AliExpress : la livraison en 3 jours désormais possible

AliExpress, la plateforme d'e-commerce d'Alibaba, va réduire ses délais de livraison en France à trois jours sur les catégories les plus sollicités par les consommateurs.

 

AliExpress, la plateforme d’e-commerce d’Alibaba, va réduire ses délais de livraison en France à trois jours sur les catégories les plus sollicités par les consommateurs. Pour ce faire, le site marchand mobilise son réseau logistique Cainiao et renforce ses partenariats avec Relais Colis et la Poste.

AliExpress, la plateforme d’e-commerce du groupe Alibaba, a annoncé jeudi porter ses délais de livraison à trois jours en France. Pour y arriver, le site marchand va s’appuyer sur Cainiao, le réseau logistique chinois. « La réception des colis par les acheteurs français est alors facilitée et accélérée. En développant un réseau de partenaires sur l’ensemble du territoire français, AliExpress assure aux consommateurs une livraison dans les trois jours suivant leurs commandes sur une gamme variée de produits proposés sur la plateforme », précise l’e-commerçant dans un communiqué.

La mise en place du dispositif répond à une demande des consommateurs de l’Hexagone qui se plaignaient des délais de livraison trop longs, en comparaison avec ceux des concurrents américain et français Amazon et Cdiscount. Et ce, en dépit de l’existence d’un centre logistique du groupe à Liège, en Belgique.

Dans un premier temps, AliExpress choisit de se concentrer sur les catégories de produits les plus populaires sur le marché français. La livraison en trois jours se fera donc sur plusieurs produits high-tech, la décoration, la maison, le jardin, la mode, la beauté, le sport et les loisirs. C’est notamment le cas de l’aspirateur sans fil Xiaomi, un des tops ventes auprès des consommateurs français sur AliExpress. Il est désormais disponible dans un délai de livraison de trois jours.

Bientôt l’ensemble des produits et des catégories concerné

Afin de parvenir à livrer en trois jours, AliExpress renforce également ses partenariats locaux, avec La Poste ou Relais Colis par exemple, et continue de travailler sur son réseau en France. Sur le long terme, AliExpress souhaite améliorer sa logistique auprès des consommateurs français sur l’ensemble des produits et des catégories proposés sur sa plateforme. « Nous continuons de déployer nos efforts pour proposer de plus en plus de produits en livraison rapide », a souligné Cheer Zhang, Directrice du service consommateurs et marchés internationaux.

Un projet de construction d’un entrepôt dans les cartons ?

Le groupe explore par ailleurs d’autres moyens de coopération avec des acteurs logistiques locaux, notamment pour la livraison de gros colis et la livraison de marchandises lourdes dans le but de rendre meilleur ses services auprès des consommateurs français. En outre, selon des informations de nos confrères de Sud-Ouest datées de fin mai, un projet de construction d’un entrepôt de 71.000m2 serait à l’étude. Alibaba n’a pas confirmé cette rumeur.

ADP-Maliba : le choix du consensus pour sortir le Mali de la crise

Politique au Mali

Depuis la création du groupe parlementaire Benso et son ancrage dans la majorité présidentielle, des voix s’élèvent pour souligner l’inconstance d’ADP-Maliba. Parmi elles, celle d’Amadou Thiam, un ancien cadre du parti, qui avait rejoint la majorité présidentielle, il y a plusieurs mois. Chassé du parti, il dit maintenant avoir eu finalement raison. Vraiment ?

Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs !

Après avoir remporté haut les mains les élections législatives à Kayes (62,12% des voix) le 29 mars dernier, Aliou Diallo a pris la tête du groupe parlementaire « Benso » à l’Assemblée nationale du Mali. Le groupe parlementaire « Benso », qui signifie en langue nationale Bambara « La Maison de l’Entente », a décidé souverainement de s’inscrire dans les rangs de la majorité présidentielle (EPM). Un positionnement qui marquerait l’inconstance d’Aliou Diallo, selon ses détracteurs. En effet, d’anciens cadres d’ADP-Maliba avaient voulu rejoindre la majorité présidentielle, il y a plusieurs mois. Ce qui leur a valu leur départ du parti.

