Tesla fait encore grimper les prix de ses voitures

A l'intérieur d'une voiture Tesla Model 3

 

Tesla a encore augmenté les prix de tous ses modèles de voitures aux États-Unis, cette fois de 5%. Ce qui fait passer par exemple le modèle Y longue portée à 65 990 dollars contre 62 990 dollars auparavant. Si le constructeur américain n’a pas donné les raisons de cette hausse, les analystes supposent que celle-ci est due notamment à la hausse des coûts des matières premières et des transports.

Tesla a annoncé, le jeudi 16 juin 2022, une nouvelle augmentation des prix de ses voitures électriques. Cette hausse s’élève à 5%, faisant passer le prix du Modèle 3, qui connait la plus petite augmentation (+2 500 dollars), de 54 490 dollars à 57 990 dollars. Les deux SUV du Tesla Modèle Y, le plus populaire de la marque, enregistrent un bon de 3000 dollars. Ainsi, le modèle Y Long Range vaut désormais 65 990 dollars, contre 62 990 dollars auparavant. Tandis que le modèle Y standard s’achète dorénavant à 69 990 dollars contre 67 990 dollars jusqu’ici.

Elon Musk a eu un super mauvais pressentiment 

On peut également noter la progression considérable du tarif du Modèle S Dual Motor All-Wheel Drive Long Range qui s’affiche maintenant à 104 990 dollars, alors qu’il valait 99 990 dollars. Quant au Modèle X Dual Motor All-Wheel Drive Long Range, il s’offre à présent à 120 990 dollars, soit 6000 dollars de plus. Notons en revanche que le prix du Modèle X Plaid reste intact pour l’heure, à 138 990 dollars.

Les analystes s’attendaient largement à cette hausse des coûts des véhicules électriques de Tesla. Il y a quelques semaines, le PDG du groupe, Elon Musk, avait déjà mis en garde contre le risque de récession. Il avait prétendu avoir eu un « super mauvais pressentiment » à propos de l’économie américaine. Le dirigeant a annoncé au passage la suppression de 10 % des emplois dans l’entreprise.

Explosion des coûts des matières premières

Si Tesla n’a pas clairement donné les raisons de la hausse des prix de ses véhicules aux Etats Unis, les experts supposent que celle-ci provient de l’explosion des coûts des matières premières (par exemple l’aluminium et le lithium). Mais également des difficultés d’approvisionnement en puces et autres fournitures à cause d’une pénurie à l’échelle du secteur.

Ils pensent aussi que Tesla pourrait simplement chercher à augmenter ses marges brutes face à des difficultés propres. Cela est d’autant crucial que l’important carnet de commandes du groupe court de 6 à 12 mois. Par conséquent, le constructeur doit essayer de prévoir les augmentations de coûts à peu près au moment où il produira ses véhicules dans la période indiquée.

Une tendance haussière depuis plus d’un an

Notons que cette hausse des prix des véhicules électriques Tesla sur le marché américain n’est pas la première. Depuis plus d’un an, le constructeur a habitué le marché à augmenter ses tarifs. En 2021, il a fait progresser rapidement ses coûts presque tous les mois. Avant de ralentir au début de 2022, puis de reprendre l’ascenseur les mois suivants. La dernière augmentation majeure a eu lieu en mars 2022, suivie d’une plus petite sur les véhicules à longue portée en avril.

Total embarrassé par ses activités en Russie

Le groupe pétrogazier français rechigne à abandonner ses intérêts russes alors que le pays est devenu un paria de la communauté internationale depuis son invasion de l’Ukraine.

En business, tout est question de finances, mais aussi d’image. L’un a toutefois tendance à peser plus lourd que l’autre dans la balance. Pour TotalEnergies (ex Total), le plus important semble avoir rapport à l’espèce sonnante et trébuchante. Du moins concernant la Russie. Et pour cause, l’entreprise française refuse, pour l’heure, de rompre les amarres avec le pays de Vladimir Poutine à un moment où ce dernier s’isole un peu plus chaque jour de la communauté internationale en raison de son invasion de l’Ukraine.

