Hôpital ophtalmologique Bouamatou : une référence en matière de santé

Depuis son ouverture en 2001, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou de Nouakchott se consacre à redonner gratuitement la vue aux personnes souffrant de cécité en Afrique de l’Ouest. Après dix-huit ans d’existence, il est devenu l’établissement de référence pour soigner les infections de l’œil dont la cataracte et le trachome.

Plus de 5 000 opérations gratuites par an

Fondé et financé depuis son ouverture en juillet 2001 par l’homme d’affaires mauritanien dont il porte le nom, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou est aujourd’hui un centre de santé de référence en Afrique de l’Ouest. Il a été créé pour répondre à la problématique des maladies oculaires, comme la cataracte et le trachome. Un défi de taille dans une région où le taux de cécité est le plus élevé au monde. Dans son pays, la Mauritanie, le taux de prévalence de la cécité s’élève même à 1,5% de la population (40.000 nouveaux cas chaque année) faute de traitements ophtalmologiques adaptés.

C’est pourquoi, l’hôpital se dédie entièrement aux populations nécessiteuses et ne demande donc aucune contrepartie financière pour ses services. Son équipe médicale effectue chaque année, plus de 5 000 opérations gratuites de la cataracte pour tous les patients ouest-africains. En 2015, la clinique avait aussi offert plus de 300 000 consultations ophtalmologiques et 350 000 interventions chirurgicales. Parallèlement, elle a distribué plus de 35 000 paires de lunettes et délivré plus 3 500 consultations pédiatriques. Ceci grâce aux partenariats avec des organisations comme l’International Trachoma Initiative (ITI) ou de l’International Agency for Prevention of Blindness (IAPB) et des entreprises françaises comme Optic 2000.

L’hôpital donne des formations gratuites en ophtalmologie

L’établissement distribue également tous les ans, depuis 2004, des médicaments aux populations indigentes. Objectif : lutter contre le trachome, maladie des yeux très répandue en Mauritanie. Il contribue en outre à la prévention de la cécité en Mauritanie, en sillonnant les régions du pays, même les plus reculées.

Equipé d’un matériel de pointe, qui n’existe nulle part en Afrique de l’Ouest, la clinique ophtalmologique jouit d’un personnel de qualité, formé pour l’essentiel en Europe. Ces spécialistes offrent à leur tour des formations aux médecins généralistes et infirmiers d’état nationaux et étrangers en ophtalmologue.

Jacques Chirac a visité l’hôpital de Mohamed Ould Bouamatou

Pour son travail remarquable, l’hôpital ophtalmologie de la Fondation Bouamatou a reçu la visite de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de Jaque Chirac, ancien Président français, de Dominique Strauss Khan, ancien directeur du Fond Monétaire International (FMI), de son Altesse royal Cheikha Mowza, épouse de l’Emir du Qatar, ou encore des premières dames du Mali et du Niger.

 

Résultats financiers : Microsoft très solide au troisième trimestre grâce au Cloud

Microsoft annonce des résultats meilleurs que prévus

 

Microsoft a dévoilé mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre (juillet-septembre) de son exercice fiscal décalé. La firme américaine a présenté d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an. C’est plus que ce prévoyaient les économistes.

Microsoft mérite de plus en plus qu’on intègre son « M » à Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) pour Gafam, car en Bourse, la firme américaine continue de tenir la dragée haute à ces géants de la tech grâce à un nouveau trimestre au-delà des espérances. La multinationale informatique a publié mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé, qui s’est achevé le 30 septembre. Elle fait part d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars et un bénéfice net de 10,7 milliards de dollars. Les revenus ont augmenté de 14% et le revenu net a augmenté de 21%.

Le Cloud rayonne, le gaming en berne

Microsoft tire ses bénéfices du premier trimestre de certaines activités, principalement le Cloud et Office. Seule ombre au tableau, les ventes de X-Box (jeu vidéo) et de la gamme Surface.

