Disney souffle dans la nuque de Netflix

Logo de Disney.

 

Disney a annoncé cette semaine un chiffre d’affaires en hausse de près de 19% sur un an, à 19,25 milliards de dollars. Le géant du divertissement fait également part d’un bond de 33 % du nobre d’abonnés à sa plateforme de streaming. Cette croissance contraste avec la chute libre de Netflix.

Disney a publié cette semaine les résultats financiers de son exercice fiscal décalé (octobre-mars). Elle a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de près de 19% sur un à 19,25 milliards de dollars (5,61 milliards de dollars début 2021). Son bénéfice nette sur un trimestre s’élève, lui, à 470 millions de dollars. Le géant du divertissement a en outre enregistré une progression de 33 % sur un an du nombre de ses abonnés sur Disney+ passant à 137,7 millions. En ajoutant les clients des autres plateformes que sont ESPN + et Hulu, il comptait plus de 205 millions d’abonnements début avril.

Le rival Netflix continuera de dégringoler

Cette croissance contraste avec la chute du principal concurrent Netflix, qui a perdu 200.000 comptes sur la même période. Un recul d’autant important que la plateforme n’avait plus cédé d’abonnés depuis plus de dix ans. Fort de cet essor de son groupe, le directeur général de Disney, Bob Chapek, a indiqué qu’il visait désormais une fourchette de 230 à 260 millions d’abonnés à Disney+ d’ici l’année fiscale 2024. Si la plateforme atteint ce chiffre, elle passerait devant Netflix, qui compte actuellement 221 millions de comptes et qui pourrait perdre deux autres millions lors du trimestre en cours.

Un grand nombre de nouveaux contenus annoncés

Disney croit atteindre ses ambitions grâce à ses formules d’abonnements moins chères. Selon Bob Chapek, il y aura aussi le lancement du service de streaming dans 53 nouveaux marchés. Et cette conquête va s’accompagner de l’arrivée de nouveaux contenus (films et séries). Ceux-ci devraient stimuler l’intérêt du public et susciter des abonnements en masse. Chez Netflix, l’heure est plutôt à la révision. Le leader a choisi de stopper la production de certaines fictions comme « Drôle », la série humoristique et attachante de Fanny Herrero. Toujours plus offensif, Disney prévoit en outre le lancement d’une offre avec publicité aux Etats-Unis d’ici la fin de l’année (en 2023 à l’international). Ainsi que d’une version streaming d’ESPN avec plus de contenus. Ce dernier projet interviendra un peu plus tard quand la transition se fera totalement avec ESPN+.

Le pôle des parcs d’attraction a performé

Outre ses médias, Netflix a performé dans ses autres activités. Il s’agit notamment des parcs. Dans cet autre grand pôle, le géant du divertissement a plus que doublé son chiffre d’affaires sur un an (+109%) grâce à la fréquentation de Disneyland Paris. Il a ainsi pu compenser la baisse des revenus des parcs de Hong Kong et de Shanghai, pénalisés par des restrictions liées au coronavirus. Un potentiel retour des visiteurs avec la levée des mesures sanitaires devraient à nouveau doper les revenus en 2022. Pour l’instant, la firme de Burbank (Californie) subit les aléas de la conjoncture. Elle est exposée au risque de récession mondiale et à l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs. Cependant, son ascension insolente pourrait la faire monter bientôt sur le trône devant Netflix.

Etats Unis : la Cour suprême s’attaque au droit à l’avortement

Le siège de la Cour Suprême des Etats Unis.

 

Selon un document que s’est procuré le site Politico, la Cour suprême voudrait restreindre le droit à l’avortement en revenant sur la jurisprudence « Roe versus Wade ». Cette information provoque une série de réactions et de manifestations des pro IVG aux Etats Unis depuis mardi.