Les sanctions s’abattent en effet sur Moscou et ses intérêts à travers le monde depuis jeudi 24 février marquant le début des hostilités avec Kiev. Plusieurs entreprises russes ou dans lesquelles des proches du Kremlin ou supposés tels ont des actifs sont ainsi mises au ban de la communauté internationale, décidée à faire reculer Poutine par des leviers économiques.

BP, Shell, etc.

La Russie est donc devenue infréquentable. Et toutes les entreprises/ personnalités occidentales y ayant un quelconque intérêt se voient contraintes d’y renoncer. À l’image de la pétrolière BP qui a annoncé, dimanche 27 février, se désengager de son homologue russe Rosneft dont elle détient 19,75 % des parts. Soit un actif de plus de 13 milliards de dollars à liquider.

La firme norvégienne Equinor a également lâché Rosneft le lendemain dans un divorce qui devrait à un peu plus du milliard de dollars. L’anglo-néerlandais Shell lui a emboîté le pas en mettant fin à son partenariat avec Gazprom, l’autre géant russe du gaz par ailleurs lâché par l’UEFA, entre autres.

Total traîne des pieds

Les regards sont donc logiquement désormais tournés vers Total pour lequel la Russie constitue la première source de production à raison de 17% en 2020 selon Le Monde. Sans compter que le géant français du pétrole et du gaz est actionnaire à 19,4% de Novatek, société active dans le domaine du gaz naturel et fondée par Leonid Mikhelson réputé proche de Vladimir Poutine.

Mais il n’est pas question pour la major pétrolière tricolore d’abandonner ces actifs et les autres projets russes dans lesquels elle a des intérêts. Du moins pour l’instant, ainsi que l’ont fait savoir des responsables contactés par Le Monde. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a laissé entendre lundi qu’il était désormais intenable pour des entreprises françaises de demeurer en Russie, doit prochainement s’entretenir avec le patron de Total, Patrick Pouyanné sur la question.

Mars Wrigley promeut l’expertise locale à sa direction commerciale

L’antenne française du géant américain de la confiserie confie sa stratégie marketing à Axel Segarra, qui intègre par-là même le comité directoire. Une grande responsabilité pour le désormais ex-directeur des clients nationaux sur le circuit grande distribution de la boîte.

Pour Mars Wrigley France, l’heure est depuis plusieurs mois, à une refonte stratégique. Il ne s’agit pas de tout remettre en cause, mais de créer les conditions adéquates afin de capitaliser sur un créneau à succès. En l’occurrence, les M&M’s Crispy. Du nom de ses bonbons au riz soufflé enrobés de chocolat.

La petite merveille fondante sur la langue cartonne en effet sur le marché depuis plusieurs années. À tel point que le niveau des ventes a doublé aujourd’hui par rapport à 2017. Afin de se donner les moyens d’en produire suffisamment, Mars Wrigley a en entrepris des travaux d’agrandissement de son usine française située à Haguenau dans le Bas-Rhin.

18 millions d’euros d’investissements

L’unité de production servant de point d’entrée en Europe pour les produits Wrigley doit notamment voir ses installations se développer, de même que certaines de ses principales machines. Grâce à cette opération pour laquelle l’investissement se chiffre à 18 millions d’euros, le confiseur américain espère porter sa production de M&M’s Crispy à 17 000 tonnes dès 2023 contre 12 000 seulement actuellement. Le but final étant de faire progresser les ventes de 44% d’ici 2026.

La réalisation de cet objectif, signe de l’ambition du groupe agroindustriel de toujours viser haut malgré plus de 130 ans d’histoire, incombe désormais à Axel Segarra, nouveau directeur commercial de la maison. En fonction depuis l’entame de l’année, la nouvelle de sa nomination n’a filtré que début février dans la presse. Il y aurait pourtant bien des raisons de s’enthousiasmer à propos de la promotion de celui qui était jusque-là directeur des clients nationaux sur le circuit grande distribution de Wrigley France.

