Agro : Mondelez veut se fournir à 100% en cacao responsable d’ici à 2025, via Cocoa Life

Côte d'Or l'un des chocolats du groupe Mondelez

 

Mondelez, le propriétaire des fameuses marques de biscuits au chocolat Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or veut se fournir entièrement en cacao responsable d’ici à 2025. Actuellement à 43%, il ambitionne de passer à 100%, en renforçant son programme Cocoa Life, lancé en 2012.

Mondelez passe à la vitesse supérieure

Bientôt, les consommateurs pourraient déguster de délicieux chocolats Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or au cacao responsable. C’est l’ambition de leur propriétaire Mondelez qui table sur le renforcement de son programme Cocoa Life, lancée en 2012. Financé à hauteur de 400 millions de dollars, ce projet vise à garantir le développement durable tout au long de la chaîne d’approvisionnement, en formant notamment les agriculteurs aux bonnes pratiques, en les aidant à collecter des fonds auprès des gouvernements locaux pour leurs communautés ou en distribuant des arbres d’ombrage. « Nous continuerons d’inclure systématiquement le coaching Bonnes pratiques environnementales et de promouvoir les modèles de paiement pour services environnementaux qui incitent les agriculteurs et les communautés à restaurer la forêt », a fait savoir le groupe.

Une cartographie des exploitations pour prévenir contre la déforestation

Pour appuyer cette initiative eco-responsable, le groupe américain Mondelez International veut également déployer des satellites de surveillance des exploitations afin de s’assurer que les agriculteurs partenaires ne participent pas à la déforestation.

Plus de 142.000 aujourd’hui (répartis dans 1400 communautés), ces exploitants agricoles se trouvent principalement au Ghana, en Côte d’Ivoire et en Indonésie, les plus grands producteurs de la fève de cacao dans le monde. Pour mieux maitriser la production locale, Mondelez a ainsi cartographié 63% des fermes Cacoa Life, situées dans ces pays.

« Des marques internationales rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk»

Pour aller plus loin dans son engagement, Mondelez envisage, d’ici 2025, de produire des chocolats 100% issus de sources durables via Cocoa Life. « Cela signifie que des marques internationales comme Toblerone et des produits locaux tels que Lacta rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk pour faire partie de notre portefeuille de chocolat issu de sources durables », a déclaré Dirk Van de Put, président et chef de la direction de Mondelez International. Selon lui, « C’est une étape importante pour [le] programme Cocoa Life », puisque cette initiative « permettra à un plus grand nombre de consommateurs du monde entier d’avoir la certitude que les marques de chocolat qu’elles aiment sont fabriquées de la bonne façon », ajoute Dirk Van de Put.

Bourse : Wall Street sans tendance à la veille des négociations commerciales entre les Etats Unis et la Chine

Vue du siège de Wall Street à New York

 

Descendu dans le rouge mardi, Wall Street a progressivement viré au vert ce mercredi, après un tweet encourageant de Donald Trump. A midi, la bourse New Yorkaise était sans tendance avec une belle envolée de Dow Jones (+0,27 %) et une perte massive pour Lyft (-2,91%).

Donald Trump redonne de l’espoir aux investisseurs

Globalement dans le rouge à l’ouverture ce matin, le Dow Jones a regagné de la vigueur et a presque atteint un niveau d’équilibre, à 25.956,4 points, après un tweet optimiste de Donald Trump sur les négociations commerciales de jeudi et vendredi. Le président américain a réagi ce matin sur Twitter à l’arrivée à Washington du vice-premier chinois pour un nouveau « round » de pourparlers commerciaux en affirmant que « La Chine vient juste de nous informer qu’il (le vice-Premier ministre Liu He) venait désormais aux Etats-Unis pour nouer un accord ».

Dimanche dernier, Donald Trump avait haussé le ton en menaçant la Chine d’augmenter, dès ce vendredi, les droits de douane sur toute une série de produits importés, si ce pays continuait de renier ses engagements.

Les différentes tendances de Wall Street à midi

Le tweet de Donald Trump a redonné de l’espoir aux investisseurs de la bourse de New York. C’est ainsi qu’à midi, le S&P 500 gagnait 6 points (+0,23%), à 2 882 points ; le Dow Jones grimpait de 69 points (+0,27%), à 26 034 points ; et le Nasdaq progressait de 12 points (+ 0,14%) à 7 975 points.

