Enchères 5G : les opérateurs maintiennent leurs positions, les prix des blocs flambent

Une antenne télécom.

 

La deuxième journée des enchères pour l’attribution des nouvelles fréquences 5G vient de s’achever. Les quatre opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile) ont maintenu leurs positions sur les blocs disponibles. Ce qui a conduit à une flambée des prix.

Huit tours pour ce deuxième round

Ce mercredi a eu lieu la deuxième journée des enchères pour l’attribution des fréquences dans la bande 3,4-3,8 GHz de la 5G.   Chaque opérateur a maintenu ses positions sur les blocs demandés. Ainsi, Orange se positionne toujours sur cinq blocs (il est interdit d’aller au-delà), SFR et Bouygues Telecom sur trois, Free Mobile sur deux. Une détermination qui a fait flamber les prix. Après 4 tours d’enchère mardi, chaque bloc de 11 MHz était fixé à 85 millions d’euros. Les 8 tours d’enchère ayant eu lieu mercredi pour la seconde journée ont fait passer ce prix unitaire à 111 millions. La note devient donc salée pour les opérateurs, mais l’Etat se frotte les mains.

En effet, ces 11 blocs de 10 MHz destinés à la 5G valaient 770 millions d’euros au départ (70 millions chacun). Maintenant, l’ensemble coûtera au moins 1,2 milliard d’euros (111 millions d’euros par bloc, multiplié par onze blocs). Et ce n’est pas fini. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), qui supervise ces opérations, indique que le prochain tour, prévu le 1er octobre, débutera à 114 millions d’euros.

Des premiers blocs de 50 MHz déjà acquis

Le régulateur précise que la hausse de la valeur de chaque bloc en jeu à chaque tour va rester à 3 millions d’euros pour le moment, comme lors de la deuxième journée. Cette valeur était de 5 millions d’euros le premier jour. Dans le cadre du processus d’attribution des licences 5G, les opérateurs disposent déjà chacun d’un premier bloc de 50 MHz, attribué d’office au moment de la validation de leur dossier, en décembre 2019.

Le processus prendra fin en novembre prochain

Ces enchères prendront fin quand les demandes cumulées de blocs (actuellement 13) seront égales au nombre de blocs disponibles (11). Elles seront suivies en octobre d’une enchère pour le positionnement des fréquences des lauréats dans la bande puis de la délivrance des autorisations d’utilisation des fréquences, prévue en novembre prochain.

Tiktok : Face à la menace d’une interdiction aux Etats Unis, ByteDance veut vendre sa branche américaine

Un panneau publicitaire de Tiktok (Photo : Tiktok).

 

Après que Donald Trump a menacé d’interdire Tiktok aux Etats Unis, ByteDance, la maison-mère chinoise de la très populaire application a proposé de vendre sa branche américaine pour la sauver.

Pour sauver TikTok aux Etats-Unis, ByteDance, la maison mère chinoise du réseau social est prête à vendre la branche américaine de l’application, après la décision de Donald Trump de l’interdire outre-Atlantique. En effet, après des semaines de rumeurs et de pression, Donald Trump avait annoncé vendredi qu’il allait interdire dans son pays le réseau social. La Maison Blanche avait indiqué quelques heures auparavant que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se séparer de TikTok, au nom de la protection de la sécurité nationale.

« Le président Donald Trump a dit “ça suffit” (…), donc il va prendre des mesures dans les jours qui viennent en réponse aux divers risques pour la sécurité nationale que posent les logiciels liés au Parti communiste chinois », a dit le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo lors d’une interview sur la chaîne Fox News. La menace d’une interdiction de TikTok aux Etats-Unis intervient dans un contexte de tensions politiques et commerciales entre Washington et Pékin.

Tiktok tient à rester aux Etats Unis

« Même si nous ne commentons pas les rumeurs et les spéculations, nous sommes confiants en le succès à long terme de Tiktok », a réagi ByteDance. « Nous sommes ici pour rester », a ajouté samedi Vanessa Pappas, la responsable de la branche américaine de l’application, qui a souligné le « déferlement de soutien » de la part de la communauté TikTok. Elle se dit surtout fière des 1500 employés américains et fait valoir les « 10 000 emplois additionnels » que le groupe chinois va créer aux Etats Unis « au cours des trois prochaines années ».