Homme du sérail

Et pour cause, l’homme de 43 ans fait partie du sérail pour avoir été au cœur de la stratégie marketing de quelques entreprises clé. Diplômé en master audit et contrôle de gestion de l’ISG, il fait ses armes entre 2003 et 2006 chez Nielsen avant de rejoindre Coca-Cola European Partners (CCEP) France. Il y roulera sa bosse 13 ans durant, passant de responsable développement GMS dans les équipes marketing et ventes à directeur circuit CHR hors domicile.

Autant dire une expérience solide pour assumer ses nouvelles charges et pourquoi pas, gravir d’autres échelons par la suite.

China Rare Earth Group, le super géant des terres rares chinois

L’entreprise née de la fusion de trois grands groupes publics miniers dans un contexte mondial d’accroissement de l’importance stratégique des terres rares doit aider la Chine à consolider son monopole dans le secteur.

Dans la course aux matières premières essentielles, la Chine n’entend pas rester en marge. Au contraire, l’objectif pour le Parti communiste est, le cas échéant, de consolider par tous les moyens son avance sur le reste de la planète. Car plus que quiconque, Pékin souvent mis au ban par la communauté internationale, connaît l’importance stratégique d’être le roi dans un secteur économique donné.

C’est d’autant plus vrai à propos des terres rares regroupant 17 métaux précieux intervenant à la fois dans l’armement, l’électronique et l’électrique entre autres dont 60 % de l’extraction mondiale s’opère sur le territoire chinois, selon Les Échos. Ce qui permet à l’Empire du Milieu de rester incontournable vis-à-vis des États-Unis et de l’Europe notamment, avec respectivement 80% (en 2019) et 98% (en 2020) des importations provenant de ses terres.

Naissance d’un mastodonte

Mais la Chine ne souhaite pas en rester là au moment où la crise du Coronavirus a exacerbé l’impérieuse nécessité pour les nations de ne guère dépendre des autres concernant certaines filières stratégiques. La pénurie de semi-conducteurs toujours en cours en est une des preuves les plus palpables. L’État communiste a donc entrepris de se renforcer. Et cela passe par la consolidation. C’est le sens de la China Rare Earth Group Co nouvellement mise sur pied.

L’entreprise issue du mariage de trois entités publiques spécialistes des minerais, dont China Minmetals Corp, Chalco et Ganzhou Rare Earth Group Co a été dévoilée jeudi 23 décembre 2021 par la Commission de supervision et d’administration des actifs appartenant à l’État (SASAC) qui en détient 31,21% des parts. Les trois autres composantes se partagent le reste des actions à raison de 20,33% chacune.

Accentuer le contrôle de l’État

La naissance de la China Rare Earth Group avait fait grimper le cours boursier de Chalco de 10%, tandis que les actions des aimants permanents, un des matériaux contenus dans les terres rares, avaient quant à eux monté de 0,36 % dans la même journée, à en croire les observations du quotidien chinois Global Times.

Une preuve s’il en fallait du bon accueil des investisseurs à la décision de l’État chinois, qui selon divers experts, vise à assurer une exploitation optimale de ces ressources minérales précieuses. D’autant que les États-Unis par exemple travaillent à réduire leur dépendance à la Chine.

De Beers dompte la lumière avec sa collection « The Alchemist of Light »

Une jeune femme portant la collection The Alchemist of Light de De Beers Jewellers

 

La maison joaillière sud-africaine De Beers a lancé, fin janvier dernier, une nouvelle collection de Haute Joaillerie baptisée « The Alchemist of Light ». Composée de sept parures alliant 45 créations uniques, cette œuvre évoque la puissance de métamorphose de la lumière, source de vie et à l’origine des formes et couleurs.