Pour Aliou Diallo, ces anciens cadres, parmi lesquels Amadou Thiam, avaient mis la charrue avant les bœufs. Le parti de la Balance souhaitait, l’union sacrée entre opposition et majorité pour le bien du Mali. Mais, il fallait au préalable l’organisation d’un Dialogue national inclusif (DNI), une sorte d’autopsie du mal qui ronge le pays. C’est seulement après cet important rendez-vous national qu’ADP-Maliba envisageait de tendre la main au pouvoir. Voilà pourquoi le parti d’AliouDiallo a choisi de ne pas signer l’Accord politique de gouvernance le 2 mai 2019 et a attendu la fin du DNI, en décembre 2019, pour le faire.

Une première résolution du DNI appliquée

Parmi les principales recommandations de ce DNI figure l’organisation des élections législatives avant mai 2020. Ce qui a été fait malgré la crise sanitaire du coronavirus et l’insécurité dans le nord. « Les députés saluent donc le Peuple malien pour son sens élevé des priorités. Le Groupe Benso remercie le Président de la République pour avoir mis en œuvre cette résolution du dialogue et salue le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui a réussi à organiser le scrutin dans les délais impartis », a-t-il déclaré Aliou lors de son premier discours à l’hémicycle en tant que président du groupe parlementaire « Benso ».

Prochaine étape : veiller à l’application stricte des autres résolutions de la feuille de route consensuelle du DNI. Parmi elles, l’organisation du prochain référendum et le projet de la nouvelle Constitution, le retour de la sécurité dans le nord et la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger. Seule la tenue de ces engagements pourra ramener la paix au Mali et relancer le développement économique du pays. Voilà pourquoi le président IBK mérite qu’on lui fasse confiance. « Notre groupe parlementaire encouragera et soutiendra toutes les initiatives et les actions tendant à renforcer la cohésion nationale pour résoudre la crise que notre pays connaît », a promis Aliou Diallo.

Une entrée prochaine dans le gouvernement ?

Dans ce cadre, ADP-Maliba n’écarte pas la possibilité d’entrer dans le prochain gouvernement si le président de la République décide de nommer certains de ses cadres. Le parti de la Balance pourrait ainsi veiller au strict respect du calendrier du DNI et participer concrètement à la gestion du pays. Ce qui pourrait constituer une expérience enrichissante pour un parti qui compte s’installer au palais de Koulouba en 2023.

Cloud : Slack et AWS resserrent les liens pour contrer Microsoft

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l'intégration des produits.

 

Slack et Amazon Web Services viennent de signer un accord pluriannuel qui couvre les services de Cloud et l’intégration des produits. Les deux entreprises resserrent ainsi leurs liens pour concurrencer Microsoft.

Slack et Amazon Web Services (AWS) annoncent la conclusion d’un accord pluriannuel autour de leurs solutions respectives. Dans ce cadre, « Slack continue de s’appuyer sur AWS en tant que fournisseur cloud et utilisera une gamme de services AWS, y compris le stockage, le calcul, la base de données, la sécurité, l’analyse et l’apprentissage automatique, pour développer d’autres fonctionnalités de collaboration », indique dans un communiqué la start-up. De son côté, AWS utilisera la plateforme de communication collaborative pour ses besoins internes.

D’après les termes de l’accord, Slack utilisera précisément la technologie Amazon Chime pour ses fonctions d’appels audio, vidéo et de partage d’écran afin d’améliorer la qualité des appels. AWS Chatbot et AWS AppFlow (un service de gestion des flux de données) seront aussi intégrés à la plateforme de communication collaborative. De plus, AWS Key Management Service alimentera le service Slack Enterprise Key Management, distribuera et contrôlera les clés cryptographiques. Les entreprises intégreront également davantage de produits et seront interopérables.

Un front commun contre Microsoft

« Un partenariat stratégique avec AWS permet aux deux entreprises de s’adapter à la demande et de proposer des offres de qualité professionnelle à nos clients. En intégrant les services AWS à notre plateforme de messagerie, nous aidons les équipes à gérer facilement et de manière transparente leurs projets d’infrastructure et à lancer des services cloud sans jamais quitter Slack », s’est réjoui Stewart Butterfield, PDG et cofondateur de Slack.

Pour la start-up, le partenariat avec AWS est un moyen pratique de tenir à distance celui qui aurait pu devenir un concurrent. Aussi, AWS va lui permettre de se développer comme le groupe l’a fait pour Zoom. Enfin, AWS et Slack pourront mieux faire face à l’ennemi commun : Microsoft, qui commercialise Azure et Teams.

