Repenser l’économie : un ouvrage passionnant

Dans Repenser l’économie, les économistes François Geerolf et Gabriel Zucman nous donnent des clés pour faire évoluer notre société.

Est-il possible de concevoir la mise en place, à l’échelle planétaire, d’un système économique alternatif, plus soucieux de l’homme et de l’écologie ?

Depuis la crise des subprimes de 2008 et les conséquences dramatiques qu’elle a eu sur les économies de toute la planète, mais surtout au niveau social, la population prend peu à peu conscience que le système économique actuel n’est plus au service de l’homme.

Désormais, c’est l’homme qui est au service de l’économie mondialisée.

Paru aux éditons La découverte en 2012, Repenser l’économie nous donne quelques clés pour une révolution douce de notre système économique. Un système qui pourrait être plus durable, plus respectueux de l’environnement et des humains.

Cet ouvrage pédagogique a également le mérite de se lire très facilement et d’être fort accessible. Une belle surprise.

 

Groupe HD Media : le succès au rendez-vous

En misant sur des revues hyperspécialisées et haut de gamme, les responsables du groupe de presse HD Média ont réussi à créer un modèle économique rentable, dans un secteur pourtant en crise. Un exemple porteur d’espoir pour les acteurs français de la presse papier.

Face à l’avènement du net et à ses conséquences désastreuses sur les modèles économiques de la presse papier, certains acteurs du secteur comme le groupe HD Média ont adopté des stratégies payantes, qui leur permettent de tirer leur épingle du jeu. En l’occurrence, deux choix stratégiques expliquent le succès du groupe HD Média : la segmentation et l’exigence.

Une segmentation du lectorat réalisée de fait, par la production de revues ultra spécialisées et sectorielles, qui évitent la concurrence et permettent de cibler au mieux leurs audiences.

Une exigence, ensuite, par la volonté de proposer une revue extrêmement qualitative à ses lecteurs. Cet aspect luxueux dans les produits et sujets développés par les magazines du groupe se retrouve logiquement dans les maquettes de ces revues : style épuré et classieux, papier de qualité, photos et visuels de grande qualité, tout est fait pour faire de ces magazines des frontières vers le monde de l’élégance.

Ainsi, avec ses magazines spécialisés, Maison Actuelle, Deco Mag, Maison & Jardin Actuels, ainsi que Cheminée Actuelle, le groupe HD Média vise un lectorat passionné et exigeant. Les annonceurs sont particulièrement friands de cette audience ciblée et qualitative, qui leur assure des retours marketing et communicationnels inégalables.

Les annonceurs se bousculent donc pour disposer d’un espace sur les titres du groupe HD Media, dont les choix stratégiques ont permis une rentabilité qui dure depuis les 8 années que les magazines ont été lancés.

Matthieu Pigasse et Xavier Niel achètent AB Production

Mediawan, le fonds d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton a annoncé qu’il allait acheter le groue AP, pour un montant proche de 270 millions d’euros.

Le groupe AB est devenu célèbre avec les séries AB Production, dans les années 90, comme (entre de nombreux autres) Hélène et les Garçons, Premier Baiser, ou encore Salut les Musclés.

Depuis, ce groupe a continué à produire des créations audiovisuelles, mais il s’est également positionné en tant que diffuseur, avec ses chaines dont RTL9, Golf Channel ou AB Moteurs.

Il s’agit donc d’un rachat important dans le secteur médiatique. D’ailleurs, Mediawan ne cache pas ses intentions qui sont de devenir «leader européen des contenus» audiovisuels.

Une ambitions expliqué par Matthieu Pigasse, qui a déclaré :

«Nous allons utiliser AB comme plateforme de départ pour créer le premier groupe indépendant de contenus en Europe. Nous allons réaliser un certain nombre d’acquisitions dans quelques semaines ou quelques mois, dont la valeur cumulée sera facilement supérieure à 1 milliard d’euros».

 

Montebourg veut baisser la CSG

L’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vouloir baisser la contribution sociale généralisée (CSG) pour les petits salaires, s’il est élu président de la république.

Les Primaires socialistes pour la candidature à la prochaine élection présidentielle sont bien lancées. Et le principal opposant au grand favori Manuel Valls, son ancien ministre Arnaud Montebourg, a décidé de faire parler de lui.

