Programme A220 : Airbus veut racheter la part de Bombardier

Un 380 pour All Nippon Airways dans l'atélier de peinture de l'usine Airbus à Hambourg.

 

Airbus pourrait racheter la part de Bombardier (33,6 %) dans le programme A220. Selon des sources industrielles, un accord devrait survenir dès cette semaine, alors que les deux groupes publieront leurs résultats financiers trimestriels le 13 février.

Airbus va probablement racheter à Bombardier sa participation (33,6 %) dans le programme A220, a appris Reuters vendredi 7 février de sources industrielles. En difficulté financièrement, le groupe canadien a annoncé en janvier qu’il « réévaluait » sa participation dans sa coentreprise avec Airbus : SCAC (Société en commandite Airbus Canada).

Le gouvernement québécois détient également 16,4 % de l’A220

L’annonce pourrait intervenir dès ce lundi 10 février et avant la publication des résultats des deux groupes aéronautiques, ont dit les deux sources de Reuters. Airbus et Bombardier doivent présenter leurs résultats financiers jeudi 13 février. Le Wall Street Journal a également rapporté un accord imminent entre les deux avionneurs. Le journal américain ne donne pas d’estimation concernant la valeur de l’accord. En juillet 2018, Bombardier estimait sa part de 33,6 % à 1,76 milliard de dollars américains (1,61 milliard d’euros). Airbus a déjà déboursé un dollar symbolique pour acquérir une participation majoritaire de 50,01% dans le programme.

Le gouvernement québécois détient également 16,4 % de l’A220. Il avait indiqué qu’il ne souhaitait pas réinvestir dans le programme. Si l’accord se concrétise entre Airbus et Bombardier, la participation du Québec pourrait donc être diluée après d’éventuels réinvestissements d’Airbus.

Avec ce rachat, Bombardier quitterait définitivement l’aviation commerciale

Toujours selon le Wall Street Journal, l’accord entre Bombardier et Airbus prévoie que l’avionneur européen prenne à sa charge les investissements de 350 millions de dollars faits par l’entreprise canadienne dans l’A220 en 2019.  L’A220 emploie environ 2700 personnes à Mirabel au Québec.

Pour Bombardier, un éventuel retrait du programme A220 voudra dire que la société quittera définitivement le secteur de l’aviation commerciale. Les investisseurs ont peu réagi à la nouvelle, le titre de l’entreprise terminant vendredi sur une hausse de 0,04 dollar, ou de 2,8%, à 1,47 dollar à la Bourse de Toronto.

Bombardier en difficulté financièrement

Bombardier fait face à d’importantes difficultés de maîtrise des coûts et recherche actuellement des partenaires pour ses activités ferroviaires. Bloomberg rapporte que le groupe songe à regrouper sa division ferroviaire avec la société française Alstom.

La semaine dernière, un autre article du Wall Street Journal affirmait que l’industriel canadien avait engagé des pourparlers pour vendre sa division d’avions d’affaires à la société américaine Textron, qui fabrique entre autres les avions Cessna et se spécialise dans les appareils de petite et de moyenne taille.

VegePlast recherche des investisseurs pour continuer son développement

Plastique VegePlast France

VegePlast est une entreprise française, basée près de Tarbes, qui produit du plastique biodégradable à partir de céréales. Vincent Pluquet, son fondateur, recherche actuellement des investisseurs pour permettre à son entreprise d’accélérer son développement.

La France, pays préféré des investisseurs 

Depuis le sommet “Choose France”, qui s’est tenu en présence du Président de la République Emmanuel Macron lundi 20 janvier, la France est redevenue le pays le plus attractif pour les investisseurs en Europe. Une information qui n’a pas échappé à Vincent Pluquet, le créateur de VegePlast. Son entreprise, spécialisée dans la fabrication de produits plastiques biodégradables est en bonne santé, mais il déplore un manque d’intérêt de la part des investisseurs pour son concept.

Il note en effet qu’en Europe, les populations ne soient pas conscientes du changement qui s’opère en ce moment. Pour lui, le vieux continent est en à la traîne en matière d’écologie et de plastique biodégradable. “En Californie, le marché du biodégradable explose et la Chine s’y met aussi sérieusement” indique-t-il.

