Coronavirus : les 200 rapatriés français sur le point d’arriver

Un groupe de medecins dans le couloir d'un hôpital de Mexico.

 

Les quelque 200 rapatriés français de Wuhan en Chine, épicentre de l’épidémie causée par un nouveau coronavirus, doivent fouler le sol français à la mi-journée. A leur arrivée, ils feront l’objet d’un  isolement de 14 jours dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet, près de Marseille.

Les 200 rapatriés français rapatriés de Chine sont sur le point d’arriver en France. Leur avion a décollé de Wuhan vendredi matin et doit atterrir à Istres dans l’après-midi, ont déclaré aux passagers des membres de la délégation officielle française, selon des journalistes de l’AFP à bord. Une fois sur le sol français, les Français rapatriés de Wuhan feront l’objet d’un isolement dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet, une ville au bord de la Méditerranée.

Un confinement souple

Il ne s’agirait pas d’une quarantaine avec des mesures drastiques. « Le cahier des charges était assez clair, (il fallait) un lieu agréable » et « un endroit où il y avait suffisamment de place », a souligné le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Selon lui, il n’était « pas question de mettre ces personnes dans des lieux de détention ou de soins alors qu’elles ne sont pas malades ». Ils seront placés « par familles dans des chambres distinctes », a précisé le préfet de la région Paca, Pierre Dartout, lors d’une conférence de presse à Marseille. « Ils pourront sortir dehors, dans l’enceinte du centre », en portant des « équipements nécessaires pour se protéger et protéger les autres, par exemple des masques », a-t-il ajouté.

Les rapatriés devront signer « un engagement » à respecter la quarantaine

Pendant leur période d’isolement, les rapatriés vont faire l’objet d’une surveillance médicale pour s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés par le virus. Environ 80 réservistes sanitaires, « se relayant par équipes », sont mobilisés au sein du centre, « pour une durée de deux semaines renouvelable une fois », précise un arrêté publié vendredi.

Les rapatriés devront signer « un engagement » à respecter la quarantaine. Par ailleurs, « des gendarmes ont été positionnés pour éviter toute pénétration dans le site », a indiqué le préfet. Puis de souligner qu’il ne s’agit pas d’« entretenir les psychoses » mais bien « rassurer l’ensemble des habitants du secteur ».

Un sixième cas signalé en France

Un second vol, qui rapatrierait quelques dizaines d’autres Français et une centaine d’Européens, devrait arriver plus tard dans la semaine. A ce jour, le coronavirus a fait plus de 210 morts et contaminé plus de 10.000 personnes. En France, un sixième cas a été signalé vendredi. C’est un médecin libéral parisien, qui avait reçu en consultation un patient chinois contaminé au coronavirus nCov-2019.

Hong Kong : pour son entrée en Bourse, Alibaba vise 12,5 milliards d’euros

Logo du groupe Alibaba, leader du commerce en ligne en Chine

 

Alibaba a annoncé ce vendredi qu’il allait faire son entrée à la Bourse de Hong kong, avec une offre de titres qui pourrait lui rapporter jusqu’à 12,5 milliards d’euros. Le géant chinois du commerce électronique est déjà coté à Wall Street où il s’est introduit en 2014, pour 25 milliards de dollars, soit un record mondial absolu pour une introduction en Bourse.

Le géant chinois du e-commerce, du cloud, du divertissement, du paiement en ligne Alibaba se lance en Bourse à Hong-Kong, cinq ans après son introduction record sur le Nasdaq, où le groupe avait levé 25 milliards de dollars. Cette fois, l’entreprise fondée en 1999 par le milliardaire Jack Ma espère récolter plus de 12 milliards d’euros sur les marchés pour accélérer son développement mondiale. dans un communiqué, Alibaba a en effet indiqué qu’il offrirait jusqu’à 575 millions d’actions aux investisseurs au prix unitaire maximum de 188 dollars de Hongkong, soit un total de 13,8 milliards de dollars US ou 12,5 milliards d’euros.

