Reconditionnement de smartphones : SOFI Groupe lève 4 millions d’euros pour accélérer sa croissance

Des smarphones Smaaart de SOFI Groupe

 

SOFI Groupe, entreprise spécialisée dans le reconditionnement de smartphones et de tablettes numériques, a récemment levé 4 millions d’euros pour accélérer sa stratégie de croissance. La PME de Saint-Mathieu-de-Tréviers veut notamment passer de 100 à 300 salariés à terme et financer des projets de R&D autour de la collecte de smartphones.

« Avec cette levée de fonds, notre objectif est de consolider notre position sur le marché »

SOFI Groupe vient de lever 2 millions d’euros auprès du fonds d’investissement Quadia, allié à la banque belge Degroof Pegtercam, et 2 autres millions auprès d’acteurs publics et privés (Région Occitanie, ADEME, Direccte, banques) pour dynamiser sa croissance. « Avec cette levée de fonds, notre objectif est de consolider notre position sur le marché du smartphone reconditionné français dans une économie circulaire en circuit court. Ce financement nous offre l’opportunité de poursuivre notre croissance de manière pérenne, raisonnée et innovante », a expliqué Marlène Taurines, directrice générale de SMAAART, la marque des smartphones reconditionnés de SOFI Groupe.

Passer de 9 millions d’euros de CA en 2018 à 50 millions d’euros en 2019

Les fonds serviront d’abord à une nouvelle structuration de SOFI groupe qui veut passer de 100 à 300 salariés à terme. Les opérateurs de production (traçabilité, enregistrement, logistique et tests) et les techniciens sont les profils recherchés. L’entreprise héraultaise envisage aussi d’améliorer la chaîne de valeur, en augmentant notamment la qualité du reconditionnement et des services associés (SAV, garanties). Elle souhaite en outre financer des projets de R&D autour de la collecte de smartphones et créer « de nouveaux outils industriels » au service de sa démarche, tournée vers l’économie circulaire.

La PME prévoit une forte progression de son chiffre d’affaires d’ici à cinq ans. Il devrait passer de 9 millions d’euros en 2018 à 50 millions d’euros en 2020

Plus de 50.000 smartphones remis sur le marché en 2018

Créée en 1986, Sofi Groupe a d’abord commencé par le reconditionnement des Minitel, puis des fax, des décodeurs, des box ADSL et des téléphones, avant de s’attaquer aux smartphones. La société achète des smartphones en France, les répare puis les revend à un prix inférieur entre 20 et 50 % par rapport au neuf. En 2019, elle a remis sur le marché 50.000 smartphones, sous la marque Smaaart, soit 50 % de plus qu’en 2018. Face à ses concurrents chinois ou indiens, Sofi Groupe joue aujourd’hui la carte d’un positionnement premium, avec des garanties de qualité et un service après-vente.

 

Hydrogène naturel : le Mali montre l’exemple avec Petroma Inc

Alors que la transition énergétique se fait à grands renforts de discours dans de nombreux pays, au Mali, Petroma Inc a retroussé les manches depuis huit ans. La société fondée par le milliardaire malien Aliou Diallo exploite l’hydrogène naturel pour produire de l’électricité propre. Un cas qui devrait servir d’exemple.

Aujourd’hui, les décideurs et pouvoirs publics ne jurent que par la transition énergétique, en proposant parfois des solutions qu’il n’est pas facile de mettre en place. Or, sous nos pieds, se trouve une alternative moins onéreuse et totalement écologique : l’hydrogène naturel.

Aliou Diallo ne s’est pas posé de questions

Découvert dans les années 70 en mer profonde, puis au milieu des années 80 sur les continents, l’hydrogène naturel commence à peine à s’imposer comme l’énergie du futur, mais la route est encore longue…A l’instar du pétrole, dont il a fallu près d’un siècle avant que son exploitation soit lancée, l’hydrogène naturel demeure encore un mystère pour la communauté scientifique. Moins « cartésien », Aliou Diallo n’a pas attendu que des tonnes de livres sortent en librairie avant de se lancer dans l’aventure. Vers la fin des années 2000, il lance sa société sur les traces de l’hydrogène naturel, gaz découvert par hasard au Mali (dans le cercle de Kati) par des prospecteurs d’eau, au milieu des années 1980. Petroma Inc met au jour 22 puits positifs d’hydrogène, près de Bourakebougou, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Alain Prinzhofer, professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris et à l’université de Paris VII, directeur scientifique de GEO4U, confirme ensuite l’existence de cinq réservoirs superposés et peu profonds (de 100 à 1.700m) s’étendant sur 20 kilomètres de large.

