Un prêt providentiel de CVC pour sauver le football français ?

Le fonds d’investissement domicilié au Luxembourg serait disposé à faciliter un important prêt aux clubs de l’élite du football hexagonal actuellement en difficulté pour la conclusion d’un nouveau cycle de droits TV.

D’après plusieurs sources proches du dossier, citées par Bloomberg, CVC Capital Partners serait à l’œuvre afin d’obtenir un prêt financier au bénéfice de la Ligue 1, le championnat de France de première division. Un groupe de banques serait même déjà sollicité à cet effet.

À en croire le site d’information américain, les négociations concernent la chaîne 100% Ligue 1 que les clubs envisagent de créer en collaboration avec le service de streaming Max de Warner Bros Discovery, pour la gestion de leurs droits TV.

Selon le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Vincent Labrune, la nouvelle chaîne pourrait à terme générer jusqu’à 600 millions d’euros par saison. Il s’agit d’une estimation bien optimiste de l’avis de nombreux observateurs, notamment pour deux raisons principales.

Une initiative hypothétique ?

Premièrement, la France bien qu’elle se compte parmi les principaux pays du football européen, la Ligue 1 n’est pas aussi cotée.

« Les hypothèses qu’ils ont faites sur le nombre potentiel d’abonnés sont complètement ridicules. La LFP rêve de gros chiffres, mais la réalité est que le marché n’est pas si grand« , juge Ivan Blum, ancien dirigeant français des droits TV, dans les colonnes du Guardian.

Par ailleurs, l’initiative de la chaîne 100% Ligue 1 apparaît pour l’heure hypothétique, car il faudrait le cas échéant, attendre les abonnements pour avoir une idée de la manne à redistribuer aux clubs. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’autre proposition sur la table est davantage tentante, quoiqu’insuffisante.

des ambitions affichées

Cela concerne le groupe britannique DAZN qui a consenti à payer 375 millions d’euros par an dans le cadre d’un contrat de diffusion de huit matches sur neuf, mais avec une garantie immédiate de liquidités.

De quoi soulager plusieurs clubs menacés de ruine financière ? Pas vraiment, à en croire un ancien président de club interrogé par le Guardian. « C’est un choix entre la peste et le choléra« , estime-t-il, prédisant jusqu’à 25 millions d’euros annuels de gain en moins pour les clubs.

Réunis ce vendredi, ces derniers n’ont pas pu trancher, informe le journal L’Équipe. Une décision définitive devrait toutefois advenir dimanche, selon le quotidien sportif. Quoi qu’il en soit, CVC déjà propriétaire de 13% de LFP Media, organisation chargée de la gestion des droits commerciaux du football français, nourrit de plus grandes ambitions.

Challenges : Un média d’information français influent

Challenges, anciennement connu sous le nom de Challenges – Les Echos, est un hebdomadaire français d’information économique et politique publié par le groupe Challenges Media. Fondé en 1982 par Jean-Luc Lagardère, le magazine est connu pour ses analyses pointues et ses enquêtes approfondies sur les coulisses du pouvoir et des affaires.

Contenu éditorial

Challenges se distingue par sa couverture large et diverse de l’actualité économique et politique française et internationale. Le magazine propose à ses lecteurs :

  • Des analyses approfondies des grands événements économiques et politiques, en France et à l’étranger.
  • Des enquêtes exclusives sur les entreprises, les dirigeants et les acteurs clés du monde des affaires.
  • Des interviews de personnalités influentes du monde économique et politique.
  • Des rubriques consacrées à l’art de vivre, aux vins et à la gastronomie.

Public cible

Challenges s’adresse à un lectorat de cadres supérieurs, d’entrepreneurs et de décideurs politiques. Le magazine est également apprécié par les étudiants en sciences économiques et politiques, ainsi que par toute personne intéressée par l’actualité économique et politique.

Ligne éditoriale

Challenges est un magazine indépendant et pluraliste. La ligne éditoriale du magazine est définie comme étant « pro-business » et « libérale ». Le magazine défend l’économie de marché et les valeurs de liberté individuelle et de responsabilité.