La lumière à l’origine de la Vie

Le 24 janvier, à l’occasion de la Fashion Week Haute Couture de Paris, la Maison de joaillerie De Beers Jewellers, du groupe sud-africain De Beers, a dévoilé sa toute dernière collection de haute joaillerie baptisée « The Alchemist of Light ». Comme son nom l’indique, cette collection exprime la puissance de la transformation de la lumière. Cet élément invisible, mais si présent dans l’univers, permet de donner la Vie aux êtres, aux formes et aux couleurs qui nous entourent. Sa puissance fascinante transparait encore davantage dans les facettes du diamant, avec des reflets chatoyants, voire magiques.

Conçue à Londres et fabriquée dans les ateliers parisiens de De Beers, la nouvelle création compte sept parures spectaculaires pour un total de 45 créations uniques. Le joaillier a choisi de lancer cette ligne magnifique en deux temps. Le premier chapitre, présenté fin janvier, comprend les bijoux « Atomique » et « Light Rays ». « Atomique » se compose de pièces en diamants blancs et or blanc 18 carats. On retrouve notamment un collier de 1 907 diamants ronds brillants entourant un diamant interne impeccable de 18,57 carats.

Inspirée de la structure moléculaire du diamant

« Atomique » comprend également une bague magnifique sertie d’un exceptionnel diamant taille brillant de 11,03 carats. Et surtout une double bague ouverte avec des motifs ressemblants à des satellites. Ce chapitre s’inspire de la structure moléculaire du diamant, représentée sous la forme de motifs géométriques et abstraits. Avec son schéma monochrome, il exprime la pureté immaculée de la composition prismatique de cette pierre précieuse. Quand on porte un de ses colliers, celui-ci semble prendre vie grâce à la lumière qui danse et roule à travers les gemmes.

Un véritable travail d’alchimiste avec l’anodisation du titane

Le chapitre « Light Rays » rassemble, lui, de sublimes créations en diamants naturels bruns, jaunes ou orange. Ces joyaux visent à réinterpréter la lumière du soleil de façon ultra-contemporaine. Ils contiennent aussi du titane anodisé, c’est-à-dire ayant reçu une gamme de couleurs chaudes par un processus électrochimique. Cette anodisation consacre De Beers comme un véritable alchimiste. Il peut d’ailleurs s’en enorgueillir puisque très peu d’ateliers sont spécialisés dans le travail du titane car très difficile.

Au-delà des limites de la créativité et de la technique

Selon Celine Assimon, PDG de De Beers Jewellers, cette « nouvelle collection de Haute Joaillerie The Alchemist of Light représente l’expertise diamantaire et le design artistique à leur apogée ». Elle repousserait aussi et surtout « les limites de la créativité et de la technique ». Pour la directrice, les pièces symbolisent en outre « une fusion sublime entre art et science, entre précision et imagination, entre tradition et modernité ».

De Beers Jewellers précise avoir mis le plus grand soin et la plus grande passion dans ces œuvres d’art pour que ses clients puissent exprimer leur individualité et leur créativité. Il a annoncé qu’il présentera le second chapitre de la collection « The Alchemist of Light » lors de la Fashion Week Haute Couture de Paris, en juillet prochain.

Didi dit adieu à Wall Street

Le Uber chinois a annoncé son retrait de la Bourse de New York qu’elle venait pourtant de rejoindre cinq mois plus tôt. La conséquence d’un débordement de la rivalité sino-américaine sur les places boursières.

Pas grand-monde n’aurait pu prédire un tel retournement de situation, malgré le contexte relativement défavorable de Didi depuis son entrée à Wall Street cet été. Moins de six mois après l’opération à 4,4 milliards dollars, le géant chinois du covoiturage va quitter la Bourse de New York, ainsi qu’il l’a annoncé vendredi 3 décembre via un communiqué.

Le texte ne donne aucune raison claire à cette décision censée ouvrir la voie à une cotation de la firme à Hong Kong. Didi déclare avoir entamé à cet effet, des démarches afin de faciliter pour les investisseurs qui le désirent, leur migration vers la plateforme boursière hongkongaise. Il n’est cependant pas évident que ces derniers acceptent. Plusieurs spécialistes indiquent par ailleurs que ce revirement de l’entreprise chinoise pourrait valoir des plaintes d’investisseurs qui avaient misé sur elle à Wall Street.

