G7 à Biarritz : le coût du sommet estimé à 36,4 millions d’euros

Une vue de la plage de Biarritz, non loin de l'hôtel qui accueillera les présidents

 

Le parlement a voté une enveloppe de 36,4 millions d’euros pour le G7 à Biarritz, a annoncé mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l’issue du conseil des ministres de rentrée. Voyant venir la polémique, elle fait remarquer que c’est « un chiffre très largement inférieur aux chiffres qu’on a pu connaître pour les sommets précédents que ce soit au Canada ou en Italie ».

Comparaison…est raison ?

Le coût de l’organisation par la France du G7 à Biarritz s’élèvera à 36,4 millions d’euros a promis mercredi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Cette enveloppe votée par le parlement sera inférieure à « ce que l’on rencontre habituellement dans les sommets internationaux, comme ceux de l’Italie en 2017 et du Canada en 2018. Le G7 au Canada, qui a eu lieu dans la région de Charlevoix, au nord de Québec, a coûté 605 millions de dollars, rien de moins, dont près de 400 millions juste pour la sécurité. Le G7 italien, lui, aurait coûté 37,5 millions d’euros. Le gouvernement assure avoir ainsi limité les coûts pour l’organisation du sommet international, qui démarre dans trois jours.

Le sommet du G7 se tiendra du samedi 24 au lundi 26 août prochain à Biarritz, ville balnéaire des Pyrénées-Atlantiques. Un total de 13.200 policiers et gendarmes, épaulés par les forces militaires, ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet, du contre-sommet ainsi que des manifestations prévues.

Le mécénat des grandes entreprises

Sibeth Ndiaye précise que, dans un « souci de préservation des deniers publics », le gouvernement a « fait le choix de (s’)appuyer sur des structures existantes » afin de limiter le nombre de constructions à réaliser, ainsi que sur des marchés publics cadres « déjà existants dans la sphère gouvernementale » pour « aller vite ». Le gouvernement a également « fait appel au mécénat d’un certain nombre de grandes entreprises », ajoute la porte-parole du gouvernement. Elle a invité la presse à aller consulter la liste auprès du secrétariat général du G7, pour plus de transparence.

Le maire de Biarritz avait prévu moins que ça

Sibeth Ndiaye a en outre souligné le « souci de gestion éco-responsable » du G7 avec notamment l’implication des commerces de bouche « au cœur de la fourniture des repas » des participants de ce sommet international.

Si le budget alloué au G7 en France est moins important que celui des deux précédents sommets, il faut quand même relever qu’en février 2019, le maire de Biarritz, Michel Veunac, avait évoqué la somme de 24 millions d’euros. Soit une différence de 12,4 millions.

Audiences TV : M6 a dominé la soirée du lundi grâce au «Roi Lion»

Simba, Pumbaa et Timon, trois principaux personnages du Roi Lion

 

Au moins 4,46 millions de téléspectateurs étaient sur M6 ce lundi soir pour assister à la diffusion inédite du « Roi Lion », le dessin animé de Disney sorti en 1994. Tout naturellement ce score a permis à M6 de se hisser en tête des audiences avec 22,3 % de part d’audience (PDA), selon les chiffres de Médiamétrie.

Le Roi Lion, meilleur score depuis trois ans pour un film en prime

Comme on s’y attendait, Le Roi Lion a réuni du beau monde lundi soir sur M6. Au moins 4,46 millions de téléspectateurs étant devant la quatrième chaîne de France pour regarder le célèbre dessin animé de Disney sorti en 1994. M6 s’est logiquement hissé en tête des audiences avec 22,3 % de part d’audience (PDA), selon les chiffres de Médiamétrie cités par Puremédias. Mieux, la part de marché sur les femmes au foyer de moins de 50 ans a même atteint 37,9 %. Ce pourcentage est quasi équivalent à celui de « La Reine des Neiges », diffusée sur M6 le 19 décembre 2016 (6,1 millions, 22,4 % de PDA). Le Roi Lion devient alors le meilleur score depuis trois ans pour un film en prime.

