épidémie causée par un nouveau coronavirus, doivent fouler le sol français à la mi-journée. A leur arrivée, ils feront l’objet d’un  isolement de 14 jours dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet, près de Marseille.

Les 200 rapatriés français rapatriés de Chine sont sur le point d’arriver en France. Leur avion a décollé de Wuhan vendredi matin et doit atterrir à Istres dans l’après-midi, ont déclaré aux passagers des membres de la délégation officielle française, selon des journalistes de l’AFP à bord. Une fois sur le sol français, les Français rapatriés de Wuhan feront l’objet d’un isolement dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet, une ville au bord de la Méditerranée.

Un confinement souple

Il ne s’agirait pas d’une quarantaine avec des mesures drastiques. « Le cahier des charges était assez clair, (il fallait) un lieu agréable » et « un endroit où il y avait suffisamment de place », a souligné le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Selon lui, il n’était « pas question de mettre ces personnes dans des lieux de détention ou de soins alors qu’elles ne sont pas malades ». Ils seront placés « par familles dans des chambres distinctes », a précisé le préfet de la région Paca, Pierre Dartout, lors d’une conférence de presse à Marseille. « Ils pourront sortir dehors, dans l’enceinte du centre », en portant des « équipements nécessaires pour se protéger et protéger les autres, par exemple des masques », a-t-il ajouté.

Les rapatriés devront signer « un engagement » à respecter la quarantaine

Pendant leur période d’isolement, les rapatriés vont faire l’objet d’une surveillance médicale pour s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés par le virus. Environ 80 réservistes sanitaires, « se relayant par équipes », sont mobilisés au sein du centre, « pour une durée de deux semaines renouvelable une fois », précise un arrêté publié vendredi.

Les rapatriés devront signer « un engagement » à respecter la quarantaine. Par ailleurs, « des gendarmes ont été positionnés pour éviter toute pénétration dans le site », a indiqué le préfet. Puis de souligner qu’il ne s’agit pas d’« entretenir les psychoses » mais bien « rassurer l’ensemble des habitants du secteur ».

Un sixième cas signalé en France

Un second vol, qui rapatrierait quelques dizaines d’autres Français et une centaine d’Européens, devrait arriver plus tard dans la semaine. A ce jour, le coronavirus a fait plus de 210 morts et contaminé plus de 10.000 personnes. En France, un sixième cas a été signalé vendredi. C’est un médecin libéral parisien, qui avait reçu en consultation un patient chinois contaminé au coronavirus nCov-2019.

Hôpital ophtalmologique Bouamatou : une référence en matière de santé

Depuis son ouverture en 2001, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou de Nouakchott se consacre à redonner gratuitement la vue aux personnes souffrant de cécité en Afrique de l’Ouest. Après dix-huit ans d’existence, il est devenu l’établissement de référence pour soigner les infections de l’œil dont la cataracte et le trachome.

Plus de 5 000 opérations gratuites par an

Fondé et financé depuis son ouverture en juillet 2001 par l’homme d’affaires mauritanien dont il porte le nom, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou est aujourd’hui un centre de santé de référence en Afrique de l’Ouest. Il a été créé pour répondre à la problématique des maladies oculaires, comme la cataracte et le trachome. Un défi de taille dans une région où le taux de cécité est le plus élevé au monde. Dans son pays, la Mauritanie, le taux de prévalence de la cécité s’élève même à 1,5% de la population (40.000 nouveaux cas chaque année) faute de traitements ophtalmologiques adaptés.

C’est pourquoi, l’hôpital se dédie entièrement aux populations nécessiteuses et ne demande donc aucune contrepartie financière pour ses services. Son équipe médicale effectue chaque année, plus de 5 000 opérations gratuites de la cataracte pour tous les patients ouest-africains. En 2015, la clinique avait aussi offert plus de 300 000 consultations ophtalmologiques et 350 000 interventions chirurgicales. Parallèlement, elle a distribué plus de 35 000 paires de lunettes et délivré plus 3 500 consultations pédiatriques. Ceci grâce aux partenariats avec des organisations comme l’International Trachoma Initiative (ITI) ou de l’International Agency for Prevention of Blindness (IAPB) et des entreprises françaises comme Optic 2000.

L’hôpital donne des formations gratuites en ophtalmologie

L’établissement distribue également tous les ans, depuis 2004, des médicaments aux populations indigentes. Objectif : lutter contre le trachome, maladie des yeux très répandue en Mauritanie. Il contribue en outre à la prévention de la cécité en Mauritanie, en sillonnant les régions du pays, même les plus reculées.

