Apple domine le marché des smartphones

La marque à la pomme a vendu plus de téléphones portables que n’importe quel autre de ses concurrents en 2023, dont notamment Samsung, leader incontesté.

Apple est depuis fin 2023, le premier vendeur de smartphones au monde. C’est ce qu’indiquent les données du cabinet Canalys, spécialiste du secteur de la tech, dévoilées mardi 16 janvier 2024.

Elles évoquent notamment 234,6 millions d’appareils écoulés par le fabricant d’iPhone au cours de l’année écoulée. Soit huit millions d’unités de plus que Samsung, en tête de liste depuis 2010. C’est en effet la première fois de l’histoire qu’Apple se retrouve propulsé en haut de ce classement.

Cela renseigne autant sur la constante domination de la firme sud-coréenne que l’incroyable incapacité de la société américaine à se hisser à un tel niveau malgré sa grande activité dans l’écosystème de la tech.

Une fin d’année tonitruante

Les trois places restantes du top cinq sont occupées par des groupes chinois, dont notamment Xiaomi, Oppo et Transsion, auteurs de 145,9 millions, 103,1 millions et 94,9 millions de smartphones vendus respectivement sur la période considérée.

Tous profitent, selon Canalys, du bond mondial des livraisons de smartphones quatrième trimestre de l’année écoulée. Soit une augmentation 8% en glissement annuel pour atteindre un total de 320 millions d’appareils livrés.

Apple s’en tire le mieux cependant, avec une part de 24% des expéditions. L’entreprise fondée par Steve Jobs a ainsi su tirer avantage de son dernier modèle – l’iPhone 15 –, lancé habituellement en septembre.

« Le marché évolue positivement, porté par une demande plus dynamique pendant la période des fêtes de fin d’année« , a déclaré Toby Zhu, analyste senior chez Canalys.

Un nouveau défi

Reste pour Apple à maintenir la cadence alors que sa marge de manœuvre tend à se rétrécir en Chine, considérée comme son plus grand marché en dehors des États-Unis. Le pays a notamment interdit l’utilisation du smartphone dans nombre de ses administrations.

De quoi mettre les acteurs nationaux en bonne position. Huawei notamment a vu sa part de marché augmenter, portée par son dernier modèle doté d’une puce faite maison. Un pied de nez de la firme de Shenzhen vis-à-vis des sanctions américaines ô combien entravantes.

« Apple doit se tourner vers de nouvelles opportunités de croissance sur les marchés et compter sur la solidité de son écosystème pour redynamiser son activité iPhone« , fait savoir Amber Liu, responsable de la recherche chez Canalys.

X face à une cascade de départs d’annonceurs publicitaires

Le réseau social anciennement connu sous le nom de Twitter, voit ses annonceurs publicitaires suspendre toute collaboration avec lui. En cause, la récente sortie de son propriétaire, Elon Musk, jugée antisémite.

X n’avait sans doute pas besoin de ça. Et pourtant, nous y voilà. Depuis son rachat en octobre 2022 par le milliardaire américain Elon Musk, le réseau social anciennement appelé Twitter, n’en finit plus de faire des vagues.

Mais le dernier badbuzz l’impliquant pourrait bien se révéler très préjudiciable pour lui. Car cela touche directement à ses finances déjà bien mal en point. Plusieurs entreprises technologiques de renommée annoncent depuis quelques jours, suspendre les annonces publicitaires sur la plateforme.

La liste non exhaustive inclut IBM, Apple, Disney, Comcast/NBCUniversal, Lions Gate Entertainment, Warner Bros. Discovery ou encore Paramount. Des acteurs importants dans le processus de génération de revenus pour X, désormais en porte à faux avec son propriétaire.

Accusation d’antisémitisme

Ce dernier est embarqué dans une énième polémique depuis un tweet jugé antisémite, mercredi 15 novembre 2023. « L’exacte vérité », a en effet twitté Musk en réponse à une publication affirmant que « les personnes juives encourageaient la haine contre les Blancs ».

Une sortie d’autant plus réprouvée que le tweet original prête le flanc à une vieille théorie complotiste selon laquelle les Juifs seraient au cœur d’un plan visant à favoriser l’immigration clandestine dans l’Occident au détriment de la majorité blanche.

