Transformation digitale : les 5 questions à se poser pour l’effectuer au mieux

Dans une époque où le numérique règne, les entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activité ont l’obligation de s’adapter pour performer. La transformation digitale est même devenue un enjeu majeur face auquel elles doivent se préparer. L’opérateur de technologies digitales pour les entreprises Hub One liste justement les 5 questions à se poser pour réussir au mieux cette transformation.

Vous souhaitez digitaliser votre entreprise ? Bonne idée. Mais attention, c’est un projet important qui impacte toute votre organisation. Et comme le virage numérique est délicat à négocier, il faut être fin prêt avant de se lancer. Selon l’opérateur de technologies digitales pour les entreprises Hub One, il y a 5 grandes questions à se poser pour réussir une transformation digitale.

Première question : quel est le niveau de maturité digitale de mon entreprise ? Cela vous permet de savoir quelle place occupe actuellement le numérique et son importance dans votre entreprise. Cette étape est également l’occasion d’évaluer la capacité de l’ensemble de l’organisation (départements, services, équipes…) à intégrer de nouvelles briques numériques.

La meilleure technique pour analyser la maturité digitale de votre entreprise est l’audit. Plusieurs outils existent pour le réaliser, comme le sondage. En plus de recueillir les avis, freins et besoins en termes de digitalisation de vos collaborateurs, le sondage permet de discuter avec eux sur les enjeux de votre projet de transformation digitale.

D’autres outils en ligne sont disponibles pour auto-évaluer la maturité digitale de votre entreprise. On peut par exemple citer le diag numérique, développé par le Medef, vous permettant de réaliser une analyse rapide de votre existant.

Après avoir effectué cette première analyse, vous devez maintenant identifier les besoins et objectifs de votre entreprise. Pourquoi digitaliser vos activités ? Est-ce pour améliorer la productivité ? Augmenter le chiffre d’affaires ? Trouver de nouveaux canaux de vente ? Améliorer le processus interne ?

De plus, votre projet est-il subi ? En clair, est ce que vous comptez digitaliser votre entreprise pour répondre aux évolutions du marché et lutter contre la concurrence ? A l’inverse, êtes-vous dans une transformation digitale choisie, consistant à user du numérique pour prendre de l’avance et rester à la pointe de l’innovation ?

En délimitant clairement vos objectifs, vous avez une meilleure visibilité sur la direction à prendre. De plus, une transformation digitale est réussie si elle répond à vos objectifs clés et apporte une valeur ajoutée à l’entreprise, à ses collaborateurs, mais aussi à ses clients et partenaires.

Pour gérer cette étape, Hub One conseille d’utiliser une roadmap. Cet outil vous guide tout au long de votre projet et vous permet d’avoir une vision stratégique claire. La roadmap aide également à hiérarchiser les chantiers et objectifs prioritaires.

Troisième question à vous poser : quelles sont les attentes de vos collaborateurs ? Pour être atteints, les objectifs définis doivent être compris et acceptés par les différentes équipes. Prenez donc le temps d’échanger avec elles sur leurs attentes : quels sont leurs besoins ? Quelle place va prendre le digital sur leurs missions ? Comment le numérique va améliorer leur façon de travailler ?

Certains collaborateurs peuvent ne pas comprendre ce plan de transformation digitale, ou estimer ne pas en avoir besoin. Il est donc nécessaire de prendre en compte les retours pour adapter le projet à tous les profils. Vous pouvez par ailleurs, grâce à des exemples concrets, montrer à vos équipes les avantages quotidiens d’une digitalisation.

« L’objectif de cette étape est aussi de faire entrer le collaborateur dans le processus de réflexion et de conception du projet pour qu’il puisse se l’approprier pour être un véritable moteur du changement », précise Hub One.

Une fois les attentes de vos équipes définies, l’étape suivante consiste à identifier les acteurs de cette transformation. Il y a tout d’abord les acteurs internes. Et ces derniers ne se limitent pas à la direction des systèmes d’information (DSI).