Au cas par cas, la division Intelligent Cloud enregistre une hausse de ses revenus de 27 % sur un an, pour 10,8 milliards de dollars de ventes. Microsoft Azure particuilièrement continue d’afficher de solides résultats avec une croissance de 59 % (contre 64 % au trimestre précédent). La division Productivité et Entreprise a rapporté 11,1 milliards de dollars de ventes à Microsoft, soit une augmentation de 13 % sur un an. Elle est portée notamment par les produits Office et Office 365, qui compte désormais 35,6 millions d’abonnés. Les revenus de Office 365 ont progressé de 25%, de même que ceux du réseau social professionnel LinkedIn. Suivent la gamme de logiciels de gestion Microsoft Dynamics (+14%) ou encore le pack Office (+5%).

Quant à la division More Personal Computing, elle ne progresse « que » de 4 %, avec des revenus estimés à 11,1 milliards de dollars. Dans cette division, on retrouve le gaming qui marque un coup d’arrêt. Sur ce premier trimestre fiscal 2020, les revenus des contenus et services Xbox n’ont augmenté que d’1%, bien loin de la croissance générale du groupe américaine. La branche Surface ne se porte pas bien, non plus, car elle subit une diminution des revenus de 4 %.

Le chiffre d’affaires du jeu risque de diminuer encore

Les autres divisions de Microsoft sont dans le vert : la suite logicielle grand public Windows gagne 9% de revenus en plus, ses solutions commerciales 26% et les revenus publicitaires augmentent de 11%. La firme de Redmond s’attend à ce que le chiffre d’affaires global du jeu diminue à nouveau au prochain trimestre. Il pourrait baisser de 20% ou plus en raison du manque de ventes sur la console Xbox.

Hydrogène naturel : le Mali montre l’exemple avec Petroma Inc

Alors que la transition énergétique se fait à grands renforts de discours dans de nombreux pays, au Mali, Petroma Inc a retroussé les manches depuis huit ans. La société fondée par le milliardaire malien Aliou Diallo exploite l’hydrogène naturel pour produire de l’électricité propre. Un cas qui devrait servir d’exemple.

Aujourd’hui, les décideurs et pouvoirs publics ne jurent que par la transition énergétique, en proposant parfois des solutions qu’il n’est pas facile de mettre en place. Or, sous nos pieds, se trouve une alternative moins onéreuse et totalement écologique : l’hydrogène naturel.

Aliou Diallo ne s’est pas posé de questions

Découvert dans les années 70 en mer profonde, puis au milieu des années 80 sur les continents, l’hydrogène naturel commence à peine à s’imposer comme l’énergie du futur, mais la route est encore longue…A l’instar du pétrole, dont il a fallu près d’un siècle avant que son exploitation soit lancée, l’hydrogène naturel demeure encore un mystère pour la communauté scientifique. Moins « cartésien », Aliou Diallo n’a pas attendu que des tonnes de livres sortent en librairie avant de se lancer dans l’aventure. Vers la fin des années 2000, il lance sa société sur les traces de l’hydrogène naturel, gaz découvert par hasard au Mali (dans le cercle de Kati) par des prospecteurs d’eau, au milieu des années 1980. Petroma Inc met au jour 22 puits positifs d’hydrogène, près de Bourakebougou, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Alain Prinzhofer, professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris et à l’université de Paris VII, directeur scientifique de GEO4U, confirme ensuite l’existence de cinq réservoirs superposés et peu profonds (de 100 à 1.700m) s’étendant sur 20 kilomètres de large.

Un gaz inépuisable et écologique

Contrairement à l’hydrogène produit en usine (à partir d’énergies fossiles), l’hydrogène naturel n’émet aucun gaz à effet de serre. Sa transformation en électricité ne produit que de l’eau. Cette alchimie est donc 100% écologique. De plus, les coûts de production sont moindres que celui fabriqué industriellement et l’hydrogène naturel serait intarissable puisqu’il se renouvelle continuellement.