Une question morale profonde pour le juge

Le lundi 2 mai, le site Politico a provoqué une onde de choc aux Etats Unis en révélant que la Cour suprême américaine se prépare à réviser le droit à l’avortement. Cette information explosive s’appuie sur la fuite d’un document inédit, daté de février. La très respectable institution du pays de l’Oncle voudrait ainsi revenir sur l’arrêt « Roe versus Wade ». Adoptée en 1973, cette loi protège le droit des Américaines à interrompre leur grossesse.

L’auteur de l’avant-projet, le juge conservateur Samuel Alito, considérerait cette jurisprudence comme totalement infondée dès le début. Selon lui, la Constitution autorise les citoyens de chaque Etat à réglementer ou à interdire eux-mêmes l’avortement. Elle n’imposerait donc pas une règle générale. Pourquoi? Parce qu’il s’agirait d’une « question morale profonde », hors de portée « de l’histoire et des traditions de la nation ». Le magistrat balaie donc du revers de la main les progrès sociaux réalisés depuis plusieurs années.

Des manifestations pro et anti IVG

S’il était adopté prochainement, le texte de la Cour suprême permettrait à chaque Etat d’autoriser ou non les avortements. Ce que demandent justement les républicains. Une grande majorité de leurs gouverneurs ont déjà mis en place des restrictions qui rendent l’interruption volontaire de grossesse (IVG) difficile, voire impossible. Les élus conservateurs bloquent d’ailleurs une proposition de loi en faveur de la généralisation formelle de cette pratique aux Etats Unis.

Quelques-uns de leurs partisans ont manifesté leur joie devant le siège de la Cour Suprême le mardi dernier. Tout comme les défenseurs du droit à l’avortement, qui se trouvaient de l’autre côté du bâtiment situé à Washington. Ces pro IVG sont également descendus dans les rues de Manhattan (New York) avec le drapeau vert, cette couleur symbolique de l’avortement. D’autres marches de protestation ont eu lieu dans diverses villes des Etats Unis.

Joe Biden prend position

Largement favorables au droit à l’avortement, les élus démocrates ont fustigé l’intention de la Cour Suprême. En premier, Joe Biden, un fervent catholique qui entretenait jusqu’alors une position ambigue sur l’IVG. Ayant enfin pris partie pour cette pratique à l’aube de son accession à la Maison Blanche, le président américain a qualifié mardi l’accès à l’avortement de droit « fondamental ». Il a appelé les Américains à défendre ce droit en votant massivement aux élections législatives de novembre prochain.

Pour sa part, la vice-présidente américaine Kamala Harris a déclaré l’état d’urgence pour préserver les droits des femmes en Amérique. Elle a dénoncé un projet de loi qui annulerait près de 50 ans d’acquis. En outre, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, ont tous les deux indiqué dans un communiqué que la décision constituerait « une abomination ». Ils la considèrent comme l’une des « pires » et « dommageables de l’histoire moderne ».

Groupe TDF : les clés d’une croissance soutenue

Pylone intervention

 

Le groupe TDF a annoncé fin mars des résultats annuels 2021 en hausse de 6,4% à 731,7 millions d’euros. Porté essentiellement par ses divisions télécoms et fibre, qui pèsent pour 60% des recettes, l’opérateur récolte les fruits de sa stratégie d’investissement dans les infrastructures fixe et mobile.

Seul l’audiovisuel a déçu

Le groupe TDF, opérateur français de réseaux hertziens et d’infrastructures mutualisés, a publié ses résultats annuels 2021, le 25 mars dernier. Dans son communiqué de presse, il fait part d’un chiffre d’affaires en hausse de 6,4 % à 731,7 millions d’euros. Ce montant provient en grande partie de ses divisions télécoms mobiles et fibre, qui représentent 443,8 millions d’euros (60,65%). La branche télécoms seule a généré 407,5 millions d’euros en 2021 (55,7% du chiffre d’affaires global), dont 362,6 millions d’euros (50% du CA total) pour le déploiement des infrastructures télécoms mobiles (+9,5 % sur un an).