VegePlast se retrouve dans une situation complexe, où les idées et l’envie sont là, mais les fonds d’investissement manquent. “On a financé une thèse pour transformer du gras de canard en biopolymère, mais on ne peut pas tout financer, car on reste une PME, on attend de gagner de l’argent avec nos activités actuelles“, explique Vincent Pluquet.

VegePlast ne demande qu’à grandir

Vincent Pluquet a lancé le concept de VegePlast il y a 17 ans. S’il avoue s’être lancé “un peu trop tôt” dans ce domaine, il voit qu’aujourd’hui, la demande en plastique biodégradable augmente. De ce fait, il souligne qu’après presque 20 ans à travailler sur le concept, ils ont eu le temps de “beaucoup travailler” et son prêt à ce que leur concept “explose“.

Le responsable industriel et ingénieur de Vegeplast Maxime Bernatat, appuie lui sur l’urgence écologique à laquelle le monde fait face : “Quand on voit l’état des océans, c’est une catastrophe !”. Il souhaite également que le plastique biodégradable remplace le plastique traditionnel, expliquant que “tout le monde doit s’y mettre pour que cela devienne la norme“.

Les médias numériques : un modèle financier à part entière

Financement média numérique

En 1997, le journal Le Monde entamait déjà ses premières réflexions autour d’une édition numérique. Déjà à l’époque, le web représentait déjà un monde de la gratuité complète. De ce fait, les questions autour du financement d’un contenu dématérialisé se sont rapidement posées. Si pendant longtemps, les médias ont privilégié la gratuité et les revenus publicitaires, de nouveaux systèmes économiques ont commencé à voir le jour…

La publicité, un modèle instable créateur de frustration

La publicité présente sur les médias en ligne assure une source de revenue stable aux sites d’information. Cependant, avec la multiplication des bloqueurs de publicité sur les périphériques de consommateurs, relevant d’un sentiment de frustration et d’une aversion vis-à-vis de la publicité, ce modèle de financement n’était plus pérenne. De plus, les publicités ciblées en fonction de chaque consommateur accentuaient ce sentiment d’omniprésence publicitaire. Au final, tous ces aspects venaient entacher l’image du média, aussi pertinent soit son contenu.

Pour tenter d’endiguer ce problème, des solutions alternatives sont nées chez les médias numériques.

L’abonnement, la fidélisation chez un média de qualité

Comme l’histoire aime souvent se répéter, de nombreux médias se sont mis à proposer un système d’abonnement mensualisé pour accéder à leur contenu numérique. Similaire à un abonnement pour un journal papier, l’abonnement en ligne permet à ses utilisateurs d’accéder à l’intégralité du contenu de son média numérique. À la différence d’un journal papier, tous les articles d’une presse en ligne ne sont pas soumis à l’abonnement payant. Les sites mettent généralement des articles accessibles gratuitement et réservent les autres à leurs abonnés.

Et il faut bien dire que le modèle fonctionne. D’après une étude menée par Deloitte, leurs prédictions annonçaient que d’ici à 2020, en moyenne, un adulte serait prêt à payer trois à quatre abonnements pour accéder à du contenu en ligne. Si les plateformes comme Netflix participent grandement à l’augmentation de ce chiffre, force est de constater que les abonnements pour les journaux en ligne augmentent aussi. À titre d’exemple, en 2017, le Figaro avait enregistré une hausse de 30% de ses abonnements à l’édition numérique.

Les médias 100% numériques et la perpétuelle recherche d’un modèle économique

Si jusqu’ici, la question du financent restait limitée aux médias traditionnels, à savoir des médias au format papier qui se sont dédoublés au format numérique, Quid des nouveaux médias qui n’ont ni format papier, ni système d’abonnement. Pour ces “néo-médias”, l’équation est un peu plus compliquée…

Ainsi, on retrouve plusieurs modèles économiques, qui tendent à l’équilibre, sans pour autant assurer que tous finissent par être rentables.

Tout d’abord, certains médias refusent la publicité ainsi que les abonnements. Pour ces cas extrêmes, la solution passe généralement par les dons des lecteurs et le bénévolat.

