Huawei garde le sourire

Le constructeur de téléphone a passé une année 2020 globalement satisfaisante au plan économique. Une prouesse d’autant plus remarquable que l’entreprise chinoise est prise entre deux feux : l’animosité américaine et la crise du Coronavirus.

Huawei s’en sort mieux qu’on pouvait le craindre économiquement. Le constructeur chinois résiste bien au double défi que lui impose les sanctions américaines et la crise du Covid. C’est du moins le constat qui se dégage des derniers chiffres publiés par l’entreprise le 31 mars 2021. Pour le compte de l’année écoulée, le groupe a réalisé 111 milliards d’euros de chiffres d’affaires, soit une hausse de 3,8% par rapport à l’exercice précédent. Les résultats annuels eux s’établissent à 8,1 milliards pour une hausse de 3,2%.

Pour en arriver à ces chiffres, le groupe chinois privé de Play Store par Google et également entravé dans ses approvisionnements en puces électroniques a misé sur la fourniture de services comme le cloud aux entreprises. Il a aussi mis en avant ses autres appareils électroniques, dont les ordinateurs portables, très prisés chez lui en Chine où la 5G est en net avancement. La diversification des produits en dehors des smartphones, aura été déterminante pour Huawei l’année écoulée. Car la vente de ses smartphones a beaucoup régressé à travers le monde depuis que l’entreprise s’est séparée de Honor, sa sous-marque spécialisée dans le développement des téléphones portables à prix réduit, en novembre 2020 sous la pression des États-Unis.

Les sanctions américaines en question

Washington autrefois incarnée par l’administration Trump mène en effet une guerre sans merci à la firme chinoise depuis deux ans pour des accusations d’espionnage. La proximité des responsables de Huawei avec le régime communiste de Pékin n’est pas du goût de l’Oncle Sam qui ne lésine pas sur les moyens pour réduire le groupe à néant.

C’est ainsi que le constructeur de smartphone fut éjecté du magasin d’applications d’Android, Play Store, de l’Américain Google. Une situation que Huawei tente de résoudre en mettant en place d’autres alternatives. À commencer par la création de son propre système d’exploitation. Nommée Harmony OS, elle est censée constituer une alternative au célèbre Android. Son magasin d’applications, Huawei Mobile Services (HMS), compte à ce jour 120 000 plateformes téléchargeables. L’idée est, à en croire les responsables du groupe chinois, de pouvoir rivaliser à terme avec les deux mastodontes du domaine que sont : Apple Store (pour Apple) et Play Store (pour Google).

Le marché des appareils électroniques menacé par une pénurie de semi-conducteurs

Le secteur des téléphones portables, tablettes, consoles et autres gadgets électroniques risque de connaître une année 2021 particulièrement difficile. La raison est due à une pénurie de semi-conducteurs en cours dans le monde.

C’est généralement le cas pour chaque nouveau téléphone d’Apple, mais le coût des prochains iPhones va très probablement connaître une hausse encore plus importante que les précédentes. Le phénomène qui risque de toucher tout le secteur des appareils électroniques est favorisé par une pénurie de semi-conducteurs sur le marché mondial. Alors que la demande bat des records, ce matériau indispensable à la bonne marche des appareils électroniques est actuellement introuvable.

Cette situation tient en un ensemble de facteurs. En effet, beaucoup de firmes ont vu leur chaîne d’approvisionnement se rétrécir avec la crise du Coronavirus et ses nombreuses restrictions. Conséquence : les fournisseurs de ces puces électroniques sont sevrés. D’un autre côté, les fabricants dont les usines tournent au ralenti ne parviennent pas à honorer une demande de plus en plus croissante. Ils sont notamment contraints de revoir leur mode de production. Cet enchaînement de dommages impacte négativement les entreprises comme Apple ou Huawei, incapables de produire des téléphones en quantité suffisante. C’est le cas de certains modèles d’iPhone 12 insuffisamment disponibles sur le marché.

Guerre commerciale et accaparement de stocks

La guerre commerciale qui fait rage entre la Chine et les États-Unis n’arrange pas les choses. Washington qui accuse Pékin d’espionnage refuse que ses entreprises livrent des semi-conducteurs à la firme chinoise. Cette dernière a donc essayé tant bien que mal depuis quelques mois de minimiser l’impact d’une telle décision sur ses productions d’appareils électroniques en accumulant le plus de stocks possible. Une stratégie que plusieurs de ses concurrents de Huawei ont imitée. Par ailleurs, une autre bataille se joue autour des semi-conducteurs entre les fabricants de téléphones et ceux spécialisés dans la fabrication d’autres appareils électroniques.

Tout cela renforce la situation de pénurie observée actuellement sur le marché et dont les effets se font d’ores et déjà sentir. Des consoles de jeux dont la PlayStation 5 de Sony et la Xbox Series de Microsoft sont en rupture seulement quelques mois après leur lancement. Au grand dam des gamers qui se ruent en vain dans les magasins en ces temps de Covid-19.

Selon les spécialistes, la situation pourrait durer encore plusieurs mois. À moins que les campagnes de vaccination en cours aux quatre coins du globe ne viennent remettre les différentes chaînes d’approvisionnement à l’endroit.

Un casque virtuel au son à 360°

Les ingénieurs du constructeur mobile chinois Huawei ont créé un casque de réalité virtuelle doté d’un son à 360°.

La multinationale chinoise a lancé sur le marché ce casque, destiné à équiper les derniers modèles de smartphones de la marque, les V9 et V9 Plus.

Ce casque au design proche d’un masque de plongée, est activé lorsque le consommateur y glisse son smartphone. Il a été lancé en grandes pompes à Shanghai, le 16 avril.

Il offre aux utilisateurs un affichage vidéo full HD et un son 360°.