Pour ce qui concerne les autres services télécom, le chiffre d’affaires s’élève à 44,9 millions, en progression de 13,8 %. L’autre pilier du groupe TDF est le segment fibre. Celui-ci a engrangé 36,3 millions d’euros (4,96% du CA global), en croissance de 80%. La seule déception en 2021 vient de l’audiovisuel qui a déclaré des revenus en retrait de 1,8 % par rapport à 2020. TDF explique ce repli par l’évolution contextuelle de ce secteur.

Le renforcement de la capacité industrielle

Selon Olivier Huart, président-directeur général du groupe, la performance générale repose sur la mise en œuvre en 2015 d’un programme d’investissement ambitieux dans les infrastructures de Très Haut Débit fixe et mobile. L’année dernière, l’entreprise a investi 418,4 millions d’euros, soit 57,2 % du chiffre d’affaires (en augmentation de +18,6 % par rapport à 2020). Une importante partie de cet investissement opérationnel (339,1 millions) d’euros a été consacrée au déploiement des infrastructures télécoms et fibre.

Résultat, TDF a renforcé sa capacité industrielle par la construction et le déploiement massif des infrastructures pylônes et fibre pour le compte de ses clients. En 2021, l’opérateur a ajouté 800 points de présence grâce notamment à l’arrivée de la 5G sur le territoire. Il compte désormais 20 381 points de présence sur ses pylônes et toits terrasses, dont le nombre s’élève maintenant à 1130 (+240 en 2021). Dans la fibre, il a construit 180 000 prises l’année dernière. Il comptabilise dorénavant 410 500 prises commercialisables sur les 750 000 remportées.

Des investissements massifs dans les télécoms et fibre

TDF note par ailleurs une multiplication par deux du volume de commercialisation sur tous les territoires. Le nombre de prises connectées est passé de 63 300 à fin 2020 à 155 500 à fin 2021. Avec toutes ces installations, TDF conforte à la fois sa position d’acteur majeur dans l’aménagement numérique du territoire et sa place en tant qu’expert national de réseaux FttH.

Le recentrage des activités et la stratégie d’investissements, combinés à une maîtrise des charges a permis en outre de générer un résultat d’exploitation en croissance (EBITDAaL) de +5,8 % à 412,2 millions d’euros. Fort de ces résultats, l’entreprise compte poursuivre ses investissements en 2022. « Le Groupe TDF dispose de tous les atouts pour réussir ces nouveaux défis et répondre aux évolutions technologiques du secteur. », a déclaré Olivier Huart, son Président-Directeur Général.

France : les taxis réclament des mesures d’urgence face à la flambée des prix des carburants

Enseigne de taxi.

 

Des taxis ont manifesté dans plusieurs villes de France le mercredi pour demander des mesures d’urgence face à l’explosion des prix des carburants. Ils  souhaitent notamment le retour de la TVA à 5,5 %, l’instauration d’une TICPE et la mise en place de meilleures aides à la transition vers des véhicules électriques.

Un sit-in devant le ministère de l’Economie et des Finances à Paris

Les taxis ont manifesté dans plusieurs villes de France, le mercredi 30 mars 2022, pour exiger des mesures d’urgence face à la flambée des prix du carburant. Plusieurs centaines d’entre eux se sont rassemblés devant le ministère de l’Economie et des Finances à Paris à l’appel de la fédération nationale du taxi (FNDT) et des Locataires unis du taxi (LUT). Pourtant, Bruno Le Maire avait fait valoir, un peu plus tôt, l’application d’une remise de 15 centimes d’euros (hors taxe) sur le litre du carburant et la revalorisation des tarifs.

Les dépenses en carburant de plus en plus importantes 

Mais les fédérations nationales considèrent ces décisions comme des mesurettes. Pour plus d’impact, elles souhaitent un retour de la TVA à 5,5%, contre 10% actuellement. Elles voudraient aussi la mise en place d’aides à la transition vers des véhicules électriques et l’instauration d’une taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques flottante (TICPE), anciennement TIPP (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers). Sur ce dernier point, les taxis dénoncent une hausse des prix de l’essence et du diesel de plus de 50%. Cette augmentation significative rend les dépenses en carburant très salées à la fin du mois.