M6 a attendu le bon moment

M6 a clairement profité de la popularité du dessin animé toujours culte, dont l’adaptation « live » sort ce mercredi au cinéma. La chaîne a d’ailleurs indiqué qu’elle a attendu le bon moment pour diffuser Le Roi Lion. « On a gardé le film de côté parce qu’il y avait cette forte actualité dont on avait connaissance depuis quelque temps. On savait que le long-métrage allait sortir donc on a attendu pour être raccord », a expliqué M6 lundi, avant la diffusion. Tout le moins que l’on puisse dire c’est que la chaîne privée a tapé plein dans le mille.

Les audiences des autres chaînes du Top 5

En deuxième position au niveau des audiences, lundi soir, vient TF1. La télévision généraliste a attiré 3,4 millions de téléspectateurs pour 16,8 % puis 19,1 % de PDA avec la rediffusion des deux parties d’un épisode de sa fiction Camping Paradis.

France 2 occupe la troisième place avec la saison 5 de la série Major Crimes, dont les deux premiers épisodes inédits de la soirée ont rassemblé 2,26 millions de téléspectateurs, soit 11,2 % de PDA.

Au quatrième rang, nous avons France 3 qui a rassemblé 1,91 million de téléspectateurs devant Pour une poignée de dollars, le western de 1964 de Sergio Leone avec Clint Eastwood. Citons enfin Arte, qui vient à la cinquième place des audiences grâce à Coup de foudre, de Diane Kurys avec Miou-Miou et Isabelle Huppert. Ce film a réuni 1,23 million de spectateurs lundi soir sur la chaîne.

Conforama : 32 magasins bientôt fermés et 1900 postes supprimés

Logo de Conforama

 

Conforama, propriété du groupe sud-africain Steinhoff depuis 2012, va bientôt fermer 32 de ses magasins et supprimer 1900 postes. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan de « transformation profonde et nécessaire », a indiqué l’enseigne cette semaine.

Un comité central d’entreprise se tiendra le jeudi 11 juillet

Conforama ne va pas bien. L’enseigne a décidé de s’alléger un peu pour mieux redécoller. Pour cela, elle prévoit la fermeture prochaine de 32 magasins Conforama et de 10 magasins Maison Dépôt, selon son communiqué. Au moins 1900 postes seront également supprimés. Ces mesures répondent à un « projet d’évolution de l’organisation de ses activités en France », qui lui-même découle de la « nécessité pour Conforama de réduire ses pertes et revenir à l’équilibre ».

Un comité central d’entreprise (CCE) devait se tenir le mardi matin, en vue de détailler un plan de restructuration. Mais les participants ont brillé par leur absence. Une autre CCE a donc été programmé pour le jeudi 11 juillet prochain, a indiqué une source syndicale.

« Un retour à l’équilibre dans les deux ans »

La direction de l’entreprise a expliqué les raisons de ces fermetures de magasins et de cette réduction du personnel dans un communiqué. Elle relève d’abord que « depuis 2013, Conforama en France a cumulé des pertes qui s’élèvent à près de 500 millions d’euros ». Ensuite l’enseigne n’a pas su s’adapter efficacement aux « mutations profondes du secteur de la distribution et plus particulièrement celui de la distribution spécialisée ». Enfin Conforama fait face à une concurrence exacerbée et des modes de consommation qui évoluent rapidement.

Conséquence logique : des pertes immenses et des difficultés financières, auxquelles s’ajoutent celles de Steinhoff, le détenteur de l’entreprise. La direction explique qu’il fallait donc prendre « des mesures fortes et rapides afin d’assurer la pérennité de Conforama et de sauvegarder le plus d’emplois possible sur le long terme ». Ce plan de transformation devrait permettre à Conforama de connaître « un retour à l’équilibre dans les deux ans ». En 2018, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires hors taxes de 3,4 milliards d’euros.

Les employés critiquent les investissements de la direction

Face à ce projet qui menace leurs emplois et leur avenir, les salariés sont complètement abattus. Certains accusent la direction d’avoir vendangé les profits de l’entreprise dans des investissements improductifs. Par exemple, le groupe est l’un des sponsors de la Ligue 1 de football, à laquelle il verse huit millions d’euros par an. Mais il devrait céder ce titre à la plate-forme de livraison de repas à domicile Uber Eats à partir de la saison 2020-2021. Ces financements « dans le foot là il aurait mieux fallu [les] faire dans la modernisation des produits et des magasins », grogne un employé.