« Pour une jeune entreprise qui n’a que 20 ans, c’est un nouveau départ »

Ce montant est légèrement inférieur aux dernières estimations. Le quotidien de Hongkong South China Morning Post, qui appartient à Alibaba, annonçait mercredi que le groupe prévoyait de lever jusqu’à 15 milliards de dollars US, ce qui en aurait fait la plus grosse introduction en Bourse dans l’ex-colonie britannique depuis 2010. Quoiqu’il en soit, « Pour une jeune entreprise qui n’a que 20 ans, c’est un nouveau départ », s’est félicité le PDG du groupe, Daniel Zhang, dans une lettre aux investisseurs. Il a aussi tenu à adresser un signe de confiance à Hong Kong, après cinq mois de violentes manifestations contre le régime communiste de Pékin. « En cette période de changements, nous continuons à croire que l’avenir de Hong Kong reste resplendissant. Nous espérons contribuer, à notre manière, à l’avenir de Hong Kong », a-t-il déclaré.

L’introduction d’Alibaba à la Bourse de Hong Kong devrait donc ravir Pékin qui souhaite voir davantage de grandes entreprises chinoises cotées en Asie.

Un milliard de consommateurs en Chine d’ici à 2025

L’argent récolté lors de l’entrée en Bourse à Hong-Kong servira à déployer le groupe au niveau mondial, avec l’objectif d’atteindre un milliard de consommateurs en Chine d’ici à 2025, soit les deux tiers de la population globale de 1,4 milliard d’habitants, et 2 milliards de consommateurs dans le monde d’ici à 2036.

Huawei : ses ventes de smartphones pourraient chuter de moitié  

Smartphones de Huawei

 

Huawei s’attend à une chute de plus de la moitié de ses ventes de smartphones au prochain trimestre 2019. Honor 20 et Mate X, qui seront bientôt mis en vente par le fabricant chinois, pourraient être les premières victimes de cette déroute financière. Les sanctions de Donald Trump sont en train de faire leur effet apparemment.  

Huawei vendra moins de 36 millions de smartphones

L’avenir proche sera assez sombre chez Huawei, le deuxième plus gros vendeur de smartphones au monde derrière le Sud-coréen Samsung. En effet, le fabricant chinois s’attend à une immense perte dans ce secteur d’activité. Selon ses propres prévisions, ses ventes de smartphones pourraient chuter de 40 à 60 % au prochain trimestre 2019. Au trimestre précédent, Huawei avait écoulé 59,1 millions d’unités, avec une part de marché de 19%, en hausse de 50,3%. Seul Samsung a fait mieux avec 71,9 millions d’unités, pour une part de marché de 23,1% en baisse de 8,1%. Loin derrière se trouve Apple, qui a vendu 36,4 millions d’unités avec une part de marché de 11,7% en baisse de 30,2%. Ce sont donc entre 23,6 et 35,4 millions de smartphones en moins qui devraient être vendus cette année par Huawei. Le constructeur chinois pourrait donc perdre sa deuxième place de plus important vendeur de smartphones au monde, en volume.

Les marchés les plus touchés seront l’Europe, le Japon et l’Amérique latine. En France et en Allemagne, les ventes de smartphones Huawei ont déjà baissé de 20%.

Honor 20 et Mate X, les premiers à en payer les frais 

La première victime de cette mévente est peut-être le Honor 20. L’appareil sera commercialisé en France le 21 juin prochain, mais les responsables de la marque chinoise n’hésiteront pas à le retirer du marché si les ventes sont trop faibles. D’après Bloomberg, deux opérateurs français ont d’ores et déjà refusé de le référencer. On sait par ailleurs que l’avenir du Honor 20 Pro est quant à lui largement hypothéqué. La deuxième victime est assurément le Mate X dont la mise sur le marché a été également retardée, officiellement pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que Samsung avec son Fold. Mais il se pourrait que Huawei ait délibérément choisi de ne pas prendre le risque d’un fiasco, dans le contexte actuel.

Huawei refoulé par tous

Le numéro 2 mondial de la vente de smartphones est frappé de plein fouet par les sanctions de Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche a interdit les sociétés américaines et celles des pays alliés de commercer avec la marque chinoise, accusée d’espionnage aux Etats Unis. Depuis, toutes les entreprises concernées ont rompu leurs relations avec Huawei, dont Facebook et Google. Huawei n’a plus d’accès à certaines technologies de conception de puces et, pire encore, à Android et au Play Store. Par conséquent, ses smartphones risquent de séduire beaucoup moins les consommateurs, hors Chine.

 

Macron défend le durable en Chine

En étant accompagné du patron de Nataïs, lors de sa visite officielle en Chine, le président de la république française, Emmanuel Macron a envoyé un message fort.