Cela fait penser à la fameuse théorie du grand remplacement en vogue dans les milieux d’extrême droite de nombreux pays du Vieux continent, à l’instar de la France. « Il est inacceptable de répéter le mensonge hideux derrière l’acte d’antisémitisme le plus meurtrier de l’histoire américaine« , a vivement réagi la Maison Blanche, vendredi.

Facteur aggravant

La déclaration qui fait référence à l’attentat de la synagogue de Pittsburgh en 2018 (11 morts) a été suivie par l’appel à cesser de faire de la publicité sur X de la part de plus de 160 rabbins et militants juifs.

Les choses se sont depuis accélérées avec chaque jour, une suspension d’annonces de la part d’une entreprise. Difficile de dire si les annonceurs feront machine arrière ni jusqu’à quel niveau X perdra de l’argent.

Mais l’affaire tombe au plus mal pour le réseau social qui vaut désormais à peine la moitié des 44 milliards de dollars déboursés par Elon Musk pour son acquisition. De son côté, la PDG Linda Yaccarino, s’emploie à éteindre l’incendie provoqué par son patron, dans un contexte hautement inflammable de conflit israélo-palestinien.

Netflix House, le nouveau concept immersif du géant du streaming

La firme californienne va concevoir des centres destinés aux abonnés, de sorte à les plonger dans différents univers de ses séries et autres émissions disponibles sur sa plateforme.

Vous aimeriez vous retrouver dans l’univers du crime de la ville de Gotham, le nom éponyme de la célèbre série DC Comics autrefois disponible en cinq saisons sur Netflix ? Pas de problème, le groupe de streaming y travaille.

Il envisage en effet d’ouvrir d’ici 2025, de nouveaux centres destinés à faire s’immerger ses abonnés dans le monde de leurs séries préférées, selon une information révélée par Bloomberg, le 12 octobre dernier.

Le concept baptisé « Netflix House » devrait également permettre aux usagers de participer à d’autres activités, dont la restauration et le shopping, toutes centrées sur les contenus les plus populaires de la plateforme de vidéo à la demande.

Les États-Unis comme base inaugurale

Aucun lieu n’a encore été identifié, mais les premiers centres devraient ouvrir sur le sol américain, à en croire une personne proche du dossier citée par Bloomberg. La même source annonce que les installations du Netflix House seront rotatives et accessibles sur réservations.

Il s’agit pour le groupe basé à Palo Alto, d’un autre moyen de mettre en avant ses contenus à succès. Quoi de mieux que d’en prolonger l’engouement auprès des abonnés à travers des expériences réelles et aussi proches que possible des séries télévisées.

« Nous avons vu à quel point les fans aiment s’immerger dans le monde de nos films et émissions de télévision, et nous avons beaucoup réfléchi à la façon dont nous pourrions faire passer cela au niveau supérieur« , a fait savoir Josh Simon, vice-président des produits de consommation de Netflix, dans un entretien à Bloomberg.

Stratégie de globalisation

Il fait notamment référence aux expériences de l’entreprise en la matière. Netflix House n’est que le dernier exemple à venir du déploiement de la stratégie de globalisation entreprise par la firme californienne depuis peu.

Cela inclut « The Queen’s Ball » inspire de la série « Bridgerton » centrée sur le monde compétitif de la haute société londonienne de l’ère de la Régence durant la saison sociale ; la boutique éphémère dévoilée en octobre 2022 au centre commercial Grove de Los Angeles.

L’entreprise se refuse d’évoquer des motivations financières pour ces projets d’immersion du public, ils n’en sont pas moins une source de revenus supplémentaires dans un contexte de tarissement du marché du streaming.

BYD, le constructeur automobile à succès

L’entreprise chinoise autrefois connue pour son expertise dans la fabrication de batteries, fait désormais figure de référence dans la construction automobile. De quoi représenter une menace pour les plus grosses firmes mondiales.

431 603 voitures électriques vendues au troisième trimestre de l’année en cours. Soit juste un peu moins que les 435 059 de Tesla, un des principaux leaders du marché à travers le monde. Élargi aux huit derniers mois, ce chiffre monte est en passe de frôler 1,8 million. Autrement dit, une augmentation de 83 % sur un an.

Oui, les performances de BYD, l’entreprise chinoise de construction de véhicules, sont remarquables. D’autant plus pour un groupe créé en 1995 seulement avait comme objectif à l’origine, la fabrication de batteries rechargeables. Le secret ? Une équipe dirigeante particulièrement doué dans son domaine.