Streaming musical : Apple Music annonce avoir franchi la barre des 60 millions d’abonnés

Affiche d'Apple Music à son lancement en 2016

 

De passage à Paris jeudi dernier, un responsable d’Apple a annoncé qu’Apple Music avait franchi la barre des 60 millions d’abonnés. Cette prouesse, réalisée seulement en quatre ans, fait du service du streaming musical un géant du secteur. Il reste toutefois encore loin des 100 millions de Spotify.

Dix millions d’abonnés supplémentaires depuis avril

Lors d’une interview accordée à Numerama ce jeudi, à l’occasion de son passage à Paris, Eddy Cue, responsable d’Apple Music, a indiqué le service de streaming avait franchi la barre des 60 millions d’abonnés, après seulement quatre ans d’existence. Spotify, le grand rival, reste toutefois le premier service de streaming musical de la planète, avec 100 millions d’abonnés répartis aux quatre coins du globe. Malgré tout, ce chiffre est déjà assez satisfaisant puisqu’en avril Apple Music avait enregistré 50 millions d’abonnés, soit 10 millions de plus en deux mois. Il faut souligner que la marque à la pomme communique sur ses chiffres tous les 10 millions d’abonnés. C’était en avril dernier. C’est une progression d’autant plus remarquable qu’Apple Music ne propose pas d’offre gratuite et existe seulement depuis quatre ans.

Avec Apple Music, la marque à la pomme a mieux que l’iTunes

Fort de ce bilan plutôt flatteur, la firme de Cupertino envisage de faire mieux encore. « J’apprécie beaucoup Apple Music dans son état actuel et sa prochaine version prouve que le service peut toujours être perfectionné », estime Eddy Cue. Le responsable d’Apple a notamment évoqué les nouveautés réjouissantes comme le mode Karaoké de la version iOS13 de Music, avec les paroles affichées en grand. Aussi Apple destine son service de streaming musical à être l’une des applications qui prendra la relève d’iTunes, sa bibliothèque numérique gratuite. « Nous avons quelque chose de mieux maintenant et cela ne sert à rien de regarder en arrière », a-t-il déclaré. Il a en outre rassuré les utilisateurs qui s’inquiètent d’une perte de leurs données après la migration des activités d’un service à l’autre. Il a confirmé que les achats et playlists iTunes seront transférés dans leur totalité sur la nouvelle application.

Jony Ive a quitté Apple

A la question de Numerama de savoir si les abonnés sont nombreux en dehors des appareils Apple, Eddy Cue a répondu qu’il ne souhaitait pas communiquer les chiffres concernant le point.

L’annonce d’Eddy Cue est intervenue alors que Jony Ive quittait Apple après avoir largement contribué au design de l’iPhone, de l’iMac, mais également de l’iPod.

Filière betterave : Saint-Louis sucre annonce 50 millions d’euros d’investissement à Etrepagny et Roye

Des inatallations de l'usine Saint louis Sucre d'Eppeville

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Après avoir annoncé l’arrêt de la production de sucre de betterave dans ses usines de Cagny et d’Eppeville, Saint-Louis Sucre investit 50 millions d’euros dans les deux sucreries qui lui restent en France, Etrépagny et Roye. La filiale du groupe allemand Südzucker veut renforcer la performance de ces deux sites afin de faire face à un marché concurrentiel et des cours mondiaux bas.

Un investissement qui s’étalera sur trois ans

Le groupe Saint-Louis sucre, filiale française du sucrier allemand Südzucker, a annoncé jeudi son intention d’investir 50 millions d’euros, sur trois ans, dans les deux sucreries qu’il conserve dans l’Hexagone, c’est-à-dire Etrépagny (Eure) et Roye (Somme). Chacune de ces usines emploie 100 salariés permanents et une soixantaine de salariés pendant la campagne betteravière.

Saint-Louis Sucre précise que cet investissement vise à renforcer la performance des deux sucreries : « Nous allons renforcer la performance énergétique de nos deux usines d’Etrepagny et Roye avec des systèmes de récupération de calories pour réduire notre consommation de gaz », a indiqué François Verhaeghe, directeur industriel de Saint Louis Sucre dans un communiqué. « Nous allons en parallèle améliorer la fiabilité de nos installations industrielles », a-t-il ajouté.