Un gaz inépuisable et écologique

Contrairement à l’hydrogène produit en usine (à partir d’énergies fossiles), l’hydrogène naturel n’émet aucun gaz à effet de serre. Sa transformation en électricité ne produit que de l’eau. Cette alchimie est donc 100% écologique. De plus, les coûts de production sont moindres que celui fabriqué industriellement et l’hydrogène naturel serait intarissable puisqu’il se renouvelle continuellement.

En 2011, Petroma installe une unité pilote à Bourakebougou, qui fournit en électricité propre ce village et le village voisin. La bonne nouvelle est arrivée à Bamako, qui a dépêché des ministres sur le site afin de constater la révolution énergétique en marche. Au cours d’une des visites d’émissaires du gouvernement, Aliou Diallo a déclaré que « Si l’on arrive à exploiter cet hydrogène de Bourakébougou, le problème d’électricité au Mali sera oublié, a assuré le PDG de Petroma Inc. Le potentiel en hydrogène existe réellement et nous allons tout mettre en œuvre pour le bien-être de nos populations ».

C’est la volonté politique qui manque le plus

Si Petroma Inc est devenue la pionnière dans l’exploitation de l’hydrogène naturel, le Mali est lui devenu le premier pays à fournir de l’électricité à partir de ce gaz. Ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest montre ainsi l’exemple aux Occidentaux qui cherchent « désespérément » des solutions propres. Petroma a suffisamment prouvé que l’hydrogène était l’avenir énergétique de la planète. Tout est désormais question de volonté politique.

Amérique du Sud : le groupe Casino poursuit la transformation de sa structure capitalistique

La devanture d'un magasin du groupe Casino

Le groupe Casino a obtenu en fin de semaine dernière les autorisations des autorités brésiliennes pour que sa filiale brésilienne Grupo Pao de Açucar (GPA) effectue une offre publique d’achat (OPA) concernant la totalité du capital d’Exito, sa filiale colombienne. Une OPA technique, qui vise à simplifier la structure capitalistique du groupe en Amérique du Sud.

Jean-Charles Naouri veut simplifier la structure du groupe en Amérique du Sud

L’assemblée générale extraordinaire et le conseil d’administration d’Exito, ont approuvé le 12 septembre le lancement de l’OPA de GPA sur Exito. Une OPA exclusivement en numéraire qui vise à simplifier la structure des participations du groupe de Jean-Charles Naouri en Amérique latine afin d’améliorer la visibilité de ses résultats.

Le projet d’OPA prévoit par ailleurs l’acquisition par le groupe Casino des actions détenues par Exito dans la filiale Segisor, qui détient elle-même directement et indirectement 99,9% des droits de vote et 37,3% des droits économiques de GPA.

Dans ce cadre, le groupe Casino a signé un accord avec GPA pour que ce dernier lance, par le biais de sa filiale à 100% Sendas, une OPA sur l’ensemble des actions Exito, à laquelle le groupe stéphanois de distribution doit apporter la totalité de sa participation, soit 55,3% du capital. La demande d’OPA doit être déposée « dans les prochains jours » auprès des autorités financières colombiennes, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Groupe Casino : un géant en Amérique latine

Toujours selon le groupe Casino, l’ensemble de ces opérations financières devrait être terminé dans le courant de l’année 2020 et permettra à Casino de posséder 41,4% de sa filiale GPA, qui aura elle-même pris le contrôle d’Exito ainsi que de ses filiales en Argentine et en Uruguay.

L’Amérique du Sud représente un marché stratégique pour le groupe de Jean-Charles Naouri, où le distributeur est notamment leader au Brésil grâce à GPA, et en Colombie, où Exito compte plus de 2600 magasins, de la superette à l’hypermarché. Le chiffre d’affaires du groupe Casino en Amérique latine était de 15,57 milliards d’euros en 2018, avec un taux de croissance de 8,9%.