Si la DSI est indispensable pour mettre en œuvre les technologies et systèmes permettant à l’entreprise de déployer sa stratégie, d’autres collaborateurs auront des rôles clés, comme les ambassadeurs. Présents dans les équipes, les ambassadeurs que vous désignerez feront avancer le projet en décrivant les besoins, en suivant les étapes ou encore en communiquant sur les changements à venir.

Il faut également sensibiliser et motiver les collaborateurs face aux nombreux bouleversements digitaux. Un rôle qui revient, entre autres, à la direction générale de l’entreprise, la direction marketing et la direction administrative et financière. Ces services aideront également les équipes à collaborer de manière interactive et transdisciplinaire.

« Enfin, la Direction des Ressources Humaines, a elle aussi un rôle essentiel : celui de promouvoir une vraie révolution culturelle pour que les collaborateurs réapprennent à collaborer et partager des informations », poursuit l’opérateur de technologies digitales.

Place maintenant aux acteurs externes. Nombre d’entre eux proposent des solutions de collaboration innovantes pour les entreprises. Objectif : faciliter la communication pour davantage d’efficacité, qui est l’un des enjeux de la transformation digitale.

Vous devez donc privilégier un partenaire capable de proposer mais aussi d’intégrer des solutions de communication adaptées à votre SI et à vos applications métiers. Grâce à sa vision à 360 degrés, ce partenaire vous guidera aussi bien sur le plan technique (accompagnement global) que sur le plan social (interlocuteur unique).

Il vous reste un dernier questionnement : comment créer l’adhésion en interne et accompagner le changement ? Comme l’a indiqué Hub One, les Ressources Humaines sont précieuses pour aider les collaborateurs à s’acclimater à leur nouvel environnement de travail. Ce service est aussi utile pour les initier à de nouveaux comportements.

Mais cela peut ne pas suffire. En effet, des collaborateurs peuvent rester insensibles au projet. D’autres, mal à l’aise avec les outils numériques, ne voudront pas s’impliquer et changer leurs méthodes de travail. Vous devez donc tout d’abord identifier ces freins. Il faut ensuite les contrer, via un accompagnement ou des conseils, afin d’éviter que la transformation digitale vire à l’échec.

 

L’avenir incertain de Salto

La plateforme de streaming française en difficulté, voit ses principaux actionnaires la lâcher. La fin d’un modèle voulu innovant, mais qui n’a pas survécu à la réalité.

Deux ans et puis s’en va ? L’audiovisuel français pourrait déjà dire adieu à un de ses acteurs récents. Salto, service de vidéo à la demande fondée en 2020 par France Télévisions, TF1 et M6, semble désormais vivre ces derniers jours. En tout cas sous sa forme actuelle, à en croire la presse tricolore.

La Lettre A indique notamment que TF1 et M6 ont décidé de se désengager. Une décision communiquée lors du Conseil de surveillance du groupe, organisé le 17 novembre dernier. Officiellement, aucun motif n’a été fourni pour expliquer ce double-futur retrait. Mais la raison de cette décision n’est pas un mystère pour tous ceux qui sont au fait de l’actualité autour de Salto.

Promesse non tenue

La plateforme de streaming est en effet une déception, marquée par des finances erratiques. Sa dirigeante Delphine Ernotte déclarait ainsi le mois dernier à l’Assemblée nationale, attendre toujours 45 millions d’euros dans le cadre du prochain budget de l’entreprise.

Parallèlement, la cote du groupe n’est pas haute auprès du public malgré sa mission de mettre en avant des contenus français. À preuve, le nombre d’abonnés se situerait encore à 800 000 environ, selon le Figaro et les Échos. Soit loin du million attendu depuis l’année écoulée.

Dans ces conditions, son lâchage annoncé par deux de ses trois principaux investisseurs n’est pas une surprise. D’autant que le secteur de la vidéo à la demande n’est pas dans un contexte favorable. En témoignent les déboires financiers du leader mondial Netflix, même si ces derniers résultats incitent à l’optimisme.