Le plan social prévoit des licenciements

Le groupe précise que les sucreries d’Etrépagny (Eure) et de Roye (Somme) seront conservées comme sites de stockage. Toutefois la conclusion d’un accord sur le plan social prévoit 70 licenciements économiques à Cagny et 51 à Marseille où il y a un site de conditionnement auquel est adossée l’usine de Roye. Ce site de conditionnement, construit il y a dix ans, produit 150 000 palettes par an et emploie 120 salariés.

Par cet investissement, Saint-Louis Sucre «entend demeurer un acteur industriel majeur en France», selon les termes du communiqué. Le groupe rappelle par ailleurs avoir investi dans ces deux sites «plus de 200 millions d’euros ces 10 dernières années».

Une restructuration nécessaire

Saint-Louis sucre, qui a jusqu’à présent fermé la porte au projet de reprise présenté par les betteraviers pour les deux sucreries de Cagny et Eppeville, espère maintenant faire face à la concurrence. Le dirigeant du groupe sucrier explique que « Le marché européen qui est le plus libéralisé du monde est directement concurrencé par les producteurs de canne à sucre du Brésil, d’Inde et de Thaïlande qui sont soutenus par leurs états respectifs ». Aussi, les prix ont chuté, ces derniers mois. C’est pourquoi il fallait renforcer la performance des sites d’Etrépagny et de Roye et prendre la décision d’arrêter la production des usines de Cagny et Eppeville.

 

Bourse : L’euro stable face au dollar après avoir perdu du terrain mardi

Une caissière manipulant des billets d'euro à Nuremberg en Allemagne

 

Mercredi midi sur le marché des changes, l’euro se stabilisait de 0,06% à 1,1361 dollar, après avoir perdu du terrain la veille suite à des commentaires de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed). La livre baissait face au dollar, à 1,2676 dollar pour une livre, et se tassait face à l’euro à 89,62 pence pour un euro.

La FED sonde les taux d’intérêts

L’euro se stabilisait mercredi midi face au dollar. Il se remettait timidement des commentaires de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed). Vers 09H00 GMT (11H00 HEC), la monnaie européenne s’échangeait à 1,1360 dollar au lieu de 1,1367 mardi soir. Derek Halpenny, analyste pour MUFG, explique que « Le dollar s’est quelque peu repris (mardi), malgré certaines données économiques décevantes aux Etats-Unis, principalement du fait des précautions du président de la Fed Jerome Powell qui n’a pas cautionné explicitement les prévisions du marché ». L’institution américaine, qui ne veut pas exagérer sa réaction sur certains facteurs du marché, se planche tout de même sur une éventuelle baisse des taux d’intérêt face aux incertitudes liées à la guerre commerciale et au ralentissement de la croissance économique.

« Comment les relations sino-américaines vont-elles évoluer ? »

Pour l’instant tout le monde attend ce que va donner le sommet d’Osaka (Japon) qui se tiendra les vendredi et samedi prochains. Au cours de ce rendez-vous, les Présidents Trump et Xi Jinping devraient se rencontrer. De leurs discussions, dépendra largement le comportement du marché. C’est pourquoi les analyses appréhendent : « Comment les relations sino-américaines vont-elles évoluer ? Avec quelles conséquences sur l’économie mondiale ? Une économie mondiale, dont on scrute les pulsations : est-elle vraiment en train de ralentir ? Si oui, avec quelle ampleur ? Dans ce cas, que vont faire les banques centrales et d’abord la Fed, qui réunira son comité de politique monétaire le 31 juillet (en n’oubliant pas le Conseil des gouverneurs de la BCE, le 25 du même mois) ? ».

Les autres devises

Vers 09H00 GMT ce mercredi, la devise britannique baissait face au dollar, à 1,2676 dollar pour une livre, et se stabilisait face à l’euro à 89,62 pence pour un euro.

Le yen cédait face au billet vert, à 107,44 yens pour un dollar contre 107,20 yens mardi soir, et se dépréciait également face à l’euro, à 122,06 yens pour un euro contre 121,84 yens la veille.

La monnaie chinoise perdait à nouveau face au dollar : elle valait 6,8826 yuans pour un dollar contre 6,8798 mardi à 15H30 GMT.