Influence

Challenges est l’un des hebdomadaires d’information les plus influents en France. Le magazine est souvent cité par les médias et les hommes politiques. Il est également une source d’information précieuse pour les entreprises et les investisseurs.

En plus de l’hebdomadaire papier, Challenges propose également :

  • Un site web avec des articles en continu, des analyses et des vidéos.
  • Une newsletter quotidienne pour recevoir l’essentiel de l’actualité économique et politique.
  • Des hors-séries consacrés à des thématiques spécifiques.
  • Des événements tels que des conférences et des soirées de gala.

Challenges est un média incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à l’actualité économique et politique en France et à l’étranger.

TV5 Monde en quête de renouveau

La chaîne francophone internationale veut élargir son actionnariat à plusieurs d’États africains subsahariens. Une double-stratégie destinée selon les autorités, à se donner plus de flexibilité financière et à accroître son audience sur un territoire déjà fidèle aux programmes de ce média.

De nouveaux actionnaires pourraient bien prochainement débarquer au Conseil d’administration de TV5 Monde. Le sujet à l’étude depuis quelques années est dorénavant à un stade très avancé, à en croire de nombreux médias de la presse française.

Le site d’information Télérama indique à cet effet qu’une réunion du Conseil d’administration prévue pour le 30 avril prochain devrait être l’occasion pour le président de la chaîne francophone, Yves Bigot, de s’y épancher davantage en présentant notamment l’identité des heureux élus.

Cela concerne, toujours selon la même source, sept pays africains, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville en négociation depuis plusieurs mois avec les dirigeants de la chaîne.

600 000 euros la participation

Yves Bigot en poste depuis 2012, flanqué de la directrice du marketing, de la distribution et de la commercialisation, Denise Epoté, auraient ainsi visité plusieurs des palais présidentiels concernés ces derniers mois afin de ficeler le projet figurant dans le « plan stratégique 2025-2028 » de TV5 Monde.

À raison d’une contribution financière de 600 000 euros chacun – pour 4,2 millions d’euros au total d’investissements au total –, les pays cités auront droit à une collaboration éditoriale avec la chaîne. Il s’agit entre autres selon Télérama, d’un accès aux programmes, magazines et fictions produits par TV5Monde afin de mieux les diffuser sur leurs territoires.

Des coproductions de contenus entre TV5Monde et les chaînes des pays actionnaires sont également prévues, de même que la diffusion sur les antennes de la télévision francophone des journaux télévisés nationaux des États concernés.

Polémique et grincements des dents

Alors que TV5 Monde fondée en 1984 jouit d’un budget oscillant entre 116 et 120 millions d’euros selon les sources, la participation financière attendue des nouveaux actionnaires s’avère peu significative.

Cette ouverture à des pays d’Afrique au sud du Sahara obéirait davantage à un souci de renforcement de la représentativité d’une chaîne dont 80% de l’audience (62 millions de téléspectateurs par semaine au total) provient du continent africain, à en croire Le Monde.

« On ne peut pas rester éternellement la chaîne de la francophonie du Nord sans accueillir les sensibilités et le regard des Africains », estime Yves Bigot, cité par le journal français. Reste que cette initiative ne fait pas l’unanimité au sein de la télévision. Le choix du Cameroun, de la RDC, du Congo et du Gabon réputés non respectueux de la liberté de la presse inquiète.

Médias : combien coûte l’information en France ?

En France, la production de l’information a coûté à l’ensemble des médias plus de 3 milliards d’euros en 2023. C’est ce que révèle une étude publiée jeudi par un groupe de travail des Etats généraux de l’information (EGI). Cette enquête doit contribuer à la construction d’un modèle économique des médias solide et pérenne.

Combien coûte en France la production de l’information ? C’est la question complexe à laquelle a tenté de répondre une étude inédite d’un groupe de travail des Etats généraux de l’information (EGI). Lancés en octobre 2023 sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, les EGI ont pour mission d’établir un diagnostic sur l’ensemble des enjeux liés à l’information afin d’assurer à chacun le droit à une information libre, indépendante et fiable.