Un carburant professionnel avec des tarifs préférentiels

Pour compenser la hausse des coûts du carburant, la FNDT et les LUT ont récemment relevé leur tarif réglementé de 3,5%. Mais la profession estime que les consommateurs n’ont pas à payer les pots cassés. C’est pourquoi, elle demande l’instauration de certaines mesures. Par exemple la mise en place d’un carburant pour les taxis avec des tarifs préférentiels.

Mais ce n’est pas tout. Le secteur déplore aussi le peu d’efficacité des aides à la transition vers des véhicules électriques. La FNDT pointe notamment le manque d’autonomie des batteries qui fait que les véhicules ne sont pas adaptés à la profession. De plus, dans certaines régions comme en Ile-de-France, l’aide de 6.000 euros à l’achat d’une voiture électrique ne concerne pas tous les véhicules.

Des manifestations à Nantes et Bordeaux

Outre Paris, des rassemblements ont également eu lieu dans d’autres villes de France comme Nantes. Dans cette commune, 70 taxis ont mené une opération escargot sur la rocade en direction de l’aéroport. Cette action a provoqué de gros embouteillages et une paralysie momentanée du trafic sur certaines voies.

A Bordeaux, il y a également eu un énorme bouchon. Une centaine de taxis a manifesté sur diverses voies, accompagnés d’auto-écoles et de camions poids-lourds. Les conducteurs ont défilé lentement, pare-chocs contre pare-chocs.

Guerre en Ukraine : le G7 plaide pour la continuité des exportations de denrées alimentaires

Un champ de blé

 

Face au risque de pénurie en raison de la crise ukrainienne, les pays du G7 ont exhorté ce vendredi tous les Etats à ne pas suspendre les exportations de denrées alimentaires. La communauté internationale a déjà verrouillé de nombreux marchés en guise de sanctions contre ka Russie. Ce qui provoque des difficultés d’approvisionnements et la hausse des prix en Europe.

Eviter les mesures restrictives injustifiées à l’exportation 

Lors d’une réunion virtuelle organisée ce vendredi sous la présidence de l’Allemagne, les pays du G7 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Japon, Canada et Allemagne) ont appelé la communauté internationale à ne pas suspendre les exportations de denrées alimentaires pour ne pas provoquer une hausse insupportable des prix et une pénurie. Le ministre allemand de l’Agriculture, Cem Özdemir, a déclaré que ce n’est pas le moment de penser uniquement à soi, mais aux autres aussi. Il a invité tout le monde à une étroite collaboration pour éviter une crise alimentaire.

Dans son pays, l’inflation a atteint 3,3% en février, hors énergie. Les prix des denrées alimentaires ont ainsi augmenté de 5,3% contre 5,0% en janvier. En France, ces tarifs devraient augmenter de 2 à 3% après les négociations annuelles terminées le mercredi 2 mars dernier. Malgré tout, « l’Allemagne et l’Union européenne ne sont pas menacées de pénurie alimentaire », rassure Cem Özdemir.

Risque d’une famine en Afrique 

Des pénuries plus importantes sont plutôt attendues dans certains pays en dehors de l’UE. En particulier dans les régions où la sécurité alimentaire est déjà problématique à cause de préoccupations telles que la sécheresse. Le président français Emmanuel Macron pense principalement aux pays d’Afrique, qui pourraient vivre la famine dans la période de 12 à 18 mois à venir.

Mais l’Europe également devrait s’attendre à une déstabilisation de ses circuits de production et de distribution, si la guerre en Ukraine s’éternise. « Il nous faut réévaluer nos stratégies de production pour défendre notre souveraineté alimentaire et protéinique, en Européens, mais aussi réévaluer une stratégie à l’égard de l’Afrique », a dit le chef de l’Etat à l’issue du sommet européen de Versailles, le vendredi 11 mars 2022.