Hausse du chiffre d’affaires de 50% sur un an

L’annonce du renforcement de ce partenariat intervient après la publication des derniers résultats financiers de Slack pour son premier trimestre fiscal 2021. Son chiffre d’affaires a atteint 201,7 millions de dollars, en hausse de 50% d’une année sur l’autre. Sur la période écoulée, la start-up revendique un gain de 12 000 nouveaux clients, pour un total de 122 000 clients payants et 750 000 payants et gratuits.

Divertissement : Netflix rachète le mythique cinéma Egyptian Theatre

Le mythique cinéma Egyptian Theatre sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles.

 

Après un an de négociations, Netflix a annoncé vendredi le rachat du mythique Egyptian Theatre, sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles. Le but de cette acquisition ? Organiser des lancements de films et des événements spéciaux.

Netflix a conclu vendredi le rachat de l’Egyptian Theatre, mythique cinéma situé sur Hollywood Boulevard, confirmant encore un peu plus son rang comme acteur majeur de l’industrie du cinéma aux Etats-Unis. Selon le Los Angeles Times, la transaction s’élève à quelques dizaines de millions de dollars. Netflix gèrera l’établissement en partenariat avec la Cinémathèque américaine, une association à but non lucratif qui avait racheté puis rénové le cinéma délabré en 1996.

Netflix avait déjà racheté le Paris Theatre

Le cinéma de Los Angeles a été bâti en 1922 et s’enorgueillit d’avoir accueilli la première séance de promotion jamais organisée à Hollywood (Robin des Bois, avec Douglas Fairbanks dans le rôle-titre). Il avait aussi eu le privilège d’accueillir le lancement d’un grand nombre de films de l’Age d’or du cinéma, comme La ruée vers l’or de Chaplin ou Les Dix Commandements. Netflix prévoit d’y organiser le lancement de ses films ainsi que d’autres événements spéciaux.

Le géant de la vidéo à la demande a dépensé ces dernières années des milliards de dollars pour attirer à lui les grands noms de l’industrie du cinéma, s’imposant aux côtés des grands studios traditionnels d’Hollywood pour produire des films remarqués, comme « Roma » ou « The Irishman ». Aussi, l’an dernier, Netflix avait racheté un cinéma historique de New York, le Paris Theatre, qui avait fermé ses portes.

Netflix veut lever un obstacle majeur

Les professionnels du secteur voient ces investissements comme un bras de fer engagé par le géant du streaming avec les grandes enseignes de cinéma et les studios traditionnels. Netflix souhaite contourner, aux Etats-Unis, l’usage qui veut qu’un délai de 90 jours s’écoule entre la sortie d’un film en salles et sa diffusion sur Internet.  Les Oscars et autres prix cinématographiques exigent en effet que les films aient été projetés dans des salles pendant un certain temps pour pouvoir concourir. Selon le média spécialisé IndieWire, Netflix a décidé de ne pas présenter cette année ses films dans les grands festivals comme Venise, Toronto ou New York (si tant est qu’ils puissent avoir lieu malgré la pandémie), préférant les dévoiler dans des lieux indépendants. Le rachat de l’Egyptian Theatre répond à cet objectif.

Espagne : le tourisme peut redémarrer dès juillet

Deux jeunes femmes se promenant sur une station balnéaire des Iles canaries, en Espagne.

 

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré le samedi 23 mai que le tourisme peut redémarrer dès le mois de juillet avec la réouverture des frontières. Il espère ainsi sauver un secteur qui représente plus de 12 % de son PIB et 13 % de ses emplois directs. 

« Nous avons surmonté la grande vague de la pandémie »

Ces dernières semaines, le coronavirus a nettement reculé en Europe pour se déporter vers l’Amérique du Sud. Ce qui rassure les gouvernements et les pousse à lancer des plans de déconfinement. « Le plus dur est passé », a assuré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, lors d’une conférence de presse samedi. Nous avons surmonté la grande vague de la pandémie » qui a fait plus de 28.000 morts dans le pays. « Je vous annonce qu’à partir du mois de juillet, l’entrée de touristes étrangers en Espagne reprendra en conditions de sécurité », a annoncé Pedro Sanchez. Pour rappel, le pays vit sous confinement depuis le 14 mars dernier, et ses frontières sont toujours fermées.

