Léger rebond du moral des chefs d’entreprise

L’INSEE observe une amélioration modeste du climat des affaires, bien que certains secteurs demeurent prudents.
Une embellie timide du climat des affaires

En février 2025, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) rapporte une légère amélioration du climat des affaires en France. L’indicateur synthétique, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, s’établit à 96 points, gagnant un point par rapport au mois précédent. Malgré cette progression, l’indice demeure en deçà de sa moyenne de longue période fixée à 100, reflétant une confiance encore fragile parmi les entrepreneurs. 

L’analyse sectorielle révèle que les services et l’industrie sont les principaux contributeurs à cette embellie. Dans les services, l’indice du climat des affaires atteint 97,8 points en février, enregistrant une hausse de 1,7 point sur un mois. Cette progression suggère une perception plus optimiste des chefs d’entreprise quant à la conjoncture actuelle. De même, le secteur industriel affiche un indice de 97,1 points, en augmentation de 1,4 point par rapport à janvier, indiquant une légère reprise de la confiance chez les industriels. 

En revanche, tous les secteurs ne partagent pas cet optimisme. Le commerce de détail présente un indice stable, suggérant une attente prudente des commerçants face aux incertitudes économiques. Plus préoccupant, le secteur du bâtiment enregistre une dégradation de son climat des affaires, avec un indice en baisse, reflétant des inquiétudes persistantes quant à la demande et aux perspectives d’activité. 

Des perspectives contrastées selon la taille des entreprises

Les grandes entreprises semblent bénéficier davantage de cette amélioration du climat des affaires. Leur capacité à mobiliser des ressources importantes et à diversifier leurs activités leur confère une résilience accrue face aux fluctuations économiques. Cette solidité financière leur permet d’envisager l’avenir avec un optimisme mesuré, malgré les défis persistants.

À l’inverse, les très petites entreprises (TPE) affichent un moral en berne. Une enquête récente révèle qu’un quart seulement des dirigeants de TPE prévoient une croissance en 2025, tandis que 45% anticipent une stagnation et 30% une baisse de leur activité. Ces chiffres traduisent une inquiétude palpable face à un environnement économique incertain et des marges de manœuvre limitées pour ces structures de petite taille. 

Les contraintes financières, notamment l’accès au crédit, et les charges réglementaires pèsent lourdement sur le moral des petites entreprises. Ces obstacles entravent leur capacité à investir, innover et se développer, accentuant ainsi leur vulnérabilité face aux aléas économiques. Cette situation souligne la nécessité d’un soutien accru et de mesures adaptées pour accompagner ces acteurs essentiels du tissu économique français.

Enjeux et perspectives pour les mois à venir

Malgré les signes positifs observés en février, l’économie française demeure confrontée à des incertitudes majeures. Les tensions géopolitiques, les fluctuations des marchés financiers et les défis liés à la transition écologique constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer la confiance des chefs d’entreprise dans les mois à venir.

Pour consolider cette reprise fragile, des politiques de soutien ciblées apparaissent indispensables. Des mesures fiscales incitatives, un accès facilité au financement pour les PME et TPE, ainsi que des programmes d’accompagnement à la transition numérique et écologique pourraient renforcer la confiance des entrepreneurs et stimuler l’activité économique.

Enfin, la capacité des entreprises à s’adapter et innover sera déterminante pour naviguer dans ce contexte incertain. Le développement de nouveaux modèles d’affaires, l’investissement dans les technologies émergentes et la formation continue des collaborateurs constituent des leviers essentiels pour assurer la résilience et la compétitivité des entreprises françaises sur la scène internationale



VegePlast recherche des investisseurs pour continuer son développement

Plastique VegePlast France

VegePlast est une entreprise française, basée près de Tarbes, qui produit du plastique biodégradable à partir de céréales. Vincent Pluquet, son fondateur, recherche actuellement des investisseurs pour permettre à son entreprise d’accélérer son développement.

La France, pays préféré des investisseurs 

Depuis le sommet « Choose France », qui s’est tenu en présence du Président de la République Emmanuel Macron lundi 20 janvier, la France est redevenue le pays le plus attractif pour les investisseurs en Europe. Une information qui n’a pas échappé à Vincent Pluquet, le créateur de VegePlast. Son entreprise, spécialisée dans la fabrication de produits plastiques biodégradables est en bonne santé, mais il déplore un manque d’intérêt de la part des investisseurs pour son concept.

Il note en effet qu’en Europe, les populations ne soient pas conscientes du changement qui s’opère en ce moment. Pour lui, le vieux continent est en à la traîne en matière d’écologie et de plastique biodégradable. « En Californie, le marché du biodégradable explose et la Chine s’y met aussi sérieusement » indique-t-il.

VegePlast se retrouve dans une situation complexe, où les idées et l’envie sont là, mais les fonds d’investissement manquent. « On a financé une thèse pour transformer du gras de canard en biopolymère, mais on ne peut pas tout financer, car on reste une PME, on attend de gagner de l’argent avec nos activités actuelles« , explique Vincent Pluquet.

VegePlast ne demande qu’à grandir

Vincent Pluquet a lancé le concept de VegePlast il y a 17 ans. S’il avoue s’être lancé « un peu trop tôt » dans ce domaine, il voit qu’aujourd’hui, la demande en plastique biodégradable augmente. De ce fait, il souligne qu’après presque 20 ans à travailler sur le concept, ils ont eu le temps de « beaucoup travailler » et son prêt à ce que leur concept « explose« .

Le responsable industriel et ingénieur de Vegeplast Maxime Bernatat, appuie lui sur l’urgence écologique à laquelle le monde fait face : « Quand on voit l’état des océans, c’est une catastrophe ! ». Il souhaite également que le plastique biodégradable remplace le plastique traditionnel, expliquant que « tout le monde doit s’y mettre pour que cela devienne la norme« .

Pas de croissance au deuxième trimestre

La France n’aura pas connu la croissance tant attendue au deuxième trimestre 2016…

L’Insee a publié ses derniers chiffres sur la croissance française, qui ne sont pas positifs, puisque le PIB s’est stabilisé et n’a pas connu de nouvelle progression tant attendue.

En effet, le gouvernement tablait sur une hausse de la croissance française de 0,3% sur cette période.

La croissance de la France n’a donc pas bougé au deuxième trimestre, quand celles de l’Allemagne et de l’Angleterre progressaient respectivement de 0,4% et de 0,6%.

 

 

Moins d’entreprises crées en juin

Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee, le nombre d’entreprises crées au moi de juin 2016, en France, a diminué.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié aujourd’hui les chiffres concernant les créations d’entreprises françaises en juin.

Après deux mois consécutifs de hausses de créations d’entreprises, le mois de juin est marqué par une chute de 1,3%.

« Le repli des immatriculations de micro-entrepreneurs (-3,9%), n’est pas compensé par la hausse des créations d’entreprises classiques (+0,6%) », a précisé l’organisme dans un communiqué.