Reconsidérer les objectifs écologiques dans le secteur alimentaire ?

Malgré les risques, les Européens seraient prêts à prendre davantage de sanctions contre la Russie si la guerre en Ukraine continuait, a prévenu Macron. Il n’écarte pas la prise de sanctions massives et plus sévères au cas où la Russie persistait dans son projet d’occupation du territoire ukrainien.

Consciente des conséquences d’une telle posture politique et des mesures de rétorsion de Moscou, l’UE étudie en ce moment les moyens de stabiliser les marchés alimentaires. Certains membres proposent de reconsidérer les engagements écologiques pour atteindre cet objectif dans le contexte actuel. Mais le ministre allemand de l’Agriculture, Cem Özdemir, pense que les 27 ne devraient pas revoir à la baisse leurs efforts pour la planète.

De Beers dompte la lumière avec sa collection « The Alchemist of Light »

Une jeune femme portant la collection The Alchemist of Light de De Beers Jewellers

 

La maison joaillière sud-africaine De Beers a lancé, fin janvier dernier, une nouvelle collection de Haute Joaillerie baptisée « The Alchemist of Light ». Composée de sept parures alliant 45 créations uniques, cette œuvre évoque la puissance de métamorphose de la lumière, source de vie et à l’origine des formes et couleurs.

La lumière à l’origine de la Vie

Le 24 janvier, à l’occasion de la Fashion Week Haute Couture de Paris, la Maison de joaillerie De Beers Jewellers, du groupe sud-africain De Beers, a dévoilé sa toute dernière collection de haute joaillerie baptisée « The Alchemist of Light ». Comme son nom l’indique, cette collection exprime la puissance de la transformation de la lumière. Cet élément invisible, mais si présent dans l’univers, permet de donner la Vie aux êtres, aux formes et aux couleurs qui nous entourent. Sa puissance fascinante transparait encore davantage dans les facettes du diamant, avec des reflets chatoyants, voire magiques.

Conçue à Londres et fabriquée dans les ateliers parisiens de De Beers, la nouvelle création compte sept parures spectaculaires pour un total de 45 créations uniques. Le joaillier a choisi de lancer cette ligne magnifique en deux temps. Le premier chapitre, présenté fin janvier, comprend les bijoux « Atomique » et « Light Rays ». « Atomique » se compose de pièces en diamants blancs et or blanc 18 carats. On retrouve notamment un collier de 1 907 diamants ronds brillants entourant un diamant interne impeccable de 18,57 carats.

Inspirée de la structure moléculaire du diamant

« Atomique » comprend également une bague magnifique sertie d’un exceptionnel diamant taille brillant de 11,03 carats. Et surtout une double bague ouverte avec des motifs ressemblants à des satellites. Ce chapitre s’inspire de la structure moléculaire du diamant, représentée sous la forme de motifs géométriques et abstraits. Avec son schéma monochrome, il exprime la pureté immaculée de la composition prismatique de cette pierre précieuse. Quand on porte un de ses colliers, celui-ci semble prendre vie grâce à la lumière qui danse et roule à travers les gemmes.

Un véritable travail d’alchimiste avec l’anodisation du titane

Le chapitre « Light Rays » rassemble, lui, de sublimes créations en diamants naturels bruns, jaunes ou orange. Ces joyaux visent à réinterpréter la lumière du soleil de façon ultra-contemporaine. Ils contiennent aussi du titane anodisé, c’est-à-dire ayant reçu une gamme de couleurs chaudes par un processus électrochimique. Cette anodisation consacre De Beers comme un véritable alchimiste. Il peut d’ailleurs s’en enorgueillir puisque très peu d’ateliers sont spécialisés dans le travail du titane car très difficile.