Microsoft en négociations avancées avec ByteDance

D’après le Wall Street Journal, Microsoft était en cours de négociations avec ByteDance, le samedi, pour l’acquisition des activités américaines de TikTok. L’agence Reuters précise que le groupe chinois sortirait complètement du capital et Microsoft Corp reprendrait TikTok aux Etats-Unis. Certains investisseurs de ByteDance, basés sur le sol américain, pourraient se voir offrir l’opportunité de prendre des participations minoritaires dans l’activité. Aussi, la nouvelle proposition de ByteDance prévoit que Microsoft soit en charge de la protection de toutes les données d’utilisateurs sur le territoire américain.

Un milliard d’utilisateurs dans le monde

La plateforme de divertissement TikTok se prévaut d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Elle n’existe pas en Chine, où ByteDance opère une appli sur le même principe, mais séparée, avec un nom différent. TikTok a particulièrement renforcé sa popularité à la faveur du confinement, mesure phare contre la pandémie du coronavirus, entre mars et juin.

Le suivi de livraison, un secteur de plus en plus important chez les entreprises

Suivi de livraisons Hub One entreprise

Depuis plusieurs années, le développement de l’e-commerce a poussé de nombreuses entreprises à passer au numérique. De fait, l’envoi de colis et le suivi de livraison deviennent chaque jour de plus en plus importants dans le quotidien des salariés. Ils doivent y consacrer toujours plus de ressources… Et cette tendance risque de continuer. En effet, lors d’une étude publiée en 2017, 77% des entreprises ont déclaré que leurs envois de colis allaient augmenter dans les années à venir. Un constat qui s’est accéléré avec le confinement, où de grandes entreprises comme Amazon ont vu leur nombre d’envois de colis augmenter et atteindre de nouveaux records.

Assurer un suivi de livraison de qualité pour éviter les problèmes logistiques

Aujourd’hui, les clients sont de plus en plus exigeants envers les livraisons. En effet, plus d’un tiers des e-consommateurs déclarent qu’ils n’hésiteront pas à arrêter de commander sur une plateforme de livraison s’ils venaient à avoir une mauvaise expérience avec cette dernière. Afin d’éviter au maximum ces retours d’expériences négatifs, il est impératif de proposer un suivi de livraison efficace.

D’un côté, cela rassure les clients qui ont tendance à se sentir plus sereins lorsqu’ils peuvent suivre l’évolution de leur commande. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que 83% des clients comptent vérifier au moins deux fois l’état d’avancement de leur commande, lors d’un achat en ligne.

De l’autre, assurer un bon suivi de livraison pour une entreprise permet d’éviter au maximum les erreurs. Ainsi, un colis tracé régulièrement limite les risques que ce dernier soit égaré. D’autant plus, s’il venait à y avoir un problème, le suivi rapproché du colis permettrait de rapidement rectifier l’erreur et ainsi de le réacheminer rapidement vers sa destination initiale.

Hub One : l’entreprise pour assurer un suivi de livraison efficace

En France, Hub One, l’entreprise de télécom spécialisée dans les solutions numériques à destination des professionnelles propose des outils pour assurer un suivi de livraison efficace. Avec des services tels que Hub One Delivery ou encore Hub One Geolocation, le groupe français offre aux entreprises toutes les solutions nécessaires pour assurer un suivi de livraison de qualité et ainsi satisfaire ses clients.

Royaume Uni : des textiles intelligents au graphène capables de s’adapter à la chaleur

Une athlète lors d'une course à Malaga, en Espagne.

 

Une équipe de scientifiques de l’Institut national du graphène de l’Université de Manchester a créé un prototype de textiles intelligents, capables d’abaisser la température corporelle du porteur dans les climats chauds. Ce vêtement utilise les propriétés du graphène, considéré comme le matériau du futur. 

