Ikea devient parisien

La très célèbre marque suédoise Ikea deviendra parisienne à partir de 2019. Même si l’enseigne est présente extra-muros, elle n’est pas présente dans la capitale. Afin de continuer à s’imposer devant ses concurrents, Ikea s’implante au coeur de Paris. 

Forte de sa notoriété, la marque suédoise Ikea n’est pas en reste face à ses concurrents. En effet, différents magasins d’aménagements se disputent la place de leader. Malgré tous les efforts fournis par ses pairs, Ikea reste très largement en tête.

Pour 2017, Ikea a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 2,4% pour la France, à 2,69 milliards d’euros. Ses ventes en ligne ayant progressé de 13,6%, l’enseigne expérimente des points de retrait, des casiers en magasins, et la livraison le dimanche, afin de toucher plus de clients.

Afin d’assoir sa suprématie, l’enseigne s’offre un magasin sur trois étages, sur boulevard de la Madeleine, situé dans le huitième arrondissement de Paris. Ce nouvel espace, qui implique un investissement de près de 6 millions d’euros, verra le jour d’ici à l’été 2019.

Depuis son implantation en région parisienne, l’enseigne se heurte aux difficultés des citadins pour se rendre dans les magasins. Afin d’y remédier, le groupe Ikea souhaite, avec  ce nouvel emplacement, « faciliter l’accès à son offre aux citadins ».

Selon Walter Kadnar, PDG d’Ikea France, ce nouveau format permettra de « répondre aux habitudes et aux attentes des Parisien, et de mettre en avant, par exemple, des solutions adaptées aux petits espaces ».

Au-delà de cet aspect de localisation, ce nouveau magasin d’Ikea sera un ovni parmi ceux déjà en place. En effet, le groupe a affirmé qu’il sera différent de ce qui est proposé habituellement, avec une nouvelle manière de présenter son offre grâce au développement de services et du digital.

 

 

Une erreur chez Samsung… et des employés multimillionnaires !

Pas sur que cette (grosse) erreur ait plus à tout le monde. La semaine dernière, le comptable en charge des salaires chez Samsung Securities, (ndlr : filiale finance du géant sud-coréen) a fait une faute de frappe a plus de 85 milliards d’euros.

Vendredi 6 avril, Samsung Securities devait verser une prime de 1 000 wons à ses employés, soit l’équivalent de 78 centimes. Mais le trader qui s’en occupait a commis une erreur en envoyant 1 000 nouvelles actions à chaque personne de l’entreprise, soit 2000 salariés. Une erreur qui coûte cher au groupe, puisqu’elle s’élève à 85 milliards d’euros !

En quelques minutes seulement, ces employés chanceux sont donc devenus millionnaires. S’il a suffit d’une poignée de minutes pour remplir leurs comptes, les responsables du groupe ont eux mis plus de 35 minutes avant de se rendre compte de la bourde, et de récupérer les titres. Petit problème pour Samsung : 16 salariés se sont empressés de revendre les actions afin d’empocher la coquette somme de 9,3 millions d’euros chacun.

Dans la foulée, le FSS, régulateur financier coréen, a mandaté huit experts pour mener une enquête qui doit permettre de comprendre comment une telle erreur a pu se produire. Selon la presse coréenne, ils souhaitent vérifier le système informatique et le logiciel comptable utilisé par le trader, en charge des opérations financières. Le FSS compte également interroger les 16 salariés s’étant empressés de revendre les actions.

Au-delà de ces conséquences pour la filiale Samsung Securities, cette erreur de frappe a d’autres conséquences. Son titre a chuté de 12%, et le marché a des doutes sur sa fiabilité.

Cette affaire a révélé un problème sérieux dans les systèmes internes qui ne peut être considéré comme une erreur d’un individu”, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale, en ajoutant qu’il “a fallu 37 minutes entre l’émission de dividendes, et la suspension de négociation, ce qui signifie qu’il n’y avait aucun filet de sécurité”.

 

 

 

Apprentissage et alternance : à quel prix ?

Depuis plusieurs années, les contrats d’apprentissage et de professionnalisation sont très prisés des étudiants. Ils leur permettent d’acquérir un solide bagage professionnel, et d’être considérés comme des salariés à part entière, avec tout ce que cela représente. Leurs études sont prises en charge, leur enlevant un poids financier de taille. Mais combien coûte cette voie pour les entreprises ? 

Master, BTS, bachelor… Aujourd’hui, presque toutes les formations ont la possibilité d’être suivies en alternance ou en contrat de professionnalisation. Embaucher un apprenti ou un jeune en contrat de professionnalisation présente de nombreux avantages. Les aides financières peuvent être accordées aux entreprises qui embauchent un apprenti, ou un étudiant alternant.