Cession ou liquidation

TF1 et M6 souhaitent limiter la casse, quid de France Télévisions ? Sa décision n’est pas encore connue, selon diverses sources. Mais la chaîne de l’audiovisuel public ne souhaite certainement pas continuer à financer le groupe à perte. Ce qui pose la question de son avenir.

Des sources interrogées par Le Monde et Libération à ce sujet font état de deux scénarios possibles : la cession de Salto à un prochain acheteur ou pire, sa liquidation pure et simple. Cette fin serait triste à n’en point douter pour le tant vanté « Netflix à la française » qui dispose tout de même d’un beau catalogue de contenus.

Reste à trouver à un repreneur suffisamment intéressé.

Nosopharm s’arme pour poursuivre le développement de son antibiotique NOSO-502

Des pipettes violets dans un laboratoire.

 

L’entreprise de biotechnologie Nosopharm a récemment remanié son conseil de surveillance, avec notamment la nomination de Jacques Dumas à la présidence de l’organe, en remplacement de Jacques Biton. La nouvelle équipe a reçu pour mission principale de poursuivre le développement de l’antibiotique first-in-class NOSO-502 jusqu’à la phase 1 des essais cliniques.

Nosopharm passe à la vitesse supérieure. L’entreprise de biotechnologie dédiée à la recherche et au développement de médicaments anti-infectieux, a annoncé, il y a quelques semaines, le remaniement de son conseil de surveillance. L’organe non-exécutif accueille à sa tête Jacques Dumas en remplacement de Jacques Biton. Docteur en chimie organique de l’Université Paris VI, le nouveau président a une expérience de 30 ans en R&D. Il a occupé de hauts postes dans des groupes pharmaceutiques importants comme AstraZeneca et Bayer Healthcare. Il a aussi et surtout co-inventé deux médicaments commercialisés, le Nexavar® et le Stivarga®.

Frédéric Hammel reste au sein du conseil

Nosopharm a également annoncé les entrées de Laurent Fraisse au conseil de surveillance en tant que membre indépendant, à la place de Marie-Paule Richard, et de Sandra Dubos comme représentant de l’investisseur Kreaxi, à la suite de de Gwenaël Hamon. M. Fraisse est un expert en biotechnologie et pharmaceutie passé par Evotec ainsi que Sanofi. Quant Mme Dubos, elle est une spécialiste en conseil et accompagnement d’entreprises innovantes en sciences de la vie. Par ailleurs, le conseil de surveillance accueille Martin Lauriot Prevost, co-fondateur d’Ozyme. Il rejoint l’organe au titre d’investisseur historique. Enfin, Frédéric Hammel, representant de Elaia Partners, ne bouge pas.

Enrayer la montée de l’antibiorésistance

Philippe Villain-Guillot, co-fondateur et président du directoire de Nosopharm, dit être ravi d’accueillir cette nouvelle équipe qui doit « faciliter les collaborations avec des partenaires industriels et universitaires de premier plan » afin de développer le « pipeline » du groupe. Il espère aussi qu’elle « fera avancer [les] programmes prometteurs de découverte de médicaments contre les maladies infectieuses, en particulier dans le contexte de la montée de l’antibiorésistance. ». Pour sa part, Jacques Dumas a dit miser sur la « plateforme unique de découverte de médicaments de Nosopharm, basée sur Photorhabdus et Xenorhabdus» pour relever le challenge. Il souhaite « découvrir des anti-infectieux first-in-class et aider à lutter contre l’antibiorésistance. ».

Un médicament attendu par l’OMS

Fin juin dernier, Nosopharm a publié les résultats toxicologiques positifs pour son antibiotique first-in-class NOSO-502 sur lequel compté énormément l’OMS. En effet, aucune nouvelle classe d’antibiotiques efficaces n’a fait l’objet d’une introduction en clinique depuis plus de 40 ans. Or les maladies infectieuses constituent une cause majeure de mortalité au niveau mondial. Sans oublier qu’elles deviennent beaucoup plus difficiles à traiter avec l’augmentation de l’antibiorésistance.