L’Espagne a entamé son déconfinement progressif, mais différencié selon les territoires. Madrid et Barcelone, villes jusqu’ici exclues de cette mesure, pourront rouvrir terrasses de bars, hôtels et musées à partir de lundi 25 mai, rejoignant ainsi le reste du pays après deux semaines d’attente.

Le tourisme va-t-il rééditer l’exploit de la crise sanitaire de 2008 ?

Le gouvernement espagnol a décidé de faire redémarrer le tourisme pour sauver un secteur essentiel pour son économie, mais en grande difficulté. Membre du sélect club des cinq principales puissances touristiques du monde (avec la France, la Chine, les Etats-Unis et l’Italie), deuxième pays le plus visité l’an dernier avec 83,7 millions de visiteurs étrangers qui ont dépensé la bagatelle de 92 milliards d’euros, l’Espagne croise les doigts. Le tourisme est sa poule aux œufs d’or. Chaque année, il assure plus de 12 % de son PIB et 13 % de ses emplois directs. D’ailleurs, l’activité touristique a permis à l’Espagne de se redresser après la crise de 2008, lorsque le pays se retrouva au bord de la banqueroute. Alors pourquoi ne ferait-elle pas autant pour cette crise sanitaire du coronavirus ?

Un « plan choc » pour sauver le tourisme espagnol

Cela ne sera pas facile. Le secteur touristique a déjà perdu 18 milliards d’euros lors de la semaine de Pâques et les prédictions sont très mauvaises pour les semaines et mois à venir. Les entrepreneurs du tourisme prévoient pour cette année des pertes cumulées de l’ordre de 125 milliards d’euros et une chute de l’activité de plus de 80 %. Les régions les plus touchées sont : la Catalogne, l’Andalousie, Madrid, les Canaries et Majorque.

José Luis Zoreda, vice-président d’Exceltur – fédération des grandes entreprises du secteur touristique espagnol – a réclamé au gouvernement un « plan choc ». Il estime que même si les Espagnols optaient massivement cet été pour un tourisme national, « cela permettrait à peine de compenser le désastre ».

Lors de sa conférence de presse du samedi 23 mai, le Premier ministre espagnol a également annoncé la reprise des grandes compétitions sportives et professionnelles, et en particulier la Liga de football, à partir de la semaine du 8 juin.

Automobile : Bruno Le Maire annonce un plan de soutien sous 15 jours

Le volant d'une voiture Peugeot.

 

Après avoir rencontré le vendredi 15 mai les constructeurs automobiles, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a promis ce lundi 18 mai un plan de soutien au secteur sous 15 jours. Mais il s’agira d’un « soutien pour des véhicules verts », a-t-il prévenu.

« Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique »

« Je vais voir aujourd’hui [vendredi 15 mai] tous les constructeurs automobiles et tous les représentants de la filière et je vais leur dire que nous sommes prêts à soutenir la demande des Français pour la voiture », avait déclaré le ministre de l’Economie et des Finances sur l’antenne de Cnews le 15 mai. Ce lundi 18 mai, il a annoncé sur France Info qu’il présenterait « sous 15 jours » un plan de soutien au secteur automobile, qui favorisera « l’achat de véhicules propres », et un autre pour l’aéronautique avant le 1er juillet.

« Ce sera un soutien aux voitures qui émettent le moins de CO2, aux voitures vertes, aux véhicules électriques, a averti Bruno Le Maire. C’est évidemment la condition de notre soutien, parce que l’industrie automobile doit réussir sa transition vers l’automobile autonome et vers l’automobile électrique ». Selon lui, « Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique et pour encourager les Français à acheter des véhicules qui sont encore aujourd’hui trop chers pour eux ».

Bruno Le Maire souhaite la relocalisation de certaines activités en France

Bruno Le Maire avait annoncé dès la fin mars la nécessité de mesures particulières de soutien au secteur automobile qui a enregistré un effondrement de ses ventes aux mois de mars et d’avril avec la fermeture des concessions. Le marché automobile français a ainsi chuté de près de 89 % en avril. Le ministre de l’Economie avait mentionné une autre condition au soutien de l’Etat français au secteur automobile : la relocalisation de certaines activités en France. « L’industrie automobile française a trop délocalisé » et « doit pouvoir relocaliser certaines productions », avait-il souhaité.

