La Provence suscite des convoitises

Le quotidien marseillais par excellence va très probablement changer de main. Deux candidats au rachat des parts de son emblématique patron, Bernard Tapie, pour l’instant : Xavier Niel et la CMA-CGM.

C’était attendu depuis la mise sous liquidation judiciaire des affaires de Bernard Tapie en avril 2020. À moins d’une décision de justice favorable, le journal La Provence appartenant à 89% à l’ancien défunt dirigeant de l’Olympique de Marseille (OM) va changer de propriétaire dans les prochains mois. Et les manifestations d’intérêts ne manquent pas.

À en croire Le Figaro qui évoque la substance d’une réunion du conseil économique et social extraordinaire (CSE) tenue avec les salariés de l’entreprise de presse jeudi 21 octobre, deux entités ont jusqu’ici manifesté le souhait de racheter les parts de Tapie au sein de La Provence. Il s’agit de Xavier Niel à travers sa myriade de compagnies dans les médias français et de la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA-CGM). Cette dernière estime notamment être en capacité de renforcer l’ancrage du journal dans la ville du Vieux-Port d’où il paraît quotidiennement, à en croire les propos d’un responsable toujours cité par Le Figaro.

Bataille d’enchères

Reste que le groupe maritime part avec un temps de retard dans la bataille d’enchères qui s’annonce. Et pour cause, son concurrent Xavier Niel est un nom bien connu de La Provence dont il est actionnaire à 11% via NJJ holding depuis 2019. Cette position lui confère nombre d’avantages selon les textes, dont un droit de préemption et une clause d’agrément en cas de potentielle nouvelle entrée au capital de l’entreprise de presse.

Le patron de Free dispose par ailleurs d’une grande connaissance de l’univers médiatique français en raison de ses multiples participations au sein de plusieurs titres dont le plus emblématique reste le journal Le Monde qu’il détient majoritairement via la société Le Monde Libre. L’enjeu pour l’homme d’affaires quinquagénaire à travers l’éventuelle reprise des parts de Tapie au sein de La Provence sera donc de consolider son emprise sur le groupe.

Fin d’un chapitre

Pour le journal en revanche, cela pourrait marquer la fin d’un chapitre ouvert en 2013 avec le rachat du titre par Bernard Tapie des mains de la famille Hersant. Depuis, l’entreprise a fait son bonhomme de chemin, se posant en quotidien de référence de la deuxième ville de France, fort d’un tirage de 75 000 exemplaires en moyenne et de ses rotatives très précieuses pour une large diffusion. Mais l’horizon du groupe a quelque peu vacillé ces derniers temps. Son siège avait notamment été cédé en début d’année au groupe immobilier Constructa pour 35 millions d’euros.

L’énorme coup du fan token grâce à Messi

La cryptomonnaie des fans de sports a contribué au paiement d’une partie du transfert du sextuple Ballon d’Or par son nouveau club, le PSG. De quoi booster la notoriété de cette monnaie virtuelle déjà adoptée par plusieurs grandes écuries européennes.

Lionel Messi est officiellement devenu depuis sa signature à Paris, le premier joueur de football au monde à recevoir une rémunération en fans tokens. L’information d’abord dévoilée en exclusivité par l’agence Reuters le 12 août dernier a été confirmée par le club francilien dans un communiqué tard le même jour.

Plusieurs sources croient savoir que c’est une partie du montant de la prime à la signature de l’ancien numéro 10 du FC Barcelone estimée à 25 millions d’euros nets selon les médias dont les plus crédibles, qui a été versé au joueur en fans tokens. Impossible toutefois de savoir dans quelle proportion cela a été réalisé. Le club francilien n’ayant guère communiqué sur le sujet.