Pas de données structurées sur le financement de l’information

Il s’agit de connaître exactement les moyens dont disposent les médias, acteurs clés de la démocratie. En France, comme dans la plupart des pays européens, on ne trouve pas de données structurées sur la façon dont est financé le droit à l’information (par le public lui-même, la publicité ou les pouvoirs publics, et à quelle proportion ?). On ne connait pas, non plus, le montant consacré aux médias (presse, radio, TV ou pure players). D’où la création des EGI, qui doivent aboutir cet été à des propositions concrètes afin d’aiguillonner les législateurs.

Tous les types de médias scrutés

L’étude menée par le groupe de travail des EGI, une première en France, a permis de réaliser une estimation des moyens engagés dans la production de l’information, quel que soit le support (TV, radio, presse imprimée et digitale). Elle couvre l’ensemble des charges supportées par les médias d’information. A savoir la masse salariale des équipes techniques, des journalistes et des dirigeants, ainsi que les coûts directs associés (frais de reportages, liaisons techniques, abonnements aux agences de presse, etc.).

Les coûts salariaux représentent plus de 70% des dépenses

L’enquête chiffre à 3 milliards d’euros le coût de production de l’information en 2023. Ce coût s’élève à 2,4 milliards si on exclut les agences de presse et la presse professionnelle. Les dépenses liées aux salaires représentent à elles seules plus de 70% du total. Quant au chiffre d’affaires de l’ensemble des médias grand public, il est estimé à 12 milliards d’euros en 2023. Pour ce qui concerne les effectifs, les médias grand public emploient plus de 27.000 collaborateurs, dont 58% de journalistes permanents et 18% de pigistes.

Le financement provient pour un tiers de la publicité

Ces effectifs montent à plus de 40.000 en prenant en compte les collaborateurs de la presse professionnelle et des agences de presse. L’étude s’est également intéressée aux sources de financements. Ceux-ci proviennent à 23% du consommateur final (abonnements et ventes au numéro de la presse, principalement), 35% de la publicité et 32% des financements publics (aides à la presse et financement de l’audiovisuel public).

Une enquête essentielle pour comprendre l’économie de l’information

Cette étude inédite sur les coûts engagés par les médias ne prend pas en compte l’impression et la distribution pour la presse écrite. Le groupe de travail des EGI espère pouvoir la réaliser chaque année pour nourrir un tableau de bord public de l’économie de l’information. « La question du modèle économique est essentielle à l’heure où l’on constate une paupérisation de l’information et de ses principaux producteurs, les médias », a expliqué Bruno Patino, président d’Arte et président du comité de pilotage des EGI.

Vivendi veux scinder ses activités en plusieurs entités

Vivendi.

Vivendi annonce étudier un projet de scission de ses activités en plusieurs entités cotées, regroupées autour de Canal+, Havas et d’une société d’investissement intégrant notamment Lagardère. Cette nouvelle configuration devrait permettre une meilleure valorisation de la multinationale.

Vivendi, géant français des médias et de l’édition, a annoncé mercredi qu’il étudie un projet de scission de ses activités en plusieurs entités cotées en Bourse. L’objectif est de rehausser la valorisation du conglomérat.

Vivendi veut libérer pleinement son potentiel de développement

Désormais, les activités de Vivendi devraient être structurées autour de plusieurs entités autonomes, notamment Canal+, Havas et une société d’investissement incluant sa participation majoritaire dans le groupe Lagardère. La multinationale espère ainsi libérer pleinement le potentiel de développement de l’ensemble de ses activités.

Elle souhaite aussi profiter du contexte international marqué par de nombreuses opportunités d’investissement. En outre, Vivendi veut remonter du cash aux actionnaires. Cela pourrait se faire de deux manières. Soit en distribuant des titres Havas et Groupe Canal+ via un dividende en nature. Soit en opérant une fusion dilutive avec un concurrent, par exemple Havas avec Interpublic, Omnicom ou WPP.

