LVMH : le leader du luxe teste un programme d’optimisation de livraison

Un défilé de mode de LVMH

 

LVMH teste aux Etats Unis un programme d’optimisation de livraison grâce à l’unification des stocks. Cette innovation est confiée à la société toulousaine OneStock, qui a intégré en septembre dernier la Maison des Start-up, la 3e promotion du programme d’accélération du leader mondial du luxe.

Le fleuron du luxe LVMH mène un programme pilote aux Etats-Unis pour améliorer ses délais de livraison grâce à l’unification des stocks en temps réel. Cette tâche est confiée à la société toulousaine OneStock, qui a intégré, le 16 septembre dernier, aux côtés de 25 autres jeunes pousses, la Maison des Start-up LVMH, le programme d’accélération de LVMH.

La startup facilite la gestion des stocks et enrichit l’expérience client

OneStock a mis au point un OMS (Order Management System), dont l’une des dernières fonctionnalités, baptisée Delivery Promise, permet aux marques d’interroger les stocks d’articles disponibles en temps réel. Jusqu’ici, la startup toulousaine n’utilisait son module qu’avec des enseignes comme Intersport, Camaïeu, Truffaut, Jules, Brice, Orchestra, Pimkie ou encore Ted Baker. C’est la première fois qu’elle le met au service d’une marque de mode. Il a donc failli l’enrichir de nouvelles fonctionnalités pour répondre aux spécificités de ce secteur.

L’OMS permet par exemple d’afficher de façon dynamique, à un internaute qui visite la page produit, l’état du stock ainsi que les différentes options de livraison en fonction des articles sélectionnés. L’internaute est également informé du temps qu’il lui reste pour profiter d’une promesse de livraison, du mode de transport proposé en fonction du délai de livraison, du coût et de l’empreinte carbone. En backoffice, des algorithmes interrogent les positions des stocks en temps réel afin de fournir le site le mieux placer pour expédier la commande.

« LVMH fait figure de précurseur »

Grâce à cette unification des stocks en temps réel, Onestock permet au client d’accéder à toute la collection quel que soit le canal de vente choisi, en ligne comme en boutique. Pour Jérôme Piccolin, Sales Director de OneStock, « LVMH fait figure de précurseur dans un marché en pleine transformation digitale et toujours très soucieux d’offrir une expérience client unique ». Laetitia Roche-Grenet, LVMH Business Synergies Director, explique que « Certains sujets sont particulièrement pertinents pour le luxe ». Ce sont notamment « La personnalisation de l’expérience-client » et de « l’expérience in-store », que le groupe de luxe français souhaite « rendre exceptionnelle, et « l’amélioration des services autour de l’e-commerce ».

Deux nouvelles usines françaises pour Hermès

Le géant français du luxe, Hermès, a annoncé l’implantation de deux nouvelles usines sur le territoire français, pour près de 500 nouveaux emplois crées.

Alors que la France, comme la majorité des pays occidentaux, est confrontée à une tendance de fond de délocalisation de ses usines, le maroquinier Hermès mise sur le Made in France pour la confection des ses accessoires.

En effet, le groupe a fait savoir qu’il allait lancer prochainement la construction de deux nouvelles usines françaises, qui accueilleront, en tout, plus de 500 nouveaux salariés.

Comme l’explique la journaliste économique d’Europe 1, Carole Ferry, le groupe français du secteur du luxe a crée 2400 postes en France, sur les cinq dernières années.

La première usine sera installée en Gironde, dans al petite ville proche de Bordeaux, Saint-Vincent-de-Paul et la seconde en région parisienne, dans le département de Seine-et-Marne.

L’usine girondine sera consacrée à la confection des fameux sacs Kelly

Au Japon, Bernard Arnault inaugure le premier centre commercial dédié au luxe

Bernard Arnault et Shinzo Abe à l’inauguration du Ginza Six

Au Japon, le luxe est un marché porteur. Pour la France, l’Archipel est un atout stratégique afin de contribuer à son rayonnement et au développement international de son savoir-faire. Signe d’une coopération active entre la France et le Japon, Bernard Arnault et le premier ministre Shinzo Abe ont inauguré, à Tokyo, le premier centre entièrement dédié au luxe, le Ginza Six.

Pour le Japon, le secteur du luxe est un enjeu cardinal. Place économique majeure, le pays accueille des millions de touristes chaque année et attire un nombre important d’homme d’affaires. Dopées par un tourisme asiatique toujours plus fort, les enseignes du luxe réussissent à attirer une clientèle régionale nombreuse et exigeante. Parmi eux, les chinois constituent la clientèle potentielle la plus forte avec environ 6,4 millions de personnes en 2016, contre seulement 1,4 en 2010.

Avec 22 milliards de dollars, le poids du marché japonais du luxe demeure une valeur sûre et s’installe durablement à la deuxième place mondiale, derrière les États-Unis. Pour la France, une présence internationale est la preuve d’un savoir-faire puissant et permet de renforcer sa place sur un secteur extrêmement concurrentiel, où les marques françaises continuent d’assurer une domination réelle. La ville de Tokyo désire, avec l’ouverture du Ginza Six, renforcer sa place de ville-monde et de carrefour commercial de l’Asie.

Plusieurs investisseurs sont à l’origine de ce projet ambitieux. Parmi eux, le fonds L Catterton (fonds « private equity » de LVMH), J. Front Retailing et Sumitomo Corporation ont activement contribué à l’élaboration du centre. Pour Gwénaël Nicolas, l’un des concepteurs de centre interviewé par Les Echos, l’objectif est de toucher un large panel de clients, sans viser de segments particuliers. « On ne travaille plus en fonction de cibles ou de segments. Les tendances ont été bouleversées en cinq ans. Il faut être capable de parler à tous et d’être toujours pertinent dans dix ans » explique-t-il en ce sens.

L’Oréal choisit Louane comme égérie

La jeune chanteuse Louane, révélée par l’émission The voice, a conclu un accord avec le géant L’Oréal, dont elle deviendra l’une des égéries.

Il est loin le temps de The Voice, ou de La famille Bélier. Désormais Louane n’est plus un artiste en devenir, mais belle et bien une personnalité sur laquelle il faut compter.

C’est sans doute pourquoi la célèbre marque de cosmétique a fait appeler à la belle pour devenir sa nouvelle égérie.

Une publicité pour Maybelline a déjà été tourné”e et devrait bientôt être diffusée.

Hedi Slimane quitte Yves Saint Laurent

La maison de haute couture Yves Saint Laurent a annoncé la fin de sa collaboration avec son directeur de la création et de l’image Hedi Slimane.

La marque de prêt à porter de luxe, propriété du groupe Kering a annoncé dans un communiqué, vendredi premier avril, qu’elle se séparait d’Hedi Slimane, en poste depuis quatre ans.

La célèbre marque a tenu à salué le travail accompli par Hedi Slimane, précisant qu’il “a donné un nouveau souffle et ouvert un nouveau chapitre de l’histoire de l’une des plus grandes maisons de couture françaises”.

Les responsables de la société n’ont donné aucun nom pour un éventuel remplaçant.