C’est en tout cas ce qu’indiquent de nombreux rapports de presse au sujet de Wang Chuanfu, fondateur, et Stella Li, responsable des affaires et des ventes à l’étranger, le tandem à la tête de cette société basée dans la ville chinoise de Shenzhen.

Stratégie du moindre coût

Le premier, 57 ans, est un chimiste de formation devenu un entrepreneur grâce à sa stratégie de maximisation des coûts particulièrement enviée par de nombreuses autres sociétés. À l’image de la Japonaise Toyota, dont le directeur général Akio Toyoda a fait le déplacement à BYD afin d’en percer le mystère, selon une information du Wall Street Journal (WSJ).

Quant à Stella Li, 53 ans, elle est à l’origine de plus gros contrats conclus par depuis sa création. Recrutée par Wang un an après la création de BYD, cette statisticienne a depuis largement prouvé sa force de persuasion. En témoignent les accords avec Motorola et Nokia au début des années 2000, contribuant ainsi à hisser la société parmi les meilleurs fabricants de batteries.

À la conquête de l’international

Son principal fait d’armes reste cependant d’avoir convaincu Warren Buffet à travers sa société Berkshire Hathaway de prendre 10% de participation au sein de BYD contre 232 millions de dollars en 2008.

Un investissement qui s’est révélé décisif pour le lancement trois mois plus tard du premier véhicule hybride rechargeable du constructeur. Cela a par ailleurs favorisé l’entrée de l’entreprise sur le marché de l’électrique.

Elle parvient désormais à proposer des véhicules aux caractéristiques presque similaires à Tesla, mais à un coût réduit. De quoi revendiquer la place du premier vendeur chinois de véhicules à énergie verte. Alors que sa domination locale s’étend, BYD vise désormais à s’affirmer à l’international. Un marché représentant seulement 1% de ses ventes.

Rupert Murdoch se retire de son empire médiatique

Le magnat des médias australo-américain propriétaire notamment de Fox News et du Wall Street Journal va prendre sa retraite en novembre prochain, laissant un de ses fils comme successeur.

Une page se tourne. Rupert Murdoch, patron de presse et l’un des entrepreneurs les plus influents du monde, quitte ses postes de président de Fox Corp et de News Corp, selon une annonce des deux groupes médiatiques, publiée jeudi 21 septembre.

L’homme d’affaires de 92 ans, né en Australie, mais dont le grand public identifie depuis comme un Américain à part entière, passera officiellement la main au terme de l’assemblée générale des actionnaires des deux entreprises mi-novembre afin d’en devenir le président honoraire.

Son fils Lachlan Murdoch, né de son deuxième mariage avec l’ancienne journaliste australo-écossaise, prendra notamment sa suite. Déjà à la tête de Fox Corp dont il coprésidait avec son père, cet homme de 52 ans, gagne ainsi en influence au sein de l’empire familial.

Moment charnière

Il hérite d’un groupe médiatique étendu sur deux continents (l’Amérique et l’Europe) notamment, mais dont l’influence a quelque peu pâli ces dernières années. Surtout aux États-Unis où la chaîne de télévision Fox News détenue par Fox Corp, est l’objet d’une attention particulière.

Réputée proche des conservateurs voire de l’extrême droite américaine, la chaîne basée à New York sort en effet d’une procédure en diffamation intentée contre elle par la société de gestion du matériel de vote Dominion Voting en marge de la présidentielle 2020.

En cause, l’amplification par ses canaux des allégations jamais prouvées de trucage du scrutin distillées au sein de l’opinion par l’ancien chef de l’État Donald Trump et ses partisans. La procédure judiciaire a vu Fox s’engager à payer 787,5 millions de dollars afin de régler le différend.

Un géant

Bien que cette ardoise soit salée, cette affaire est loin d’ébranler Murdoch dont les groupes de presse ont connu bien des revers depuis leur création il y a plus de 70 ans pour les plus vieux.

Une telle durabilité en dit long sur le personnage de Rupert Murdoch parfois critiqué, parfois félicité, mais toujours reconnu comme étant une des figures les plus importantes de l’univers médiatique mondial.

C’est un des géants qui, à l’image de John Malone Liberty Media, Liberty Global, du fondateur de CNN Ted Turner ou encore Sumner Redstone de CBS, dont les empreintes ont indéniablement contribué à façonner l’ère des médias modernes.