Douze à dix-huit mois pour analyser le projet de scission

Tout ceci devrait contribuer à une meilleure valorisation des actifs de Vivendi. Aujourd’hui, la capitalisation du groupe dépasse à peine les 9 milliards d’euros. Mais il faudrait patienter avant d’entrevoir quoi que ce soit. En effet, l’analyse du projet de scission pourrait prendre douze à dix-huit mois, le temps d’évaluer les conséquences fiscales des différentes opérations envisagées. Le directoire de Vivendi a promis de faire un point sur l’avancement de l’étude du projet et de sa faisabilité en temps voulu.

Vivendi au eu de bons résultats financiers au troisième trimestre

La scission des activités n’est pas motivée par des difficultés financières. En effet, le conglomérat de Vincent Bolloré se porte plutôt bien au niveau finance grâce au dynamisme de Canal+ et d’Havas. Ceux deux entreprises sont dans le vert. Elles ont affiché respectivement 1,5 milliard d’euros et 686 millions d’euros de chiffres d’affaires au troisième trimestre. Canal+ constitue ainsi le fer de lance de Vivendi.

Finalisation de l’OPA lancée sur le groupe Lagardère

La chaîne cryptée compte 25 millions d’abonnés dans près de 50 pays. Elle a récemment absorbé certaines sociétés et pris des participations stratégiques dans d’autres. Point rassasiée, Canal+ envisage de saisir d’autres opportunités de consolidation à l’échelle internationale. De son côté, Havas, agence de conseil en communication, a également mené des acquisitions ciblées au cours des deux dernières années.

Notons que l’annonce du projet de scission de Vivendi intervient moins d’un mois après la finalisation de l’OPA lancée sur le groupe Lagardère. Avec cette méga-acquisition, la multinationale change de dimension. Elle compte dorénavant plus de 66.000 salariés, contre 38.000 jusqu’alors. Son chiffre d’affaires devrait progresser de 72% à 16,5 milliards d’euros, sur une base comparable à celle de 2022.

Rupert Murdoch se retire de son empire médiatique

Le magnat des médias australo-américain propriétaire notamment de Fox News et du Wall Street Journal va prendre sa retraite en novembre prochain, laissant un de ses fils comme successeur.

Une page se tourne. Rupert Murdoch, patron de presse et l’un des entrepreneurs les plus influents du monde, quitte ses postes de président de Fox Corp et de News Corp, selon une annonce des deux groupes médiatiques, publiée jeudi 21 septembre.

L’homme d’affaires de 92 ans, né en Australie, mais dont le grand public identifie depuis comme un Américain à part entière, passera officiellement la main au terme de l’assemblée générale des actionnaires des deux entreprises mi-novembre afin d’en devenir le président honoraire.

Son fils Lachlan Murdoch, né de son deuxième mariage avec l’ancienne journaliste australo-écossaise, prendra notamment sa suite. Déjà à la tête de Fox Corp dont il coprésidait avec son père, cet homme de 52 ans, gagne ainsi en influence au sein de l’empire familial.

Moment charnière

Il hérite d’un groupe médiatique étendu sur deux continents (l’Amérique et l’Europe) notamment, mais dont l’influence a quelque peu pâli ces dernières années. Surtout aux États-Unis où la chaîne de télévision Fox News détenue par Fox Corp, est l’objet d’une attention particulière.

Réputée proche des conservateurs voire de l’extrême droite américaine, la chaîne basée à New York sort en effet d’une procédure en diffamation intentée contre elle par la société de gestion du matériel de vote Dominion Voting en marge de la présidentielle 2020.

En cause, l’amplification par ses canaux des allégations jamais prouvées de trucage du scrutin distillées au sein de l’opinion par l’ancien chef de l’État Donald Trump et ses partisans. La procédure judiciaire a vu Fox s’engager à payer 787,5 millions de dollars afin de régler le différend.

Un géant

Bien que cette ardoise soit salée, cette affaire est loin d’ébranler Murdoch dont les groupes de presse ont connu bien des revers depuis leur création il y a plus de 70 ans pour les plus vieux.