Côté valeurs, le titre de l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts gagnait 6,9% après avoir fait mieux que prévu sur le trimestre écoulé. En revanche, la société de mise en relation entre chauffeurs et particuliers Lyft cédait 2,91%, même si le service de déplacement a dépassé les attentes de Wall Street au premier trimestre.

Le géant du négoce des céréales et matières premières agricoles Bunge montait de 5,06%, malgré un chiffre d’affaires en recul et une vaste restructuration au niveau de la direction.

Le spécialiste des rencontres en ligne Match Group bondissait de 7,40% après des résultats trimestriels dopés par le nombre croissant d’utilisateur de son application Tinder.

Le spécialiste de produits cosmétiques Coty perdait 2,90%, moins que prévu.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est passé en dessous de 2,45% en début de séance.

Enfin sur le marché pétrolier, les cours du brut ont pris +0,6% à 61,8 dollars, confirmant un mouvement général d’aversion pour le risque comme sur le marché obligataire.

Etats Unis : Donald Trump demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA)

Donald Trump, lors d'un discours devant le Congrès en février 2018

 

Le président américain Donald Trump a annoncé ce vendredi qu’il demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA) signé par son prédécesseur Barack Obama, en 2013. « Nous reprenons notre signature » a-t-il déclaré.

Donald Trump fait plaisir au NRA

Fidèle à sa ligne de remise en cause des décisions contraires à l’idéologie de la branche conservatrice des républicains, Donald Trump a annoncé ce vendredi qu’il demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé en 2013 par son prédécesseur démocrate Barack Obama. Il a fait part de ce vœu lors d’une rencontre de la National Rifle Association, un lobby américain des armes. Voulant certainement plaire à ces nostalgiques du Far West, Donald Trump a lancé : « J’annonce officiellement aujourd’hui que les États-Unis vont revenir sur leur signature de ce traité mal orienté ». Et d’ajouter : « Nous reprenons notre signature», sous les applaudissements chaleureux des membres de la National Rifle Association (NRA). Cette association a toujours été contre le Traité sur le commerce des armes (TCA), estimant qu’il est de nature à entraver la liberté de se procurer des armes.

Le Traité sur le commerce des armes (TCA) n’a toujours pas été ratifié par le Congrès américain, sans doute mis sous pression par les puissants lobbies d’armes américains.

Que prévoit le TCA ?

Le Traité sur le commerce des armes classiques (TCA) a été adopté par les Nations unies en avril 2013, et est entré en vigueur 18 mois plus tard, le 24 décembre 2014. Il contient un certain nombre de règles qui visent notamment à mettre fin à la circulation des armes à feu à destination des pays qui violeraient les droits de l’homme à travers un génocide, des crimes contre l’humanité, ou d’autres atteintes graves à la dignité humaine.

La Chine et la Russie refusent de signer le TCA

Sur les 10 principaux exportateurs d’armes au monde, cinq font partie des 87 États qui ont ratifié le TCA parmi les 130 signataires. Il s’agit de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni. Les États-Unis, de loin le premier producteur et exportateur d’armes au monde, n’ont pas officiellement rejoint ce club puisqu’ils n’ont toujours pas ratifié le traité. Quant à la Chine et la Russie, autres grands producteurs d’armes, elles refusent tout simplement d’intégrer le TCA.

 

Japon : Nissan devrait repousser une proposition de fusion de Renault

Logo de Nissan

 

D’après le quotidien économique japonais Nikkei, Nissan devrait repousser une demande de fusion de son partenaire Renault et demander également un rééquilibrage des participations capitalistiques. Le constructeur nippon estime qu’une fusion avec l’actionnaire français accentuerait les inégalités qu’il dénonce jusqu’ici au sein de l’alliance.

Une fusion renforcerait l’inégalité actuelle

Quitter l’alliance pour une fusion avec Renault ? Pas question pour Nissan. En tout cas c’est ce que rapporte le journal économique japonais Nikkei. Il a annoncé que Nissan va rejeter une proposition de Renault d’une intégration plus poussée au niveau du management. Toujours selon le quotidien, le constructeur nippon devrait également demander une participation capitalistique plus équilibrée.

La direction de Nissan estime que la marque japonaise n’a pas bénéficié d’un traitement équitable jusqu’ici et qu’avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, rapporte le Nikkei, qui cite des sources proches du dossier.