En 2011, Petroma installe une unité pilote à Bourakebougou, qui fournit en électricité propre ce village et le village voisin. La bonne nouvelle est arrivée à Bamako, qui a dépêché des ministres sur le site afin de constater la révolution énergétique en marche. Au cours d’une des visites d’émissaires du gouvernement, Aliou Diallo a déclaré que « Si l’on arrive à exploiter cet hydrogène de Bourakébougou, le problème d’électricité au Mali sera oublié, a assuré le PDG de Petroma Inc. Le potentiel en hydrogène existe réellement et nous allons tout mettre en œuvre pour le bien-être de nos populations ».

C’est la volonté politique qui manque le plus

Si Petroma Inc est devenue la pionnière dans l’exploitation de l’hydrogène naturel, le Mali est lui devenu le premier pays à fournir de l’électricité à partir de ce gaz. Ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest montre ainsi l’exemple aux Occidentaux qui cherchent « désespérément » des solutions propres. Petroma a suffisamment prouvé que l’hydrogène était l’avenir énergétique de la planète. Tout est désormais question de volonté politique.

Amérique du Sud : le groupe Casino poursuit la transformation de sa structure capitalistique

La devanture d'un magasin du groupe Casino

Le groupe Casino a obtenu en fin de semaine dernière les autorisations des autorités brésiliennes pour que sa filiale brésilienne Grupo Pao de Açucar (GPA) effectue une offre publique d’achat (OPA) concernant la totalité du capital d’Exito, sa filiale colombienne. Une OPA technique, qui vise à simplifier la structure capitalistique du groupe en Amérique du Sud.

Jean-Charles Naouri veut simplifier la structure du groupe en Amérique du Sud

L’assemblée générale extraordinaire et le conseil d’administration d’Exito, ont approuvé le 12 septembre le lancement de l’OPA de GPA sur Exito. Une OPA exclusivement en numéraire qui vise à simplifier la structure des participations du groupe de Jean-Charles Naouri en Amérique latine afin d’améliorer la visibilité de ses résultats.

Le projet d’OPA prévoit par ailleurs l’acquisition par le groupe Casino des actions détenues par Exito dans la filiale Segisor, qui détient elle-même directement et indirectement 99,9% des droits de vote et 37,3% des droits économiques de GPA.

Dans ce cadre, le groupe Casino a signé un accord avec GPA pour que ce dernier lance, par le biais de sa filiale à 100% Sendas, une OPA sur l’ensemble des actions Exito, à laquelle le groupe stéphanois de distribution doit apporter la totalité de sa participation, soit 55,3% du capital. La demande d’OPA doit être déposée « dans les prochains jours » auprès des autorités financières colombiennes, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Groupe Casino : un géant en Amérique latine

Toujours selon le groupe Casino, l’ensemble de ces opérations financières devrait être terminé dans le courant de l’année 2020 et permettra à Casino de posséder 41,4% de sa filiale GPA, qui aura elle-même pris le contrôle d’Exito ainsi que de ses filiales en Argentine et en Uruguay.

L’Amérique du Sud représente un marché stratégique pour le groupe de Jean-Charles Naouri, où le distributeur est notamment leader au Brésil grâce à GPA, et en Colombie, où Exito compte plus de 2600 magasins, de la superette à l’hypermarché. Le chiffre d’affaires du groupe Casino en Amérique latine était de 15,57 milliards d’euros en 2018, avec un taux de croissance de 8,9%.

Petroma et l’hydrogène naturel : une révolution économique

La découverte d’un vaste gisement d’hydrogène naturel dans la région de Bourakébougou au Mali par l’entreprise Petroma, annonce une véritable révolution économique pour le pays. Le physicien Alain Prinzhofer, à la tête d’une équipe de chercheurs, a en effet publié une étude affirmant que l’exploitation de l’hydrogène naturel, une énergie renouvelable et non polluante, pourrait être largement rentable et pourrait redéfinir notre rapport à l’énergie.