Une telle durabilité en dit long sur le personnage de Rupert Murdoch parfois critiqué, parfois félicité, mais toujours reconnu comme étant une des figures les plus importantes de l’univers médiatique mondial.

C’est un des géants qui, à l’image de John Malone Liberty Media, Liberty Global, du fondateur de CNN Ted Turner ou encore Sumner Redstone de CBS, dont les empreintes ont indéniablement contribué à façonner l’ère des médias modernes.

France : La Tribune Dimanche pour concurrencer le Journal du Dimanche

Un nouveau journal baptisé Tribune Dimanche devrait prochainement voir le jour sur le territoire français, dans un contexte de défiance envers le Journal du Dimanche dont le nouveau directeur de la rédaction est fortement décrié.

La presse du dimanche s’agrandit en France. La Tribune Dimanche devrait paraître pour la première fois en kiosque le 8 octobre prochain, selon l’annonce de l’un de ses géniteurs Jean-Christophe Tortora.

Ce dernier est connu comme le président du groupe La Tribune, dont le journal éponyme créé en 1985 est spécialisé dans l’information économique et financière. Mais contrairement à La Tribune, le nouveau journal destiné comme son nom l’indique à une parution dominicale, sera généraliste.

« Ce sera plus de culture, du décryptage sur les grands enjeux de société, de la politique, des débats, des entretiens, des sujets qui touchent les Français comme l’écologie et l’éducation », a déclaré Jean-Christophe Tortora dans un entretien à RTL.

Projet ambitieux

Ce projet de média ne devrait pas manquer pas d’ambition au regard du promoteur. Il s’agit du milliardaire franco-libanais Rodolphe Saadé, dirigeant du groupe CMA CGM et l’un des leaders mondiaux du transport et de la logistique.

L’homme de 53 ans a en effet racheté plusieurs titres de presse tricolore ces derniers mois. C’est le cas de La Provence, du Corse Matin ou encore du groupe M6. Il vient par ailleurs d’ajouter La Tribune à cette liste.

« C’est un investissement sur du moyen et long terme », indique Jean Christophe Tortora toujours au micro de RTL. Il a par ailleurs précisé cette fois dans les colonnes du Figaro, que le projet faisait l’objet de réflexion avec Rodolphe Saadé depuis février.

Contexte favorable ?

Cette dernière précision est destinée à couper court aux rumeurs mettant d’ores et déjà en concurrence La Tribune Dimanche avec le Journal du Dimanche (JDD). Propriété du groupe Lagardère désormais détenu par Vincent Bolloré, cet hebdomadaire traverse depuis quelque temps, une profonde crise existentielle.

Des dizaines de journalistes ont en effet quitté la rédaction ces dernières semaines en marge d’une fronde destinée à protester contre le changement de direction. Geoffroy Lejeune nommé pour diriger la rédaction après son passage au magazine Valeurs actuelles fait l’objet de défiance pour sa ligne éditoriale réputée marquée à l’extrême droite.

Cette situation représente donc une opportunité pour La Tribune Dimanche dont le tirage inaugural est prévu pour 120.000 exemplaires. Même si ses responsables se défendent de tout opportunisme.

JDD : la rédaction en grève depuis près d’un mois

Logo du JDD

Les journalistes du Journal du dimanche (JDD) ont organisé un rassemblement mercredi près du Palais-Bourbon pour interpeller les députés sur leur situation. Depuis près d’un mois, ils protestent contre la nomination de Geoffroy Lejeune comme directeur de la rédaction.

Mercredi, les journalistes du Journal du dimanche (JDD) ont manifesté à la station de métro Invalide, à proximité de l’Assemblée nationale, pour interpeller les députés sur le sort de leur média. Depuis le 22 juin dernier, ils protestent contre la nomination de Geoffroy Lejeune comme directeur de la rédaction. Ils craignent que son arrivée provoque un changement radical de la ligne rédactionnelle.