Nissan et Renault se refusent à tout commentaire

Approché par la presse pour avoir la confirmation de cette information de Nikkei, Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, a refusé tout commentaire. « Ce n’est pas le moment de penser à de telles choses », a déclaré le patron du constructeur japonais à des journalistes qui l’attendaient devant son domicile à Tokyo. « Pour le moment nous nous concentrons sur l’amélioration des résultats de Nissan. S’il vous plaît laissez-nous le temps d’y parvenir », a-t-il ajouté avant de laisser à la porte une mer de micro.

Même attitude du côté de Renault qui préfère garder le silence radio sur sa supposée proposition.

Fin mars 2019, le Financial Times avait rapporté que Renault voulait relancer d’ici 12 mois les discussions en vue d’une fusion avec son partenaire japonais, toujours plus réticent et méfiant. Pour décider Nissan à sauter les deux pieds joints dans une fusion, Renault fait valoir, dans sa proposition, qu’une intégration plus poussée permettrait d’optimiser les synergies au sein de l’alliance franco-japonaise.

Nissan redoute-t-il d’être aspiré par Renault ?

Malheureusement Nissan regarde encore d’un mauvais œil l’actualité de l’alliance et le rapport de force. En effet, Renault, qui a sauvé Nissan de la faillite il y a 20 ans, détient 43,4% du capital du constructeur japonais, qui de son côté n’a que 15% du groupe français, sans droit de vote. A cela il faut ajouter l’affaire Carlos Ghosn, à l’origine de vives spéculations depuis plusieurs mois. Le patron français déchu de Nissan et de Renault est accusé de malversations financières. Mais jusqu’ici il dément les charges portées contre lui et se dit victime d’un complot des responsables de Nissan, qui seraient opposés à un resserrement des liens avec la firme au losange.

Rappelons que l’alliance entre Renault et Nissan a été fondée en 1999 puis élargie en 2016 à Mitsubishi Motors.

 

NETFLIX : Le CEO Reed Hastings annonce un bon premier trimestre et une augmentation des tarifs

Logo de Netflix

Lors de la présentation des résultats du premier trimestre 2019 ce mardi 16 avril, le CEO de Netflix Reed Hastings a annoncé une progression du chiffre d’affaires de son groupe de l’ordre de 21%. Il a également fait savoir qu’une série d’augmentations des tarifs sera bientôt appliquée aux Etats Unis et dans d’autres pays en Amérique du sud et en Europe.

Un bilan au-delà des espérances, en tout point

Le CEO de Netflix Reed Hastings a présenté, ce mardi 16 avril, le bilan au premier trimestre de son groupe. Ce bilan est plutôt satisfaisant et se situe au-delà des prévisions des analystes.  Le géant du streaming affiche un bénéfice net de 344 millions de dollars, soit 76 cents par action, contre 64 cents en 2018 et un chiffre d’affaires en progression de 21% pour atteindre 4,521 milliards de dollars. Les professionnels avaient prévu un bénéfice de 58 cents par action pour des revenus de 4,5 milliards.

Au niveau du nombre d’abonnés, Netflix enregistre aussi une nette hausse. L’entreprise américaine de flux continu a gagné 9,6 millions supplémentaires d’utilisateurs au premier trimestre dont 1,74 millions aux Etats-Unis et 7,86 millions à l’international. Fort de cet engouement du public pour sa plateforme, Netflix table désormais sur 5 nouveaux millions d’abonnés en 2019, dont 0,3 million aux Etats-Unis et 4,7 millions pour le reste du monde. Une ambition inférieure aux 5,48 millions d’abonnés que lui prêtait le marché sur la même période.

Netflix ne s’inquiète pas de la concurrence naissante

Netflix joue en fait de prudence puisque le segment de la vidéo à la demande devient très concurrentiel avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Apple et Disney. Toutefois, selon le CEO du groupe, Reed Hastings, Netflix est taillé pour affronter la complétion : « Les deux sociétés sont des marques grand public de classe mondiale et nous sommes enthousiastes à l’idée de rivaliser ». De toute façon, fait-il remarquer, ces nouveaux venus ne grignoteront pas vraiment la part de marché de Netflix puisqu’ils proposeraient des offres et des contenus un peu différents. « Nous croyons qu’il y a une grande demande pour regarder de la grande télévision et des films et Netflix ne satisfait qu’une petite partie de cette demande », a commenté Reed Hastings.

