Les écoles de commerce préparent-elles les étudiants à de grandes carrières ?

De nombreux experts estiment qu’avoir une formation dans une école de commerce est un bon investissement. Ces écoles sont de plus en plus sollicitées par les étudiants souhaitant avoir de bonnes études supérieures. Comment donc bien choisir son école de commerce ?

Les motivations des étudiants pour intégrer une école de commerce varient selon les circonstances et dépend également de leur projet professionnel. D’autres décident d’intégrer ces écoles lorsqu’ils se sentent perdus et ne savent quoi choisir.

L’atout principal des écoles de commerce porte sur les types des parcours qu’elles proposent. Il s’agit des cursus souvent spécialisés, pluridisciplinaires ainsi qu’une bonne qualité d’enseignement avec des méthodes innovantes et plus pédagogiques.

Il existe aujourd’hui plus de 380 écoles de commerce en France et chacune d’elles est différente de l’autre à cause des spécificités qu’elles proposent et cela impacte le cout des frais.« Pour justifier les frais de scolarité, les écoles présentent cette dépense comme un investissement », a déclaré Sophie Blanchard, professeur de sociologie spécialisée dans l’éducation à l’université de Toulouse 2.

Pour cette raison que le choix de l’école qui correspond aux besoins est extrêmement important. « Je recommande de bien regarder que l’école dans laquelle vous voulez vous inscrire délivre bien le grade de master à ses étudiants niveau bac+5. Pour les post-bacs, les concours Sésame ou Accès sont des gages de qualité. On peut aussi consulter les classements, mais cela ne doit pas être le seul critère de choix » a déclaré Sophie Rouzaud, conseillère d’orientation à Paris pour le réseau Tonavenir. Cette dernière a également attiré l’attention des étudiants sur l’importance d’assister aux journées portes ouvertes et de consulter les forums pour prendre connaissance des parcours proposés et des avis des anciens étudiants.

Téléfoot déclare rembourser une partie de ses abonnés

Mediapro a décidé de porter une attention particulière à ses abonnés et compte rembourser ceux qui ont payé un an d’abonnement. 

Téléfoot a récemment déclaré avoir prévu de rembourser une petite partie à ses abonnés et notamment ceux qui ont pris un abonnement d’un an et qui suivent la chaine depuis leurs ordinateurs ou leurs smartphones. A noter, Mediapro fermera bientôt sa chaine Téléfoot et a déclaré bientôt arrêter ses activités lors de son procès au tribunal de commerce de Nanterre. La chaine a déclaré être capable de procéder à la démarche de remboursement malgré les difficultés financières et les dettes. “Les sommes correspondantes ont été prises en compte dans les dettes à apurer et la chaîne sera en mesure de procéder à ces remboursements”, a déclaré la chaîne au tribunal de commerce à Nanterre.

Téléfoot compte vendre son portefeuille d’abonnés pour gagner un peu d’argent et compenser la perte. L’argent qui pourrait être gagné, devra obligatoirement être versé à la Ligue de football professionnel (LFP) avec qui elle est en cours de confrontation au tribunal. La Ligue de football professionnel pourrait gagner 4 millions d’euros grâce à la démarche envisagée par Médiapro. Cependant, il restera 96 millions d’euros de dette à régler.

La chaine prévoit la résiliation de ses contrats avec les fournisseurs qui assurent la distribution de la chaine tels que Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free ainsi que TF1 qui fait de la publicité pour sa marque. Vu la situation, elle compte également licencier un nombre considérable de salariés mais a déclaré pouvoir assurer le paiement de leurs indemnités.

Aliou Diallo, PDG Hydroma : « On peut transformer l’hydrogène naturel en ammoniac ou le liquéfier pour pouvoir le transporter »

Depuis 2 ou 3 ans, le monde a entamé sa révolution énergétique dans les secteurs d’activité les plus pollueurs. Parmi eux, le transport maritime, qui doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Comment ? Les experts pensent notamment à l’ammoniac, perçu comme le combustible le plus prometteur à brève échéance avec l’hydrogène, dont il peut dériver du second.