Développé aux côtés de GNA NOW, un consortium d’experts représentant toutes les compétences, le NOSO-502 doit permettre de traiter les infections nosocomiales multirésistantes. Les premiers résultats aideront à poursuivre le développement du programme jusqu’à la phase 1 des essais cliniques. Bien sûr il faudra obtenir des fonds pour continuer la recherche. Et c’est l’une des missions du nouveau commando emmené par Jacques Dumas.

Groupe TDF : les clés d’une croissance soutenue

Pylone intervention

 

Le groupe TDF a annoncé fin mars des résultats annuels 2021 en hausse de 6,4% à 731,7 millions d’euros. Porté essentiellement par ses divisions télécoms et fibre, qui pèsent pour 60% des recettes, l’opérateur récolte les fruits de sa stratégie d’investissement dans les infrastructures fixe et mobile.

Seul l’audiovisuel a déçu

Le groupe TDF, opérateur français de réseaux hertziens et d’infrastructures mutualisés, a publié ses résultats annuels 2021, le 25 mars dernier. Dans son communiqué de presse, il fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 6,4 % à 731,7 millions d’euros. Ce montant provient en grande partie de ses divisions télécoms mobiles et fibre, qui représentent 443,8 millions d’euros (60,65%). La branche télécoms seule a généré 407,5 millions d’euros en 2021 (55,7% du chiffre d’affaires global), dont 362,6 millions d’euros (50% du CA total) pour le déploiement des infrastructures télécoms mobiles (+9,5 % sur un an).

Pour ce qui concerne les autres services télécom, le chiffre d’affaires s’élève à 44,9 millions, en progression de 13,8 %. L’autre pilier du groupe TDF est le segment fibre. Celui-ci a engrangé 36,3 millions d’euros (4,96% du CA global), en croissance de 80%. La seule déception en 2021 vient de l’audiovisuel qui a déclaré des revenus en retrait de 1,8 % par rapport à 2020. TDF explique ce repli par l’évolution contextuelle de ce secteur.

Le renforcement de la capacité industrielle

Selon Olivier Huart, président-directeur général du groupe, la performance générale repose sur la mise en œuvre en 2015 d’un programme d’investissement ambitieux dans les infrastructures de Très Haut Débit fixe et mobile. L’année dernière, l’entreprise a investi 418,4 millions d’euros, soit 57,2 % du chiffre d’affaires (en augmentation de +18,6 % par rapport à 2020). Une importante partie de cet investissement opérationnel (339,1 millions) d’euros a été consacrée au déploiement des infrastructures télécoms et fibre.

Résultat, TDF a renforcé sa capacité industrielle par la construction et le déploiement massif des infrastructures pylônes et fibre pour le compte de ses clients. En 2021, l’opérateur a ajouté 800 points de présence grâce notamment à l’arrivée de la 5G sur le territoire. Il compte désormais 20 381 points de présence sur ses pylônes et toits terrasses, dont le nombre s’élève maintenant à 1130 (+240 en 2021). Dans la fibre, il a construit 180 000 prises l’année dernière. Il comptabilise dorénavant 410 500 prises commercialisables sur les 750 000 remportées.

Des investissements massifs dans les télécoms et fibre

TDF note par ailleurs une multiplication par deux du volume de commercialisation sur tous les territoires. Le nombre de prises connectées est passé de 63 300 à fin 2020 à 155 500 à fin 2021. Avec toutes ces installations, TDF conforte à la fois sa position d’acteur majeur dans l’aménagement numérique du territoire et sa place en tant qu’expert national de réseaux FttH.

Le recentrage des activités et la stratégie d’investissements, combinés à une maîtrise des charges a permis en outre de générer un résultat d’exploitation en croissance (EBITDAaL) de +5,8 % à 412,2 millions d’euros. Fort de ces résultats, l’entreprise compte poursuivre ses investissements en 2022. « Le Groupe TDF dispose de tous les atouts pour réussir ces nouveaux défis et répondre aux évolutions technologiques du secteur. », a déclaré Olivier Huart, son Président-Directeur Général.