La communauté scientifique, représentée par une équipe de chercheurs ayant dévoilé les résultats de leur étude dans le journal spécialisé International Journal of Hydrogen Energy, est unanime : le bassin de Bourakébougou au Mali, détenu par la société Petroma Inc., est une mine d’ « or blanc ». En effet, la forte présence d’hydrogène naturel dans la région pourrait permettre à Aliou Diallo, PDG de la société en charge de l’extraction et l’exploitation du site industriel, d’insuffler une véritable révolution économique pour le pays, voire même pour la sous-région.

Tout d’abord, les ressources en hydrogène naturel de la région se sont avérées bien plus importantes que prévu. Alain Prinzhofer, en charge de l’étude a d’ailleurs expliqué dans son article que le champ d’hydrogène « comprend au moins cinq réservoirs superposés qui contiennent chacun des quantités importantes d’hydrogène sur une surface estimée qui dépasse largement les huit kilomètres de diamètre ». Soit un potentiel d’exploitation grandement revu à la hausse.

Ensuite, il faut prendre en compte le coût d’exploitation de l’hydrogène naturel, bien plus faible que l’hydrogène industriel. L’équipe scientifique précise que « l’estimation actuelle du prix d’exploitation (de l’hydrogène naturel) est nettement moins cher que l’hydrogène produit en usine, que ce soit à partir d’énergie fossile ou d’électrolyse ». Surtout lorsque l’on sait que le gaz qui émane du gisement comporte 98% d’hydrogène, soit un gisement assez pur pour être exploité.

Pour rappel, Aliou Diallo a lancé une exploitation pilote en 2012 qui se sert d’un groupe électrogène alimenté par l’hydrogène pour fournir Bourakébougou en électricité. Car si l’hydrogène est difficilement transportable, ce n’est pas le cas de l’électricité. Une expérience concluante qui pousse l’homme d’affaires à vouloir non seulement alimenter le reste du pays grâce à l’importante réserve du site, mais également exporter l’énergie au-delà des frontières maliennes, renversant ainsi le monopole énergétique établi en proposant au continent africain une énergie propre et à moindres coûts.

Etats Unis : Plus de 600 entreprises demandent à Trump de cesser le conflit commercial avec la Chine

le siège de l'administration américaine à Chicago

 

Plus de 600 sociétés et associations américaines, dont Walmart et Target Corp, ont écrit une lettre à Donald Trump, lui demandant de mettre un terme au conflit commercial avec la Chine. Ces entreprises estiment que les tarifs douaniers affectent durement leurs activités, ainsi que les consommateurs américains.

Dans une lettre publiée jeudi, 661 sociétés et associations américaines (dont 150 groupes commerciaux représentant les secteurs de l’agriculture, de la fabrication, du commerce de détail et des technologies) ont exhorté Donald Trump à mettre fin au conflit commercial avec la Chine. Les signataires du courrier, parmi lesquels Walmart, le géant mondial de la distribution, arguent que les tarifs douaniers plombent leurs activités et affectent les consommateurs américains.

L’on peut « punir » la Chine sans taxer les Américains

« Nous convenons que nos partenaires commerciaux doivent respecter les règles du commerce mondial et nous soutenons les efforts de l’administration pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, y compris les violations de la propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologie, etc. », concèdent d’emblée ces entreprises. Toutefois, soulignent-elles, « Nous encourageons l’administration à négocier un accord solide avec la Chine, qui s’attaque aux problèmes structurels de longue date, améliore la compétitivité mondiale des États-Unis et supprime les droits de douane. Nous croyons que cet objectif peut être atteint sans taxer les Américains ».