Pour les autres, leur chiffre d’affaire est segmenté à travers plusieurs canaux de revenus. D’un côté, le nombre de vues qu’ils réalisent sur les réseaux sociaux leur rapporte un peu d’argent. Malheureusement, la visibilité n’est pas suffisante et ces médias se retrouvent obligés de réaliser des sponsorings ou encore du brand content. En s’alliant à un groupe ou une marque, ces médias vont les mettre en avant dans certaines publications en échange d’une rémunération. Ainsi, Loopsider un média en partie axé sur l’écologie, a réalisé différentes opérations commerciales avec Veolia.

Quelles que soient les plateformes, ces sponsorings sont plutôt bien reçus par les consommateurs, qui comprennent que la gratuité apparente d’un média doit se faire au prix de quelques contreparties.

Cuves industrielles d’occasion : les meilleurs produits en ligne

Contexte de crise oblige, le marché consacré aux machines industrielles d’occasion, notamment les cuves, connait une forte croissance ces dernières années. Pour les grandes entreprises comme les petites, il est devenu primordiale de réduire au maximum les dépenses afin d’éviter de jeter les clés sous la porte. Tout en conservant les plus grandes exigences en matière de qualité.

Osertech, première marketplace au monde pour l’achat-vente de matériel d’occasion

La sélection et l’achat de cuves industrielles n’est pas toujours chose aisée, et de plus en plus d’acheteurs potentiels (mais aussi de vendeurs) effectuent désormais leurs recherches en ligne, notamment au travers d’annonces.

C’est le service que propose Osertech, qui a lancé une nouvelle offre en ligne dédiée à l’achat-vente de matériel d’occasion. Cette entreprise familiale, installée en Eure-et-Loire et fondée par Lionel Tabeau, innove en proposant désormais des services digitalisés, après plus de 30 ans d’expérience dans le négoce de machines industrielles d’occasion.

L’objectif de ses créateurs est de faire de la plateforme Le Bon Coin des professionnels achetant et vendant des machines industrielles.

Optimisation des annonces pour de meilleurs résultats

Osertech repose sur le principe d’une marketplace. En effet, les vendeurs peuvent directement déposer des annonces sur le site en prenant le soin de donner les spécificités de leurs machines.

Les acheteurs potentiels peuvent accéder librement aux informations sur des machines qui les intéressent et contacter directement le vendeur. Ce qui permet d’éviter les nombreux intermédiaires et leurs commissions.

Mindeal, le complément de Osertech

Parmi les articles de la catégorie « Cuves industrielles d’occasion », l’acheteur peut retrouver des cuves inox, des mélangeurs industriels, des agitateurs, des cuves de stockage, des fondoirs ou encore des réacteurs.

Ces types de machines sont également trouvables sur Mindeal, un moteur inversé proposant plus de 15000 machines industrielles d’occasion. Cette plateforme B2B est l’œuvre de Grégoire Tabeau, le fils de Lionel Tabeau, fondateur de Osertech.

Hôpital ophtalmologique Bouamatou : une référence en matière de santé

Depuis son ouverture en 2001, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou de Nouakchott se consacre à redonner gratuitement la vue aux personnes souffrant de cécité en Afrique de l’Ouest. Après dix-huit ans d’existence, il est devenu l’établissement de référence pour soigner les infections de l’œil dont la cataracte et le trachome.

Plus de 5 000 opérations gratuites par an

Fondé et financé depuis son ouverture en juillet 2001 par l’homme d’affaires mauritanien dont il porte le nom, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou est aujourd’hui un centre de santé de référence en Afrique de l’Ouest. Il a été créé pour répondre à la problématique des maladies oculaires, comme la cataracte et le trachome. Un défi de taille dans une région où le taux de cécité est le plus élevé au monde. Dans son pays, la Mauritanie, le taux de prévalence de la cécité s’élève même à 1,5% de la population (40.000 nouveaux cas chaque année) faute de traitements ophtalmologiques adaptés.