TikTok explose les compteurs des revenus publicitaires

Le réseau social de partage de courtes vidéos a atteint une telle notoriété que les utilisateurs semblent y dépenser sans compter. En témoignent les derniers chiffres relatifs à ses recettes publicitaires.

TikTok est la nouvelle coqueluche des adeptes des réseaux sociaux. Non seulement les utilisateurs se ruent là-dessus, mais ils n’hésitent pas à y dépenser leur argent. C’est en tout cas ce que révèle, lundi 11 avril mars, un rapport du cabinet d’études AppAnnie concernant les chiffres trimestriels de la firme technologique.

Il indique notamment que l’application a généré entre début janvier et fin mars, 840 millions de dollars de revenus publicitaires. Soit une hausse de 40% par rapport au dernier trimestre coïncidant avec fin 2021. Cette performance est d’autant plus remarquable qu’elle dépasse celles des franchises de jeu vidéo habituées à truster le haut du classement en termes de recettes via la publicité.

Business model rôdé

Aux sources de cette manne de TikTok, les Coins, terme désignant la monnaie numérique créée par le réseau social. Vendue par la plateforme aux utilisateurs, elle sert à acheter des cadeaux virtuels symbolisés par de nombreuses images avec chacune une valeur donnée. L’acquisition d’un cadeau sous forme de panda coûte ainsi cinq Coins ; celle représentée par une Dráma Queen revient à 5 000 Coins, et ainsi de suite.

Autant de cadeaux qui permettent aux « TikTokeur » – nom donné aux utilisateurs – de récompenser le talent ou la créativité d’autres utilisateurs, généralement des créateurs de contenus sur la plateforme. Lesquels cadeaux virtuels sont échangeables contre de l’argent – dans toutes les devises possibles – à la condition de verser 50% de commissions à TikTok. Autant dire un business model rôdé de la part de la firme détenue par le Chinois ByteDance.

Combinaison de recettes

C’est une des nombreuses recettes du succès fulgurant de l’application spécialisée dans le partage de courtes vidéos. Lancée en 2014 seulement, elle a dépassé le milliard d’utilisateurs actifs l’année dernière, fort d’un algorithme ultra efficace. À tel point qu’il suffit de quelques minutes sur le réseau social pour que les préférences de l’utilisateur soient détectées.

Signe de l’expansion de TikTok dans le rang des internautes, ses recettes publicitaires pour l’ensemble de l’année en cours devraient atteindre 11 milliards de dollars, à en croire le cabinet Insider Intelligence cité par Reuters. Soit davantage que Twitter et Snapchat combinés, respectivement crédités de 5,58 et 4,86 ​​milliards de dollars sur la même période, selon la même source.

Nintendo : la sortie d’Advance Wars encore retardée

L’éditeur japonais fait retarder pour la deuxième fois en quelques mois le lancement d’un de ses célèbres jeux vidéo de guerre. Un couac vraisemblablement dû cette fois, au conflit russo-ukrainien.

Les fans d’Advance Wars vont devoir patienter pour avoir l’occasion de jouer à la version 1+2 : Re-Boot Camp de leur jeu. L’éditeur, Nintendo ayant décidé mercredi 9 mars, d’en repousser la sortie sans précision de la prochaine date de lancement. Le tweet annonciateur de la décision a tout simplement convié le public à rester à l’écoute des prochaines mises à jour sur la question.

Pas de précision non plus quant à la raison qui a motivé ce report de la part Nintendo. La multinationale japonaise a simplement évoqué les « événements mondiaux récents ». Mais le lien avec la guerre déclenchée en Ukraine par la Russie depuis le 24 février ne fait aucun doute, étant donné la nature du jeu vidéo dont la sortie était attendue pour le 8 avril sur Nintendo Switch, la dernière console de l’entreprise nipponne.