France : La Tribune Dimanche pour concurrencer le Journal du Dimanche

Un nouveau journal baptisé Tribune Dimanche devrait prochainement voir le jour sur le territoire français, dans un contexte de défiance envers le Journal du Dimanche dont le nouveau directeur de la rédaction est fortement décrié.

La presse du dimanche s’agrandit en France. La Tribune Dimanche devrait paraître pour la première fois en kiosque le 8 octobre prochain, selon l’annonce de l’un de ses géniteurs Jean-Christophe Tortora.

Ce dernier est connu comme le président du groupe La Tribune, dont le journal éponyme créé en 1985 est spécialisé dans l’information économique et financière. Mais contrairement à La Tribune, le nouveau journal destiné comme son nom l’indique à une parution dominicale, sera généraliste.

« Ce sera plus de culture, du décryptage sur les grands enjeux de société, de la politique, des débats, des entretiens, des sujets qui touchent les Français comme l’écologie et l’éducation », a déclaré Jean-Christophe Tortora dans un entretien à RTL.

Projet ambitieux

Ce projet de média ne devrait pas manquer pas d’ambition au regard du promoteur. Il s’agit du milliardaire franco-libanais Rodolphe Saadé, dirigeant du groupe CMA CGM et l’un des leaders mondiaux du transport et de la logistique.

L’homme de 53 ans a en effet racheté plusieurs titres de presse tricolore ces derniers mois. C’est le cas de La Provence, du Corse Matin ou encore du groupe M6. Il vient par ailleurs d’ajouter La Tribune à cette liste.

« C’est un investissement sur du moyen et long terme », indique Jean Christophe Tortora toujours au micro de RTL. Il a par ailleurs précisé cette fois dans les colonnes du Figaro, que le projet faisait l’objet de réflexion avec Rodolphe Saadé depuis février.

Contexte favorable ?

Cette dernière précision est destinée à couper court aux rumeurs mettant d’ores et déjà en concurrence La Tribune Dimanche avec le Journal du Dimanche (JDD). Propriété du groupe Lagardère désormais détenu par Vincent Bolloré, cet hebdomadaire traverse depuis quelque temps, une profonde crise existentielle.

Des dizaines de journalistes ont en effet quitté la rédaction ces dernières semaines en marge d’une fronde destinée à protester contre le changement de direction. Geoffroy Lejeune nommé pour diriger la rédaction après son passage au magazine Valeurs actuelles fait l’objet de défiance pour sa ligne éditoriale réputée marquée à l’extrême droite.

Cette situation représente donc une opportunité pour La Tribune Dimanche dont le tirage inaugural est prévu pour 120.000 exemplaires. Même si ses responsables se défendent de tout opportunisme.

Apple : des revenus du troisième trimestre boostés par les offres de services

La marque à la pomme peut compter sur sa gamme de services pour contrebalancer les ventes d’iPhone globalement à la baisse dans le cadre de la période d’avril à fin juin.

Alors qu’Apple prépare activement sa prochaine la Keynote – nom donné à la traditionnelle grande conférence d’annonce de nouveaux produits de la marque – prévue en septembre, l’entreprise a dévoilé ses derniers résultats financiers, jeudi 3 août 2023.

Couvrant la période d’avril à juin, ils représentent l’état des finances du groupe lors du troisième trimestre de l’exercice en cours. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les chiffres apparaissent bien contrastés.

La différence de situation entre les performances financières de l’iPhone, produit phare de la firme de Cupertino, et celles des offres de services en est une illustration.

Revenus record

Aucun détail n’a été annoncé concernant les revenus provenant des services (Apple Store, Apple Music, AppleCare Plus et iCloud notamment), mais les chiffres sont manifestement au vert. En témoigne l’enthousiasme du PDG Tim Cook sur le sujet.

« Nous sommes heureux d’annoncer que nous avons enregistré un record de revenus dans les services au cours du trimestre de juin, grâce à plus d’un milliard d’abonnements payants« , a déclaré le dirigeant dans un communiqué disponible sur le site internet de la société.

Ce résultat se révèle être d’un grand support pour Apple dont le chiffre d’affaires a quelque peu chuté d’une année sur l’autre. 83 milliards de dollars il y a 12 mois, il est en effet passé à 81,8 milliards de dollars actuellement. La conséquence, selon Tim Cook, d’une « industrie des smartphones difficile aux États-Unis ».