Au-delà des limites de la créativité et de la technique

Selon Celine Assimon, PDG de De Beers Jewellers, cette « nouvelle collection de Haute Joaillerie The Alchemist of Light représente l’expertise diamantaire et le design artistique à leur apogée ». Elle repousserait aussi et surtout « les limites de la créativité et de la technique ». Pour la directrice, les pièces symbolisent en outre « une fusion sublime entre art et science, entre précision et imagination, entre tradition et modernité ».

De Beers Jewellers précise avoir mis le plus grand soin et la plus grande passion dans ces œuvres d’art pour que ses clients puissent exprimer leur individualité et leur créativité. Il a annoncé qu’il présentera le second chapitre de la collection « The Alchemist of Light » lors de la Fashion Week Haute Couture de Paris, en juillet prochain.

Etats Unis : Donald Trump prend des mesures concrètes contre TikTok et WeChat

Donald Trump dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche.

 

Le secrétariat d’Etat au commerce américain a annoncé, dans un communiqué publié vendredi 18 septembre, la mise en œuvre de mesures concrètes contre TikTok et WeChat. Ces applications chinoises ne pourraient plus être disponibles aux Etats-Unis à partir du dimanche 20 septembre.

Un sursis pour TikTok

Les Américains ne pourront plus télécharger les applications chinoises TikTok et WeChat à partir du dimanche 20 septembre, sur l’App Store d’iOS (pour iPhone) ou le Play Store de Google (pour Android), a décrété vendredi le département américain du Commerce. Aussi, les personnes les ayant déjà installées ne pourront plus bénéficier de mise à jour. Par ailleurs, WeChat ne pourra plus servir d’interface de paiement aux Etats-Unis (des transactions étant possibles dans l’application) et fournir des infrastructures nécessaires à son fonctionnement aux opérateurs américains du réseau Internet (fournisseur d’accès à Internet, hébergeurs de données, développeurs…).

Ces interdictions valent également pour le réseau social TikTok, qui devrait donc cesser de fonctionner aux Etats-Unis, mais à partir du 12 novembre seulement, précise le département du commerce américain. Cette différence de date répond au besoin de laisser du temps à ByteDance, la maison mère de TikTok, pour céder ses activités aux Etats Unis à un opérateur national. Des discussions sont en cours avec l’entreprise californienne Oracle, spécialiste du cloud et dont on a appris lundi que l’offre de rachat avait été préférée à celle de Microsoft.

Le spectre du parti communiste

Cette offensive américaine contre TikTok s’explique par la méfiance de l’administration Trump vis-à-vis des technologies chinoises. Pour Washington, Pékin se cache derrière ces applications pour espionner les Etats Unis. « Le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des Etats-Unis », déclare le ministère américain dans son communiqué. TikTok a signifié à CNN son « désaccord avec la décision du secrétariat d’Etat au commerce américain », assurant s’être déjà engagé à « des niveaux de transparence bien supérieurs à ce que d’autres applications acceptent de faire ». L’application cite notamment la possibilité d’audits effectués par des tiers, « la vérification de la sécurité du code et la surveillance par le gouvernement américain de la sécurité des données aux Etats-Unis ».

100 millions d’utilisateurs aux Etats Unis

Application chinoise en vogue, TikTok séduit particulièrement les adolescents et les jeunes adultes qui l’utilisent pour faire des challenges autour de la danse et de la musique. Mais, elle n’est pas que créative car elle peut servir de plateforme au militantisme. Récemment TikTok a permis de relayer le mouvement Black Lives Matter, après le meurtre de l’Afro-américain George Floyd. Au moins 100 millions d’Américains l’utiliseraient actuellement.

 

Football : Altice et Mediapro trouvent un accord pour la co-diffusion de la Ligue 1 et de la Ligue des Champions

Les joueurs Parisiens célébrant un but .

 

Altice et Mediapro ont annoncé lundi un accord pour la distribution de Téléfoot, nouveau diffuseur de la Ligue 1 de football, sur les box de l’opérateur SFR pour la période 2020-2024. Les deux groupes ont également scellé une co-diffusion de la Ligue des champions sur la saison 2020-2021.