Contexte non favorable

De la série Nintendo Wars, Advance Wars 1+2 : Re-Boot Camp, comme son nom l’indique, est un jeu vidéo de tactique militaire qui met à l’épreuve la stratégie des joueurs. Ces derniers sont en effet appelés à commander une armée dans le but de vaincre le camp ennemi. Cela peut se traduire par la capture des bastions adverses ou la liquidation des belligérants. Autant dire un scénario assez similaire aux événements opposant actuellement l’Ukraine et la Russie.

Mais cette similitude ne serait que théorique, si l’on en croit Nintendo qui n’a pas ménagé ses efforts pour écarter de son produit toute considération réaliste. Il a en effet indiqué que les caractéristiques du jeu étaient avant tout caricaturales. Ce que tendent à confirmer les observations de l’Entertainment Software Rating Board. L’instance de régulation des jeux vidéo a notamment estimé qu’Advance Wars 1+2 : Re-Boot Camp pouvait être accessible aux enfants de 10 ans, car présentant seulement une violence légère.

Attente prolongée

Quoi qu’il en soit, ce report, le deuxième après celui de la fin de l’année dernière, devrait décevoir beaucoup de gamers. Le premier étant dû selon Nintendo à la nécessité de peaufiner le jeu.

Le groupe dont la boutique en ligne est en maintenance depuis la semaine écoulée suite à la suspension des transactions en rouble, la monnaie russe, va également suspendre l’expédition de tous ses produits vers Moscou jusqu’à nouvel ordre.

Sony se jette sur Bungie, à corps perdu ?

La firme japonaise va racheter l’éditeur des jeux Halo et Destiny contre 3,6 milliards de dollars. L’opération est considérée comme une réponse à l’acquisition d’Activision par Microsoft. Mais sa portée reste limitée.

Sony ne compte pas rester en marge du bouleversement en cours dans le secteur des jeux vidéo. L’entreprise nippone a annoncé avoir acquis contre 3,6 milliards de dollars selon Bloomberg, Bungie. Un studio basé à Chicago connu pour avoir développé des jeux d’actions dont les plus réputés sont « Halo » et « Destiny » disponibles respectivement sur Xbox et PlayStation.

L’opération sujette à l’approbation de l’autorité américaine de régulation verra les dirigeants actuels de Bungie maintenus à leur poste, à en croire Sony. Elle représente la plus grosse acquisition de l’histoire de la branche dédiée aux jeux en ligne du conglomérat japonais. D’où sa position dans le quintet des transactions de ce dernier en termes de valeur, selon FactSet, spécialiste des données financières cité par le Wall Street Journal (WSJ).

Timide réplique

Sony ne l’a pas expressément dit, mais cela semble pour le moins évident au vu de la concomitance des faits. L’acquisition de Bungie par le géant de l’électronique intervient moins d’un mois après le rachat par son concurrent Microsoft du studio Activision Blizzard contre une somme record de 68,7 milliards de dollars. Une opération gigantesque dont les secousses avaient provoqué la chute de 14% du cours de l’action de Sony la semaine de l’annonce, selon les observations du WSJ.

Mais cette réponse du berger à la bergère pourrait bien n’en être pas une en réalité. Et ce, pour quelques raisons. À moins qu’il ne s’agisse du premier acte d’une stratégie à venir de la part de Sony.

Disparités en termes de niche de croissance

D’abord parce que Microsoft autrefois propriétaire de Bungie, au début des années 2000 notamment, détient toujours la licence d’exploitation de Halo, une des plus prisées franchises du studio. Ce qui explique sa présence exclusive sur Xbox, la console produite par le géant des logiciels, pour le moment.

La firme informatique ne devrait par ailleurs, rien craindre de cette future alliance Sony-Bungie en raison du poids relativement léger de ce dernier sur le marché des jeux en ligne comparé à Activision. À titre d’illustration, le jeu Call of Duty du mastodonte californien est le plus vendu aux États-Unis annuellement depuis 2010, selon la société NPD Group.