Pour les entreprises, ces nouveaux contrats répondent à des enjeux phares de l’entreprise, parmi lesquels :

  • 94 % des salariés estiment que l’alternance permet d’être mieux préparé au monde de l’entreprise
  • 61 % des salariés estiment que l’arrivée d’un alternant évide la création d’un nouveau poste
  • Enfin, 64 % des salariés pense que l’alternance offre une opportunité d’innovation pour l’entreprise.

Mais bien que les contrats d’apprentissage et autres contrats de professionnalisation soient devenus une voie royale pour tous les jeunes en études supérieures, il n’en reste pas moins que les entreprises restent encore frileuses à l’idée accueillir les étudiants. En effet, recruter un apprenti ou un jeune en contrat pro représente un investissement en temps, mais surtout en argent.

L’entreprise qui accueille un apprenti ou un alternant a longuement peser le pour et le contre avant de prendre sa décision. En effet, même si l’étudiant représente un atout indéniable à l’entreprise, il peut la mettre en difficulté.

L’entreprise accueillante doit prendre en charge la totalité (ou quasi totalité) de la formation de l’étudiant. Même si elle peut bénéficier d’aides de l’état relatives à la taille de la structure, les études supérieures sont très onéreuses. Comptez près de 10 000 euros pour un master dans un établissement privé, et à peine moins dans un établissement public. 51 % des salariés évoquent d’ailleurs le coût de la formation pour l’entreprise.

Par ailleurs, l’apprenti ou l’étudiant en contrat pro est considéré comme un salarié à part entière. Il bénéficie alors d’un salaire bien plus élevé que celui d’un simple stagiaire, et est en droit de réclamer tous les avantages en nature dont bénéficient les autres salariés, comme des tickets restaurants, ou prise en charge des frais kilométriques.

 

 

 

 

 

Groland perd son président, Christophe Salengro

La chaine de télévision Canal + a été tristement marquée la semaine dernière. Vendredi, Christophe Salengro, connu pour son rôle phare dans l’émission “Groland” est décédé à l’âge de 64 ans. 

Il était une figure historique sur Canal + depuis 1992. “Canal + à l’immense tristesse d’apprendre la disparition de Christophe Salengro président de la principauté de Groland, comédien et danseur, figure historique de la chaîne”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Notre phare s’est éteint. Depuis ce matin, les Grolandaises et les Grolandais vivent dans le noir”, ont déclaré Jules-Edouard Moustic et Benoit Delépine, créateurs de l’émission. Toutes les équipes de Groland s’associent à leurs propos.

Indépendamment de son rôle iconique chez Groland, Christophe Salengro était également connu pour avoir joué dans de nombreuses comédies au cinéma comme “Radio Corbeau” d’Yves Boisset, ou encore “Crédit pour tous”, de Jean-Pierre Mock.

A la fin des années 1980, il avait fait sensation en apparaissant nu dans une pub pour la marque de revêtements de sol Gerflor, avec une dalle auto-adhésive comme cache-sexe.

Les Grolandaises et Grolandais ont fait leurs adieux à leur président «pour l’éternité». Un hommage en vidéo a été rendu samedi à son interprète Christophe Salengro, décédé vendredi dernier à l’age de 64 ans.

Canal+ dédiera par ailleurs à Christophe Salengro la soirée spéciale pour les 25 ans de «Groland» programmée le 14 avril prochain.

 

 

La CNIL met en demeure la société Direct Energie

Lancé en 2015, le compteur Linky de la société “Direct Energie” a été placé dans plus de 35 millions de foyers. Depuis, il suscite énormément de polémiques que ce soit sur les ondes émises qui poseraient problèmes à certains, ou sur les données collectées.

En ce début de semaine, la présidente Isabelle Falque-Pierrotin de la Commission National de l’Informatique et des Libertés, a mis en demeure la société Direct Energie. Cette sanction intervient “en raison d’une absence de consentement à la collecte des données de consommation issues du compteur communicant Linky”.

 

“A l’occasion de l’installation du compteur communicant Linky, la société a demandé au gestionnaire de réseau de distribution, la société Enedis, de lui transmettre les données de ses clients correspondant à leur consommation journalière d’électricité ainsi que des données de consommation à la demi-heure. Ces données ne peuvent cependant qu’être recueillies qu’après avoir obtenu le consentement des personnes concernées”, a indiqué la CNIL qui avait à deux reprises décidé d’effectuer des contrôles afin de s’assurer de la conformité de ce dispositif à la loi informatique et libertés de 1978.