Un appel au bon sens de Donald Trump

Les grands groupes américains se disent extrêmement « préoccupés par l’escalade des tarifs douanier » qui « auront un impact significatif, négatif et à long terme sur les entreprises, les agriculteurs, les familles et l’économie américaines ». « Les droits de douane au sens large ne constituent pas un outil efficace pour changer les pratiques commerciales déloyales de la Chine », insistent-ils. Les signataires de la lettre indiquent que ce sont les entreprises américaines qui paient la note et non la Chine. « Selon Trade Partnership Worldwide LLC, des droits de douane de 25% sur des importations supplémentaires de 300 milliards de dollars (combinés à l’impact des droits de douane déjà appliqués et des mesures de rétorsion) entraîneraient la perte de plus de 2 millions d’emplois aux États-Unis, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires de 2 000 dollars pour les États-Unis », préviennent les grands groupes US.

C’est pourquoi ils demandent à l’administration Trump de « revenir à la table des négociations tout en travaillant avec nos alliés à la recherche de solutions globales applicables » car « L’intensification de la guerre commerciale n’est pas dans l’intérêt du pays et les deux parties vont perdre ».

G20 d’Osaka, la rencontre de la dernière chance ?

Cette lettre intervient alors que les tensions commerciales entre Washington et Pékin se sont aggravées depuis le mois dernier. Les deux parties devraient se rencontrer au sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin. Donald Trump a déclaré qu’il décidera à cette occasion d’imposer ou non des droits de douane sur près de l’ensemble des importations de produits chinois.

Agro : Mondelez veut se fournir à 100% en cacao responsable d’ici à 2025, via Cocoa Life

Côte d'Or l'un des chocolats du groupe Mondelez

 

Mondelez, le propriétaire des fameuses marques de biscuits au chocolat Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or veut se fournir entièrement en cacao responsable d’ici à 2025. Actuellement à 43%, il ambitionne de passer à 100%, en renforçant son programme Cocoa Life, lancé en 2012.

Mondelez passe à la vitesse supérieure

Bientôt, les consommateurs pourraient déguster de délicieux chocolats Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or au cacao responsable. C’est l’ambition de leur propriétaire Mondelez qui table sur le renforcement de son programme Cocoa Life, lancée en 2012. Financé à hauteur de 400 millions de dollars, ce projet vise à garantir le développement durable tout au long de la chaîne d’approvisionnement, en formant notamment les agriculteurs aux bonnes pratiques, en les aidant à collecter des fonds auprès des gouvernements locaux pour leurs communautés ou en distribuant des arbres d’ombrage. « Nous continuerons d’inclure systématiquement le coaching Bonnes pratiques environnementales et de promouvoir les modèles de paiement pour services environnementaux qui incitent les agriculteurs et les communautés à restaurer la forêt », a fait savoir le groupe.

Une cartographie des exploitations pour prévenir contre la déforestation

Pour appuyer cette initiative eco-responsable, le groupe américain Mondelez International veut également déployer des satellites de surveillance des exploitations afin de s’assurer que les agriculteurs partenaires ne participent pas à la déforestation.

Plus de 142.000 aujourd’hui (répartis dans 1400 communautés), ces exploitants agricoles se trouvent principalement au Ghana, en Côte d’Ivoire et en Indonésie, les plus grands producteurs de la fève de cacao dans le monde. Pour mieux maitriser la production locale, Mondelez a ainsi cartographié 63% des fermes Cacoa Life, situées dans ces pays.

« Des marques internationales rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk»

Pour aller plus loin dans son engagement, Mondelez envisage, d’ici 2025, de produire des chocolats 100% issus de sources durables via Cocoa Life. « Cela signifie que des marques internationales comme Toblerone et des produits locaux tels que Lacta rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk pour faire partie de notre portefeuille de chocolat issu de sources durables », a déclaré Dirk Van de Put, président et chef de la direction de Mondelez International. Selon lui, « C’est une étape importante pour [le] programme Cocoa Life », puisque cette initiative « permettra à un plus grand nombre de consommateurs du monde entier d’avoir la certitude que les marques de chocolat qu’elles aiment sont fabriquées de la bonne façon », ajoute Dirk Van de Put.