De nouveaux tarifs appliqués en Allemagne, en Suisse…

Enfin, le premier responsable du géant du streaming a annoncé une hausse prochaine des prix. « Nous sommes en train de travailler sur une série d’augmentation de tarifs aux États-Unis, au Brésil, au Mexique et dans certaines zones de l’Europe ». En Europe, certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et le Liechtenstein seraient déjà impactés par cette augmentation des tarifs depuis début avril. Dans ces Etats, l’abonnement 2 écrans est passé de 10,99 euros à 11,99 euros, et celui à 4 écrans de 13,99 euros à 15,99 euros. Cette nouvelle tarification pourrait refroidir ceux qui avaient l’intention de s’abonner au service. En revanche, elle ne devrait pas faire reculer les anciens utilisateurs.

Négociations commerciales : Un accord prêt d’être conclu entre la Chine et les Etats Unis ?

Liu He, Robert Lighthizer et Steven Mnuchin

Les négociations commerciales entre la Chine et les Etats Unis se poursuivent à Washington ce jeudi sous la conduite du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et du représentant américain au Commerce Robert Lighthizer. Si rien n’a encore filtré des discussions, l’agence Bloomberg et le Wall Street Journal pensent qu’un accord n’est pas loin d’être conclu. Le conseiller économique de la Maison blanche, Larry Kudlow avait lui indiqué, ce mercredi, que des progrès significatifs ont été enregistrés dans les pourparlers.

« Nous abordons des questions qui n’ont jamais vraiment été abordées »

Peut-on penser qu’un accord commercial sino-américain est en vue ? Selon l’agence Bloomberg et le Wall Street Journal en tout cas l’on n’en serait pas loin. Le mercredi déjà, le conseiller économique de la Maison blanche, Larry Kudlow a déclaré qu’ « Il y a des progrès partout, il y a des avancées partout », avant de concéder que « Nous n’y sommes pas encore (…) Nous espérons nous en rapprocher cette semaine. ». Il a aussi indiqué que les tabous ont été levés pour la première fois par la Chine, permettant des discussions franches. « Nous abordons des questions qui n’ont jamais vraiment été abordées, y compris la question de la coercition », du pillage intellectuel, du piratage informatique, des transferts forcés de technologies, le piratage informatique…Enfin, Larry Kudlow a fait savoir que la délégation chinoise, emmenée par le vice-Premier ministre chinois Liu He, va rester trois jours à Washington et que séjour pourrait se prolonger.

Un rendez-vous crucial ce soir à la Maison Blanche

Ce jeudi, Donald Trump et le vice-Premier ministre chinois Liu He, vont s’entretenir dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Le tête-à-tête est prévu à 16h30, soit 22h30 heure de Paris. A l’issue de cette rencontre, une date pour un sommet entre les présidents américain et chinois pourrait être annoncée.

La bourse stimulée par les avancées dans les négociations

L’espoir d’un accord entre Pékin et Washington a globalement stimulé les marchés ce mercredi. Après avoir terminé en ordre dispersé mardi, à l’issue d’une séance atone, la Bourse de New York avait retrouvé quelques couleurs hier. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a ainsi avancé de 0,04% à 26.188,64 points. Les analystes ayant relevé qu’« une pléthore d’éléments positifs soutient l’état d’esprit du marché ». Par ailleurs, ces indicateurs « s’ajoutent à des données économiques relativement positives en Chine et dans la zone euro, ce qui est de nature à apaiser un peu les inquiétudes sur le ralentissement de la croissance mondiale », ont-ils commenté.

 

Grande-Bretagne : Deux moyennes banques fusionnent pour faire face au Brexit

Ce jeudi, deux banques britanniques de moyenne taille ont décidé de fusionner pour mieux faire face au Brexit prévu le 29 mars prochain, mais dont le report est désormais fortement envisagé. Ces deux petites banques sont Charter Court Financial et OneSavings, créées après la crise financière de 2007 à 2009.