La CNIL reproche également à la société Direct Energie la manière dont elle avance la collecte des donnés à ses clients. La société explique aux consommateurs qu’ils pourront activer le compteur à leur guise, ainsi que la collecte des informations. Mais en réalité, le client ne consent uniquement à la collecte des informations, car l’activation du compteur ne dépend pas de Direct Energie, mais d’Enedis.

Grâce aux compteurs communicant Linky, les consommateurs peuvent avoir un retour juste et précis sur leur consommation, les aidant à terme à budgétiser leur dépense énergétique.

Les informations relevées sont par la suite transmises à Enedis, filiale à 100 % d’EDF chargée de la gestion et de l’aménagement de 95 % du réseau de distribution d’électricité en France. Une fois que les informations sont détenues par Enedis, cette dernière les fait suivre à Direct Energie, sans que les consommateurs aient été préalablement prévenus.

 

Paris : les transports en commun bientôt gratuits?

En début de semaine, le Conseil de Paris devait voter sur la carte Navigo gratuite pour 220 000 Parisiens âgés de plus de 65 ans. La Maire de Paris, Anne Hidalgo, réfléchit à étendre cette décision à l’ensemble des Parisiens et de leurs transports en commun. 

Anne Hidalgo a placé trois adjoints de la Mairie de Paris sur “une vaste étude sur le sujet, qui associera des experts français et étrangers”, afin de savoir si elle rendra gratuits les transports de la capitale française.

La Maire affirme que la question de la gratuité des transports est “une des clefs de la mobilité urbaine dans laquelle la place de la voiture polluante n’est plus centrale”. Pour cette étude, ses trois adjoints seront en charge d’analyser les exemples d’initiatives similaires déjà mises en place en France mais également à l’international : cela permettra d’avoir un rapport très précis sur la question.

Des villes comme Niort, Gap ou Manosque ont déjà adopté ce système. A l’international, l’Allemagne s’apprête à sauter le pas, étant donnée la forte pollution qui entoure certaines villes.

Anne Hidalgo affirme cependant qu’indépendamment de l’aspect environnemental, il faudra “en particulier évaluer s’il existe un modèle économique viable : rien ne dit aujourd’hui que cela est possible”.

Avant de faire bénéficier de la gratuité des transports à tous les Parisiens, il est d’abord question de la gratuité de la carte Navigo chez les personnes âgées. En effet, en début de semaine, le conseil de Paris a posé les conditions pour qu’une telle mesure soit applicable :

  • Les personnes qui pourront bénéficier de cette gratuité devront être âgées de 65 ans et plus.
  • Ces personnes devront toucher moins de 2200 euros par mois, soit 3400 euros par couple.
  • Les 20 000 bénéficiaires de l’allocation handicap seront également éligibles.

Pour le moment, 200 000 Parisiens pourront bénéficier de cette gratuité, s’ils répondent bien entendu aux critères mentionnés ci-dessus.

Bien que cette initiative (gratuit pour tous) soit tout à l’honneur de madame la Maire, la (lourde) question du financement reste à mesurer. Comment sera compensé le manque à gagner de la RATP ? C’est pour répondre à cette interrogation que le projet est actuellement étudié.

 

 

Contrôle des chômeurs : le nouveau plan du gouvernement

Dans sa course à la présidentielle, Emmanuel Macron avait fait une promesse : renforcer le contrôle des demandeurs d’emploi. Qu’en est-il aujourd’hui ? 

C’est en ce début de semaine qu’a eu lieu une rencontre au Ministère du Travail, pour que le gouvernement présente ses pistes afin de contrôler les demandeurs d’emploi. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait été ferme sur la question du chômage.

Il l’avait annoncé : chaque mois, les demandeurs d’emplois devront rendre des comptes à leur conseiller sur leurs démarches effectuées afin de trouver un travail. Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite instaurer des sanctions : si les demandeurs d’emplois refusent deux offres alors que le salaire proposé n’est pas inférieur de plus de 25% à leur précédent salaire, les allocations chômages leur seront suspendues.

Les nouvelles mesures attendues permettront de “remettre à plat un système qualifié d’incohérent et de pas logique”. Les sanctions en vigueur à date ne sont pas tout le temps les plus adaptées. “Aujourd’hui, ne pas se présenter à un rendez-vous est passible de deux mois de radiation, et donc de suspension des allocations, tandis qu’un chômeur qui ne cherche pas assez activement un emploi ne risque que deux semaines de radiation”, selon Libération.