Equipé d’un matériel de pointe, qui n’existe nulle part en Afrique de l’Ouest, la clinique ophtalmologique jouit d’un personnel de qualité, formé pour l’essentiel en Europe. Ces spécialistes offrent à leur tour des formations aux médecins généralistes et infirmiers d’état nationaux et étrangers en ophtalmologue.

Jacques Chirac a visité l’hôpital de Mohamed Ould Bouamatou

Pour son travail remarquable, l’hôpital ophtalmologie de la Fondation Bouamatou a reçu la visite de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de Jaque Chirac, ancien Président français, de Dominique Strauss Khan, ancien directeur du Fond Monétaire International (FMI), de son Altesse royal Cheikha Mowza, épouse de l’Emir du Qatar, ou encore des premières dames du Mali et du Niger.

 

Grève du 5 décembre : ces secteurs d’activité qui vont en profiter

Un chauffeur d'Uber dans un trafic dense

 

L’appel à la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites et la fin des régimes spéciaux, va faire tourner la France au ralenti jeudi. De nombreux secteurs publics dont celui des transports et de l’éducation seront fortement touchés. Mais, comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, il y a des activités qui enregistreront une forte hausse de leurs trafics et chiffres d’affaires.

Les plateformes de covoiturage

La grève du jeudi 5 fera les affaires des bus et plateformes de covoiturage, qui enregistrent déjà le plein de réservations. BlaBlaCar, le leader du secteur espère doubler son activité comme lors du dernier épisode de grève au printemps 2018. Cette ambition est partagée par BlaBlaLines, Covoit’ici, Karos, Klaxit (RATP) et OuiHop’ (SNCF). Getaround, le champion européen d’auto partage, offre jusqu’à 20 euros, soit 4 heures de route, aux nouveaux clients sur sa plateforme.

VTC et taxis

Naturellement les VTC et taxis vont se frotter les mains le jeudi. La loi du marché veut que moins il y a de voitures disponibles, plus la course doit coûter cher. L’on s’attend donc à une flambée des prix, jusqu’à plus de 100 euros pour une traversée de Paris, comme lors de la dernière grève de la RATP. Uber mobilise ses « troupes » (30 000 chauffeurs dans la capitale) en promettant des bonus financiers à tous ceux qui prendront la route, surtout pendant les heures de pointe. Son concurrent Heetch, lui, mise sur des prix abordables.

Les autocars

Toujours dans le domaine du transport, les compagnies d’autocars comme Blablabus et Flixbus enregistrent une augmentation respective de la demande de 65 % et de 70% sur les axes qui relient Paris à l’ouest de la France. Strasbourg, où se tient le marché de Noël, et Lyon, qui accueille la Fête des Lumières du 5 au 8 décembre, sont en tête des destinations.

Scooters électriques, vélos et trottinettes

Les scooters électriques, vélos et trottinettes auront également leur part du gâteau pendant le jeudi noir. Par exemple, le service de location Cityscoot, qui recense 65 000 trajets par jour normalement, entend doubler son chiffre comme il l’a fait en septembre avec 90 000 trajets.

Les nounous

Le jeudi 5 décembre, de nombreux établissements devraient fermer leurs portes car les enseignants feront grève aux côtés des cheminots. Conséquence : les parents seront obligés de faire appel aux nounous pour surveiller leurs plus jeunes enfants. Le leader du service à la personne, Yoopies constate déjà une hausse de +87% de la demande par rapport à un jeudi normal.

Les chaines de télé

Pendant les grèves, les Français préfèrent rester chez eux à profiter de très bons films ou de succulentes émissions. Les chaînes d’information en continu pourraient par conséquent gagner quelques téléspectateurs la semaine prochaine. Sans oublier les plateformes de streaming comme Netflix.

Epargne-retraite, factures, gaz… : ce qui change au 1er octobre

A l'intérieur d'une cuisine avec un feu de gaz

 

De nombreux changements, devant impacter le quotidien des Français, sont entrés en vigueur depuis le mardi 1er octobre. Ils concernent l’épargne retraite, les factures, les tarifs réglementés du gaz et les cotisations patronales d’assurance chômage, pour les plus attendus.

Depuis le mardi 1er octobre de nouveaux changements sont intervenus dans le quotidien des Français. Ce sont notamment la refonte de l’épargne retraite, les nouvelles mentions obligatoires sur les factures, la baisse des tarifs réglementés du gaz et la réduction de cotisations patronales d’assurance chômage.