L’once d’or valait 1.410,54 dollars contre 1.423,45 dollars la veille au soir.

Le bitcoin progressait à nouveau et valait 12.603,36 dollars, contre 11.366,24 dollars mardi soir, selon des chiffres compilés par Bloomberg.

Redevance audiovisuelle : Le montant continuera de s’élever à 139 euros

Franck Riester en février 2019

 

Le montant de la redevance audiovisuelle continuera de s’élever à 139€, a annoncé vendredi le ministre de la Culture Franck Riester. Il a par ailleurs déclaré que le plan d’économies demandé à Radio France constituait « un effort soutenable et raisonnable » et que le gouvernement ne « bougerait pas » sur ce dispositif.

Lors d’une interview sur Europe 1, vendredi, le ministre de la Culture Franck Riester a apporté des réponses à certaines questions  que se posent les Français, notamment une potentielle hausse ou baisse de la redevance audiovisuelle à venir.

« nous ne souhaitons pas du tout augmenter la redevance »

Il a d’abord affirmé que le gouvernement ne prévoit ni d’augmenter ni de baisser le montant de la redevance audiovisuelle, qui s’élève actuellement à 139 euros. « On a demandé un effort à l’audiovisuel public, dans le cadre de la volonté du gouvernement de rétablir les comptes et nous ne souhaitons pas du tout augmenter la redevance », a-t-il indiqué. Il a précisé que cette taxe aurait toutefois besoin « d’être adaptée, puisqu’elle est aujourd’hui collectée en même temps que la taxe d’habitation qui va être supprimée pour tous les Français en 2022 ».

Interrogé sur une potentielle baisse de ce tarif, le ministre de la culture a évoqué  le « besoin de moyens pour l’audiovisuel public et nous [l’état NDR] devons faire en sorte que cet audiovisuel public se différencie encore davantage du secteur privé ». Cette déclaration constitue une réponse directe à la suppression de la taxe évoquée par le ministre des comptes publics en avril dernier. Gerald Darmanin avait jugé que cet impôt était « dépassé, tout le monde sait qu’on écoute France Inter ou la télé publique pas simplement sur son poste de radio ou sa télévision. ».

Le gouvernement pas prêt à des concessions sur le plan d’économies soumis à Radio France

Le ministre de la culture a également estimé que le plan d’économies demandé à Radio France représentait « un effort soutenable et raisonnable » et que le gouvernement ne « bougerait pas » sur ce dispositif. Ce projet, qui prévoie 60 millions d’euros d’économies d’ici à 2022 et environ 300 suppressions de postes, est contesté par les salariés du groupe qui se sont mis en grève mardi en signe de protestation.

Salon Le Bourget 2019 : Airbus et Boeing jouent le match des commandes

Au Salon International de l’Aéronautique et de l'Espace - Paris Le Bourget

 

Le salon aéronautique du Bourget a ouvert ses portes depuis lundi 17 juin 2019. Cette 53e édition se tient dans un contexte de forte croissance du trafic aérien, avec un doublement prévu d’ici 20 ans de la flotte d’avions dans le monde qui devrait atteindre 44.000 appareils en service. Airbus et Boeing rivaliseront en termes de commandes et le match a déjà commencé.

Les bénéficiaires de la forte croissance du marché aérien seront certainement Airbus et Boeing, les deux principaux constructeurs mondiaux. Mais il va falloir aussi compter sur d’autres acteurs comme le brésilien Embraer et le japonais Mitsubishi Aircraft.

Au 53e salon aéronautique du Bourget, les fabricants enregistrent progressivement des commandes depuis lundi. Le compte est déjà bon pour certains, dont l’européen Airbus et l’américain Boeing, handicapé par deux accidents qui ont impliqué le dernier né de ses moyen-courriers le Boeing 737 MAX. Ci-dessous les principales commandes effectuées lors de ce salon du Bourget, selon jounalaviation.com.