Au-delà de ces sanctions remises au goût du jour, le gouvernement abordera également la question de l’offre raisonnable qui consiste à demander avec précision quel type d’emploi le demandeur est prêt à accepter (nature du contrat, zone géographique…). Par ailleurs, un changement dans l’assurance-chômage est à prévoir. L’Etat souhaite d’avantage s’investir aux côtés des partenaires sociaux, qui eux espèrent que “ces discussions ne s’inscriront pas dans un cadre trop contraignant”

Ces nouveaux décrets du gouvernement vont sans aucun doute engendrer des mécontentements. Mais pour l’instant, il n’a pas l’air prêt à renoncer.

Solitude et entreprise

Face aux nombreuses problématiques sociales et psychologiques, comment l’entreprise peut-elle réagir, pour ses clients mais surtout pour son personnel ?

C’est une étude du centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) parue au mois de septembre 2017, qui est venue sonner l’alarme.

On y apprend avec stupeur que 700000 jeunes vivent en situation “d’isolement social”, c’est à dire qu’ils ne fréquentent jamais personne.

Un chiffre incroyable, qui remet forcément en cause le monde de l’entreprise, toujours mal placé pour s’intéresser aux jeunes, qui lui vouent en retour une forme de scepticisme, pour ne pas dire de méfiance.

Pourtant, l’économie nationale a un rôle à jouer dans ces nouveaux problèmes sociaux au premier titre duquel la solitude, qui frappe de la même manière les seniors.

Changer sa politique de RH et d’embauche tout d’abord, en ne laissant pas systématiquement au banc les candidats “trop jeunes”, ou “trop vieux”.

Créer du liant entre les individus ensuite, à travers sa politique d’intégration, mais également des service proposés aux particuliers.

Viande : nouveau coup dur pour les abattoirs

La filière viande vient de prendre un nouveau coup de massue sur la tête par les associations végétariennes, avec la diffusion par l’organisation de protection des animaux, L214, d’une vidéo montrant la pratique de l’abatage des vaches en gestation

Âmes sensibles, s’abstenir…. En effet, les images divulguées par L214 sont particulièrement répugnantes. On y voit les employés d’un abattoir de Limoges, en Haute-Vienne, en train de “s’occuper” de vaches gestantes.

Ils leurs tranchent l’utérus au couteau puis se débarrassent des fétus dans des grands bacs en plastique. Parfois les fétus sont à un stade particulièrement avancé, comme le décrit l’employé qui a pris ces images en caméra cachée :

«On jette le veau dans une poubelle pleine de merde. Parfois, il bouge, comme s’il était vivant. On fait ça tous les jours, au moins cinquante fois par semaine. Comment on peut les tuer, nom de Dieu ? Des vaches pleines et des veaux qui sont en train de sortir».

Ce témoin est un ouvrier espagnol du nom de Mauricio Garcia-Pereira. Il a voulu dénoncé ses conditions de travail qui le rendent malade et a filmé cette vidéo afin d’informer le plus grand nombre sur ces cas d’abatage de vaches gestantes.

Morandini, c’est fini ?

Les responsables d’i-Télé ont annoncé la suspension de l’émission de Jean-Marc Morandini, Morandini live, de manière provisoire.

Les opposants à la venue de Jean-Marc Morandini sur i-Télé ne se sentent pas vainqueurs pour autant. Au contraire, ils ont annoncé qu’ils n’arrêteraient pas le conflit social dans lequel ils sont entrés il y a plusieurs semaines, tant que l’émission ne serait pas totalement supprimée de la grille des programmes de la deuxième chaine d’actualités de France.

Ainsi, les syndicats ont commenté la décision de la direction de la chaine avec un certain scepticisme. “C’est une suspension, pas un retrait, et plutôt par manque de moyens techniques. Rien n’a bougé, la direction reste sourde à nos revendications”, a expliqué un responsable syndical d’i-Télé, avant de préciser sa pensée : si on arrêtait la grève, Morandini serait sur l’antenne dès ce soir alors que, justement, on fait la grève pour demander son retrait !”.

En effet, la direction de la achaine a annoncé dans un communiqué rapide la suspension de l’émission, mais en précisant qu’il s’agissait de motifs techniques, le personnel de la chaine étant en gréve, qui ne remettent pas en question la présence du présentateur sur la chaine et que ce dernier reprendrait son Morandini Live, dès que la gréve serait terminée.

De quoi énerver les journalistes de la chaine. “Cette annonce ne change rien, c’est même un cocktail Molotov”, a déclaré l’un d’eux.

 

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