Quel candidat pour la transition énergétique de demain ?

Le 2 décembre dernier, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a interpellé l’Humanité sur ses responsabilités dans le réchauffement climatique. Il a notamment pointé du doigt le transport maritime, qui serait le sixième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, s’il était un pays. Pour dépolluer ce secteur, plusieurs solutions existent aujourd’hui, mais la plus prometteuse reste l’utilisateur de l’ammoniac dans les salles des machines des navires marchands.

Second composé chimique le plus fabriqué au monde, ce produit possède de nombreux avantages et pourrait bien jouer un rôle dans la transition énergétique de demain. Il est moins inflammable, moins coûteux et surtout ne dégage pas d’émissions de CO2, contrairement aux énergies fossiles. Mais, sa production industrielle contribue à 1,5% des émissions mondiales contre 2,9% pour le transport maritime. Ainsi, il faudra la verdir pour en faire une candidate sérieuse à la transition énergétique.

Aliou Diallo propose une meilleure ressource

Cette ambition passera notamment par l’hydrogène, plus propre dans sa meilleure version. En effet, on peut transformer l’ammoniac en hydrogène ou les mélanger. Mieux, on peut produire ce composé à partir de l’hydrogène. Une ambitieux que s’est fixé un entrepreneur africain du nom d’Aliou Diallo. Ce milliardaire malien a fondé en 2010 Hydroma, une société d’exploration et d’exploitation d’hydrogène naturel. Cette ressource est plus vertueuse que l’hydrogène vert car abondante, renouvelable, sans émissions de CO2 et à moindre coût.

Un pipeline du Mali aux portes de l’Europe

Hydroma se présente actuellement comme pionnière de l’exploitation de l’hydrogène naturel dans le monde. Depuis 2012, elle transforme ce gaz en électricité propre pour le village de Bourakébougou, au Mali, grâce à une unité pilote. Elle continue parallèlement ses forages et vient de lancer une production industrielle. Mais Aliou Diallo voit grand. Il ambitionne exporter son hydrogène naturel dans toute l’Afrique et en Europe. Pour cela, il a prévu de le transformer en ammoniac ou le liquéfier. « Dans notre projet, nous avons programmé de faire un pipeline pour transporter l’hydrogène naturel du Mali au Sénégal, à la Mauritanie, au Maroc, jusqu’à la porte de l’Europe. Donc ça fait 4700 kilomètres. Ce n’est pas un rêve, c’est une réalisation tout à fait faisable », a-t-il récemment indiqué dans une interview sur Africable Télévision.

De l’hydrogène vert dans le Sahel

Dans le cadre de ce projet, le PDG d’Hydroma s’est rendu en Allemagne où il a visité une société en Bavière, spécialisée dans le transport de l’hydrogène avec des iso-conteneurs. « Cela peut être une solution énergétique mixte pour exporter l’hydrogène », insiste-t-il, en précisant que son hydrogène naturel sera moins cher que l’hydrogène vert fabriqué dans les usines en Europe. Ce qui le rendra compétitif. Pour répondre aux besoins du marché actuel, Aliou Diallo a également lancé la production d’hydrogène vert avec la construction de champs de panneaux photovoltaïques dans une dizaine de pays d’Afrique.

Hairmedico : la Turquie, destination rêvée pour la greffe de cheveux ?

Equipe avenante et professionnelle, prise en charge complète de l’arrivée au départ, la qualité plutôt que la quantité, des prix bas…Les témoignages positifs sur Hairmedico se multiplient, ces dernières années. A telle enseigne que la clinique stambouliote du Dr Arslan Musbeh s’impose aujourd’hui comme l’une des références mondiales pour les greffes de cheveux.