Droit de regard

Les fans tokens sont un type de cryptomonnaie dans la même lignée que le bitcoin ou le dogecoin, deux des plus célèbres monnaies numériques du marché. De ce point de vue, elles servent à effectuer toutes les transactions possibles avec la monnaie fiduciaire. Mais leur but premier n’est pas celui-là. Créés par l’entreprise Socios, les fans tokens sont d’abord destinés comme leur nom l’indique, aux fans sportifs. L’acquisition de ces jetons offre à son propriétaire un droit de regard sur certains aspects de son club. Il peut s’agir par exemple de voter pour le meilleur but de la saison ou de se prononcer sur le choix du meilleur joueur de la saison. Un droit de regard sur des aspects plutôt mineurs donc, mais qui contribue à raffermir les liens entre le club et ses supporters.

Les fans tokens permettent également d’acquérir des cartes à l’effigie des joueurs en jetons non-fongibles (NFT en anglais), ces formes d’objet d’art numérique unique dont le marché est actuellement en plein essor.

L’effet Messi

Plusieurs clubs de football se sont à ce jour associés à Socios pour ses cryptomonnaies. C’est le cas de la Juventus, du FC Barcelone ou encore du PSG bien évidemment. Ce dernier, le plus ancien de cette liste non exhaustive, a d’ailleurs fait bondir de 150% la valeur de ses tokens avec l’arrivée de Lionel Messi dans la capitale parisienne. Un regain de forme spectaculaire pour une monnaie en petite forme ces derniers mois. Les spéculations, caractéristiques de ces devises virtuelles, vont bon train.

France : le gouvernement vend de l’espoir aux restaurateurs

Le secteur de la restauration française n’en peut plus des restrictions anti-coronavirus. Alors que la grogne se multiplie et que la colère sourd, l’Etat tente d’apaiser la situation. Le ministre des PME, Alain Griset, a ainsi fait savoir ce mardi que les restaurants pourraient être à nouveau autorisés à ouvrir en cas de baisse significative des contaminations journalières.

Cette crise du coronavirus n’est pas ressentie par tous de la même façon. Il y a ces secteurs dont le télétravail contribue à apaiser un tant soit peu le choc. Puis il y a les autres secteurs incompatibles avec le télétravail et qui vivent la crise de plein fouet, à l’image de la filière restauration. Interdits d’accueillir du monde dans leurs enceintes depuis le retour des restrictions, les restaurants s’en remettent à la vente à emporter. Sans grand succès cependant. Une situation qui risque de mettre plusieurs établissements à genoux. Les risques de dépôt de bilan étant de plus en plus nombreux. Au moins 30 % des structures du secteur envisageraient de fermer définitivement boutique, selon un sondage réalisé en novembre dernier par le Groupement national des indépendants.

Juste une promesse à offrir pour l’instant

Face à cette situation difficile, le gouvernement joue la carte de la promesse. Ce mardi, le ministre des PME a notamment indiqué qu’une réouverture des restaurants pourrait être envisagée une fois la barre des contaminations au covid en dessous de 10 000 cas par jour. Une gageure quand on sait que la France tourne actuellement autour de 20 000 nouvelles contaminations journalières, dans un contexte de multiplication des variants. Pour parvenir à cet objectif, Alain Griset table sur la responsabilité de la population en attendant le vaccin. Un message à peine voilé à ces acteurs de la restauration de plus en plus réfractaires aux mesures sanitaires. Nombreux avaient d’ailleurs appelé à la désobéissance lundi 1er février en vue de protester. L’objectif était de servir les clients à table malgré l’interdiction des autorités. Mais le mouvement a fait pschitt.

Malgré la colère, beaucoup n’ont pas osé franchir le pas, craignant de devoir dire adieu au fonds de solidarité promis par l’État aux entreprises fermées en ces temps de pandémie sur décision administrative. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait en effet pris les devants ces derniers jours en menaçant ceux qui braveraient les interdictions. Le but est de couper court à toute velléité de rébellion susceptible de faire l’objet d’un effet domino dans d’autres secteurs d’activité économique.