Le corps humain émet de l’énergie sous forme d’ondes électromagnétiques dans le spectre infrarouge, responsable d’environ 60% de nos pertes thermiques. Pour abaisser la température corporelle dans un climat chaud, il est conseillé de disposer de textiles pouvant bloquer ou laisser passer les rayons infrarouges. C’est à cela que servent les couvertures de survie (ou couvertures infrarouges) : lorsqu’une personne a trop chaud, une face réfléchit les infrarouges du Soleil tandis que l’autre laisse passer ceux émis par le corps. Si la personne a trop froid, il suffit de retourner la couverture.

Le graphène, un matériau intéressant pour sa conductivité électrique et thermique

Une équipe de scientifiques de l’Institut national du graphène de l’Université de Manchester a créé un prototype de textile qui peut gérer de façon dynamique le rayonnement thermique dans un vêtement en utilisant le graphène. Ce matériau composé de graphite et parfois qualifié de « miracle » intéresse une foule de secteurs, dont l’automobile et la mode. Flexible, il est pourtant 200 fois plus résistant que l’acier. Sa conductivité électrique et thermique est également intéressante. C’est sur cette dernière potentialité qu’a travaillé l’équipe de chercheurs anglais.

La nouvelle recherche publiée la semaine dernière dans la revue Nano Letters, démontre que la technologie basée sur le graphène peut changer la visibilité thermique d’un vêtement. Elle met en avant l’émissivité infrarouge du vêtement, c’est-à-dire sa capacité à renvoyer les rayons en temps réel. Le professeur Coskun Kocabas, qui a dirigé la recherche, a déclaré : « La capacité à contrôler le rayonnement thermique est une nécessité-clé dans plusieurs applications critiques, comme la gestion de la température du corps dans des climats aux températures excessives. […] Cependant, maintenir cette fonctionnalité à mesure que l’environnement se réchauffe ou se refroidit était un défi de taille ».

Pour une gestion thermique dynamique des satellites en orbite ?

Si le développement du graphène a déjà conduit à des progrès dans les produits commerciaux, notamment les batteries, téléphones portables et les voitures, les scientifiques envisagent un autre usage. Selon Coskun Kocabas, « La prochaine étape dans ce domaine de recherche est de répondre aux besoins de gestion thermique dynamique des satellites placés dans l’orbite de la Terre. Les satellites en orbite subissent des excès de température lorsqu’ils font face au Soleil et gèlent dans l’ombre de la Terre ». Il assure que leur « technologie pourrait permettre une gestion thermique dynamique des satellites en contrôlant le rayonnement thermique et en régulant la température des satellites à la demande ».

Cloud : Slack et AWS resserrent les liens pour contrer Microsoft

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l'intégration des produits.

 

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l’intégration des produits. Les deux entreprises resserrent ainsi leurs liens pour concurrencer Microsoft.

Slack et Amazon Web Services (AWS) annoncent la conclusion d’un accord pluriannuel autour de leurs solutions respectives. Dans ce cadre, « Slack continue de s’appuyer sur AWS en tant que fournisseur cloud et utilisera une gamme de services AWS, y compris le stockage, le calcul, la base de données, la sécurité, l’analyse et l’apprentissage automatique, pour développer d’autres fonctionnalités de collaboration », indique dans un communiqué la start-up. De son côté, AWS utilisera la plateforme de communication collaborative pour ses besoins internes.

D’après les termes de l’accord, Slack utilisera précisément la technologie Amazon Chime pour ses fonctions d’appels audio, vidéo et de partage d’écran afin d’améliorer la qualité des appels. AWS Chatbot et AWS AppFlow (un service de gestion des flux de données) seront aussi intégrés à la plateforme de communication collaborative. De plus, AWS Key Management Service alimentera le service Slack Enterprise Key Management, distribuera et contrôlera les clés cryptographiques. Les entreprises intégreront également davantage de produits et seront interopérables.