Clinique fondée par une référence mondiale des implants capillaires

De nombreuses personnes souffrant de perte de cheveux recherchent des solutions permanentes à ce problème. Elles se tournent notamment vers des établissements spécialisés dans la greffe de cheveux, généralement en Europe. Mais, les patients effectuent de plus en plus le voyage en Turquie afin de recevoir de meilleurs soins à Hairmedico. Cette clinique a été ouverte au début des années 2010 par le Dr Arslan Musbeh, référence mondiale des implants capillaires FUE. Ce chirurgien plasticien a fait la majeure partie de ses études en France, où il dispense actuellement des cours à l’Université Claude Bernard de la DIU à Lyon, sur le traitement de la calvitie et la greffe de cheveux.

Hairmedico propose des greffes via les technologies les plus innovantes de l’industrie capillaire, notamment la Méthode FUE (Follicular Unit Extraction), qui consiste en un prélèvement et une implantation des  greffons un par un sans cicatrices. Idéale pour restaurer la calvitie, cette technique est très peu invasive et permet d’obtenir un résultat d’aspect naturel. Elle présente d’ailleurs le risque le plus faible possible de nuire et d’endommager le cuir chevelu dans la zone transplantée.

De la qualité à bas prix chez Hairmedico

L’équipe médicale ne prend en charge qu’un patient par jour maximum deux patients si petites calvities, pour des interventions qui durent en moyenne six heures. Une telle attention s’explique par le fait que Hairmedico développe une approche axée sur le patient et l’excellence. Aussi, si la qualité l’emporte sur la quantité, l’établissement met un point d’honneur à proposer des coûts bas par rapport à l’Europe pour ses opérations. Les prix des interventions sont, en moyenne, plus de deux fois inférieures à ceux pratiqués en Europe. Il faut ainsi compter entre 2 500 et 3 500 euros pour une prise en charge complète chez Hairmedico, contre plus de 8 000 euros pour des opérations similaires en France, par exemple.

Les patients notent surtout l’excellence de la communication et le professionnalisme de l’équipe, qui s’exprime très bien en Français. Il n’est donc pas négligeable de pouvoir s’exprimer ou d’entendre les explications des différentes phases de l’intervention. Un atout majeur qui plaît à la clientèle francophone et française. Les patients apprécient également le fait que le Docteur Arslan soit présent du début à la fin de l’intervention.

Tout le séjour pris en charge avec l’agence Medland

En outre, Hairmedico offre une prise en charge complète de l’arrivée au départ, pour un séjour de 3 nuits 4 jours. Ce bonus est assuré en partenariat avec l’agence de tourisme Medland qui va récupérer les patients à l’aéroport et ensuite les conduire à leur hôtel (5 étoiles). « La politique est visiblement axée davantage sur la qualité que la quantité. Bon rapport qualité prix également. En ce qui me concerne, 3000 greffons plus l’hôtel plus la navette arrivée et départ de l’aéroport pour 2500 euros et l’ensemble m’a coûté 3000 euros (billets d’avion, autoroute, essence, extras sur place) », témoigne Jérôme, un patient.

Etats-Unis : Joe Biden s’exprime sur le plan économique

Le futur président des Etats-Unis, Joe Biden se tourne pour la première fois depuis son élection vers le plan économique et prévoit un changement majeur au niveau des emplois et des salaires. 

Lundi le 16 novembre, le futur président américain Joe Biden s’exprimait depuis sa ville Wilmington, dans une rencontre virtuelle avec des responsables syndicaux et des hauts dirigeants d’entreprises tels que le dirigent de Microsoft, Satya Nadella et d’autres entreprises. Il a précisé qu’il est important de voter très rapidement un nouveau plan pour soulever l’économie qui a connu une chute considérable suite à l’épidémie du Covid-19.

Le président a annoncé la création des millions d’emplois bien payés dans tous les secteurs, ainsi qu’une augmentation du salaire minimum. “Nous avons discuté de l’opportunité d’être (économiquement) plus forts, plus résilients que nous l’étions avant la pandémie”, a déclaré Joe Biden lors d’une conférence de presse. Il a ainsi ajouté :  “Notre plan est de créer des millions d’emplois bien payés dans l’industrie manufacturière, dans la construction de voitures, de produits, de technologies, dont nous aurons besoin dans le futur pour être compétitifs face au reste du monde. Nous achèterons américain”.