« SFR devient l’opérateur 100% foot »

Ils ont trouvé un terrain d’entente. Altice et Mediapro ont signé lundi deux accords importants sur la diffusion des compétitions françaises et européennes de football. Le premier accord porte sur la distribution de la chaîne Téléfoot par SFR permettant ainsi aux abonnés foot de SFR de suivre, sur la nouvelle chaîne Téléfoot, l’essentiel et le meilleur de la Ligue 1 et la Ligue 2 qui démarreront dès le 21 août 2020. Cet accord porte sur l’intégralité de la période 2020-2024. Le second concerne la revente par Altice des droits UEFA à Mediapro permettant la co-diffusion par Téléfoot des matchs de l’UEFA Champions League et de l’UEFA Europa League pour la saison 2020-2021 qui démarrera en octobre 2020.

Les montants des deux opérations n’ont pas été précisés. « SFR devient ainsi l’opérateur 100% foot, le seul en France à proposer à ses abonnés tout le football français (Ligue 1, Ligue 2) et européen (UEFA Champions League, UEFA Europa League, Premier League anglaise, championnats espagnol, italien, allemand, portugais, etc.) », s’est réjoui l’opérateur dans un communiqué. SFR a en effet un autre accord de diffusion avec Canal+ et BeInSport, qui diffuseront l’année prochaine certains matches de Ligue 1 et Ligue 2 ainsi que les principaux championnats européens. Les abonnés de l’opérateur pourront par ailleurs prendre un abonnement groupé RMC Sport-Téléfoot pour 25,90 euros par mois, a appris l’AFP.

Téléfoot redémarre au mois d’août

La chaîne Téléfoot commencera à émettre au mois d’août, à l’occasion de la reprise des championnats. Bousculé par la crise du coronavirus, le football français a établi un nouveau calendrier officiel qui prévoit un redémarrage de la L1 le vendredi 21 août avec un choc entre Marseille et Saint-Etienne, un jour avant la reprise de la L2 le samedi 22 août.

Mediapro doit encore présenter sa grille détaillée de programmes ainsi que les visages qui incarneront la chaîne. Pour l’heure, seuls deux grands noms sont sur les tablettes du groupe sino-espagnol. Il s’agit du journaliste Grégoire Margotton, qui commente les matches de l’équipe de France sur TF1 et animait l’émission dominicale Téléfoot, et son compère lors des matches des Bleus, l’ancien champion du monde Bixente Lizarazu.

Divertissement : Netflix rachète le mythique cinéma Egyptian Theatre

Le mythique cinéma Egyptian Theatre sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles.

 

Après un an de négociations, Netflix a annoncé vendredi le rachat du mythique Egyptian Theatre, sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles. Le but de cette acquisition ? Organiser des lancements de films et des événements spéciaux.

Netflix a conclu vendredi le rachat de l’Egyptian Theatre, mythique cinéma situé sur Hollywood Boulevard, confirmant encore un peu plus son rang comme acteur majeur de l’industrie du cinéma aux Etats-Unis. Selon le Los Angeles Times, la transaction s’élève à quelques dizaines de millions de dollars. Netflix gèrera l’établissement en partenariat avec la Cinémathèque américaine, une association à but non lucratif qui avait racheté puis rénové le cinéma délabré en 1996.

Netflix avait déjà racheté le Paris Theatre

Le cinéma de Los Angeles a été bâti en 1922 et s’enorgueillit d’avoir accueilli la première séance de promotion jamais organisée à Hollywood (Robin des Bois, avec Douglas Fairbanks dans le rôle-titre). Il avait aussi eu le privilège d’accueillir le lancement d’un grand nombre de films de l’Age d’or du cinéma, comme La ruée vers l’or de Chaplin ou Les Dix Commandements. Netflix prévoit d’y organiser le lancement de ses films ainsi que d’autres événements spéciaux.