Un front commun contre Microsoft

« Un partenariat stratégique avec AWS permet aux deux entreprises de s’adapter à la demande et de proposer des offres de qualité professionnelle à nos clients. En intégrant les services AWS à notre plateforme de messagerie, nous aidons les équipes à gérer facilement et de manière transparente leurs projets d’infrastructure et à lancer des services cloud sans jamais quitter Slack », s’est réjoui Stewart Butterfield, PDG et cofondateur de Slack.

Pour la start-up, le partenariat avec AWS est un moyen pratique de tenir à distance celui qui aurait pu devenir un concurrent. Aussi, AWS va lui permettre de se développer comme le groupe l’a fait pour Zoom. Enfin, AWS et Slack pourront mieux faire face à l’ennemi commun : Microsoft, qui commercialise Azure et Teams.

Hausse du chiffre d’affaires de 50% sur un an

L’annonce du renforcement de ce partenariat intervient après la publication des derniers résultats financiers de Slack pour son premier trimestre fiscal 2021. Son chiffre d’affaires a atteint 201,7 millions de dollars, en hausse de 50% d’une année sur l’autre. Sur la période écoulée, la start-up revendique un gain de 12 000 nouveaux clients, pour un total de 122 000 clients payants et 750 000 payants et gratuits.

Amazon : des caméras thermiques déployées dans des entrepôts contre le coronavirus

Entrepôt de collects et retours d'Amazon à South Street, à Philadelphie (Etats Unis).

 

Amazon.com tente d’accélérer le dépistage dans ses entrepôts afin de rassurer ses salariés et améliorer les conditions sanitaires dans lesquelles ils travaillent. C’est pourquoi, il a installé des caméras thermiques dans des entrepôts pour dépister les travailleurs à la recherche de signes du nouveau coronavirus.

Amazon s’inquiète pour la santé et la sécurité de ses employés

Des sources internes et des posts sur les réseaux sociaux indiquent qu’Amazon utilise actuellement des caméras thermiques dans six entrepôts aux Etats-Unis, dans les zones de Los Angeles et de Seattle, pour accélérer le dépistage des travailleurs fiévreux susceptibles d’être infectés par le coronavirus. La fièvre étant l’un des symptômes les plus courants de la covid-19, avec la fatigue et la toux sèche, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) .

Le géant du e-commerce a confirmé que certains sites ont été équipés, à l’instar de ce qui se fait dans les aéroports asiatiques depuis l’épidémie de SRAS en 2003. Ces appareils peuvent coûter entre 5 000 et 20 000 dollars. « Nous avons mis en place des contrôles de température quotidiens dans nos sites d’exploitation comme mesure préventive supplémentaire pour soutenir la santé et la sécurité de nos employés qui continuent de fournir un service essentiel dans nos communautés », a déclaré Amazon. « Nous mettons actuellement en œuvre l’utilisation de caméras thermiques pour le contrôle de la température afin de créer une expérience plus rationalisée sur certains de nos sites », ajoute le groupe de Jeff Bezos.

Un employé mort du coronavirus en début de mois

Les caméras thermiques mesurent la quantité de chaleur dégagée par les employés par rapport à leur environnement. Ils nécessitent moins de temps et de contact que les thermomètres frontaux, adoptés auparavant par Amazon, ont déclaré les travailleurs.

Amazon a signalé, ces derniers jours, des cas de coronavirus parmi le personnel de plus de 50 de ses entrepôts américains. Un travailleur d’une installation en Californie est même décédé après avoir contracté covid-19 . L’entreprise allègue que l’employé a attrapé la maladie pendant ses vacances et n’a pas été en contact avec ses collègues depuis le 6 mars. Mais certains salariés, s’inquiétant pour leur sécurité, ont tout de même quitté leur travail. Les syndicats et les élus ont appelé Amazon à fermer les bâtiments.

Un débrayage virtuel des employés prévu le 24 avril

En France, Amazon a fermé temporairement six de ses centres de distribution, après qu’un tribunal a constaté que les conditions de sécurité étaient mauvaises dans ses entrepôts. Pour se rattraper, le géant du commerce en ligne a annoncé la distribution de maques à ses salariés, tout en effectuant des contrôles de température avec un thermomètre frontal.