Après la COP21, dirigée par la France et qui a connu un important succès, la France souhaite visiblement représenter la défenses de modèles économiques plus durables et justes.

C’est en tous cas l’image envoyée par la présence de Michael Emans aux côtés d’Emmanuel Macron, dans la délégation officielle.

Ce chef d’entreprise du Gers est le leader européen du pop-corn, tout en proposant un produit qui respecte l’agroécologie.

Fier, il s’est exprimé sur cette visite :

« Je suis ravi de prendre part à la visite en Chine de la présidence de la République Française et de représenter le savoir-faire de Nataïs. Notre objectif est de rencontrer et de tisser des liens pérennes avec les acteurs du gouvernement chinois et plus particulièrement avec les institutions agricoles. Nous faisons face aujourd’hui à des obstacles douaniers pour exporter le maïs. Nous souhaitons évoquer cette situation avec les autorités chinoises et trouver ensemble des solutions pour y remédier, afin que la filière pop-corn soit reconnue. »

 

« Dans un second temps, nous avons pour objectif de présenter le projet de Nataïs et notre engagement en faveur de l’agro-écologie. Nous avons en effet développé toute une panoplie d’initiatives (Green Tillage, désinsectisation naturelle, plantation de haies, etc.) afin de contribuer au respect de l’environnement et favoriser la préservation de la biodiversité. »

Le commerce extérieur chinois reste solide

L’administration chinoise des douanes a rendu publics, jeudi 8 décembre, les chiffres du commerce extérieur de la Chine, qui sont bien meilleurs que prévu.

En effet, alors que de nombreux experts tablaient sur une chute des exportations de la Chine, la balance du commerce extérieur chinois est largement favorable.

Si les importations de la Chine ont connu un rebond, avec une hausse de 6,7% en novembre, le pays asiatique a enfin relancé ses exportations, avec une hausse de 0,1% sur un an en novembre, pour un montant total de 196,8 milliards de dollars.

Une légère hausse qui ressemble plutôt à une stabilisation tant attendue, après 7 mois de repli et malgré des prévisions pessimistes qui tablaient sur une nouvelle baisse de 5% en novembre.

Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’économie chinoise, dont le commerce extérieur est l’un des principaux piliers.

Apple investit 1 milliard dans le Uber chinois

Le géant américain a participé à la levée de fond de la start-up chinoise Didi Chuxing, à hauteur d’un milliard de dollars.

Didi Chuxing est le leader chinois de réservation de taxis et véhicules de tourisme, dominant largement Uber sur le marché national.

Lors de la dernière levée de fonds de cette application, Apple a donc décidé de s’impliquer et à déboursé 1 milliard de dollars.

Pour Didi Chuxing, il s’agit de développer une force de frappe économique assez puissante pour pouvoir endiguer la montée du concurrent Uber sur le marché national. Pour Apple, l’objectif est de s’implanter en Chine, comme l’a expliqué son patron, Tim Cook :

«Nous avons décidé cet investissement pour un nombre de raisons stratégiques, qui incluent la chance d’en apprendre davantage sur certains segments du marché».

 

Un casque virtuel au son à 360°

Les ingénieurs du constructeur mobile chinois Huawei ont créé un casque de réalité virtuelle doté d’un son à 360°.

La multinationale chinoise a lancé sur le marché ce casque, destiné à équiper les derniers modèles de smartphones de la marque, les V9 et V9 Plus.

Ce casque au design proche d’un masque de plongée, est activé lorsque le consommateur y glisse son smartphone. Il a été lancé en grandes pompes à Shanghai, le 16 avril.

Il offre aux utilisateurs un affichage vidéo full HD et un son 360°.

 

Shanghai : la bourse continue de chuter

Lundi 11 janvier 2016, la bourse de Shanghai a connu une nouvelle baisse importante.

Alors que la Bourse de Shenzhen dégringolait de 6,60%, L’indice composite  de Shanghai a baissé de 5,33%, à 3.016,70, en clôture de la cession.

Cette nouvelle chute intervient alors que la semaine dernière elle avait déjà connu une baisse historique de 10%, faisant dire aux spécialistes qu’il s’agissait de l’équivalent du krach boursier de juillet 2015.

Bien sûr, cette situation aura une influence néfaste sur l’ensemble de l’économie mondiale.