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Les stations de ski craignent une saison hivernale à vide

Les professionnels du ski parient sur l’ouverture de leurs activités avant les vacances d’hiver – le 6 février – afin de limiter les pertes déjà énormes occasionnées depuis le début de la crise du coronavirus.

Plus question de rester plus longtemps fermées. Après les restrictions du 7 janvier dernier, la reprise devient urgente. Pour les acteurs du ski, le spectre d’une saison hivernale sans activités n’est pas envisageable

. Le secteur est financièrement à l’agonie et les compensations de l’État n’y changent pas grand-chose. Au risque de sombrer davantage dans la crise économique favorisée par la pandémie, les professionnels de la neige implorent le gouvernement d’autoriser l’ouverture des stations, ne serait-ce que partiellement, une semaine avant les vacances d’hiver prévues pour le 6 février. Cela est d’autant plus vital que cette période représente traditionnellement au moins 30% des revenus. Une bouffée d’oxygène pour un secteur déjà privé de revenus à Noël avec des pertes de l’ordre du milliard d’euros.

Le gouvernement attendu mercredi 20 janvier pour faire le point sur les dernières mesures anti-coronavirus refuse pour l’heure de dévoiler ses cartes, laissant les professionnels du ski dans l’angoisse. Le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire a notamment indiqué lundi que l’État n’entend pas aggraver la situation sanitaire à l’heure où le nouveau variant du Covid-19 a déjà fait son incursion en France. Il n’y a pourtant aucune raison de s’inquiéter d’un cluster à la montagne, selon plusieurs acteurs. La neige et l’ouverture des massifs seraient moins propices à une vague de contamination, à en croire ces derniers.

Réinventer le ski

Cette situation délétère a fini de convaincre certains d’une nécessité de changement de modèle économique pour la montagne, trop dépendante du ski alpin. Les remontées mécaniques sont en effet devenues au fil des âges, incontournables dans les stations de sports d’hiver. Néanmoins, des pistes de solution destinées à mettre la saison estivale davantage à profit, sont de plus en plus explorées. Car avant la crise sanitaire, le changement climatique avait déjà rendu aléatoire la survie de ce secteur dont dépendent des dizaines de milliers d’emplois. Il faut désormais aller vers la diversification, au risque de disparaitre. Le VTT, le trail, la luge sont entre autres alternatives expérimentées, même si les revenus qui en proviennent restent encore très peu conséquents. Comment faire donc plus de chiffres d’affaires à la montagne sans ski ? Tout le casse-tête de milliers de professionnels.

Propos de Macron sur l’islam : les pays musulmans appellent au boycott de produits français

A la suite des propos d’Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas « renoncer aux caricatures » du Prophète Mahomet, plusieurs pays musulmans ont appelé au boycott de produits français.

 

A la suite des propos d’Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas « renoncer aux caricatures » du Prophète Mahomet, plusieurs pays musulmans ont appelé au boycott de produits français. Parmi eux, le Qatar, l’Arabie saoudite et Koweït.

Macron ne veut pas renoncer à une tradition française

Depuis samedi, plusieurs pays du Moyen-Orient lancent des appels au boycott de produits français. Ils s’insurgent contre les propos tenus par Emmanuel Macron, le jeudi 22 octobre. Le président français a promis de ne pas « renoncer aux caricatures » du Prophète Mahomet, interdites dans la religion musulmane. C’était à l’occasion d’un hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un assaillant islamiste. L’enseignant a eu le malheur d’avoir montré à ses élèves de 4e des dessins de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. L’Organisation de coopération islamique, qui réunit les pays musulmans, a estimé que les propos d’Emmanuel Macron et  de certains responsables français pourraient « nuire aux relations franco-musulmanes ».