C’est dire que Sony aura fort à faire dans la course lucrative aux parts de marché des jeux avec Microsoft.

Activision fait le ménage

Le géant des jeux vidéo s’est séparé, après des enquêtes internes, de plusieurs employés accusés de harcèlement sexuel et autres discriminations sur le lieu du travail. Cela porte à 40 le nombre d’indélicats remercié depuis l’éclatement de l’affaire il y a sept mois.

Après des années de léthargie sur des accusations aussi graves que celles d’inconduite sexuelle, Activision Blizzard semble avoir décidé d’agir. Et cela passe manifestement par le passage de l’entreprise au Kärcher. En témoignent les actions des responsables au cours des derniers mois.

Ils ont annoncé lundi 17 janvier avoir récemment mis à la porte des employés épinglés, sans en mentionner le nombre. On sait en revanche, grâce au communiqué publié par le groupe, que les travailleurs licenciés par l’éditeur des jeux vidéo depuis le début de ce scandale se chiffrent désormais à 37. 44 autres ont été réprimandés, ajoute Activision qui paie à travers cette affaire, des années d’inaction.

Culture de l’impunité

Le fabricant de certaines des franchises les plus prisées du secteur des jeux en ligne, dont « Call of Duty », « Candy Crush » ou encore « World of Warcraft », a été mis face à ses responsabilités en juin 2021 par un tribunal de Los Angeles saisi d’une plainte. Cette dernière, émanant d’une agence fédérale de la Californie, accuse notamment plusieurs employés de comportements inconvenants au travail. Cela va du harcèlement sexuel aux discriminations, sans oublier le sexisme. Même des cas de viol ont été rapportés via des faits qui pour la plupart datent de plusieurs années. En toute impunité, puisque la hiérarchie de la société n’aurait rien fait pour tenter d’apaiser les victimes présumées.

Au contraire, le patron Robert Kotick alias Bobby Kotick, aurait tout mis en œuvre pour couvrir les employés indélicats, à en croire les plaignants. À la grande indignation des autorités fédérales qui ont depuis, accru la pression sur le groupe. Avec succès, au regard de la politique de la tolérance zéro désormais de mise chez Activision.

Patron décrié

Il reste cependant à trancher le cas Bobby Kotick, devenu indésirable au sein de l’entreprise. Le Wall Street Journal (WSJ) révèle à cet effet que près de 20% des employés souhaitent évincer l’inamovible patron de la direction. Mais le quinquagénaire homme d’affaires résiste à la tempête après avoir pourtant songé à rendre le tablier, l’année écoulée au fort temps du scandale, toujours selon le WSJ.

Microsoft propriétaire d’Activision depuis son rachat cette semaine contre un peu moins de 70 milliards de dollars, va-t-il maintenir en place le dirigeant encombrant ?

Chine : Tencent contraint de se plier en quatre pour exister

Le géant des jeux vidéo feint l’optimisme après un troisième trimestre de l’année pourtant très peu reluisant économiquement. La conséquence de la nouvelle emprise de l’État chinois sur les acteurs de l’internet en général.

Il refuse de se lamenter malgré le contexte qui s’y prête. À la présentation des résultats trimestriels de son entreprise, mercredi 10 novembre, Martin Lau, patron de Tencent, s’est voulu rassurant à propos de ses perspectives d’avenir. « L’impact des nouvelles réglementations sur le secteur sera de moins en moins important, à mesure que les entreprises vont s’adapter », a notamment prophétisé l’homme d’affaires de 48 ans.

Les nouvelles règles en question concernent notamment la limitation à trois heures par semaine de l’accès des moins de 18 ans au jeu vidéo en Chine. Décrit comme addictif, le secteur des jeux en ligne est dans le collimateur des autorités depuis août. Il constitue une des victimes du durcissement de ton de Pékin à l’endroit des acteurs de la tech en général tantôt accusés d’abus de position dominante, tantôt d’atteinte à la libre-concurrence. Alibaba, Didi et bien d’autres se sont ainsi vus sanctionner récemment.