« Nous serons plus forts ensemble »

Le Brexit continue d’affoler les sociétés et les institutions financières outre-manche. Deux banques britanniques de taille moyenne, à savoir Charter Court Financial et OneSavings, ont décidé de fusionner ce jeudi pour mieux affronter une potentielle sortie de l’Union européenne. Celle-ci a été fixée au 29 mars 2019, mais un report est désormais envisagé afin d’éviter un no-deal. « Ce serait faux de dire que les deux conseils d’administration n’ont pas réfléchi au calendrier de tout cela. Nous avons une situation politique délirante au Royaume-Uni, on est complètement plongé dans l’incertitude », a déclaré Andy Golding, directeur général de OneSavings. Il ajoute : « Nous serons plus forts ensemble et ainsi nous nous apprêtons à affronter ces courants contraires du Brexit avec un peu de vent dans le dos et c’est (…) la logique qui nous pousse à ne pas retarder cette opération ».

Un couple qui repose sur la complémentarité

En ne faisant plus qu’un, Charter Court Financial et OneSavings espère créer un poids lourd du crédit immobilier en Grande-Bretagne. Pour l’heure, l’entité a une capitalisation boursière cumulée de 1,75 milliard de livres, après la fusion. A la longue, si les affaires marchent comme sur des roulettes, la nouvelle banque pourrait aisément faire face aux grandes institutions bancaires du Royaume Uni. Cependant le contexte est marqué par un ralentissement du marché immobilier londonien depuis 2016, date de l’enclenchement du processus de sortie de l’union douanière.

La fusion a aussi l’avantage de réunir au sein d’un même groupe deux banques complémentaires dans le financement des achats immobiliers destinés à la location, comme le souligne Ian Lonergan, le directeur général de Charter Court. Il y a d’un côté Charter Court qui s’investit dans le marché résidentiel et de l’autre OneSavings qui mine celui de l’immobilier commercial et des projets de développement.

Des postes seront sacrifiés

Côté bourse, ce jeudi, l’action OneSavings s’était stabilisée à 397 pence quand celle de Charter Court concédait un repli de 0,12% à 324 pence. Les deux banques, qui ont annoncé ce jour un bénéfice en hausse, emploient au total 1.684 personnes. Mais compte tenu de la fusion, 235 postes devraient être supprimés dans le futur groupe comme ils ne peuvent pas être doublés.

 

New York: Le Queens ne veut pas d’Amazon

Le siège d’Amazon dans le District du Queens, à New York, verra-t-il le jour ? Le géant américain du E-commerce bute, depuis plusieurs semaines, sur une vive opposition des habitants du Queens, qui craignent pour leur avenir.

Amazon dans le Queens ? Pas question !

Amazon veut bâtir son siège new-yorkais dans le district du Queens, au cœur d’une zone industrielle appelée « Long Island City ». Mais voilà, le groupe fait face à une vive opposition de la part des habitants du coin. Et ce ne sont pas les promesses de 25 000 emplois, de diversification de l’économie locale et de 27 milliards de dollars de revenus pour l’Etat de New York qui les feront changer d’avis. Les habitants du Queens disent connaître parfaitement ce genre de grosses entreprises. Elles viennent avec leurs petites valises et s’installent dans un petit local bien tranquille. Mais quelques mois plus tard on les voit débarquer avec une armée d’ingénieurs et d’informaticiens, à la tête de Martiens. Et vlan on commence à agrandir le coin pour en faire une Silicon Valley. Non, on ne joue pas à ce petit jeu-là avec eux, semblent dire les habitants du district du Queens. Ceux-ci craignent une explosion des prix de l’immobilier du fait de la construction de nouveaux logements pour abriter les employés d’Amazon ainsi que quelques autres opportunistes qui flairent toujours les bonnes affaires. Du coup, la vie deviendra chère plus avec ses nouveaux riches et les locaux, moins aisés, se retrouveront en marge de la société. Il se posera également le problème de transport avec l’afflux massif de travailleurs dans la zone. Les métros seront bondés, les bas quartiers surpeuplés, un terreau idéal à l’expression du banditisme et de la criminalité. Pour ces quelques raisons, les habitants du Queens refusent l’installation d’Amazon dans leur quartier et ils sont soutenus en cela par quelques élus.

Les politiciens y mettent leur grain de sel

Jusqu’ici, les élus de New York ne semblent pas du tout emballés par l’installation d’Amazon dans le Queens. « La question est de savoir si cela vaut la peine si les politiciens à New York ne veulent pas du projet, surtout quand on voit la chaleur de l’accueil en Virginie et à Nashville », a déclaré une source poche d’Amazon dans le Washington Post. De plus, le feu vert définitif des autorités pour valider l’implantation d’Amazon dans le Queens n’est pas attendu avant 2020. Un temps assez long quand on sait que les affaires n’attendent pas. Enfin, tout se complique pour Amazon après la nomination, au conseil d’Etat, du sénateur Michael Gianaris. Il est connu pour être un fervent opposant au projet. Il pourrait facilement mettre son veto à l’arrivée d’Amazon à Long Island City.