Ainsi, mardi 3 janvier, il s’est rendu sur le plateau de la radio RTL, afin de présenter son programme politique. L’une de ses propositions a particulièrement marqué : il s’agit d’une baisse de la CSG  pour les petits salaires, qui permettrait, selon, lui de redistribuer du pouvoir d’achat aux « classes populaires ».

Une mesure qu’il juge nécessaire et qui sera « la première des décisions » qu’il prendra en cas d’élection à la fonction suprême. Et de préciser qu’il souhaite « diminuer la CSG sur tous les salariés qui aujourd’hui sont en situation d’être entre un smic ou 1,3 smic, c’est-à-dire jusqu’à 1 500 euros net ».
L’ancien compagnon d’Audrey Pulvar a justifié cette décision par la situation actuelle de nitre pays : « aujourd’hui, le problème de la France, c’est que ceux qui travaillent ont des fins de mois difficiles »
Lundu 2 janvier, c’était un autre candidat à la primaire socialiste, Benoit Hamon, qui s’était exprimé sur les antennes d’Europe 1.

Affaire Cahuzac : le choix des coupables ?

Le 18 décembre, le président de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a rendu son verdict dans l’affaire politico-judiciaire la plus marquante du quinquennat de François Hollande. Un procès hors-norme qui soulève un certain nombre de questions. Derrière la sévérité apparente de la condamnation de l’ancien ministre, se cache en creux un étonnant laxisme à l’égard de certains établissements bancaires.

Pris au piège de la dimension symbolique du procès, Jérôme Cahuzac a écopé d’une sanction particulièrement lourde. Trois ans de prison ferme. Son ex-femme, Patricia, a été condamnée à deux ans de prison ferme. Dernier accusé, la Banque Reyl, qui devra verser près de deux millions d’euros d’amende.

Des peines lourdes qui en imposent. En apparence du moins. Car à y regarder de plus près, c’est surtout la liste des établissements bancaires non poursuivis qui impressionne. Sur les trois millions et demi d’euros cachés par le couple Cahuzac au fisc français, six cent mille ont été placés dans les coffres genevois de la Banque Reyl. Quid des deux millions neuf cent mille restant ?

L’instruction a pourtant permis de localiser l’intégralité des comptes illicites de l’ancien ministre. Et surprise, la liste des banques impliquées compte plusieurs des cadors du secteur bancaire : UBS, Julius Baer, Royal Bank of Scotland, BNP Paribas et la Banque Postale. « Too big to jail », pour détourner  le célèbre dicton américain ? Peut-être bien.

Le choix du juge Peimane Ghaleh-Marzban, de ne poursuivre que la plus petite et la moins influente des banques impliquées, pose tout de même des questions. Fallait-il coûte que coûte faire un exemple sans fragiliser un secteur bancaire traumatisé par le tsunami de 2008 ?

La condamnation même de la Banque Reyl porte en elle pas mal d’ambiguïtés. Condamné à une amende, la banque n’a pourtant pas reçu d’interdiction d’exercer une activité bancaire en France. Plus étonnant, le juge a affirmé dans son verdict que l’activité de la banque était conforme à la législation suisse en vigueur. Coupable mais pas responsable ?

Pour justifier cette étrange condamnation et ne pas se justifier sur le sort des autres banques, le tribunal a évoqué « l’instrument de la dissimulation des avoirs ». Comme si l’on condamnait un fabricant de couteaux lorsqu’une victime est poignardée…

La presse anglaise dopée par Meghan Markle

Depuis l’officialisation de la relation entre le Prince Harry et la comédienne Meghan Markle, les ventes de tabloïds et autre magasines ont explosé outre-Manche.

Avec le Brexit et la sortie inattendue de l’Union Européenne, la grande-Bretagne craint pour son économie et sur les conséquences que pourraient avoir ce Brexit sur le niveau de vie.

Du coup, toute bonne nouvelle est bonne à prendre pour l’économie britannique, qui s’est félicité des recettes de sa presse ces dernières semaines.

Des recettes en hausse, qui s’expliquent par les différents articles publiés sur la nouvelle petite amie officielle du Prince Harry, Meghan Markle.

Si elle est loin d’éclipser la belle Kate Middleton du cœur des Anglais, Meghan Markle a le mérite d’attiser leur curiosité.

L’actrice qui a notamment joué dans Les Experts et qui cartonne en ce moment aux États-Unis dans une autre série policière, a choqué de nombreux britanniques qui ont découvert ses photos les plus coquines sur internet.