Le géant de la vidéo à la demande a dépensé ces dernières années des milliards de dollars pour attirer à lui les grands noms de l’industrie du cinéma, s’imposant aux côtés des grands studios traditionnels d’Hollywood pour produire des films remarqués, comme « Roma » ou « The Irishman ». Aussi, l’an dernier, Netflix avait racheté un cinéma historique de New York, le Paris Theatre, qui avait fermé ses portes.

Netflix veut lever un obstacle majeur

Les professionnels du secteur voient ces investissements comme un bras de fer engagé par le géant du streaming avec les grandes enseignes de cinéma et les studios traditionnels. Netflix souhaite contourner, aux Etats-Unis, l’usage qui veut qu’un délai de 90 jours s’écoule entre la sortie d’un film en salles et sa diffusion sur Internet.  Les Oscars et autres prix cinématographiques exigent en effet que les films aient été projetés dans des salles pendant un certain temps pour pouvoir concourir. Selon le média spécialisé IndieWire, Netflix a décidé de ne pas présenter cette année ses films dans les grands festivals comme Venise, Toronto ou New York (si tant est qu’ils puissent avoir lieu malgré la pandémie), préférant les dévoiler dans des lieux indépendants. Le rachat de l’Egyptian Theatre répond à cet objectif.

Walt Disney : le nouveau CEO, Bob Chapek, rejoint le conseil d’administration

Disneyland Park, Anaheim, Etats Unis.

 

Walt Disney a annoncé, mercredi 15 avril, la nomination de son directeur général (CEO) Bob Chapek comme nouveau membre de son conseil d’administration. L’ex président de Disney Parks a été désigné CEO du géant des médias et du divertissement fin février 2020.

Lorsque Walt Disney a nommé Bob Chapek au poste de directeur général du groupe en février dernier (Bob Iger devenant Président Exécutif), la compagnie a également révélé qu’il serait nommé au conseil d’administration à une date ultérieure. Ce qui a été fait ce mercredi 15 avril 2020. Bob II a officiellement rejoint le Conseil d’administration de la firme aux grandes oreilles.

Une annonce surprise

Selon un dossier déposé auprès de la SEC (l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers), Bob Chapek ne devrait être nommé à aucun comité du conseil d’administration pour le moment. Cette annonce survient juste après que le New York Times ait révélé que Bob Iger, qui devait s’occuper de toutes les affaires artistiques de Walt Disney Company jusqu’en 2021, a finalement repris son rôle précédent pour faire face à la crise économique liée à la pandémie du Covid-19. Interrogé sur ce changement, Bob Iger a déclaré au New York Times : « Une crise de cette ampleur et son impact sur Disney entraîneraient nécessairement mon aide active à Bob [Chapek] et à la société, c’est d’autant plus vrai que j’ai dirigé l’entreprise durant près de 15 ans ! ».

« Bob Chapek a fait preuve de leadership »

Susan Arnold, directrice principale indépendante du conseil d’administration de Disney, et Robert Iger estiment que « Bob Chapek a fait preuve d’un leadership remarquable face à des défis sans précédent qui étaient inimaginables lorsqu’il est devenu CEO il y a seulement sept semaines ». Ils rappellent par ailleurs l’avoir « vu traverser cette situation très complexe avec détermination et compassion ».

Il a supervisé l’ouverture des parcs à thème

Chapek a fait son entrée à Walt Disney en 1993. De 2011 à 2015, il a été président de l’ancien Disney Consumer Products et président de la distribution de Walt Disney Studios, ainsi que de Walt Disney Studios Home Entertainment. Plus récemment, il a occupé les fonctions de président de Disney Parks. Dans ce rôle, l’homme d’affaires américain a supervisé l’ouverture du parc à thème et complexe hôtelier de Disney en Chine continentale, Shanghai Disney Resort, et les mises à niveau dans les six complexes hôteliers de Disney aux États-Unis, en Europe et en Asie.

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