Airbus empile les contrats

L’avionneur européen mène les débats au 53e salon du Bourget avec plusieurs commandes, devant le rival américain. Il y a d’abord Qantas qui s’engage à acquérir 36 exemplaires de son Airbus A321XLR, dont 26 issus de la conversion d’une précédente commande d’A320neo et 10 faisant l’objet d’un nouveau contrat. Ensuite le groupe irlandais IAG qui passe une commande ferme portant sur 14 A321XLR. Huit de ces appareils sont destinés à Iberia et six à Aer Lingus. Puis la compagnie américaine Delta Air Lines avec cinq A220-100 supplémentaires, des appareils disposant de la masse maximale au décollage (MTOW) augmentée de 2,3 tonnes.

Le constructeur européen a enregistré ces autres commandes : deux exemplaires de l’A320neo d’Atlantic Airways des Îles Féroé ;  16 A330-900, 10 A321XLR et 5 A320neo (contrat ferme), ainsi que 10 autres A321neo en option de la compagnie philippine Cebu Pacific ; 65 nouveaux monocouloirs Airbus de la famille A320neo, dont 35 appareils en option de la Saudi Arabian Airlines et 253 A321neo d’AirAsia ; 14 A330-900 (dont 8 A330neo fermes) de la britannique Virgin Atlantic.

Boeing tient bon

Bien qu’ébranlé par les récents accidents de son 737 Max, Boeing tient le coup. Au 53e salon du Bourget, son carnet de contrats s’étoffe. Le constructeur américain a enregistré une lettre d’intention portant sur l’acquisition de six Boeing 777F de China Airlines pour moderniser sa flotte et soutenir ses opérations vers l’Amérique du Nord et l’Europe. IAG a également réitéré sa confiance en Boeing en signant une lettre d’intention pour jusqu’à 200 737 MAX 8 et 10 d’une valeur de 24 milliards de dollars. Notons aussi Air Lease qui a augmenté sa commande de Boeing 787-9 de cinq appareils et Korean Air qui a acquis trente 787, vingt en version -10 et dix de plus en version -9.

Outre les marchés de ces gros constructeurs, relevons les bonnes affaires réalisées par le brésilien Embraer et le japonais Mitsubishi Aircraft.

Embraer suit la cadence

Embraer a reçu des commandes de Binter (deux nouveaux E195-E2), de Fuji Dream Airlines (deux nouveaux Embraer E175 en commande ferme) et d’United Airlines Express (39 appareils, vingt en commande ferme et dix-neuf options). Quant à Mitsubishi Aircraft, il tient son premier client depuis le lancement du SpaceJet M100. L’avionneur japonais a signé un protocole d’accord avec un client nord-américain portant sur l’acquisition de quinze appareils.

Huawei : ses ventes de smartphones pourraient chuter de moitié  

Smartphones de Huawei

 

Huawei s’attend à une chute de plus de la moitié de ses ventes de smartphones au prochain trimestre 2019. Honor 20 et Mate X, qui seront bientôt mis en vente par le fabricant chinois, pourraient être les premières victimes de cette déroute financière. Les sanctions de Donald Trump sont en train de faire leur effet apparemment.  

Huawei vendra moins de 36 millions de smartphones

L’avenir proche sera assez sombre chez Huawei, le deuxième plus gros vendeur de smartphones au monde derrière le Sud-coréen Samsung. En effet, le fabricant chinois s’attend à une immense perte dans ce secteur d’activité. Selon ses propres prévisions, ses ventes de smartphones pourraient chuter de 40 à 60 % au prochain trimestre 2019. Au trimestre précédent, Huawei avait écoulé 59,1 millions d’unités, avec une part de marché de 19%, en hausse de 50,3%. Seul Samsung a fait mieux avec 71,9 millions d’unités, pour une part de marché de 23,1% en baisse de 8,1%. Loin derrière se trouve Apple, qui a vendu 36,4 millions d’unités avec une part de marché de 11,7% en baisse de 30,2%. Ce sont donc entre 23,6 et 35,4 millions de smartphones en moins qui devraient être vendus cette année par Huawei. Le constructeur chinois pourrait donc perdre sa deuxième place de plus important vendeur de smartphones au monde, en volume.

Les marchés les plus touchés seront l’Europe, le Japon et l’Amérique latine. En France et en Allemagne, les ventes de smartphones Huawei ont déjà baissé de 20%.

