Nestlé : un partenariat avec Burcon et Merit pour développer des substituts végétaux

Un repas de Nestlé fait de légumes et de feuilles.

 

Nestlé a annoncé vendredi avoir conclu un partenariat avec Burcon et Merit pour le développement et la production de protéines végétales et de substituts laitiers. Le géant suisse de l’alimentaire entend surfer sur la tendance des consommateurs à adopter une alimentation plus raisonnée.

Nestlé a annoncé vendredi un accord de collaboration avec les sociétés canadiennes Burcon et Merit, spécialistes des protéines végétales de haute qualité, afin d’accélérer le développement de viandes végétales et de substituts laitiers. « Ce partenariat permettra à Nestlé d’accélérer davantage le développement » des substituts de viande à base de plantes et d’alternatives aux produits laitiers, a précisé le groupe vaudois dans un communiqué. Nestlé n’a divulgué aucun détail sur cet accord.

Lancé en 2019 à Winnipeg, Merit Functional Foods est spécialisé dans la commercialisation d’ingrédients et de protéines végétales de haute qualité. Burcon Nutrascience Corporation, dont le siège est à Vancouver possède un portefeuille de brevets liés à la composition et à la fabrication de protéines végétales dérivées en particulier de canola, de soja, de chanvre et de tournesol.

Nestlé prend le train en marche

Nestlé, qui a racheté les spécialistes des plats végétariens Sweet Earth et Garden Gourmet, avait dévoilé en septembre 2019 son burger végane, l’« Incredible Burger », uniquement à base de protéines végétales. Mais l’entreprise n’est pas la première à s’investir dans ce secteur. Mi-avril 2019, Coop avait déjà entamé la commercialisation de son « Beyond Burger » sans protéine animale, fabriquée par la jeune pousse américaine Beyond Meat.

Il y a aussi Danone et Unilever qui ont étoffé leur offre de produits végétariens et véganes, avec des acquisitions menées en ce sens au cours des dernières années (The Vegetarian Butcher pour Unilever en 2018, Whitewave et sa marque de yaourt végétal Alpro en 2017 pour Danone). De son côté, le boucher industriel Bell avait quant à lui affirmé en octobre dernier vouloir « devenir un fournisseur européen important » des substituts de viande.

Un marché de 32 millions en Suisse

Selon Jérôme Bonvin, responsable des produits culinaire pour Nestlé suisse, « Le marché des produits substituts à la viande avoisine les 32 millions en Suisse (…) Et sur les trois dernières années, il a cru à un rythme de 18% ». S’il admet que « Nestlé n’est encore qu’un petit acteur » dans ce secteur, il estime que le géant de l’agroalimentaire va à terme en prendre les commandes.

Agroalimentaire : Sill bénéficie d’un financement de 180 millions d’euros de la BEI

Dans l'usine de Sill avec les vaches à lait

Le groupe industriel Sill a annoncé ce lundi le déblocage, par la Banque européenne d’investissement (BEI), d’un financement de 180 millions d’euros pour la construction de sa future tour de séchage au lait à Landivisiau (Finistère). Cet investissement permettra en outre d’effectuer de vastes travaux dans les huit usines du groupe déjà existantes.

Un financement mobilisé par la BEI et un pool bancaire

Le lundi 25 mars, Sill a annoncé la disponibilité de 180 millions d’euros pour la construction de sa future tour de séchage au lait à Landivisiau, dans le Finistère. La Banque européenne d’investissement (BEI), qui a mobilisé les fonds, a participé à hauteur de 40 millions d’euros. Le reste du financement est l’affaire d’un pool bancaire emmené par Arkea. Ce pool est composé de six banques que sont : CIC Ouest, Société générale, Caisse régionale de Credit Agricole du Finistère, la Bank of China, la Caisse d’Epargne de Bretagne et Pays de Loire.

Still est la troisième entreprise laitière française financée par la BEI, ces trois dernières années, grâce à son plan d’investissement pour l’Europe, baptisé « plan Juncker ». Avant Sill, il y a eu le groupe les Maîtres Laitiers du Cotentin en 2016 et Sodiaal en janvier 2019, portés respectivement par un investissement de 55 millions et de 40 millions d’euros. Au total, le plan Juncker (2015-2020), a permis à la BEI de prêter 11,7 milliards d’euros à des entreprises françaises sur 70 milliards dans toute l’Europe.

Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, a déclaré qu’à travers ce financement à hauteur de 180 millions, l’institution bancaire européenne « vient soutenir une entreprise du tissu économique breton en lui offrant des financements à long terme permettant d’assurer ses investissements industriels ».

Le financement divisé en deux parties

L’enveloppe mise à la disposition de l’industriel Sill sera répartie en deux. D’une part 85 millions seront investis dans la construction de sa tour de séchage au lait à Landivisiau, dans le Finistère, qui devrait être opérationnelle en 2021. Cette usine ambitionne avoir « une production prévisionnelle de 18 000 tonnes par an exclusivement destinée à l’exportation ». Les marchés visés sont la Chine, le Moyen-Orient et l’Afrique selon le groupe.

D’autre part, les 85 autres millions d’euros restants serviront à des travaux au sein des huit usines du groupe. Chaque site bénéficiera de 10 à 15 millions d’euros sur cinq ans pour renouveler son matériel et relancer ses activités.

Sill compte plus de 1400 salariés

Installé depuis 1962 à Plouvien, dans le Finistère, Sill emploie plus de 1 400 salariés, auxquels devraient s’ajouter 60 autres de la tour de séchage. Le groupe industriel est spécialisé dans la production de beurre et de produits laitiers. Ses principales marques sont Le Gall, Malo et Le Petit Basque. Il exerce également dans la restauration avec les plats cuisinés, fournis par Artique et Primel.

 

Accord entre carrefour et les producteurs

Les producteurs de viande et le géant de la distribution, Carrefour, ont finalement trouvé un accord.

Mercredi dernier, les éleveurs bovins avaient mené des actions, afin de dénoncer les faibles prix imposés par Carrrefour.

En fin de journée, les deux parties ont finalement trouvé un accord.

Les responsables du principal syndicat d’éleveurs bovins, la FNB, ont déclaré, satisfaits, que “la responsabilité l’emporte, une nouvelle ère pour la filière bovine”, a indiqué le syndicat. Sans donner de détails.