Bourse : Wall Street sans tendance à la veille des négociations commerciales entre les Etats Unis et la Chine

Vue du siège de Wall Street à New York

 

Descendu dans le rouge mardi, Wall Street a progressivement viré au vert ce mercredi, après un tweet encourageant de Donald Trump. A midi, la bourse New Yorkaise était sans tendance avec une belle envolée de Dow Jones (+0,27 %) et une perte massive pour Lyft (-2,91%).

Donald Trump redonne de l’espoir aux investisseurs

Globalement dans le rouge à l’ouverture ce matin, le Dow Jones a regagné de la vigueur et a presque atteint un niveau d’équilibre, à 25.956,4 points, après un tweet optimiste de Donald Trump sur les négociations commerciales de jeudi et vendredi. Le président américain a réagi ce matin sur Twitter à l’arrivée à Washington du vice-premier chinois pour un nouveau « round » de pourparlers commerciaux en affirmant que « La Chine vient juste de nous informer qu’il (le vice-Premier ministre Liu He) venait désormais aux Etats-Unis pour nouer un accord ».

Dimanche dernier, Donald Trump avait haussé le ton en menaçant la Chine d’augmenter, dès ce vendredi, les droits de douane sur toute une série de produits importés, si ce pays continuait de renier ses engagements.

Les différentes tendances de Wall Street à midi

Le tweet de Donald Trump a redonné de l’espoir aux investisseurs de la bourse de New York. C’est ainsi qu’à midi, le S&P 500 gagnait 6 points (+0,23%), à 2 882 points ; le Dow Jones grimpait de 69 points (+0,27%), à 26 034 points ; et le Nasdaq progressait de 12 points (+ 0,14%) à 7 975 points.

Côté valeurs, le titre de l’éditeur de jeux vidéo Electronic Arts gagnait 6,9% après avoir fait mieux que prévu sur le trimestre écoulé. En revanche, la société de mise en relation entre chauffeurs et particuliers Lyft cédait 2,91%, même si le service de déplacement a dépassé les attentes de Wall Street au premier trimestre.

Le géant du négoce des céréales et matières premières agricoles Bunge montait de 5,06%, malgré un chiffre d’affaires en recul et une vaste restructuration au niveau de la direction.

Le spécialiste des rencontres en ligne Match Group bondissait de 7,40% après des résultats trimestriels dopés par le nombre croissant d’utilisateur de son application Tinder.

Le spécialiste de produits cosmétiques Coty perdait 2,90%, moins que prévu.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est passé en dessous de 2,45% en début de séance.

Enfin sur le marché pétrolier, les cours du brut ont pris +0,6% à 61,8 dollars, confirmant un mouvement général d’aversion pour le risque comme sur le marché obligataire.

Etats Unis : Donald Trump demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA)

Donald Trump, lors d'un discours devant le Congrès en février 2018

 

Le président américain Donald Trump a annoncé ce vendredi qu’il demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA) signé par son prédécesseur Barack Obama, en 2013. « Nous reprenons notre signature » a-t-il déclaré.

Donald Trump fait plaisir au NRA

Fidèle à sa ligne de remise en cause des décisions contraires à l’idéologie de la branche conservatrice des républicains, Donald Trump a annoncé ce vendredi qu’il demandera au Sénat de ne pas ratifier le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé en 2013 par son prédécesseur démocrate Barack Obama. Il a fait part de ce vœu lors d’une rencontre de la National Rifle Association, un lobby américain des armes. Voulant certainement plaire à ces nostalgiques du Far West, Donald Trump a lancé : « J’annonce officiellement aujourd’hui que les États-Unis vont revenir sur leur signature de ce traité mal orienté ». Et d’ajouter : « Nous reprenons notre signature», sous les applaudissements chaleureux des membres de la National Rifle Association (NRA). Cette association a toujours été contre le Traité sur le commerce des armes (TCA), estimant qu’il est de nature à entraver la liberté de se procurer des armes.

Le Traité sur le commerce des armes (TCA) n’a toujours pas été ratifié par le Congrès américain, sans doute mis sous pression par les puissants lobbies d’armes américains.