Face aux hostilités de plus en plus vives, Amazon commence à étudier d’autres sites. D’ailleurs les sites, il n’en manquerait pas puisque plusieurs villes auraient émis le souhait d’accueillir le géant américain du E-commerce.

 

L’Arabie Saoudite fait remonter les cours du brut

Craignant de se confronter à une crise de surabondance, le royaume a décidé de baisser sa production de pétrole. Il s’agit de contrebalancer la baisse de consommation de pétrole en Chine. Aucune position commune aux grands producteurs n’a été trouvé, l’Arabie Saoudite a pris l’initiative de baisser de 500.000 barils par jour sa production.

Le cours du pétrole a perdu un cinquième (20%) de sa valeur en un mois après avoir fortement monté pour atteindre son cours le plus haut depuis 2014 au début du mois d’octobre. Depuis le début de l’année, la pression de Washington et ses sanctions à l’encontre de Téhéran avait poussé le royaume a augmenté sa production jusqu’à 1 million de barils par jour. Mais les revirements de la politique américaine qui ont allégé ces sanctions ont fait craindre à une surproduction mondiale, le pétrole iranien revenant sur le marché pour plusieurs importateurs.

C’est le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh qui a annoncé que son pays, le premier exportateur mondial de pétrole (qui pourrait être détrôné par les Etats-Unis dans les prochains mois), comptait réduire ses exportations de 500.000 barils par jour (bpj) en décembre. Ce choix se traduirait par une baisse d’environ 0,5% de l’offre pétrolière mondiale.

A l’issu d’une réunion de l’OPEP, le ministre a déclaré : « Je vais vous donner une information qui est que les prévisions de décembre sont inférieures de 500.000 barils à celles de novembre. Nous assistons à une modération qui est liée en partie à la fin de l’année, en partie à des opérations de maintenance, (…) donc nous livrerons moins en décembre que nous ne le faisons en novembre ».

Qui est Aliou Diallo, troisième homme de l’élection présidentielle malienne ?

Malgré une élection organisée sur mesure pour renouveler le mandat du Président sortant IBK, un candidat est parvenu à s’imposer par la force de ses convictions et l’ambition de son programme. Aliou Diallo est arrivé en troisième position de l’élection, avec le score flatteur de 8%.

Aliou Boubacar Diallo est un homme d’affaires originaire de la région de Nioro du Sahel, dans la région de Kayes. Il dirige notamment la seule mine d’or africaine entièrement possédée et exploitée par des fonds nationaux, Wassoul’Or. Il est aussi à la tête de l’unique unité de production d’électricité à base d’hydrogène naturel au monde à ce jour. Une technologie écologique et révolutionnaire qui pourrait faire du Mali un acteur majeur de l’équilibre énergétique mondial dans les prochaines décennies.

Ces compétences et cette vision dans le domaine des affaires ont conduit naturellement le chef d’entreprise à se pencher sur la vie politique de son pays miné par des problèmes d’islamisation, d’économie, de division et de gouvernance.

Fort de ces convictions et porté par une volonté d’acier d’unifier et de redresser son pays, il s’est présenté à l’élection présidentielle sous les couleurs de son parti politique, ADP-Maliba.

Menant une campagne de terrain saluée par les observateurs et les populations locales, il a peu à peu gagné la confiance du peuple malien, si bien que le Cherif de Nioro dignitaire religieux très influent, a soutenu sa candidature.

Face aux deux ancêtres de la politique malienne, qui ont verrouillé au maximum ce scrutin et face au désintérêt des maliens d’une élection jouée d’avance, peu pensaient que Diallo parviendrait à s’imposer comme le troisième homme de ce scrutin ; et de fait comme le leader de la troisième force politique malienne.

C’est surtout le score important de 8% d’Aliou Diallo qui est impressionnant dans ce contexte. Il lui incombe désormais la lourde responsabilité de confirmer son influence grandissante et de rendre aux Maliens la confiance qu’ils lui ont accordée.

 

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