Le futur président américain traverse une période qui s’avère compliquée, notamment à cause de la non-reconnaissance de sa victoire par le président actuel Donald Trump, ce qui empêche l’évolution de l’économie et freine les décisions. En dépit de ce fait, il continue à relancer les parties concernées à accélérer l’élaboration du plan économique notamment le Congrès qui devrait voter rapidement un plan de soutien immédiat à l’économie. 

L’augmentation du commerce en ligne depuis le début du confinement

La crise sanitaire a clairement favorisé le commerce en ligne et a accéléré les ventes. Ce secteur n’a donc pas été touché par la pandémie, mais a continué à se développer

Ces derniers temps et notamment pendant le confinement, le commerce en ligne a été sollicité plus qu’avant car ce mode de business permet d’effectuer des achats plus librement grâce au shopping en ligne. Amazon, un des géants du e-commerce a déclaré avoir eu une augmentation de 40% de son chiffre d’affaires depuis le confinement. Cdiscount a également connu presque la même augmentation qu’Amazon depuis mai 2020.

2,6 millions de Français ont acheté pour la première fois un vêtement en ligne. Le e-commerce constituait 1% de la consommation totale des français avant la crise sanitaire et se doublera d’ici fin 2020. «Il représentera probablement entre 13 et 14% des ventes de produits en 2020, contre 10% l’an dernier”, selon Marc Lolivier, directeur général de la Fevad.

Fnac Darty, qui s’est trouvé contraint de fermer ces 880 magasins en France, a converti son activité depuis le 19 mars en pure online, tout en garantissant la sécurité de ses employés dans les entrepôts. Les commandes en ligne sur le site de la Fnac ont également connu une forte croissance depuis le début du confinement. Ainsi, Décathlon qui a pu vendre plus de 2,5 millions d’articles malgré la fermeture de 325 magasins en France. De plus, comme les salles de sport étaient fermées, les enseignes Décathlon ont pu bénéficier de la vente des produits de sport tels que les produits de fitness dont les tapis et le matériel nécessaire ainsi que des tables de ping-pong.

 

 

 

 

Pays-de-la-Loire : entre 15 et 20% des petites entreprises menacées de fermeture à cause du confinement

Dans une boulangerie.

 

L’U2P, première organisation patronale française, craint une « vague de fermetures » en 2021 en Pays-de-la-Loire. Sa nouvelle présidente dans cette région estime qu’entre 15 % et 20 % des petites entreprises risquent de fermer pour l’année à venir.

« Les aides ne pourront pas se substituer éternellement à la réalité économique »

En Pays-de-la-Loire, le confinement va faire très mal aux petites entreprises. Selon l’U2P, le syndicat patronal des TPE-PME dans le secteur de l’artisanat, du commerce de proximité et des professions libérales, entre 15 % et 20 % de ces petites entreprises sont « en instance de fermetures pour l’année à venir ». « On n’échappera pas à une vague de fermetures en 2021 », prévient Fanny Reyre-Menard, la toute nouvelle présidente de l’U2P en Pays-de-la-Loire, qui représente plus de 125.000 entreprises et 180.000 salariés.

« Jusque-là, les aides et le chômage partiel ont permis d’éviter un grand nombre de défaillances. Mais ces aides ne pourront pas se substituer éternellement à la réalité économique. D’après les retours que nous avons, ça risque de se compliquer ces prochains mois », ajoute-elle. Mais, « On va, en tout cas, tout mettre en œuvre pour éviter cela. Et peut-être que la reprise sera plus rapide que prévu. », rassure la responsable syndicale.