Que prévoit le TCA ?

Le Traité sur le commerce des armes classiques (TCA) a été adopté par les Nations unies en avril 2013, et est entré en vigueur 18 mois plus tard, le 24 décembre 2014. Il contient un certain nombre de règles qui visent notamment à mettre fin à la circulation des armes à feu à destination des pays qui violeraient les droits de l’homme à travers un génocide, des crimes contre l’humanité, ou d’autres atteintes graves à la dignité humaine.

La Chine et la Russie refusent de signer le TCA

Sur les 10 principaux exportateurs d’armes au monde, cinq font partie des 87 États qui ont ratifié le TCA parmi les 130 signataires. Il s’agit de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni. Les États-Unis, de loin le premier producteur et exportateur d’armes au monde, n’ont pas officiellement rejoint ce club puisqu’ils n’ont toujours pas ratifié le traité. Quant à la Chine et la Russie, autres grands producteurs d’armes, elles refusent tout simplement d’intégrer le TCA.

 

Japon : Nissan devrait repousser une proposition de fusion de Renault

Logo de Nissan

 

D’après le quotidien économique japonais Nikkei, Nissan devrait repousser une demande de fusion de son partenaire Renault et demander également un rééquilibrage des participations capitalistiques. Le constructeur nippon estime qu’une fusion avec l’actionnaire français accentuerait les inégalités qu’il dénonce jusqu’ici au sein de l’alliance.

Une fusion renforcerait l’inégalité actuelle

Quitter l’alliance pour une fusion avec Renault ? Pas question pour Nissan. En tout cas c’est ce que rapporte le journal économique japonais Nikkei. Il a annoncé que Nissan va rejeter une proposition de Renault d’une intégration plus poussée au niveau du management. Toujours selon le quotidien, le constructeur nippon devrait également demander une participation capitalistique plus équilibrée.

La direction de Nissan estime que la marque japonaise n’a pas bénéficié d’un traitement équitable jusqu’ici et qu’avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, rapporte le Nikkei, qui cite des sources proches du dossier.

Nissan et Renault se refusent à tout commentaire

Approché par la presse pour avoir la confirmation de cette information de Nikkei, Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, a refusé tout commentaire. « Ce n’est pas le moment de penser à de telles choses », a déclaré le patron du constructeur japonais à des journalistes qui l’attendaient devant son domicile à Tokyo. « Pour le moment nous nous concentrons sur l’amélioration des résultats de Nissan. S’il vous plaît laissez-nous le temps d’y parvenir », a-t-il ajouté avant de laisser à la porte une mer de micro.

Même attitude du côté de Renault qui préfère garder le silence radio sur sa supposée proposition.

Fin mars 2019, le Financial Times avait rapporté que Renault voulait relancer d’ici 12 mois les discussions en vue d’une fusion avec son partenaire japonais, toujours plus réticent et méfiant. Pour décider Nissan à sauter les deux pieds joints dans une fusion, Renault fait valoir, dans sa proposition, qu’une intégration plus poussée permettrait d’optimiser les synergies au sein de l’alliance franco-japonaise.

Nissan redoute-t-il d’être aspiré par Renault ?

Malheureusement Nissan regarde encore d’un mauvais œil l’actualité de l’alliance et le rapport de force. En effet, Renault, qui a sauvé Nissan de la faillite il y a 20 ans, détient 43,4% du capital du constructeur japonais, qui de son côté n’a que 15% du groupe français, sans droit de vote. A cela il faut ajouter l’affaire Carlos Ghosn, à l’origine de vives spéculations depuis plusieurs mois. Le patron français déchu de Nissan et de Renault est accusé de malversations financières. Mais jusqu’ici il dément les charges portées contre lui et se dit victime d’un complot des responsables de Nissan, qui seraient opposés à un resserrement des liens avec la firme au losange.

Rappelons que l’alliance entre Renault et Nissan a été fondée en 1999 puis élargie en 2016 à Mitsubishi Motors.

 

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