Stratégie de secours

Le contexte est d’autant plus préjudiciable pour Apple que les ventes des iPhones marquent un ralentissement, avec 2,4% de revenus en moins au cours du trimestre. La même tendance est notée pour les Mac et les iPad, respectivement vendus à 7,3% et 19,8% en moins.

Alors que l’entreprise californienne travaille depuis quelques années à diversifier ses sources de revenus, la bonne santé financière de ses offres de services marque une certaine réussite dans cette approche.

D’autant plus qu’il reste difficile de prédire jusqu’à l’iPhone continuera à soutenir la croissance du groupe. En attendant un effondrement des ventes sur la durée, les nouveaux modèles – iPhone 15 et compagnie – devraient être dévoilés en septembre prochain à des coûts annoncés comme plus chers que les précédents.

C’est bientôt fini entre Goldman Sachs et Apple

La banque d’investissement américain voudrait se décharger de la gestion de l’Apple Card. De quoi remettre en cause l’opportunité d’un partenariat tant vanté à l’origine.

Quatre ans et puis s’en va ? À en croire le Wall Street Journal (WSJ), Goldman Sachs (GS) envisage de mettre un terme à sa relation d’affaires avec Apple, à travers l’Apple Card.

Lancée en août 2019, cette carte de crédit sert notamment aux utilisateurs américains du service de paiement mobile Apple Pay à effectuer des transactions via l’iPhone ou encore l’Apple Watch.

En tant que banque d’investissement, Goldman Sachs s’y était portée garante avec un certain nombre d’avantages. C’est le cas par exemple de la possibilité de s’acheter un iPhone à travers un financement de 24 mois sans taux d’intérêt.

Partenariat déséquilibré ?

Cette opportunité dévoilée quelques semaines seulement après le lancement de l’Apple Card avait fait dire au patron de la firme de Cupertino qu’il s’agit du « lancement le plus réussi d’une carte de crédit aux États-Unis ».

Cela semble loin de la réalité finalement. Puisque le WSJ croit savoir que GS n’en veut plus de ce partenariat, depuis plusieurs mois maintenant. Ce qui conduit à d’intenses négociations toujours en cours d’ailleurs, révèle le journal, citant des sources proches du dossier.

Ces dernières évoquent comme raison le souhait exprimé à la fin de l’année dernière par Goldman « de réduire son activité grand public ». Mais la raison de ce divorce annoncé va peut-être bien au-delà d’une ambition de recentrage. D’autant que l’histoire de l’Apple Card n’a pas hésité un long fleuve tranquille.

American Express au secours

Les lignes de crédit accordées par GS à travers la carte avait en effet fait l’objet d’accusations de discriminations en novembre 2019. Les prêts sans d’intérêt ont également contribué à plomber les finances de la banque déficitaire d’un milliard de dollars entre 2020-2022, selon ses responsables.

Quoi qu’il en soit, le Wall Street Journal indique qu’Apple est au courant de la décision de Goldman de rompre leur partenariat. Celle-ci serait d’ailleurs en négociations avec American Express afin de lui refiler la patate chaude. Le WSJ précise toutefois qu’il est difficile de savoir à quel moment tout cela aboutira.

En ce sens, les termes du nouvel accord potentiel restent inconnus. Il en est de même du sort des utilisateurs actuels de l’Apple Card. En attendant une annonce officielle de la part des deux parties.

Foxconn s’installe en Inde pour les besoins d’Apple

L’industriel taïwanais connu notamment comme le principal assembleur des iPhone va délocaliser une partie de ses services en Inde. Avec à la clé, la conclusion d’un contrat afin d’y concevoir les AirPods.

Entre Foxconn et Apple, les choses semblent plus que jamais au beau fixe. Le groupe industriel taïwanais spécialisé dans la fabrication de produits électroniques et à l’origine de l’assemblage d’environ 70% des iPhone va désormais concevoir les écouteurs sans fil de la marque à la pomme baptisés AirPods.

L’information provient de Reuters ce jeudi 16 mars, qui cite des sources proches du dossier. Aucun chiffre n’a pour l’instant été dévoilé quant à la quantité de la production ni à ses implications financières pour chacune des parties concernées.