L’épargne retraite

Trois nouveaux produits d’épargne retraite sont lancés à partir du 1er octobre, dans le cadre de la loi Pacte. Ils remplaceront à terme les dispositifs actuels (Perp, Perco, Préfon, « Madelin »,…) qui ne seront plus commercialisés à partir d’octobre 2020, même s’il sera possible de verser de l’argent dessus. Le premier de ces nouveaux dispositifs est le plan d’épargne retraite réservé à certaines catégories de salariés, en général les dirigeants et les cadres, afin de se substituer aux actuels contrats dits « article 83 ». Le second est un plan collectif ouvert à tous les salariés afin de remplacer les plans d’épargne pour la retraite collectif (Perco). Un 3e produit d’épargne, individuel, est commercialisé sous forme d’un compte-titres ou d’un contrat d’assurance. Il devra remplacer les actuels Plans d’épargne retraite populaire (Perp) et les contrats « Madelin » (professions libérales). Tous ces plans sont transférables entre eux.

Tarifs réglementés du gaz

Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à quatre millions de foyers français, baissent de 2,4% à partir du 1er octobre. Cette réduction est de 0,6% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,4% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 2,5% pour les foyers qui utilisent le gaz comme chauffage.

Factures

Toutes les factures émises à compter du 1er octobre 2019 doivent comporter deux nouvelles mentions obligatoires : l’adresse de facturation si elle est différente de l’adresse de livraison, et le numéro du bon de commande s’il a préalablement été indiqué par l’acheteur. Tout manquement à cette nouvelle réglementation est passible d’une amende de 75.000 euros pour une personne physique et 375.000 euros pour une personne morale.

Cotisations patronales

La réduction générale des cotisations patronales sur les salaires, applicable de manière dégressive aux rémunérations brutes inférieures à 1,6 Smic, est étendue aux contributions d’assurance chômage à compter du 1er octobre 2019. Le taux maximum de l’allègement passe à 4,05%.

G7 à Biarritz : le coût du sommet estimé à 36,4 millions d’euros

Une vue de la plage de Biarritz, non loin de l'hôtel qui accueillera les présidents

 

Le parlement a voté une enveloppe de 36,4 millions d’euros pour le G7 à Biarritz, a annoncé mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l’issue du conseil des ministres de rentrée. Voyant venir la polémique, elle fait remarquer que c’est « un chiffre très largement inférieur aux chiffres qu’on a pu connaître pour les sommets précédents que ce soit au Canada ou en Italie ».

Comparaison…est raison ?

Le coût de l’organisation par la France du G7 à Biarritz s’élèvera à 36,4 millions d’euros a promis mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Cette enveloppe votée par le parlement sera inférieure à « ce que l’on rencontre habituellement dans les sommets internationaux, comme ceux de l’Italie en 2017 et du Canada en 2018. Le G7 au Canada, qui a eu lieu dans la région de Charlevoix, au nord de Québec, a coûté 605 millions de dollars, rien de moins, dont près de 400 millions juste pour la sécurité. Le G7 italien, lui, aurait coûté 37,5 millions d’euros. Le gouvernement assure avoir ainsi limité les coûts pour l’organisation du sommet international, qui démarre dans trois jours.

Le sommet du G7 se tiendra du samedi 24 au lundi 26 août prochain à Biarritz, ville balnéaire des Pyrénées-Atlantiques. Un total de 13.200 policiers et gendarmes, épaulés par les forces militaires, ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet, du contre-sommet ainsi que des manifestations prévues.

Le mécénat des grandes entreprises

Sibeth Ndiaye précise que, dans un « souci de préservation des deniers publics », le gouvernement a « fait le choix de (s’)appuyer sur des structures existantes » afin de limiter le nombre de constructions à réaliser, ainsi que sur des marchés publics cadres « déjà existants dans la sphère gouvernementale » pour « aller vite ». Le gouvernement a également « fait appel au mécénat d’un certain nombre de grandes entreprises », ajoute la porte-parole du gouvernement. Elle a invité la presse à aller consulter la liste auprès du secrétariat général du G7, pour plus de transparence.

Le maire de Biarritz avait prévu moins que ça

Sibeth Ndiaye a en outre souligné le « souci de gestion éco-responsable » du G7 avec notamment l’implication des commerces de bouche « au cœur de la fourniture des repas » des participants de ce sommet international.

Si le budget alloué au G7 en France est moins important que celui des deux précédents sommets, il faut quand même relever qu’en février 2019, le maire de Biarritz, Michel Veunac, avait évoqué la somme de 24 millions d’euros. Soit une différence de 12,4 millions.

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