De quoi soutenir durablement le secteur ? En cas de mariage, certainement…

Morandini, c’est fini ?

Les responsables d’i-Télé ont annoncé la suspension de l’émission de Jean-Marc Morandini, Morandini live, de manière provisoire.

Les opposants à la venue de Jean-Marc Morandini sur i-Télé ne se sentent pas vainqueurs pour autant. Au contraire, ils ont annoncé qu’ils n’arrêteraient pas le conflit social dans lequel ils sont entrés il y a plusieurs semaines, tant que l’émission ne serait pas totalement supprimée de la grille des programmes de la deuxième chaine d’actualités de France.

Ainsi, les syndicats ont commenté la décision de la direction de la chaine avec un certain scepticisme. “C’est une suspension, pas un retrait, et plutôt par manque de moyens techniques. Rien n’a bougé, la direction reste sourde à nos revendications”, a expliqué un responsable syndical d’i-Télé, avant de préciser sa pensée : si on arrêtait la grève, Morandini serait sur l’antenne dès ce soir alors que, justement, on fait la grève pour demander son retrait !”.

En effet, la direction de la achaine a annoncé dans un communiqué rapide la suspension de l’émission, mais en précisant qu’il s’agissait de motifs techniques, le personnel de la chaine étant en gréve, qui ne remettent pas en question la présence du présentateur sur la chaine et que ce dernier reprendrait son Morandini Live, dès que la gréve serait terminée.

De quoi énerver les journalistes de la chaine. “Cette annonce ne change rien, c’est même un cocktail Molotov”, a déclaré l’un d’eux.

 

Paris 4e ville plus attractive au monde

Le classement sur l’attractivité des métropoles du monde entier a été rendu public la semaine dernière. Et Paris figure toujours en bonne position, avec une quatrième place.

Il faut croire que les attentats qui ont touché notre pays et la menace terroriste ne sont pas si anxiogènes, puisque la ville Lumière reste très attractive.

En effet, le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) a publié, mardi 7 septembre, son classement des villes les plus attractives au monde.

Paris, quatrième, donc, est devancée, dans l’ordre, par les villes de Londres, Singapour et Toronto.

Lors du précédent classement PwC, en 2014, la capitale française n’avait atteint que la sixième place mondiale. Une progression qui a ravie la maire de la capitale, Anne Hidalgo.

COP 21 : Fabius inquiet

Laurent Fabius a publié une tribune, dans laquelle il s’inquiète du non respect des délais pour les engagements environnementaux pris lors de la COP 21.

Pendant la COP 21, qui s’est tenue à Paris, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, présidait ce rassemblement ambitieux.

C’est pourquoi il s’exprime aujourd’hui, à travers une tribune publiée dans le Monde, au mois d’aout.

L’actuel président du conseil constitutionnel y évoque, « l’immense satisfaction d’avoir réussi, en décembre 2015, la conférence mondiale de Paris sur le climat succède aujourd’hui, chez moi comme chez beaucoup d’autres, une inquiétude ». 

« Seule (…) une action volontariste, mondiale, rapide et multiforme peut encore éviter la tragédie : c’est précisément le but des 29 articles et 140 paragraphes de décisions, ainsi que des accords divers que tous les pays du monde ont agréés lors de la COP21. Or, les inquiétudes sur leur application se multiplient. Des difficultés majeures apparaissent ou se confirment qu’il serait irresponsable d’occulter », conclue-t-il.

 

Crédit photo : COP Paris, Flickr (Creative Common)

Hollande amateur selon sa ministre du Travail

L’ancien conseiller stratégique de la ministre du Travail Myriam El Khomri, a publié un livre où il raconte les coulisses du gouvernement.

Dégouté par ce qu’il considère comme le virage libéral et droitier du gouvernement et par le projet de réforme du travail porté par Myriam El Khomri, Pierre Jacquemain a démissionné en février dernier. Depuis, il a publié un livre, Ils ont tué la gauche, Postures et imposteurs au sommet de l’Etat, où il décrit l’envers du décor ministeriel.

Visiblement très en colère, l’ancien conseiller explique que la ministre n’est qu’une marionnette manipulée par Matignon.

Il conclue en précisant que la ministre elle-même ne croit pas en cette réforme, ni en François Hollande, qu’elle qualifie “d’amateur”, en privé.

 

Crédit photo : Global Panorama, Flickr (Creative Common)

 

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