Malgré cela, les employés d’Amazon préparent un débrayage virtuel le 24 avril dans le but de protester contre le licenciement récent de deux employés qui se sont prononcés contre les conditions dans les entrepôts de l’entreprise et le manque de protection pour les travailleurs en première ligne.

Huawei : une usine va ouvrir en France

Des antennes 5G de Huawei, exposées au Mobile World Congress (MWC) 2019.

 

Huawei a annoncé sa volonté d’ouvrir un site de fabrication d’antennes mobiles en France, le premier hors Chine. L’équipementier télécoms chinois compte investir 200 millions d’euros dans la construction de cette usine et promet la création de 500 emplois.

Le site construit en Alsace ?

Le géant chinois Huawei a annoncé la construction très prochaine d’une première usine en Europe et plus précisément en Hexagone. « Huawei créera en France un site de production d’équipements radio. La première phase de cet investissement représente 200 millions d’euros, entre le terrain, les bâtiments et les équipements. A la clef, il y aura la création de 500 emplois directs, selon nos estimations. », a déclaré Liang Hua, le président de Huawei qui a fait spécialement le déplacement à Paris à l’occasion de cette annonce.

Huawei n’a pas encore déterminé quel sera l’emplacement de l’usine, même si les rumeurs parlent d’une implantation en Alsace. « Des experts sont en train de sélectionner les sites. Un groupe de travail spécial a été créé pour cela, indique Liang Hua. Le calendrier dépendra de nos contacts avec les autorités publiques et des conditions des sites. La construction proprement dite peut aller assez vite ».

L’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros

Le site en question produira dans un premier temps des équipements radio (des antennes notamment) pour les réseaux mobiles 4G et 5G.  « Sur ce site, nous produirons des modules qui seront intégrés dans nos stations de base. Ce n’est pas un site d’assemblage, explique le président de Huawei. L’usine devra aussi assembler des produits finaux, les tester et charger les logiciels nécessaires ».

Pour ce qui concerne son volume de production, le groupe explique que ce centre aura vocation à servir l’ensemble du marché européen. « Après sa mise en service, l’usine produira chaque année une valeur ajoutée de 1 milliard d’euros. En termes de volume, c’est assez conséquent », juge Liang Hua.

« Il n’y a pas d’offensive de charme »

Le gouvernement se réjouit de l’implantation de cette usine en France. Il estime que « Cela montre que le pays est compétitif et que nos réformes portent leurs fruits. C’est une bonne nouvelle pour l’emploi et pour le territoire ». Toutefois, « Cela n’a rien à voir avec notre politique en matière de sécurité des réseaux, qui ne change pas. Les équipements sont autorisés au cas par cas, selon une liste de critères claire et objective », assure-t-on au cabinet de Bruno Le Maire.

De son côté, Huawei assure qu’« Il n’y a pas d’offensive de charme » derrière son annonce. D’après son président, il est dans l’intérêt du groupe d’avoir un maillage industriel mondial. Il ajoute que la situation géographique de la France, au cœur de l’Europe avec une infrastructure industrielle mature et une main-d’œuvre hautement qualifiée, a considérablement pesé dans le choix du géant de la tech.

Huawei va jouer la carte de la transparence

Conscient de sa position difficile aux Etats Unis et en Europe, Huawei explique que les questions de cybersécurité restent au cœur de ses préoccupations. Pour faire patte blanche, il envisage ouvrir l’usine aux opérateurs télécoms, aux gouvernements et aux organisations professionnelles.  Le groupe promet aussi de la transparence envers Bruxelles.

Avec l’installation de cette usine, Huawei renforce son poids en Europe et plus particulièrement en France. Il emploie déjà 1 000 personnes dans le pays, dont 230 dans ses cinq centres de recherche et développement (R & D).