Pression de Pékin

L’entreprise se garde de le dire, mais le départ de Didi de New York traduit la volonté de l’État chinois de garder le contrôle sur les données personnelles détenues par ses champions de la tech, notamment ceux cotés sur les marchés étrangers. Et en ce sens, les États-Unis cristallisent toutes les craintes de Pékin en raison de la rivalité entre les deux superpuissances.

À preuve, c’est au lendemain de son introduction à Wall Street que les problèmes ont commencé pour Didi dans son pays. Les autorités prétextant de la violation des données personnelles par l’application de l’entreprise en avaient notamment interdit le téléchargement en août dans un contexte de répression des firmes numériques chinoises par l’État communiste.

Désolé Wall Street !

En contraignant Didi d’abandonner New York au profit de Hong Kong, la Chine s’assure que les données privées de ses concitoyens ne tomberont pas entre des mains étrangères. Le pays promeut par là même une place boursière qu’il sait sous contrôle en raison de son influence – certes décriée – dans l’ancienne colonie britannique.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le récent lancement d’une Bourse à Pékin. Une manœuvre destinée à couper progressivement le lien entre ses géants de la tech et les États-Unis désormais plus regardants envers les entreprises accueillies sur ses places boursières. Les firmes, celles chinoises notamment, réticentes au contrôle indépendant outre-Atlantique seront désormais bannies de la Bourse, conformément à une décision prise par la SEC, gendarme des marchés financiers, la veille du départ annoncé de Didi de Wall Street.

Le Royaume-Uni à court de main-d’œuvre

Le gouvernement britannique oppose l’octroi des visas de travail temporaires à la crise économique que traverse le pays. Une conséquence des facteurs combinant du Brexit et de la pandémie du Covid-19.

Même si la comparaison paraît tirée par les cheveux selon nombre d’analystes, certains citoyens britanniques ne résistent pas à l’envie de convoquer les souvenirs de la grave crise de 1970 face à celle que vit le pays depuis plusieurs quelques semaines. Tant les similitudes sont nombreuses, entre les longues files d’attente dans les stations-service, la hausse des prix du carburant, les étagères vides dans les rayons de supermarchés, la crainte de l’inflation.

Cette situation préjudiciable à plusieurs pans de l’économie nationale est en tout cas suffisamment sérieuse pour mériter l’infléchissement de la politique migratoire du chef du gouvernement. Boris Johnson a en effet annoncé samedi 25 septembre, la délivrance de plus de dix mille visas de travail temporaire afin d’attirer de la main-d’œuvre. Valable durant les trois prochains mois, le précieux sésame sera principalement destiné à des secteurs stratégiques de l’économie, dont les chauffeurs étrangers, devenus un véritable luxe pour l’industrie de l’acheminement des marchandises.

Le Brexit puis le Covid

La dernière étape du processus de Brexit en janvier a mis sens dessus dessous un marché du travail britannique déjà bien chancelant en raison de la crise du Coronavirus. Le nombre de citoyens de l’Union européenne parti du Royaume-Uni à l’occasion de cette pandémie sans jamais revenir à cause des nouvelles exigences de visa de travail est notamment estimé à 200 000. Cela signifie que les entreprises ne peuvent plus facilement pourvoir les postes vacants avec des embauches à l’étranger. Et cette incapacité laisse des trous béants dans plusieurs secteurs de l’économie. Celui du transport et de la logistique principalement dont les besoins sont estimés à 15 000 au moins pour un approvisionnement commercial conséquent d’ici la période de noël.