Un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique prévu

Bruno Le Maire a, par ailleurs, indiqué qu’il annoncerait « avant le 1er juillet, un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique et les centaines de milliers d’emplois qui vont derrière dans la région de Toulouse et ailleurs ».

Abricots : la production française devrait chuter de 30 % en 2020

Une récole d'abricots en Magny-en-Vexin, France.

 

La production française d’abricots devrait chuter de 30 % en 2020, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai. La floraison et la nouaison ont été affectées par un hiver exceptionnellement doux puis par des gelées printanières, notamment en Vallée du Rhône et en Provence.

La production la plus faible depuis 12 ans

D’après le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a arrêté ses données au 1er mai, la production française d’abricots reculerait de 30 % par rapport à la récolte de 2019 et à la moyenne des récoltes de 2015 à 2019. Il s’agirait de la production la plus faible depuis 12 ans, après la récolte de 2008, frappée par un gel sévère. Le ministère s’attend donc à 94 500 tonnes d’abricots pour la campagne 2019-2020. « L’hiver exceptionnellement doux de 2019-2020 a entraîné des anomalies dans la floraison et la nouaison. Le gel printanier qui a suivi a touché le couloir rhodanien et la Provence », explique le service statistiques du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

En Languedoc et Roussillon, la production serait inférieure de 34 % à celle de 2019. Conséquence d’un hiver très doux, qui a entrainé des anomalies dans la dormance, limitant la capacité de floraison. Dans la vallée de la Garonne, les pluies ont fait chuter ¾ des fleurs. En Paca, la production diminuerait sur un an. Les gelées ont durement frappé les vergers du Vaucluse pendant la nouaison. En Vallée du Rhône, le potentiel de production s’établit en dessous de celui de 2019 (- 24 %). Dans la Drôme et l’Ardèche, plusieurs gelées noires ont affecté les vergers, particulièrement les variétés précoces. La chute des fruits est importante par endroits.

Une baisse de la production de 37 % en Europe

La production d’abricots ne baissera pas qu’en France. Elle reculerait en Europe de 37 % sur un an (401 883 tonnes) et 28 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Il faut remonter à 2003 et à 1998 pour trouver des récoltes plus faibles, avec respectivement 390 000 tonnes et 365 000 tonnes. En Italie, une demi-récolte est prévue par rapport au niveau moyen. Ce pays produirait ainsi 136 101 tonnes (-56 %), la Grèce 78 500 tonnes (-13 %) et l’Espagne 93 740 tonnes (-15 %).

« Les zones de production méridionales ou méditerranéennes ont connu un hiver exceptionnellement doux, avec peu d’heures de froid et des températures très élevées en décembre et en février avec des maximales parfois supérieures à 25 degrés. Ce climat hivernal n’a pas permis de satisfaire les heures de froid nécessaires à la dormance de certaines variétés d’où une floraison peu abondante, erratique, hétérogène et un déficit de production », constate Europech’, qui propose tous les ans les prévisions de récolte européenne pêche/nectarine et abricot.

Coronavirus : Edouard Philippe a détaillé son plan de déconfinement

Une rue de Paris, capitale de la France.

 

Le Premier ministre Edouard Philippe a détaillé ce jeudi la manière dont la France va progressivement entamer son déconfinement à compter de lundi 11 mai 2020. Il a notamment indiqué que certains régions resteront « rouges » et que la circulation de la population restera limitée dans ces zones-là.

« La levée progressive du confinement peut être engagée. », a déclaré ce jeudi Édouard Philippe au cours d’une conférence de presse avec d’autres ministres de son gouvernement, dont celui de la Santé, Olivier Véran. « Nous allons débuter lundi prochain un processus très progressif, au minimum sur plusieurs semaines, qui va permettre au pays de sortir doucement, mais sûrement du confinement », a dit le Premier ministre. Il a fait savoir que tous les commerces rouvriront à partir du 11 mai (librairies, coiffeurs, etc.) sauf les lieux de convivialité (cafés et restaurants). Le télétravail devra être aussi maintenu partout au maximum, et surtout en Île-de-France. Quant aux rassemblements, ils devront se limiter à 10 personnes jusqu’au 2 juin.