C’est pourquoi, l’hôpital se dédie entièrement aux populations nécessiteuses et ne demande donc aucune contrepartie financière pour ses services. Son équipe médicale effectue chaque année, plus de 5 000 opérations gratuites de la cataracte pour tous les patients ouest-africains. En 2015, la clinique avait aussi offert plus de 300 000 consultations ophtalmologiques et 350 000 interventions chirurgicales. Parallèlement, elle a distribué plus de 35 000 paires de lunettes et délivré plus 3 500 consultations pédiatriques. Ceci grâce aux partenariats avec des organisations comme l’International Trachoma Initiative (ITI) ou de l’International Agency for Prevention of Blindness (IAPB) et des entreprises françaises comme Optic 2000.

L’hôpital donne des formations gratuites en ophtalmologie

L’établissement distribue également tous les ans, depuis 2004, des médicaments aux populations indigentes. Objectif : lutter contre le trachome, maladie des yeux très répandue en Mauritanie. Il contribue en outre à la prévention de la cécité en Mauritanie, en sillonnant les régions du pays, même les plus reculées.

Equipé d’un matériel de pointe, qui n’existe nulle part en Afrique de l’Ouest, la clinique ophtalmologique jouit d’un personnel de qualité, formé pour l’essentiel en Europe. Ces spécialistes offrent à leur tour des formations aux médecins généralistes et infirmiers d’état nationaux et étrangers en ophtalmologue.

Jacques Chirac a visité l’hôpital de Mohamed Ould Bouamatou

Pour son travail remarquable, l’hôpital ophtalmologie de la Fondation Bouamatou a reçu la visite de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de Jaque Chirac, ancien Président français, de Dominique Strauss Khan, ancien directeur du Fond Monétaire International (FMI), de son Altesse royal Cheikha Mowza, épouse de l’Emir du Qatar, ou encore des premières dames du Mali et du Niger.

 

Production automobile : La France dégringole à la cinquième place en Europe

Renault Arkana, le crossover coupé de la marque française

 

La France ne figure plus sur le podium européen des producteurs automobiles selon le dernier classement de l’Insee pour l’année 2016. Encore deuxième producteur européen en 2011, notre pays n’est plus que cinquième. La perte de vitesse de l’industrie automobile nationale s’explique notamment par « l’internationalisation de la production » des groupes français.

C’est la dégringolade pour la France dans le classement européen des producteurs automobiles. Alors qu’elle était encore deuxième producteur européen d’automobiles en 2011, la France a chuté à la cinquième place selon une étude de l’Insee pour 2016. « La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne. Elle est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, note l’organisme. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008 », insiste l’Insee.

La production allemande 6,6 fois supérieure en 2016 à celle de la France

Représentant désormais 6,7% de la production automobile de l’Union européenne, la France a été doublée par l’Italie (7,2%), l’Espagne (7,4%) et le Royaume-Uni (8,2%). Quant à l’Allemagne, elle garde sa première place, et de loin avec 44,5% de la production du continent. « Depuis le début des années 2000, le poids de la production automobile française en Europe a été divisé par deux (13,1 % en 2000). Dans le même temps, l’Allemagne a conforté sa position (40,6 % en 2000), alors que le poids des pays de l’Est a plus que triplé (16,5 % en 2016 contre 5,2 % en 2000) », détaille l’institut de statistique français.

Ainsi, si la production automobile allemande était 3,1 fois supérieure à celle française en 2000, elle était 6,6 fois supérieure en 2016.

Pourquoi une telle dégringolade ?

Ce constat s’explique notamment par les délocalisations d’une partie de la production des groupes automobiles français dans d’autres pays d’Europe. La plupart des modèles des marques nationales (ou Dacia qui appartient au groupe Renault) sont en effet produits à l’étranger. A l’inverse, une Toyota Yaris produite à Onnaing, une Nissan Micra, à Flins ou une Smart Fortwo, à Hambach, sont bien des véhicules made in France.

Ces délocalisations ont à la fois fait baisser la part produite en France et favorisé la progression de la production dans les pays voisins. « Si les groupes multinationaux français contribuent toujours positivement au solde commercial, ils ont localisé une partie majoritaire de leur production à l’étranger pour servir les marchés locaux, mais aussi pour être réexporté vers la France », résume l’Insee. La perte de vitesse de l’industrie automobile française s’explique aussi en partie par « les parts de marché prises par les marques étrangères importées ».