Un très proche d’Éric Zemmour

En effet, Geoffroy Lejeune a dirigé pendant sept ans l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles. Il s’est également affiché aux côtés d’Éric Zemmour, lors de la campagne présidentielle de 2022. Depuis plusieurs semaines, les grévistes et le propriétaire du JDD (Lagardère) discutent pour débloquer la situation. Mais les journalistes restent inflexibles. Ils maintiennent leurs deux revendications. A savoir renoncer à la nomination de M. Lejeune et offrir à la rédaction des garanties d’indépendance juridique et éditoriale.

Vers un record de durée de grève dans les médias

Face au blocage des disscussions, la rédaction du Journal du dimanche (JDD) a reconduit, samedi 15 juillet, sa grève pour une semaine supplémentaire. Les journalistes ont voté à 96 % (94 pour, 4 contre, 8 blancs et nuls) pour la poursuite de leur action. Celle-ci dépassera samedi, les 31 jours de grève de la rédaction d’iTélé en 2016, en réaction au rachat du groupe par Vincent Bolloré.

Un crève-cœur, mais déterminés à poursuivre le combat

La société des journalistes (SdJ) a confié dans un communiqué que l’empêchement de la publication des éditions depuis près de quatre semaines constitue pour les salariés et collaborateurs du journal « un crève-cœur ». Mais elle affirme que cela n’entame pas leur détermination pour défendre les valeurs du média. Les grévistes restent également soudés face au risque financier. En effet, ils ne devraient pas percevoir leur paie ce mois-ci, mais pourront compter sur leur caisse de grève, dont le montant s’élèverait à 70.000 euros.

Une proposition de loi pour protéger la liberté éditoriale

Invités mercredi à la manifestation, les députés ont apporté leur soutien aux journalistes du JDD. Ils ont évoqué une proposition de loi transpartisane déposée le même jour au Palais-Bourbon et visant à protéger la liberté éditoriale des médias sollicitant des aides de l’Etat. Les parlementaires jugent le texte d’autant pertinent que les atteintes à l’indépendance des médias se multiplient ces dernières années. Il y a une semaine, le sénateur PS David Assouline avait également déposé une proposition de loi destinée à garantir l’indépendance des rédactions.

Ouverture d’un guichet de départ par Lagardère

Fondé en 1948, le JDD est l’unique hebdomadaire national dominical d’informations générales en France. Il fait partie de Lagardère News, une filiale de Lagardère. En octobre au plus tard, il doit passer dans le giron de Vivendi, le groupe du milliardaire Vincent Bolloré qui a effectué une offre publique d’achat (OPA) sur le propriétaire du JDD. Malgré la grève des journalistes, les dirigeants de Lagardère maintiennent la nomination de M. Lejeune, qu’on dit imposé par Vincent Bolloré en personne. Ils ont prévu l’ouverture d’un guichet de départ accompagné d’un un accord financier pour les contestataires.

La nouvelle stratégie tarifaire de Netflix

La plateforme de streaming a, contre toute attente, revu le coût de ses abonnements à la baisse dans plusieurs dizaines de pays, dont ses marchés moins porteurs. Un positionnement assurément tactique.

Netflix semble reculer afin de mieux sauter. Le leader mondial du streaming vient d’opérer un revirement pour le moins inattendu concernant le coût de ses abonnements. Ils ont en effet baissé dans la plupart des pays où la plateforme est présente.

Difficile d’en connaître le nombre exact, car la firme californienne bien que confirmant l’information, reste assez vague sur le sujet. Sans doute pour des raisons stratégiques. Mais le Wall Street Journal (WSJ) parle de plus de 30 pays concernés ; quand le cabinet britannique Ampere Analysis évoque lui, au-delà 100 destinations impliquées dans cette nouvelle grille.

Marchés à croissance

Une chose certaine en revanche est le profil des marchés concernés par cette baisse de prix. C’est-à-dire des pays à faible pouvoir d’achat et où Netflix tente encore de se positionner durablement dans un contexte de multiplicité des offres.

