Abricots : la production française devrait chuter de 30 % en 2020

Une récole d'abricots en Magny-en-Vexin, France.

 

La production française d’abricots devrait chuter de 30 % en 2020, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai. La floraison et la nouaison ont été affectées par un hiver exceptionnellement doux puis par des gelées printanières, notamment en Vallée du Rhône et en Provence.

La production la plus faible depuis 12 ans

D’après le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai, la production française d’abricots reculerait de 30 % par rapport à la récolte de 2019 et à la moyenne des récoltes de 2015 à 2019. Il s’agirait de la production la plus faible depuis 12 ans, après la récolte de 2008, frappée par un gel sévère. Le ministère s’attend donc à 94 500 tonnes d’abricots pour la campagne 2019-2020. « L’hiver exceptionnellement doux de 2019-2020 a entraîné des anomalies dans la floraison et la nouaison. Le gel printanier qui a suivi a touché le couloir rhodanien et la Provence », explique le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

En Languedoc et Roussillon, la production serait inférieure de 34 % à celle de 2019. Conséquence d’un hiver très doux, qui a entrainé des anomalies dans la dormance, limitant la capacité de floraison. Dans la vallée de la Garonne, les pluies ont fait chuter ¾ des fleurs. En Paca, la production diminuerait sur un an. Les gelées ont durement frappé les vergers du Vaucluse pendant la nouaison. En Vallée du Rhône, le potentiel de production s’établit en dessous de celui de 2019 (- 24 %). Dans la Drôme et l’Ardèche, plusieurs gelées noires ont affecté les vergers, particulièrement les variétés précoces. La chute des fruits est importante par endroits.

Une baisse de la production de 37 % en Europe

La production d’abricots ne baissera pas qu’en France. Elle reculerait en Europe de 37 % sur un an (401 883 tonnes) et 28 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Il faut remonter à 2003 et à 1998 pour trouver des récoltes plus faibles, avec respectivement 390 000 tonnes et 365 000 tonnes. En Italie, une demi-récolte est prévue par rapport au niveau moyen. Ce pays produirait ainsi 136 101 tonnes (-56 %), la Grèce 78 500 tonnes (-13 %) et l’Espagne 93 740 tonnes (-15 %).

« Les zones de production méridionales ou méditerranéennes ont connu un hiver exceptionnellement doux, avec peu d’heures de froid et des températures très élevées en décembre et en février avec des maximales parfois supérieures à 25 degrés. Ce climat hivernal n’a pas permis de satisfaire les heures de froid nécessaires à la dormance de certaines variétés d’où une floraison peu abondante, erratique, hétérogène et un déficit de production », constate Europech’, qui propose tous les ans les prévisions de récolte européenne pêche/nectarine et abricot.

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