Jusqu’à 30% de pertes pour les petites entreprises

Fanny Reyre-Menard constate que certaines activités ont pu tirer leur épingle du jeu. Malheureusement, la baisse des chiffres d’affaires en 2020 s’établit à « au moins 20 % » dans l’artisanat et le commerce. Pis, « ces données cachent des écarts extrêmement importants entre des entreprises qui ont eu une chute d’activité drastique et d’autres non. La capacité des entreprises à encaisser ces difficultés au niveau de leur trésorerie est également très variable », souligne-t-elle.

Même des commerces considérés « essentiels », comme les traiteurs et boulangeries, ont souffert d’un manque clients dû au télétravail ou aux annulations en cascade dans l’événementiel, rapporte l’U2P. Le syndicat patronal évoque des pertes de -30 % chez les charcutiers-traiteurs et -25 % chez les boulangers.

Une énorme pression pour rattraper le maximum en un mois

Ainsi, le moral des patrons de petites entreprises est atteint. « Il y a beaucoup de souffrance, de la colère, de l’épuisement. Le deuxième confinement a été extrêmement difficile à vivre. Il faut que tout le monde prenne ça en considération : les pouvoirs publics, les clients », confie Fanny Reyre-Menard. Dans un tel contexte, « on est très heureux de reprendre le travail. Mais on a aussi une énorme pression parce qu’on se met en tête d’essayer de rattraper le maximum en un mois. Il faudra qu’on soit tous indulgents », conclut-elle.

Transports : plombée par la crise, la SNCF va agir sur les prix

Un TGV de la SNCF en gare.

 

Face à la crise qui impacte durement ses activités, la SNCF a décidé de se réinventer pour reconquérir ses voyageurs. Pour y parvenir, la compagnie ferroviaire va agir sur les prix pour les rendre plus accessibles.

La crise sanitaire fait mal à la SNCF. La compagnie ferroviaire estime la perte de recettes due à l’épidémie du Covid-19 à 5 milliards d’euros. Et c’est surtout le TGV qui pose problème. En effet, contrairement aux autres types de trains (Intercités, TER et Transilien), il ne bénéficie pas de subventions et sa fréquentation s’est effondrée avec la pandémie, bien au-dessous du seuil de rentabilité. Au plus dur du premier confinement, seuls 6 à 7% des TGV circulaient, avec 1% des passagers. Après un été plutôt satisfaisant, l’automne a déçu et le reconfinement a conduit la SNCF à annuler 70% de ses trains. Elle ne transporte actuellement que 10% des voyageurs habituels.

« Une tarification plus lisible, plus simple et plus accessible »

Alors qu’elle s’attend à une année 2021 très difficile, la SNCF souhaite desserrer un peu l’étau en changeant de cap. « Nous devons nous réinventer pour retrouver nos voyageurs », avance Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, la filiale qui fait circuler les trains, et en particulier les TGV, mais qui ne profite pas de l’aide de l’Etat. Pour atteindre cet objectif, il faudra notamment reconquérir la clientèle affaires que la restriction des déplacements et l’essor des visioconférences ont fait déserter les trains. Il faudra aussi fidéliser la clientèle loisirs qui avait commencé à revenir cet été.

De son côté, le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou a promis « une tarification plus lisible, plus simple et plus accessible ». « En sortie de crise, tout le monde va avoir des problèmes de pouvoir d’achat. Nous voulons retrouver des voyageurs en nombre et nous devons leur offrir des prix accessibles », a-t-il expliqué au Figaro. Un changement de la politique tarifaire à la SNCF avait déjà été évoqué en mi-septembre. Jean-Pierre Farandou avait admis un problème concernant le TGV, perçu comme un moyen de transport « cher », dans une interview accordée le 17 septembre aux Echos.