D’où le relatif scepticisme de certains face aux mesures annoncées par un Premier ministre plus que jamais sous pression face à la dure réalité des lendemains de la sortie de l’UE. Ruby McGregor-Smith, patronne de la Chambre de commerce britannique indique notamment que le nombre de visas promis est insuffisant. Quand des analystes estiment que les entreprises britanniques vont devoir, en plus de recruter à tour de bras, se montrer très compétitives au plan salarial pour attirer une main-d’œuvre très prisée dans une Europe post-pandémie. Plusieurs entrepôts du pays indiquent d’ores et déjà à Reuters avoir fait monter leur salaire de 30 % pour grossir les effectifs.

Le mariage Amazon-MGM dans le collimateur du régulateur américain de la concurrence

L’autorité américaine de la concurrence va plonger son nez dans les termes de la récente acquisition du célèbre studio par le géant du e-commerce. Un dossier délicat pour cette structure fédérale présidée par une farouche opposante au monopole des grands groupes technologiques.

Lina Khan n’aurait guère pu rêver d’une meilleure entrée en matière. La juriste tout juste confirmée patronne de la Federal Trade Commission (FTC) par le Sénat américain hérite d’un dossier d’envergure. Il lui revient en effet de donner son approbation ou non à l’achat de Metro Goldwyn Mayer (MGM) par Amazon annoncé fin mai.

Cette transaction doit permettre au géant du commerce en ligne également présent dans le streaming de disposer d’un catalogue de plusieurs milliers de productions cinématographiques, dont certaines, parmi les plus connues. Mais son coût – près de 9 milliards de dollars – incite les autorités à y voir de plus près. D’où l’entrée en scène de la FTC mise en place par le président Joe Biden et dont la présidence a été confiée à Lina Khan.

Une pourfendeuse des Gafa

Cette native de Londres est particulièrement redoutée par les plus grandes firmes technologiques connues sous le terme Gafa (pour Google, Apple, Facebook et Amazon). Son article de 2017 dans lequel elle déplore la vampirisation du secteur de la tech par Amazon lors de son séjour à l’université de Yale est encore vivace dans les esprits. Dans ce texte de plus de 100 pages, Lina Khan pointait également du doigt le laissez-faire de l’autorité de la concurrence. Autant dire que la juriste trentenaire se doit désormais de faire ses preuves, après avoir été propulsée à la tête de la FTC.

D’autant que les critiques n’ont pas manqué à l’annonce du rachat de MGM par Amazon un jour seulement après la condamnation de la firme de Seattle pour violation des lois anti-concurrence à Washington. Beaucoup voient à travers l’opération, une autre illustration des velléités hégémoniques du groupe déjà tentaculaire de Jeff Bezos.

Pression sur les Gafa

La FTC a déjà par le passé validé des opérations d’Amazon sans y rien trouver à redire. Le plus récent exemple étant le rachat de l’acteur de la distribution alimentaire Whole Foods intervenu en 2017. Mais le contexte a depuis changé. Il s’observe actuellement une levée de boucliers des élus américains contre la puissance des Gafa. Cinq projets de loi visant à démanteler ces grands ensembles sont notamment sur la table des parlementaires.

Huawei garde le sourire

Le constructeur de téléphone a passé une année 2020 globalement satisfaisante au plan économique. Une prouesse d’autant plus remarquable que l’entreprise chinoise est prise entre deux feux : l’animosité américaine et la crise du Coronavirus.

Huawei s’en sort mieux qu’on pouvait le craindre économiquement. Le constructeur chinois résiste bien au double défi que lui impose les sanctions américaines et la crise du Covid. C’est du moins le constat qui se dégage des derniers chiffres publiés par l’entreprise le 31 mars 2021. Pour le compte de l’année écoulée, le groupe a réalisé 111 milliards d’euros de chiffres d’affaires, soit une hausse de 3,8% par rapport à l’exercice précédent. Les résultats annuels eux s’établissent à 8,1 milliards pour une hausse de 3,2%.