Google ne fabriquera pas d’éoliennes volantes

éolienne google Makani

En 2013, Google, se décidait à acheter Makani, une start-up qui espère produire de l’énergie à l’aide d’éoliennes volantes… En 2020, Alphabet, la maison mère de Google, a décidé de se séparer de la start-up. Cela ne signifie pas pour autant la fin du projet, puisque la start-up se tourne aujourd’hui vers Shell, qui semble intéressé par cette technologie…

La fin d’une collaboration de plus de 7 ans entre Makani et Google

Makani voit le jour en 2006, par un groupe de kite-surfeurs qui s’intéressent à la puissance de l’éolien. Leur concept est de créer de petites éoliennes volantes, reliées par un câble, qui seraient capables d’exploiter le vent à son plein potentiel. En 2013, Mountain View et Google décident d’acheter la start-up et de l’intégrer à leur laboratoire dédié aux technologies innovantes. Malgré quelques avancées notables, les résultats ne sont pas à la hauteur, et ce début 2020 aura été fatal à Makani, qui est lâchée par le groupe Alphabet.

Rien d’alarmant pour Fort Fleker, le directeur général de Makani, qui évoque toute la complexité de s’intégrer dans un marché aussi compétitif. Pour lui, “créer un tout nouveau type de technologie d’énergie éolienne implique de relever des défis commerciaux et d’ingénierie“. Tout en soulevant les “solides progrès techniques” de leur technologie, il n’en est pas moins réaliste et admet que “la route vers la commercialisation est plus longue et plus risquée que prévu“. De ce fait, Google et Alphabet ne souhaitaient plus continuer à investir dans ce projet, qui ne rentrait probablement plus dans leurs plans de financement. La fin de cette collaboration signe la fin d’un chapitre pour Makani, mais sûrement pas la fin d’une histoire, puisque la start-up a déjà le regard tourné vers Shell, qui est intéressé par cette technologie.

Shell, un acteur anglo-néerlandais majeur de l’univers pétrolier, avait déjà collaboré avec Makani en 2019. En effet, les deux groupes s’étaient entendus pour tester des prototypes de ces éoliennes volantes au large des côtes norvégiennes. Fort Felker a d’ailleurs déclaré que Shell était déjà en recherche de solutions pour permettre de continuer le développement de la technologie initiée par Makani…

Smartphones : un marché florissant en 2020 grâce à la 5G

Selon Goldman Sachs, le développement de la 5G cette année permettra la vente de plus de 200 millions de nouveaux smartphones dans le monde.

 

Après une année 2019 atone, le marché mondial du smartphone va reprendre des couleurs en 2020, d’après les prévisions du cabinet IDC. Ce, grâce à l’avènement de la 5G qui sera accessible à un plus grand nombre. Plusieurs dizaines de millions de smartphones compatibles devraient être ainsi vendus dans le monde.

La 5G, pour cinquième génération des standards de la téléphonie mobile, connaîtra un plus large déploiement à partir de cette année. Initialement prévue pour début 2020 en France, l’attribution des licences 5G a été finalement reportée au printemps 2020. Ailleurs dans le monde, notamment en Chine et en Corée du Sud, les opérateurs proposent déjà ce réseau de nouvelle génération depuis plusieurs mois.

La Chine en tête des ventes

Selon Goldman Sachs, le développement de la 5G cette année permettra la vente de plus de 200 millions de nouveaux smartphones dans le monde. Et évidemment la Chine devrait faire exploser le marché de cette nouvelle génération de téléphonie mobile, grâce à Huawei, mais également Xiaomi qui pourrait proposer une dizaine de smartphones 5G en 2020. Mais d’autres marchés importants tels que les États-Unis, la Corée, le Royaume-Uni et le Canada devraient tous contribuer à augmenter les volumes en 2020.

Cette prévision est confortée par celle des analystes de la société d’études de marché IDC. D’après leurs dernières prévisions, les ventes de téléphones repartiront à la hausse en 2020, après trois années consécutives de baisse. IDC s’attend à ce que la croissance des ventes atteigne 1,6 % en 2020, soit 190 millions de smartphones 5G écoulés cette année. C’est 14% des ventes, ce qui dépasse de loin les résultats de la 4G lors de sa commercialisation en 2010 où les smartphones 4G ne représentaient que 1,3% du total.