Quatre régions restent en « rouge »

Le plan de déconfinement développé par le gouvernement varie toutefois en fonction des zones géographiques. « Certains départements ont des résultats moins bons qu’espérés », a souligné Édouard Philippe. Ainsi, quatre régions restent en « rouge », à savoir l’Île-de-France, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté. Mayotte s’ajoute à cette liste, en raison d’un « nombre de cas qui est faible, mais en augmentation ». Pour ces zones rouges, la circulation sera limitée et il n’y aura pas d’ouverture des collèges, de parcs et de jardins.

Par contre, la circulation pourra être élevée dans les zones vertes : «  S’ils se maintiennent en vert durant les 3 prochaines semaines, nous pourrons envisager une nouvelle étape du déconfinement », avec notamment une réouverture des cafés, bars et restaurants, précise Edouard Philippe. En zone verte, les parcs pourront rouvrir à partir du 11 mai, ainsi que les jardins et les centres commerciaux.

Une attestation de déplacement prévue pour les salariés

Dans les transports en commun, Elisabeth Borne a annoncé des règles très strictes pour « éviter qu’ils ne se transforment en vecteur de diffusion de l’épidémie », surtout en Île-de-France. « Nous invitons les habitants de l’Île-de-France à limiter leurs déplacements au strict nécessaire », a-t-elle martelé. Pour maîtriser le flux d’usagers et éviter les déplacements de loisirs, les entreprises franciliennes devront fournir une attestation de déplacement aux salariés qui ne peuvent pas télétravailler. Par ailleurs, le port du masque sera obligatoire, sous peine de recevoir une amende de 135 euros. Le gouvernement mobilisera 20 000 policiers et gendarmes pour contrôler et verbaliser dans ces transports en commun.

Un million d’élèves reprendront le chemin de l’école dès lundi

Pour sa part, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer assure que « 87 à 90 % des communes ont préparé la rentrée pour la semaine prochaine ». Il concède toutefois qu’il n’y aurait qu’un million d’élèves qui reviendront à l’école d’ici le 11 mai, avec 130 000 professeurs. Parmi les autres mesures inscrites dans le plan de déconfinement figurent la possibilité pour les plages et lacs de rouvrir sur demande des maires, s’ils peuvent « présenter des preuves d’aménagements suffisants pour le respect de la distanciation sociale », et le prolongement de la fermeture des frontières.

Enfin, le secrétaire d’État au Numérique Cédric O a parlé de l’application StopCovid. Il espère qu’elle entrera en phase de béta-test la semaine du 11 mai, pour qu’il puisse y avoir un vote au Parlement. En cas d’adoption, il y aura une mise en place en juin de cet outil numérique de contact tracing, dont les caractéristiques restent encore floues à ce jour.

Amazon : des caméras thermiques déployées dans des entrepôts contre le coronavirus

Entrepôt de collects et retours d'Amazon à South Street, à Philadelphie (Etats Unis).

 

Amazon.com tente d’accélérer le dépistage dans ses entrepôts afin de rassurer ses salariés et améliorer les conditions sanitaires dans lesquelles ils travaillent. C’est pourquoi, il a installé des caméras thermiques dans des entrepôts pour dépister les travailleurs à la recherche de signes du nouveau coronavirus.

Amazon s’inquiète pour la santé et la sécurité de ses employés

Des sources internes et des posts sur les réseaux sociaux indiquent qu’Amazon utilise actuellement des caméras thermiques dans six entrepôts aux Etats-Unis, dans les zones de Los Angeles et de Seattle, pour accélérer le dépistage des travailleurs fiévreux susceptibles d’être infectés par le coronavirus. La fièvre étant l’un des symptômes les plus courants de la covid-19, avec la fatigue et la toux sèche, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) .

Le géant du e-commerce a confirmé que certains sites ont été équipés, à l’instar de ce qui se fait dans les aéroports asiatiques depuis l’épidémie de SRAS en 2003. Ces appareils peuvent coûter entre 5 000 et 20 000 dollars. « Nous avons mis en place des contrôles de température quotidiens dans nos sites d’exploitation comme mesure préventive supplémentaire pour soutenir la santé et la sécurité de nos employés qui continuent de fournir un service essentiel dans nos communautés », a déclaré Amazon. « Nous mettons actuellement en œuvre l’utilisation de caméras thermiques pour le contrôle de la température afin de créer une expérience plus rationalisée sur certains de nos sites », ajoute le groupe de Jeff Bezos.