Rennes : Kerlink réduit ses effectifs d’un quart

Wirnet iBTS Station «Long Range» LoRa pour les réseaux public

 

Après des années de forte croissance, Kerlink, l’équipementier breton de réseaux d’Internet, est confronté à des difficultés. Il a donc annoncé mercredi la mise en œuvre d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) visant à réduire ses effectifs d’un quart, soit 24 salariés.

Un choix pour « renouer avec les conditions d’un développement pérenne »

L’entreprise Kerlink vient d’annoncer la mise en œuvre d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) alors qu’elle connaissait jusqu’à présent une forte croissance. Sur 103 de ses collaborateurs, 24 salariés sont concernés par cette réduction des effectifs. L’équipementier breton justifie cette décision par le fait que son marché, celui des solutions dédiées à l’internet des objets, « a été affecté par un décalage du rythme de déploiement des grands projets d’infrastructures chez les opérateurs télécom historiques se traduisant par un ralentissement de l’activité et des performances du groupe. ». Dès lors, la société implantée à Thorigné-Fouillard n’avait d’autre choix que de se réorganiser et de redimensionner son équipe « afin de renouer avec les conditions d’un développement pérenne ».

Le personnel a émis un avis favorable au PSE

Kerlink annonce que tous les départs devraient intervenir avant la fin de l’année 2019, tout en assurant que le Plan de sauvegarde de l’emploi garantira « un accompagnement des salariés concernés par ces mesures dans leur reclassement interne ou externe, pour ceux qui seront amenés à quitter l’entreprise ». La direction indique en outre avoir mis en place « un plan d’action offensif » pour s’adapter à l’évolution de son marché, en renforçant en particulier ses offres et positions auprès des opérateurs privés (entreprises, villes, administrations, etc.).

La mise en œuvre effective de l’ensemble des mesures d’accompagnement (contrat de sécurisation professionnelle, aides à la mobilité géographique, incitations à la formation professionnelle, aides à la création ou à la reprise d’entreprise,…) sera pilotée par une commission de suivi composée de représentants des salariés, des représentants de la Direction et des organismes compétents, a précisé Kerlink. Ce PSE a été soumis à l’avis des représentants du personnel qui ont émis un avis favorable, et dûment homologué par la DIRECCTE à la date du 27 août 2019.

22,7 M€ de chiffre d’affaires en 2017

Lancée il y a quinze ans, la PME aujourd’hui cotée en Bourse affichait jusqu’alors des taux de croissance élevés, pour un chiffre d’affaires de 22,7 M€ en 2017. Depuis 2011, elle s’est spécialisée dans le système LoRa grâce auquel les machines envoient des données sur basse fréquence radio. Parmi ses clients, l’on compte le groupe indien Tata, qui a choisi l’entreprise bretonne pour installer un réseau de 400 millions d’utilisateurs.

Du bruit dans la cuisine : L’enseigne rennaise reprise par les boutiques Little extra

Une salade fraîcheur aux pâtes et aux crevettes de l'enseigne Du bruit dans la cuisine

 

Du bruit dans la cuisine, l’enseigne rennaise fondée en 2001, a été officiellement reprise cette semaine par les boutiques Little extra. Conséquence immédiate de cette opération : 141 licenciements et 15 magasins supprimés.

Les magasins en Bretagne et au Pays de la Loire pas concernés

Connue pour son matériel culinaire, son art de la table ou encore son épicerie fine, l’enseigne Du bruit dans la cuisine, a cessé d’exister. Elle a été rachetée cette semaine par le fondateur des boutiques Little extra. Le montant de l’opération n’a pas été révélé.

Le repreneur a d’ores et déjà annoncé la suppression de 141 postes sur les 260 salariés de l’enseigne, dont une vingtaine au siège social de l’entreprise, à Saint-Jacques-de-la-Lande. Il procédera également à la fermeture de 15 magasins sur les 34 que compte Du bruit dans la cuisine. Les 7 boutiques présentes en Bretagne et au Pays de la Loire (Rennes, Nantes, Vannes, Brest, Le Mans, Angers) ne sont pas concernées par ces fermetures.