Mais des détails émergent à propos du financement à consentir par Foxconn dans le cadre de cette commande, une première pour le groupe basé dans la ville chinoise de Shenzhen. Les considérations logistiques ont également filtré.

Cap sur l’Inde

Selon Reuters, Foxconn a en effet dû satisfaire à la demande d’Apple d’organiser la production des AirPods non pas en Chine comme c’est le cas des iPhone, mais en Inde. Conséquence, l’entreprise prévoit d’investir 200 millions d’euros dans le cadre de la construction d’une usine à cet effet sur le territoire indien. Précisément dans l’État de Telangana.

Cette unité de fabrication prévue pour voir le jour avant le terme de l’année prochaine, s’inscrit dans la stratégie de Foxconn et d’Apple de délocalisation progressive de leurs intérêts de la Chine. En cause, les problèmes inhérents au fait de dépendre d’un pays autant au cœur des tensions géopolitiques que l’Empire du Milieu pour ses activités commerciales.

À cela s’ajoute la nature du régime de Pékin réputé pour ses décisions très peu communes. À l’image de la politique zéro Covid préjudiciable pour de nombreuses entreprises basées sur place.

Des inconnus

Ce sont autant de considérations qui poussent Apple et Foxconn à explorer d’autres horizons pour leurs investissements commerciaux. L’Inde semble donc bénéficier de leurs faveurs, à l’aune de cette production d’AirPods envisagée.

La commande remportée par la firme taïwanaise soulève toutefois quelques interrogations. Celle de la relation d’affaires entre Apple et les fabricants historiques de ses écouteurs sans fil, dont le groupe chinois Luxshare entre autres.

Quoi qu’il en soit, la perspective de voir Foxconn concevoir prochainement les AirPods a réjoui les marchés, qui ont connu des hausses relatives à l’annonce de la nouvelle.

La nouvelle stratégie tarifaire de Netflix

La plateforme de streaming a, contre toute attente, revu le coût de ses abonnements à la baisse dans plusieurs dizaines de pays, dont ses marchés moins porteurs. Un positionnement assurément tactique.

Netflix semble reculer afin de mieux sauter. Le leader mondial du streaming vient d’opérer un revirement pour le moins inattendu concernant le coût de ses abonnements. Ils ont en effet baissé dans la plupart des pays où la plateforme est présente.

Difficile d’en connaître le nombre exact, car la firme californienne bien que confirmant l’information, reste assez vague sur le sujet. Sans doute pour des raisons stratégiques. Mais le Wall Street Journal (WSJ) parle de plus de 30 pays concernés ; quand le cabinet britannique Ampere Analysis évoque lui, au-delà 100 destinations impliquées dans cette nouvelle grille.

Marchés à croissance

Une chose certaine en revanche est le profil des marchés concernés par cette baisse de prix. C’est-à-dire des pays à faible pouvoir d’achat et où Netflix tente encore de se positionner durablement dans un contexte de multiplicité des offres.

C’est le cas du Moyen-Orient avec le Yémen, la Jordanie, la Libye et l’Iran ; l’Amérique latine avec le Nicaragua, l’Équateur et le Venezuela ; l’Asie avec la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande et les Philippines. À ceux-là s’ajoutent certaines destinations d’Afrique dont le Kenya.

Exit les marchés assez mûrs de Netflix qui concernent les États-Unis, le Canada ou encore une grande partie de l’Europe à l’exception de la Croatie, de la Slovénie et de la Bulgarie.

Vieille recette

Autant de pays dont certains à l’instar du Venezuela (50%), ont bénéficié d’une réduction drastique du coût des abonnements. À tel point que des observateurs s’en sont étonnés. L’analyste des médias et du divertissement chez UBS Group AG, John Hodulik, a ainsi déclaré au WSJ qu’une telle baisse des prix va à l’encontre de la tendance du marché.

Celui-ci est caractérisé, ces derniers mois en l’occurrence, par une hausse des coûts. D’autant avec la fin de la période d’abondance qu’aura représenté la crise du Covid pour l’ensemble des acteurs de la tech. Et Netflix n’a pas été du reste à cet effet.

Mais la pionnière du service de la vidéo à la demande pourrait avoir décidé de ce nouveau plan tarifaire dans le cadre d’une stratégie déjà utilisée par le passé. Autrement dit, séduire dans un premier temps suffisamment d’abonnés avant de revoir les prix à la hausse.

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