Un employé mort du coronavirus en début de mois

Les caméras thermiques mesurent la quantité de chaleur dégagée par les employés par rapport à leur environnement. Ils nécessitent moins de temps et de contact que les thermomètres frontaux, adoptés auparavant par Amazon, ont déclaré les travailleurs.

Amazon a signalé, ces derniers jours, des cas de coronavirus parmi le personnel de plus de 50 de ses entrepôts américains. Un travailleur d’une installation en Californie est même décédé après avoir contracté covid-19 . L’entreprise allègue que l’employé a attrapé la maladie pendant ses vacances et n’a pas été en contact avec ses collègues depuis le 6 mars. Mais certains salariés, s’inquiétant pour leur sécurité, ont tout de même quitté leur travail. Les syndicats et les élus ont appelé Amazon à fermer les bâtiments.

Un débrayage virtuel des employés prévu le 24 avril

En France, Amazon a fermé temporairement six de ses centres de distribution, après qu’un tribunal a constaté que les conditions de sécurité étaient mauvaises dans ses entrepôts. Pour se rattraper, le géant du commerce en ligne a annoncé la distribution de maques à ses salariés, tout en effectuant des contrôles de température avec un thermomètre frontal.

Malgré cela, les employés d’Amazon préparent un débrayage virtuel le 24 avril dans le but de protester contre le licenciement récent de deux employés qui se sont prononcés contre les conditions dans les entrepôts de l’entreprise et le manque de protection pour les travailleurs en première ligne.

Walt Disney : le nouveau CEO, Bob Chapek, rejoint le conseil d’administration

Disneyland Park, Anaheim, Etats Unis.

 

Walt Disney a annoncé, mercredi 15 avril, la nomination de son directeur général (CEO) Bob Chapek comme nouveau membre de son conseil d’administration. L’ex président de Disney Parks a été désigné CEO du géant des médias et du divertissement fin février 2020.

Lorsque Walt Disney a nommé Bob Chapek au poste de directeur général du groupe en février dernier (Bob Iger devenant Président Exécutif), la compagnie a également révélé qu’il serait nommé au conseil d’administration à une date ultérieure. Ce qui a été fait ce mercredi 15 avril 2020. Bob II a officiellement rejoint le Conseil d’administration de la firme aux grandes oreilles.

Une annonce surprise

Selon un dossier déposé auprès de la SEC (l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers), Bob Chapek ne devrait être nommé à aucun comité du conseil d’administration pour le moment. Cette annonce survient juste après que le New York Times ait révélé que Bob Iger, qui devait s’occuper de toutes les affaires artistiques de Walt Disney Company jusqu’en 2021, a finalement repris son rôle précédent pour faire face à la crise économique liée à la pandémie du Covid-19. Interrogé sur ce changement, Bob Iger a déclaré au New York Times : « Une crise de cette ampleur et son impact sur Disney entraîneraient nécessairement mon aide active à Bob [Chapek] et à la société, c’est d’autant plus vrai que j’ai dirigé l’entreprise durant près de 15 ans ! ».

« Bob Chapek a fait preuve de leadership »

Susan Arnold, directrice principale indépendante du conseil d’administration de Disney, et Robert Iger estiment que « Bob Chapek a fait preuve d’un leadership remarquable face à des défis sans précédent qui étaient inimaginables lorsqu’il est devenu CEO il y a seulement sept semaines ». Ils rappellent par ailleurs l’avoir « vu traverser cette situation très complexe avec détermination et compassion ».

Il a supervisé l’ouverture des parcs à thème

Chapek a fait son entrée à Walt Disney en 1993. De 2011 à 2015, il a été président de l’ancien Disney Consumer Products et président de la distribution de Walt Disney Studios, ainsi que de Walt Disney Studios Home Entertainment. Plus récemment, il a occupé les fonctions de président de Disney Parks. Dans ce rôle, l’homme d’affaires américain a supervisé l’ouverture du parc à thème et complexe hôtelier de Disney en Chine continentale, Shanghai Disney Resort, et les mises à niveau dans les six complexes hôteliers de Disney aux États-Unis, en Europe et en Asie.

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