Des produits français retirés des rayons

Les appels au boycott de produits français ont débuté vendredi sur les réseaux sociaux, à travers les hashtags en arabe. Ils ont ensuite pris une forme active dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Au Qatar, les chaînes de distribution Al-Meera et Souq al-Baladi ont annoncé qu’elles « retireraient » les produits français des magasins jusqu’à nouvel ordre. Dans l’un des magasins d’Al-Meera, un correspondant de l’AFP a même vu des employés débarrasser les étagères des confitures de la marque St. Dalfour.

Un comportement similaire a été observé au Koweït, où des employés ont retiré des fromages Kiri et Babybel des rayons de certains magasins. Toujours dans ce pays, quelque 430 agences de voyages du Koweït ont suspendu les réservations de vols vers la France. En Jordanie aussi, le Front d’action islamique, un parti d’opposition, a appelé les citoyens à se détourner des produits français.

Un blasphème passible de la peine de mort

En outre, l’Université du Qatar a annoncé vendredi sur Twitter le report de la semaine culturelle française à la suite de « l’atteinte délibérée à l’islam et ses symboles ». L’Iran, la Turquie, l’Arabie saoudite ou encore les Emirats arabes unis devraient suivre le mouvement. Pour ces pays musulmans, la caricature du prophète Mahomet constitue un blasphème parfois passible de la peine de mort.

Attentat de Conflans : les patrons France des réseaux sociaux convoqués ce mardi par Marlène Schiappa

Logo des grands réseaux sociaux.

 

Ce mardi, les patrons France des grandes réseaux sociaux et plateformes (Facebook Twitter, Google, Tiktok et Snapchat) sont convoqués par la ministre déléguée à la Citoyeneté, Marlène Schiappa. Il s’agira de trouver des moyens de mieux contrer le « cyber-islamisme », après l’ignoble attentat de Conflans.

Les patrons des grands réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google, TikTok et Snapchat) sont convoqués mardi 20 octobre par la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, pour trouver des moyens de mieux contrer « le cyber-islamisme », suite à l’assassinat d’un professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi dernier. Les plateformes ont été critiquées pour avoir relayé les messages stigmatisant le professeur d’histoire, Samuel Paty. Celui-ci a été décapité vendredi vers 17 h en pleine rue à Conflans, après avoir montré en cours les caricatures de Mahomet publiées dans Charlie Hebdo.

Un site néonazi diffuse la photo du professeur décapité

C’est d’ailleurs sur Twitter que l’assaillant, Abdoullakh Anzorov, un jeune Tchétchène arrivé en France à l’âge de huit ans, a revendiqué son action terroriste pour motif religieux. Il avait ensuite publié la tête de l’enseignant, avant d’être abattu de neuf balles par la police. Son post a été repris sur d’autres plateformes. Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête après la diffusion sur un site internet néonazi de la photographie du professeur.

« Les algorithmes qui fonctionnent de façon robotique ne perçoivent pas bien le contexte »

Dans un plaidoyer sur franceinfo Sophie Jehel, maîtresse de conférences à l’Université Paris 8, estime qu’« Il faut des équipes de modération plus nombreuses » et « francophones » sur les plateformes numériques (la plus part américaines) pour lutter contre la haine en ligne. « Tout le problème de la haine, c’est un problème d’interprétation, de contextualisation. Les algorithmes qui fonctionnent de façon robotique ne perçoivent pas bien le contexte. Donc, il faut des humains, il faut des Français », a expliqué la co-autrice de l’ouvrage Les adolescents face aux images trash sur internet (2019). De son côté, le ministre de la Justice Dupond-Moretti a suggéré de nommer davantage de magistrats dédiés aux contenus haineux en ligne.

La Légion d’honneur à titre posthume

Une marche blanche en hommage à Samuel Paty sera organisée ce mardi soir à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Le professeur recevra aussi la Légion d’honneur à titre posthume et sera fait commandeur des Palmes Académiques. « C’est emblématique parce que c’est l’ordre qui va avec les professeurs, avec le monde de l’éducation », a commenté le ministre Jean-Michel Blanquer sur BFMTV-RMC ce mardi matin.