Pour en arriver à ces chiffres, le groupe chinois privé de Play Store par Google et également entravé dans ses approvisionnements en puces électroniques a misé sur la fourniture de services comme le cloud aux entreprises. Il a aussi mis en avant ses autres appareils électroniques, dont les ordinateurs portables, très prisés chez lui en Chine où la 5G est en net avancement. La diversification des produits en dehors des smartphones, aura été déterminante pour Huawei l’année écoulée. Car la vente de ses smartphones a beaucoup régressé à travers le monde depuis que l’entreprise s’est séparée de Honor, sa sous-marque spécialisée dans le développement des téléphones portables à prix réduit, en novembre 2020 sous la pression des États-Unis.

Les sanctions américaines en question

Washington autrefois incarnée par l’administration Trump mène en effet une guerre sans merci à la firme chinoise depuis deux ans pour des accusations d’espionnage. La proximité des responsables de Huawei avec le régime communiste de Pékin n’est pas du goût de l’Oncle Sam qui ne lésine pas sur les moyens pour réduire le groupe à néant.

C’est ainsi que le constructeur de smartphone fut éjecté du magasin d’applications d’Android, Play Store, de l’Américain Google. Une situation que Huawei tente de résoudre en mettant en place d’autres alternatives. À commencer par la création de son propre système d’exploitation. Nommée Harmony OS, elle est censée constituer une alternative au célèbre Android. Son magasin d’applications, Huawei Mobile Services (HMS), compte à ce jour 120 000 plateformes téléchargeables. L’idée est, à en croire les responsables du groupe chinois, de pouvoir rivaliser à terme avec les deux mastodontes du domaine que sont : Apple Store (pour Apple) et Play Store (pour Google).

Vendre des téléphones sans chargeur au Brésil peut coûter cher

L’agence brésilienne de protection des consommateurs vient d’infliger une amende record de plus d’un million d’euros à Apple. En cause, sa nouvelle génération de téléphones vendus sans chargeur.

Aussi paradoxale que cela puisse paraître, Apple vient d’être frappée au portefeuille pour ses bonnes intentions dans le cadre de la protection de l’environnement. La marque à la pomme s’est vue infliger une amende d’environ 1,6 million d’euros par Procon-SP, organisme de défense des droits des consommateurs au Brésil. En cause, des iPhone vendus sans chargeur. Ce qui à en croire les responsables de Procon-SP, contrevient aux lois brésiliennes.

Et pourtant, cela part d’une décision bienveillante envers l’environnement. Comme l’a fait remarquer Apple en octobre 2020, les emballages des téléphones de la firme réputés grands participent à la destruction de la nature. Afin de pallier cela, l’entreprise californienne avait pris la décision de ne plus commercialiser ses téléphones avec chargeur. Dans la boîte des modèles de smartphones tels que : l’iPhone 12, la 11, mais aussi la XR ou la SE, figurent dorénavant seulement les écouteurs filaires uniquement en France, car exigé par la loi, et un connecteur lightning. Les utilisateurs qui le désirent étant tout bonnement invités à se servir de leur ancien adaptateur secteur ou d’en acquérir un autre séparément du nouveau téléphone et à prix réduit dans les boutiques d’Apple.

Le précédent avec Smartphone

Le Brésil avait averti la marque à la pomme dès l’annonce de cette politique visant à réduire son empreinte écologique, de possible sanction en cas de commercialisation sur son territoire de téléphones sans chargeur. D’autant plus que la tendance lancée par Apple avait été suivie par certains de ses concurrents, dont le Chinois Xiaomi et le Sud-Coréen Samsung, entre autres. Ce dernier notamment avait attiré l’attention Procon-SP il y a quelques mois pour son modèle Galaxy S21 également vendu au Brésil sans chargeur. Les tractations qui s’en étaient suivies avaient abouti à un accord avec les autorités. Samsung s’étant engagé à fournir des chargeurs aux consommateurs, sans frais supplémentaires.

Apple n’a pour l’heure, pas commenté la décision des autorités judiciaires brésiliennes. Mais la firme américaine peut faire appel de ce jugement. Et même s’il existe une jurisprudence favorable à Apple, il est fort probable que le constructeur de téléphone essaie de régler ce différend à l’amiable, au regard de ce que représente pour lui le marché brésilien.

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