Honor 20 et Mate X, les premiers à en payer les frais 

La première victime de cette mévente est peut-être le Honor 20. L’appareil sera commercialisé en France le 21 juin prochain, mais les responsables de la marque chinoise n’hésiteront pas à le retirer du marché si les ventes sont trop faibles. D’après Bloomberg, deux opérateurs français ont d’ores et déjà refusé de le référencer. On sait par ailleurs que l’avenir du Honor 20 Pro est quant à lui largement hypothéqué. La deuxième victime est assurément le Mate X dont la mise sur le marché a été également retardée, officiellement pour ne pas reproduire les mêmes erreurs que Samsung avec son Fold. Mais il se pourrait que Huawei ait délibérément choisi de ne pas prendre le risque d’un fiasco, dans le contexte actuel.

Huawei refoulé par tous

Le numéro 2 mondial de la vente de smartphones est frappé de plein fouet par les sanctions de Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche a interdit les sociétés américaines et celles des pays alliés de commercer avec la marque chinoise, accusée d’espionnage aux Etats Unis. Depuis, toutes les entreprises concernées ont rompu leurs relations avec Huawei, dont Facebook et Google. Huawei n’a plus d’accès à certaines technologies de conception de puces et, pire encore, à Android et au Play Store. Par conséquent, ses smartphones risquent de séduire beaucoup moins les consommateurs, hors Chine.

 

Etats Unis : Plus de 600 entreprises demandent à Trump de cesser le conflit commercial avec la Chine

le siège de l'administration américaine à Chicago

 

Plus de 600 sociétés et associations américaines, dont Walmart et Target Corp, ont écrit une lettre à Donald Trump, lui demandant de mettre un terme au conflit commercial avec la Chine. Ces entreprises estiment que les tarifs douaniers affectent durement leurs activités, ainsi que les consommateurs américains.

Dans une lettre publiée jeudi, 661 sociétés et associations américaines (dont 150 groupes commerciaux représentant les secteurs de l’agriculture, de la fabrication, du commerce de détail et des technologies) ont exhorté Donald Trump à mettre fin au conflit commercial avec la Chine. Les signataires du courrier, parmi lesquels Walmart, le géant mondial de la distribution, arguent que les tarifs douaniers plombent leurs activités et affectent les consommateurs américains.

L’on peut « punir » la Chine sans taxer les Américains

« Nous convenons que nos partenaires commerciaux doivent respecter les règles du commerce mondial et nous soutenons les efforts de l’administration pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, y compris les violations de la propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologie, etc. », concèdent d’emblée ces entreprises. Toutefois, soulignent-elles, « Nous encourageons l’administration à négocier un accord solide avec la Chine, qui s’attaque aux problèmes structurels de longue date, améliore la compétitivité mondiale des États-Unis et supprime les droits de douane. Nous croyons que cet objectif peut être atteint sans taxer les Américains ».

Un appel au bon sens de Donald Trump

Les grands groupes américains se disent extrêmement « préoccupés par l’escalade des tarifs douanier » qui « auront un impact significatif, négatif et à long terme sur les entreprises, les agriculteurs, les familles et l’économie américaines ». « Les droits de douane au sens large ne constituent pas un outil efficace pour changer les pratiques commerciales déloyales de la Chine », insistent-ils. Les signataires de la lettre indiquent que ce sont les entreprises américaines qui paient la note et non la Chine. « Selon Trade Partnership Worldwide LLC, des droits de douane de 25% sur des importations supplémentaires de 300 milliards de dollars (combinés à l’impact des droits de douane déjà appliqués et des mesures de rétorsion) entraîneraient la perte de plus de 2 millions d’emplois aux États-Unis, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires de 2 000 dollars pour les États-Unis », préviennent les grands groupes US.

C’est pourquoi ils demandent à l’administration Trump de « revenir à la table des négociations tout en travaillant avec nos alliés à la recherche de solutions globales applicables » car « L’intensification de la guerre commerciale n’est pas dans l’intérêt du pays et les deux parties vont perdre ».

G20 d’Osaka, la rencontre de la dernière chance ?

Cette lettre intervient alors que les tensions commerciales entre Washington et Pékin se sont aggravées depuis le mois dernier. Les deux parties devraient se rencontrer au sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin. Donald Trump a déclaré qu’il décidera à cette occasion d’imposer ou non des droits de douane sur près de l’ensemble des importations de produits chinois.

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