C’est le cas du Moyen-Orient avec le Yémen, la Jordanie, la Libye et l’Iran ; l’Amérique latine avec le Nicaragua, l’Équateur et le Venezuela ; l’Asie avec la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande et les Philippines. À ceux-là s’ajoutent certaines destinations d’Afrique dont le Kenya.

Exit les marchés assez mûrs de Netflix qui concernent les États-Unis, le Canada ou encore une grande partie de l’Europe à l’exception de la Croatie, de la Slovénie et de la Bulgarie.

Vieille recette

Autant de pays dont certains à l’instar du Venezuela (50%), ont bénéficié d’une réduction drastique du coût des abonnements. À tel point que des observateurs s’en sont étonnés. L’analyste des médias et du divertissement chez UBS Group AG, John Hodulik, a ainsi déclaré au WSJ qu’une telle baisse des prix va à l’encontre de la tendance du marché.

Celui-ci est caractérisé, ces derniers mois en l’occurrence, par une hausse des coûts. D’autant avec la fin de la période d’abondance qu’aura représenté la crise du Covid pour l’ensemble des acteurs de la tech. Et Netflix n’a pas été du reste à cet effet.

Mais la pionnière du service de la vidéo à la demande pourrait avoir décidé de ce nouveau plan tarifaire dans le cadre d’une stratégie déjà utilisée par le passé. Autrement dit, séduire dans un premier temps suffisamment d’abonnés avant de revoir les prix à la hausse.

Streaming : la stratégie illisible de Warner Bros. Discovery

La société née du mariage entre WarnerMedia et Discovery Inc. ferait machine arrière sur son projet de fusion des services de streaming des deux entités. La création d’au moins une troisième plateforme reste néanmoins dans les tuyaux.

Rétropédalage. Warner Bros. Discovery conserve finalement à la fois HBO Max et Discovery +. C’est du moins ce que croit savoir le Wall Street Journal (WSJ), auteur d’une information exclusive à ce sujet, le 8 février dernier.

Se fondant sur des sources proches du dossier, le quotidien américain spécialisé dans les informations économiques et financières affirme que les deux services de streaming ne devraient finalement plus fusionner, comme prévu dans le cadre du mariage entre leur maison-mère : WarnerMedia et Discovery Inc.

Les noces scellées en avril 2022 devaient notamment laisser place à la création dans les prochains mois d’une seule et même plateforme de vidéo à la demande nommée provisoirement Max.

Craintes du surcoût

Mais les plans ont manifestement changé, à en croire le WSJ qui évoque des considérations économiques comme raison. Warner Bros. Discovery craindrait en effet de perdre les quelque 20 millions d’abonnés de Discovery + en cas de fusion de cette dernière avec HBO Max. Une inquiétude justifiée par le coût relativement cher qu’il faudra débourser à Max.

Dans un contexte où l’abonnement mensuel à Discovery + est facturé entre cinq et sept dollars selon que vous laissez s’afficher de la publicité ou non, contre 10 à 16 dollars pour HBO Max, le choix s’avère a priori sans embarras pour l’utilisateur.

D’autant avec le prix de l’abonnement de Max censé voler plus haut que celui appliqué à HBO Max en ce moment. Le contexte socioéconomique marqué par l’inflation aurait par ailleurs incité Warner Bros. Discovery à renoncer à ce projet, toujours selon le WSJ.

L’impératif de réduction des coûts

Toutefois, les responsables de l’entreprise compteraient bien créer une nouvelle plateforme de streaming. Financée par la publicité, celle-ci devrait s’enrichir avec du contenu provenant à la fois de HBO Max et de Discovery + en majorité. Un projet qui n’exclut par le maintien de Discovery + comme service parallèle, en raison de sa compétitivité.

Cela pourrait s’avérer crucial pour l’ambition affichée de Warner Bros. Discovery de titiller le mastodonte Netflix et ses 230 millions d’abonnés à travers le monde. Reste qu’une telle initiative contredit quelque peu, le souhait du groupe de réduire les coûts au regard de la conjoncture économique difficile.

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