Coronavirus : le protocole sanitaire pour la rentrée sera rendu public ce mercredi

Une classe, dans une école de Chicago (Etats Unis).

 

Les élèves reprendront le chemin de l’école le mardi 1er septembre, après plusieurs mois de perturbation due à la crise du coronavirus. A une semaine de ce top départ, le ministre de l’Education nationale reçoit les syndicats, avant de rendre public le protocole sanitaire, ce mercredi 26 août.

Pour préparer la rentrée scolaire, prévue le mardi 1er septembre, Jean-Michel Blanquer reçoit toute cette semaine, du lundi au jeudi, les organisations syndicales afin d’affiner les modalités de la reprise masquée pour une grande partie des élèves et des professeurs. Le ministre de l’Education nationale doit rendre public le protocole sanitaire ce mercredi 26 août. Mais, après une première journée de discussions, le lundi 24 août, les syndicats semblent toujours perdus.

« Toujours tout renvoyer au local, c’est une démission du ministère »

Le Snuipp FSU, syndicat majoritaire dans le primaire, a demandé en vain un report de la rentrée de quelques jours, voire d’une semaine, pour adapter le protocole sanitaire aux données actuelles de la pandémie en France. « Mais nous n’avons pas obtenu le non-brassage des groupes d’élèves [des parcours pour éviter que les groupes d’enfants se croisent] que nous demandions, ni le port obligatoire du masque pour les adultes en maternelle », précise Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

Selon la porte-parole, des règles particulières pourront être appliquées localement par les préfets et les agences régionales de santé (ARS), selon la situation. Une situation qui irrite parmi les parents d’élèves et les enseignants. « Toujours tout renvoyer au local, c’est une démission du ministère », s’agace Fabienne Bellin, professeur de maths à Versailles (Yvelines), interrogée par Le Parisien.

Pas de masque pour les maternelles et primaires

Ce que l’on sait pour le moment c’est que les élèves devront porter la protection anti-Covid à partir du collège tout le temps et partout en intérieur (en classe, dans les couloirs et à la cantine avant de manger). Les maternelles et les primaires, eux, iront sans masque car jugé inefficace pour des enfants qui ne savent pas toujours bien l’utiliser. Les plus petits pourraient surtout s’étouffer avec ce matériel. Seule exception, si un enfant présente des symptômes, l’école lui mettra un masque en attendant qu’un adulte vienne le chercher.

Parallèlement, l’établissement prévient les familles de ses voisins de classe, et particulièrement les personnes fragiles. Les autorités sanitaires devront ensuite organiser, dans les 48 heures, le dépistage de toutes les personnes contact. En cas d’infection avérée, on pourra fermer ou non l’établissement.

Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, s’est voulu rassurant lundi à l’égard des parents d’élèves du primaire et des maternelles. Selon lui, « Les enfants sont porteurs du virus, mais […] en petite quantité », et « les formes graves chez l’enfant sont exceptionnelles ». Il a ajouté que la contamination se fait plutôt dans le sens adulte-enfant.

Coronavirus : le Conseil scientifique craint une deuxième vague à l’automne

Une femme âgée avec une visière de protection contre le coronavirus.

 

Compte tenu de la flambée des cas dans le monde et un relâchement des gestes barrières en France, le conseil scientifique dit craindre une deuxième vague du coronavirus à l’automne. Mais, elle devrait être différente de la première que nous vivons depuis quatre mois.

La deuxième vague de Covid-19 tant redoutée interviendra-t-elle en Europe ou pas ? Jean-François Delfraissy avoue « de très grandes inquiétudes » dans un entretien donné à l’AFP. Pour le président du conseil scientifique, « beaucoup d’éléments » font penser à un retour du coronavirus en Europe vers « la fin octobre ou le mois de novembre ». Il y a d’abord la flambée des cas dans certaines régions du monde. « On est extrêmement frappé par ce qui se passe dans l’hémisphère sud en ce moment, qui est en hiver austral, indique-t-il. L’épidémie est en train de flamber, en Amérique du Sud, en Afrique du Sud, en Australie, qui vient de confiner Melbourne alors que ce pays était jusqu’à maintenant extrêmement protégé. », note Jean-François Delfraissy.