Les Gilets jaunes ont accéléré la faillite

« Nous n’avons pas pu faire le chiffre d’affaires que nous attendions pour les fêtes (de fin d’année 2018) avec une baisse du trafic de 5 à 10% dans nos magasins, ce qui a remis en cause notre équilibre économique puisque c’est une période où nous réalisons 40% de notre chiffre d’affaires, d’autant que les loyers ont, dans le même temps, continué à augmenter », a expliqué Simon Lafosse, directeur opérationnel et neveu des fondateurs, Jacques et Betsy Lafosse. Cette mauvaise performance est imputée au mouvement des Gilets qui a fortement perturbé les activités de l’enseigne rennaise, obligée de passer des coups de ciseaux dans ses recettes. Enfin, Du bruit dans la cuisine constate que « Les consommateurs fréquentent moins les centres commerciaux, au profit des magasins de proximité et des sites de vente en ligne ».

En redressement depuis janvier 2019

Déficitaire ces dernières années, l’enseigne avait été placée en redressement le 30 janvier 2019. « Nous avons pris cette décision afin d’accélérer la négociation entamée avec des repreneurs potentiels », avait alors indiqué Simon Lafosse. Mais il n’y a eu qu’un seul candidat à la reprise. Le 25 juillet, le tribunal de commerce de Rennes a donc validé cette seule offre déposée, celle d’André Tordjman, un ancien cadre du groupe Auchan, fondateur de Little extra, réseau d’articles de bazar à petits prix, qui compte moins d’une vingtaine de boutiques en France.

Biotech : Gilead et Galapagos annoncent une collaboration mondiale de recherche et développement

Un cherheur en travail dans son laboratoire

 

Galapagos et son partenaire américain Gilead ont annoncé ce dimanche avoir conclu une collaboration mondiale de recherche et développement pour une période de 10 ans. Gilead va verser 3,95 milliards de dollars à Galapagos dans un premier temps, à quoi viendra s’ajouter 1,1 milliard de dollars sous forme de participation dans l’entreprise belge, portant le tout à presque 5 milliards de dollars.

« La conclusion de cet accord historique avec notre grand partenaire Gilead fera date »

La biotech américaine Gilead Sciences a indiqué dimanche un vaste accord de collaboration avec son homologue belge Galapagos pour une durée de dix ans, en échange de presque 5 milliards de dollars versés par l’Américain. « La conclusion de cet accord historique avec notre grand partenaire Gilead fera date dans l’année de votre 20e anniversaire », a réagi Onno van de Stolpe, CEO de Galapagos, dans le communiqué. « Nous bénéficierons largement de l’expertise et de l’infrastructure de Gilead, et sommes convaincus que cette collaboration accélérera le développement des candidats médicaments de notre portefeuille », a-t-il ajouté.

Gilead va d’abord verser 3,95 milliards de dollars à Galapagos, puis 1,1 milliard de dollars sous forme de participation dans l’entreprise belge, soit presque 5 milliards de dollars. Gilead passera de 12,3 à 22% dans le capital et aura la possibilité de faire monter ses parts à 29,9%, selon un communiqué commun. Pour contrer toute spéculation, l’accord prévoit également un moratoire de 10 ans dans le but de limiter la faculté de la société américaine de chercher à acquérir Galapagos ou à augmenter sa part au-delà de 29,9 %, sous réserve d’exceptions limitées.

Les autres volets de l’accord

Les deux entreprises ont également amendé leur accord concernant filgotinib, une molécule destinée au traitement de l’arthrite rhumatoïde et à la maladie de Crohn chez les hommes, donnant ainsi un plus grand rôle dans sa commercialisation en Europe à la société belge.

L’accord donne en outre à Gilead des droits sur GLPG1690, une molécule actuellement testée en phase III contre la fibrose pulmonaire idiopathique. En cas d’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis, Gilead devra verser 325 millions de dollars à Galapagos.

La biotech américaine a enfin une option sur les droits aux Etats-Unis sur la molécule GLPG1972 contre l’arthrose, une fois achevée la phase de tests 2b, en échange du versement de 250 millions de dollars.

Si la molécule est efficace, l’entreprise américaine pourrait verser 200 millions supplémentaires auxquels puis jusqu’à 550 millions de dollars en fonction des progrès en termes d’autorisation et des résultats des ventes.

Concernant les futurs produits, Galapagos aura une large autonomie pour la recherche et le développement et les financera jusqu’à l’issue de la phase II des essais cliniques. Gilead versera ensuite 150 millions de dollars par produit s’il exerce son option de licencier la ou les molécules. Dans ce cas, les deux entreprises poursuivront le développement en partageant les coûts.