PSA va construire des voitures en Algérie

Le géant automobile PSA a annoncé qu’il allait installer une usine de production automobile sur le sol algérien, dans le cadre d’une coentreprise avec trois partenaires locaux.

L’Algérie attire de plus en plus d’investisseurs. En dehors des richesses de son patrimoine, ce pays exceptionnel dispose également d’un marché intérieur impressionnant et d’une formation de haut niveau.

Il était donc logique qu’un leader du secteur comme PSA décide de s’implanter dans ce pays en pleine croissance. D’ailleurs, les concurrents Renault, Hyundai et Volkswagen ont déjà lancé leurs productions algériennes.

L’objectif des dirigeants de PSA est la construction d’une nouvelle usine située à 400 kilomètres d’Alger, dans la banlieue d’Oran. Elle devrait construire 70000 véhicules d’ici 2023.

La production devrait commencer dès l’année 2018 et ses conséquences sur l’économie locale seront importantes, avec la création de 1000 emplois directs.

PSA a investi près de 50 millions d’euros dans ce projet.

 

OPEP : la victoire de l’Algérie

L’Algérie a réussi le tour de force, contre toute attente, de convaincre les membres de l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole), de diminuer la production pétrolière.

Il s’agit autant d’une victoire diplomatique qu’économique pour les dirigeants algériens : la signature, mercredi 28 septembre, d’un accord entre les grandes puissances de l’OPEP sur la réduction de la production mondiale de brut, marque le grand retour de l’influence algérienne.

C’est le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Boutarfa, qui a réussi ce tour de force, alors que personne ne pensait qu’un accord serait trouvé.

“Si le cours du pétrole se maintient en-dessous des 50 dollars le baril, aucune compagnie pétrolière, même les plus importantes d’entre elles, ne pourra résister”, avait-il déclaré, pugnace, à Alger, pour l’ouverture des négociations.

L’Iran et l’Arabie saoudite avaient pourtant laissé entendre qu’ils ne signeraient pas un tel accord.

Au final, si l’accord reste souple et part sur une réduction de 700.000 barils par jour, sur les 33 millions actuellement produits quotidiennement, il est très important, même au delà du symbole.

Ainsi, l’annonce de cet accord aura déjà porté ses fruits, avec une relance des cours du brut et une croissance boursière pour les grosses entreprise du secteur pétrolier.