« Je dis ‘attention, le virus circule encore’ »

Le médecin spécialiste en immunologie regrette ensuite « une perte quasi-complète des mesures de distanciation en France, en particulier chez la population jeune » et un relâchement « des gestes de distanciation sociale ». Or le coronavirus n’a toujours pas dit son dernier mot. « Je dis ‘attention, le virus circule encore’ », lance Jean-François Delfraissy.

Le scientifique souligne que l’été sera « plus simple » que les précédents mois à la seule condition « que les mesures de distanciation sociale se poursuivent et soient appliquées par l’ensemble de nos concitoyens ». A l’inverse, « si nos concitoyens continuent à s’écarter de ces mesures, le risque d’une reprise, un peu différente, avant la fin de l’été reste toujours possible », met-il en garde. Jean-François Delfraissy pense toutefois qu’« on sera évidemment beaucoup plus prêts qu’on ne l’avait été au mois de février. », si une deuxième vague survenait.

Identifier les clusters et casser les chaînes de contamination

Plus tôt le mercredi, le conseil scientifique a fait un « point d’étape » sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France, au cours d’une visio-conférence de presse. A cette occasion, Jean-François Delfraissy a rappelé que les épidémies évoluent toujours par vagues, et ne s’arrêtent que lorsque l’immunité collective est importante. Il a donc appelé les Français à continuer de respecter les consignes sanitaires rabâchées depuis des mois (gestes barrières, port du masque, éviter les petits espaces fermés). Le président du conseil scientifique a en outre évoqué la stratégie anti-virus, qui consiste à identifier les clusters et casser rapidement les chaînes de contamination.

Chômage en France : Décryptage de la fausse baisse du premier trimestre

Chômage France Coronavirus Monde

Le taux de chômage aurait-il pu réellement baisser pendant la période de confinement ? En effet, contre toute attente, selon les chiffres du Bureau International du Travail (BIT), le chômage en France aurait reculé de 0,3 points de pourcentage au cours du premier trimestre, portant le total à 7,8% de chômeurs dans la population active. Cependant, l’Institut National de la Statistique et des Études économiques (INSEE) explique que ce chiffre est loin de représenter la réalité…

Une fausse baisse du chômage en France

Comme l’explique l’Insee, cette baisse du taux de chômage dans le pays n’est qu’un trompe l’œil. En effet, selon l’organisme de statistique français, cette baisse s’explique résulte « d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant la période de confinement« . Autrement dit, moins de personnes étaient activement en recherche d’emploi pendant le confinement, ce qui a eu pour effet de faire « baisser » le taux de chômage.

« Au total, le chômage au sens du BIT est donc plus faible pendant cette période de confinement, sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail« , a poursuivi l’Insee qui insiste sur la fausse réalité que représentent ces chiffres.

Selon les estimations, en prenant en compte le trend des premières semaines de l’année, le taux de chômage aurait dû rester stable, aux alentours de 8,2%.

Cependant, en réalité le chômage a progressé à cause de l »épidémie de coronavirus. Cependant, la catastrophe semble avoir été évitée avec le plan de chômage partiel mis en place par le gouvernement, qui aurait permis de sauver de nombreux emplois plutôt que de licencier.

Enfin, il faut tout de même s’attendre à voir venir de graves répercussions économiques. En effet, comme le prédisait Phillippe Waechter, un chef économiste chez Asset Management, « le choc sera persistant et le retour à l’emploi sera très long à se dessiner« … Des prévisions déjà peu optimistes, dans un présent où le monde est encore loin d’en avoir fini avec le coronavirus…

Coronavirus : Edouard Philippe a détaillé son plan de déconfinement

Une rue de Paris, capitale de la France.

