De nouvelles pistes de taxation des hauts revenus ?

Le contexte social dans lequel est plongé le pays a rendu le gouvernement fébrile, hésitant, dépendant de la parole -rare- du chef de l’Etat. Il s’agit pour l’exécutif de revenir sur le devant de la scène avec ses propositions et de ne pas rester en défense contre celles des Gilets Jaunes.

Si le gouvernement tente actuellement de détourner le débat sur les lenteurs administratives et le coût de la fonction publique, thèmes très peu ou jamais présentés comme tel par les Gilets Jaunes, il n’en reste pas moins que les demandes de répartition des richesses dans le pays ressortent en permanence. Dans ce contexte la suppression de la taxe d’habitation pour les 20% les plus riches est un sujet apte à tendre les débats. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a explique à la radio que le maintien de la taxe était « sur la table ». « La promesse de campagne de la supprimer pour 80 % des Français (…) est mise en place » et le gouvernement se penche désormais sur « la question des 20 derniers pour cent », a expliqué monsieur Griveaux.

Du côté de Bercy, on affirme qu’« il y a des sujets déjà votés par le Parlement, comme la suppression de 80 % de la taxe d’habitation, la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune [ISF] en impôt sur la fortune immobilière [IFI] ou la “flat tax”. Mais la situation politique a changé, et le grand débat national doit traiter de fiscalité. On ne va pas arriver avec des réponses toutes faites ». Si le gouvernement ne compte pas arriver avec des réponses toutes faites, il ne compte pas non plus écouter les demandes des gilets jaunes.

La Banque Postale en cause

Une enquête a été ouverte par la justice française à l’encontre de la Banque Postale, soupçonnée d’avoir laissé ses clients blanchir de l’argent par négligence.

A l’origine de cette affaire, un rapport de l’organe public chargé de surveiller et de superviser les secteurs de l’assurance et de la banque, en France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Cet organisme y dévoile des « carences du système de filtrage », chez la banque postale, notamment au niveau des mandats cash.

En conséquence, le parquet de Paris a ouvert une enquête, en septembre 2017, qu’il a confiée à la brigade financière, afin d’établir si l’organisme bancaire a commis des manquements à ses obligations concernant la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cette information a été révélée par le site d’actualités Les Jours.

Visiblement consciente de problèmes liés à ses mandats cash, la banque postale a prévu la fermeture de ce service pour le premier janvier 2018.