Activité en baisse

Quant à Tencent dont le célèbre jeu vidéo « Honor of Kings » revendique jusqu’à 100 millions d’utilisateurs, ces derniers mois ont servi à se faire violence pour répondre favorablement aux restrictions du gouvernement communiste. Il en est ainsi de plus de 200 autres acteurs du secteur, selon des informations dévoilées par le Wall Street Journal (WSJ) en septembre.

Conséquence, les données économiques du groupe sont en souffrance. Les chiffres égrenés par Martin Lau témoignent de 142,4 milliards de yuans de ventes, soit 19,2 milliards d’euros, pour la firme de Shenzhen au cours des trois derniers mois. Le bénéfice net s’établit à 5,3 milliards d’euros. Cela constitue bien une progression de 2,5% comparée à la même période il y a un an. Mais le ralentissement de l’activité est palpable quand on se réfère à la tendance depuis le début de l’année.

En fait, les 13% de croissance trimestrielle du chiffre d’affaires sont la plus faible enregistrée par le groupe depuis son entrée en Bourse il y a sept ans, selon Bloomberg. Conscient d’une nouvelle donne appelée à durer, Tencent s’emploie désormais à diversifier ses activités. Le métavers perçu comme une niche d’opportunité pour de nombreux géants du web est notamment exploré, selon le WSJ. Mais ce sera toujours selon les desiderata de Pékin. Autant dire que rien ne sera plus comme avant pour le groupe et ses pairs.

Amazon menacé de poursuite pénale par le Congrès

Le numéro 1 mondial du e-commerce récemment accusé de copier des articles vendus sur son site puis de favoriser leur mise en avant pourrait bien subir la foudre des élus américains.

Amazon userait-il de manœuvres peu recommandables afin de demeurer le gigantesque magasin électronique connu à ce jour ? À l’évidence oui. L’entreprise le nie, mais ce n’est pas la première fois que de telles accusations sont formulées à son encontre. La dernière en date émane de Reuters. Après analyse de milliers de documents obtenus de source interne, le pôle investigation de l’agence de presse britannique accuse la firme de Seattle dans un article fleuve publié sur son site internet le 13 octobre, de pratiques déloyales vis-à-vis des vendeurs utilisant sa plateforme.

Reuters cite explicitement le marché indien sur lequel Amazon propose des articles appartenant à l’origine à des détaillants mais qui reproduits à l’identique par ses soins. Mieux, ces contrefaçons sont propulsées sciemment par les algorithmes du e-commerçant, de telle sorte que le consommateur tombe là-dessus à la moindre recherche, toujours selon l’agence de presse. Cette dernière indique par ailleurs qu’au moins deux hauts cadres du groupe ont connaissance de ces faits qui remontent à 2016.

Mensonge

Comme en 2020 suite aux mêmes accusations de la part du Wall Street Journal (WSJ), Amazon a balayé du revers de la main les informations de Reuters, regrettant des allégations non-fondées. Son fondateur et patron à l’époque, Jeff Bezos, avait ainsi assuré sous serment devant le Congrès qu’une telle pratique allait à l’encontre de la politique de l’entreprise.

C’est justement pour cela que les présentes révélations suscitent le tollé outre-Atlantique. Car si elles étaient fondées, cela supposerait que le responsable de la vente électronique a menti aux législateurs américains l’année dernière, comme le soupçonne une lettre du comité judiciaire de la Chambre des représentants transmise à Amazon dimanche 17 octobre et dont Reuters a eu connaissance.

Ultimatum

Le courrier signé de cinq élus américains enjoints l’entreprise à fournir au plus tard le 1er novembre toutes les informations destinées à corroborer sa position antérieure sur le sort réservé aux données des vendeurs présents sur sa plateforme, au risque de subir une enquête pénale de la part du ministère de la Justice.

Au même moment, des commerçants indiens fulminent de colère depuis la mise au jour des informations de Reuters. Ils appellent le gouvernement à des mesures contre la plateforme américaine taxée de prédation.

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