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a détaillé ce jeudi la manière dont la France va progressivement entamer son déconfinement à compter de lundi 11 mai 2020. Il a notamment indiqué que certains régions resteront « rouges » et que la circulation de la population restera limitée dans ces zones-là.

« La levée progressive du confinement peut être engagée. », a déclaré ce jeudi Édouard Philippe au cours d’une conférence de presse avec d’autres ministres de son gouvernement, dont celui de la Santé, Olivier Véran. « Nous allons débuter lundi prochain un processus très progressif, au minimum sur plusieurs semaines, qui va permettre au pays de sortir doucement, mais sûrement du confinement », a dit le Premier ministre. Il a fait savoir que tous les commerces rouvriront à partir du 11 mai (librairies, coiffeurs, etc.) sauf les lieux de convivialité (cafés et restaurants). Le télétravail devra être aussi maintenu partout au maximum, et surtout en Île-de-France. Quant aux rassemblements, ils devront se limiter à 10 personnes jusqu’au 2 juin.

Quatre régions restent en « rouge »

Le plan de déconfinement développé par le gouvernement varie toutefois en fonction des zones géographiques. « Certains départements ont des résultats moins bons qu’espérés », a souligné Édouard Philippe. Ainsi, quatre régions restent en « rouge », à savoir l’Île-de-France, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté. Mayotte s’ajoute à cette liste, en raison d’un « nombre de cas qui est faible, mais en augmentation ». Pour ces zones rouges, la circulation sera limitée et il n’y aura pas d’ouverture des collèges, de parcs et de jardins.

Par contre, la circulation pourra être élevée dans les zones vertes : «  S’ils se maintiennent en vert durant les 3 prochaines semaines, nous pourrons envisager une nouvelle étape du déconfinement », avec notamment une réouverture des cafés, bars et restaurants, précise Edouard Philippe. En zone verte, les parcs pourront rouvrir à partir du 11 mai, ainsi que les jardins et les centres commerciaux.

Une attestation de déplacement prévue pour les salariés

Dans les transports en commun, Elisabeth Borne a annoncé des règles très strictes pour « éviter qu’ils ne se transforment en vecteur de diffusion de l’épidémie », surtout en Île-de-France. « Nous invitons les habitants de l’Île-de-France à limiter leurs déplacements au strict nécessaire », a-t-elle martelé. Pour maîtriser le flux d’usagers et éviter les déplacements de loisirs, les entreprises franciliennes devront fournir une attestation de déplacement aux salariés qui ne peuvent pas télétravailler. Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire, sous peine de recevoir une amende de 135 euros. Le gouvernement mobilisera 20 000 policiers et gendarmes pour contrôler et verbaliser dans ces transports en commun.

Un million d’élèves reprendront le chemin de l’école dès lundi

Pour sa part, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer assure que « 87 à 90 % des communes ont préparé la rentrée pour la semaine prochaine ». Il concède toutefois qu’il n’y aurait qu’un million d’élèves qui reviendront à l’école d’ici le 11 mai, avec 130 000 professeurs. Parmi les autres mesures inscrites dans le plan de déconfinement figurent la possibilité pour les plages et lacs de rouvrir sur demande des maires, s’ils peuvent « présenter des preuves d’aménagements suffisants pour le respect de la distanciation sociale », et le prolongement de la fermeture des frontières.

Enfin, le secrétaire d’État au Numérique Cédric O a parlé de l’application StopCovid. Il espère qu’elle entrera en phase de béta-test la semaine du 11 mai, pour qu’il puisse y avoir un vote au Parlement. En cas d’adoption, il y aura une mise en place en juin de cet outil numérique de contact tracing, dont les caractéristiques restent encore floues à ce jour.

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