4,7 milliards d’euros pour le secteur ferroviaire dans le plan de relance

Par la voix du ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, le gouvernement a promis qu’il se tiendra aux côtés de la SNCF dans ces moments difficiles. Il a déjà débloqué 4,7 milliards d’euros pour le secteur ferroviaire dans le plan de relance, dont 4,05 milliards vont permettre de recapitaliser le groupe public (le reste allant notamment aux petites lignes, au fret et aux trains de nuit). Ces 4,05 milliards sont destinés au réseau, avec en particulier 2,3 milliards permettant de poursuivre les travaux prévus. Ensuite, une enveloppe de 1,5 milliard ira aux dépenses qui n’avaient pas encore été financées, comme la sortie du glyphosate. En outre, 250 millions permettront à SNCF Réseau de reprendre certaines petites lignes dans son réseau structurant, selon une lettre envoyée à la mi-novembre par plusieurs ministres au patron du groupe, Jean-Pierre Farandou.

Des cessions, oui, mais pas un dépeçage

« Ce financement de 4,7 milliards d’euros sera complété dans une moindre mesure par une partie du produit des cessions des filiales les moins stratégiques pour le groupe SNCF », écrivent également les ministres. La SNCF a donc commencé par mettre en vente le loueur de wagons Ermewa. Mais la direction a fait savoir qu’il n’est pas question pour autant de dépecer le groupe public. Elle a défini son périmètre stratégique : le « coeur ferroviaire » français, les activités voyageurs et fret en Europe, le logisticien Geodis et l’opérateur de transports publics Keolis.

Danone : Face à la crise, le géant français se réorganise et supprime jusqu’à 2.000 postes

Des produits laitiers de Danone

 

Le groupe agroalimentaire Danone a annoncé lundi la suppression de près de 2.000 postes dans le cadre d’un plan de réorganisation. Celui-ci vise un milliard d’euros d’économies d’ici à 2023 pour lui permettre de faire aux effets de la crise sanitaire.

Le géant laitier français Danone a dévoilé lundi un plan de réorganisation qui doit lui permettre de contrer les effets de la crise sanitaire sur son activité. Il a annoncé la suppression de 1.500 à 2.000 postes dans les sièges mondiaux et locaux sur plus de 100.000 emplois à travers le monde. Selon une source proche du groupe, entre 400 à 500 suppressions de postes devraient concerner la France. « La pandémie mondiale qui sévit depuis le début de l’année a accéléré certains traits de la révolution de l’alimentation et en a altéré d’autres », explique le PDG de Danone Emmanuel Faber, dans un communiqué. « Cette année a montré que la compétitivité de nos activités, de nos marques, dans nos pays peut être déstabilisée par les à-coups de la conjoncture », ajoute-t-il.

Une réorganisation géographique et non plus par catégories

Les suppressions de postes vont s’accompagner d’une réorganisation du groupe sous le leitmotiv « Local First », qui prévoit la mise en œuvre d’une structure locale par zones en remplacement d’une organisation mondiale par catégories, afin d’être au plus près des réalités et spécificités des différents marchés. Ainsi, le géant français s’appuiera sur cinq zones géographiques : Europe, Asie-Afrique-Moyen-Orient, Chine-Océanie, Turquie-Communauté des États indépendants et enfin Amérique Latine.

« Au lieu de 61 “business units pays” réparties sur trois divisions, le groupe réorganisé n’en comptera plus que 22, soit une entité, un portefeuille et un P&L [compte de pertes et profits, ndlr] par pays » précise Véronique Penchienati Bosetta, directrice générale Danone Internationale. De façon plus symbolique, l’entreprise envisage aussi de déménager son siège mondial situé boulevard Haussmann à Paris à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, où se trouvent déjà les équipes du siège France.

Des réductions de coûts annoncés

Danone prévoit parallèlement de générer des économies récurrentes d’un milliard d’euros d’ici à 2023 qui doivent lui permettre d’investir dans la croissance et d’améliorer ses marges. Ces réductions de coûts vont principalement concerner les fonctions administratives du groupe : 700 millions d’euros à travers la baisse des frais généraux et d’administration, 300 millions d’euros à travers la baisse de coût des produits vendus. A cela, il faut ajouter une réduction de 10 à 30% de sa gamme de produits pour se concentrer sur les références les plus dynamiques et rentables. Le géant français ne précise pas encore l’impact de ces mesures pour ses usines mais évoque « de nouvelles sources de productivités industrielles ».