L’effet 5G sur les smartphones plus subtil que celui de la 4G

« Pour être clair, nous ne pensons pas que la 5G sera le seul sauveur des smartphones, mais nous la voyons comme une évolution significative de la technologie mobile », explique Ryan Reith, vice-président du programme d’IDC Worldwide Mobile Device Trackers. « L’effet 5G » sur les smartphones devrait toutefois être « plus subtil » que celui provoqué par la 4G il y a quelques années, tempère-t-il.

La vraie question concernera les prix, qui incluent à la fois le matériel et le service. Mais, selon les analystes, les prix des smartphones 5G baisseront rapidement pour permettre à ce segment de marché de croître. On peut notamment retrouver une liste de smartphones reconditionnés et neufs sur Hubside Store. 

Idées reçues sur la 5G : les experts de Hub One démêlent le vrai du faux

Depuis l’annonce de son déploiement à l’horizon 2025, la 5G, pour cinquième génération de réseaux mobiles, est au cœur de tous les débats. Dans les médias comme dans les foyers, on a dit tout sur cette technologie. Afin de démêler le vrai du faux, les experts de Hub One, l’un des leaders français du Wi-Fi d’entreprise et de la connexion haut-débit en milieu professionnel, ont publié un article qui fait le tour de la question.

Aujourd’hui, beaucoup de choses se disent à propos de la 5G, le troisième type de réseau de téléphonie et d’internet mobile après la 3G et la 4G. Il y a tellement de connaissances (ou de pseudo-connaissances), qu’il est devenu difficile d’identifier le vrai du faux. Les experts de Hub One ont bien voulu tenter l’exercice avec un article dans lequel ils recensent et décortiquent les principales idées reçues sur la 5G.

Une technologie dédiée à couvrir les zones non fibrées ?

Il est communément admis que la première utilisation possible de la 5G consisterait à en faire une alternative pour couvrir les zones non fibrées. C’est bien le cas aux États-Unis et en Asie, où « Les premiers usages commerciaux qui ont été faits de la 5G tournent autour du FWA (Fix Wireless Access), c’est-à-dire donner une connectivité haut débit aux bâtiments et immeubles pour les entreprises et les particuliers ».

Mais, selon les experts Hub One, cette application devrait rapidement connaître des limites. En effet, « Pour pouvoir apporter du très haut débit, la 5G doit s’appuyer en particulier sur les bandes millimétriques (bande de fréquence dans les 26GHz) qui ont une portée de propagation courte (de l’ordre du km) et traverse très mal les obstacles ».

Vers un développement de la télémédecine

L’on affirme aussi que la 5G est très prometteuse pour la télémédecine. Ce qui est vrai. Elle va permettre l’utilisation de flux vidéo très haute définition (4K ou 8K par exemple) et réduire la latence grâce à l’eMBB (enhanced Mobile BroadBand) qui promet de l’ultra haut débit mobile et à l’Urllc (ultra Reliable Low Latency Communication). Ainsi le médecin va pouvoir mener des consultations et des opérations à distance.

La question de l’espionnage

Une autre idée reçue sur la 5G est qu’elle permettrait l’espionnage d’un Etat par un autre. Les Etats Unis par exemple soupçonnent la Chine de le faire à travers Huawei qui créerait « une backdoor dans leur solution dans le but de récupérer des informations sur les équipements déployés sans en avertir le propriétaire (l’opérateur) ». Pour l’heure le pays de l’Oncle Sam n’a fourni aucune preuve pour étayer ses allégations.

Un danger pour la santé ?

La 5G pose-t-elle des problèmes de santé ? En plus de celles déjà utilisées en 3G/4G (comprises entre 800MHz et 2600MHz), la 5G inclut un nouveau type d’ondes, ce qui augmente effectivement le risque sur la santé de la population. Mais à ce jour rien n’a encore pu être prouvé sur la dangerosité de ces ondes. Toutefois, les autorités dont l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) surveillent de très près les effets potentiels.

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