Grâce ce plan, Danone table sur un retour à une croissance rentable dès le second semestre 2021, et un retour de la marge opérationnelle courante à son niveau pré-COVID, à plus de 15%, en 2022. Pour 2020, le groupe agroalimentaire a confirmé ses objectifs d’une marge opérationnelle courante de 14% et d’un free-cash-flow de 1,8 milliard d’euros. Numéro deux mondial dans les eaux minérales naturelles, Danone a souffert de la fermeture des hôtels et des restaurants qui ont plombé ses ventes hors domicile.

Subvention à Lactalis : le géant laitier répond aux critiques des écologistes et politiques de gauche

Logo du groupe Lactalis.

 

Le vote d’une subvention au groupe Lactalis, vendredi 13 novembre, par la Région Pays de la Loire, a suscité des critiques de la part des écologistes et des groupes politiques de gauche. Ce mardi 16 novembre, le géant laitier a répondu en détaillant les enjeux d’un nouvel atelier de production de poudre de lait.

Une subvention à quelques mois des élections au conseil régional

Le conseil régional des Pays de la Loire a décidé, lors d’une commission permanente tenue le vendredi 13 novembre, d’accorder au groupe Lactalis une subvention publique de 840.000 euros. Cette annonce a rendu furieux les écologistes et des groupes politiques de gauche. Les premiers pointent un « chèque-cadeau » et s’interroge : « pourquoi la majorité LR-UDI verse-t-elle cette somme à Lactalis qui vient d’être récemment épinglé pour non-respect du code de l’environnement dans sept usines de la région ? ».

S’ils n’ont pas de réponse à leur question, les Verts notent toutefois que le versement de cette subvention intervient à quelques mois des élections au conseil régional. Quant aux seconds, les responsables de gauche, ils estiment que la subvention accordée par la majorité LR-UDI au géant laitier mayennais n’est pas justifiée. Les élus dénoncent au passage le « soutien » à un « groupe prospère […] aux pratiques contestées », notamment sur le plan environnemental.

Sélectionné à l’issue d’un appel à projets innovant

Dans un communiqué publié le mardi 17 novembre, Jean-Luc Bordeau, directeur général de la division Lactalis Ingrédients, répond aux critiques. Il indique que son groupe a postulé à un appel à projets en faveur des industries agroalimentaires, en 2019, et a été sélectionné. D’ailleurs, l’appel à projet répond à des critères « d’innovation ; d’amélioration de la sécurité des aliments, des conditions d’hygiène alimentaire et de réduction de la pénibilité des conditions de travail ; de gains environnementaux et d’ancrage local avec un taux d’approvisionnement toutes matières confondues de 70 % dans une zone de 80 km autour du site », fait valoir le directeur de Lactalis Ingrédients.

Selon lui, il s’agit d’« un investissement majeur et innovant pour la création d’un nouvel atelier de production de poudre de lait à Mayenne. ». Aussi, « le groupe Lactalis va investir au total plus de 8,7 millions d’euros pour ce nouvel atelier de caséine, explique Jean-Luc Bordeau. En poutre, le responsable précise qu’il permettra de satisfaire les demandes de ses clients pour les marchés de la nutrition infantile, sportive et clinique. Enfin, cet investissement servira à développer l’exportation d’ingrédients laitiers depuis la Mayenne vers l’international.

Déjà épinglé par une enquête

Fin octobre, plusieurs médias tels que France 2, France Culture, The Guardian ou Mediapart ont publié une enquête des journalistes de Disclose dénonçant des méthodes contestables et contestées dans la production du lait chez Lactalis. Ils ont par exemple évoqué la pollution de l’eau et le non-respect du code de l’environnement par de nombreuses usines du groupe depuis 2010.

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