Idées reçues sur la 5G : les experts de Hub One démêlent le vrai du faux

Depuis l’annonce de son déploiement à l’horizon 2025, la 5G, pour cinquième génération de réseaux mobiles, est au cœur de tous les débats. Dans les médias comme dans les foyers, on a dit tout sur cette technologie. Afin de démêler le vrai du faux, les experts de Hub One, l’un des leaders français du Wi-Fi d’entreprise et de la connexion haut-débit en milieu professionnel, ont publié un article qui fait le tour de la question.

Aujourd’hui, beaucoup de choses se disent à propos de la 5G, le troisième type de réseau de téléphonie et d’internet mobile après la 3G et la 4G. Il y a tellement de connaissances (ou de pseudo-connaissances), qu’il est devenu difficile d’identifier le vrai du faux. Les experts de Hub One ont bien voulu tenter l’exercice avec un article dans lequel ils recensent et décortiquent les principales idées reçues sur la 5G.

Une technologie dédiée à couvrir les zones non fibrées ?

Il est communément admis que la première utilisation possible de la 5G consisterait à en faire une alternative pour couvrir les zones non fibrées. C’est bien le cas aux États-Unis et en Asie, où « Les premiers usages commerciaux qui ont été faits de la 5G tournent autour du FWA (Fix Wireless Access), c’est-à-dire donner une connectivité haut débit aux bâtiments et immeubles pour les entreprises et les particuliers ».

Mais, selon les experts Hub One, cette application devrait rapidement connaître des limites. En effet, « Pour pouvoir apporter du très haut débit, la 5G doit s’appuyer en particulier sur les bandes millimétriques (bande de fréquence dans les 26GHz) qui ont une portée de propagation courte (de l’ordre du km) et traverse très mal les obstacles ».

Vers un développement de la télémédecine

L’on affirme aussi que la 5G est très prometteuse pour la télémédecine. Ce qui est vrai. Elle va permettre l’utilisation de flux vidéo très haute définition (4K ou 8K par exemple) et réduire la latence grâce à l’eMBB (enhanced Mobile BroadBand) qui promet de l’ultra haut débit mobile et à l’Urllc (ultra Reliable Low Latency Communication). Ainsi le médecin va pouvoir mener des consultations et des opérations à distance.

La question de l’espionnage

Une autre idée reçue sur la 5G est qu’elle permettrait l’espionnage d’un Etat par un autre. Les Etats Unis par exemple soupçonnent la Chine de le faire à travers Huawei qui créerait « une backdoor dans leur solution dans le but de récupérer des informations sur les équipements déployés sans en avertir le propriétaire (l’opérateur) ». Pour l’heure le pays de l’Oncle Sam n’a fourni aucune preuve pour étayer ses allégations.

Un danger pour la santé ?

La 5G pose-t-elle des problèmes de santé ? En plus de celles déjà utilisées en 3G/4G (comprises entre 800MHz et 2600MHz), la 5G inclut un nouveau type d’ondes, ce qui augmente effectivement le risque sur la santé de la population. Mais à ce jour rien n’a encore pu être prouvé sur la dangerosité de ces ondes. Toutefois, les autorités dont l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) surveillent de très près les effets potentiels.

TV : le groupe français Banijay rachète le géant Endemol

Logo du groupe français Banijay

 

Le groupe français Banijay a conclu un accord définitif pour acquérir 100% du capital d’Endemol Shine et créer un géant mondial de la production audiovisuelle. Le nouvel ensemble devrait dégager environ trois milliards d’euros de revenus. 

Le nouveau catalogue comptera près de 100.000 heures de programmes

C’est une opération d’envergure, jamais vue ces dernières années. Le groupe français Banijay s’offre le premier producteur audiovisuel mondial, le néerlandais Endemol Shine, pour un montant évalué à environ deux milliards d’euros, dont 1,6 milliard environ d’endettements. Le rachat permettra la naissance d’un géant mondial de la production audiovisuelle. Cette nouvelle entité va former un groupe qui dégagera un chiffre d’affaires d’environ trois milliards d’euros et tripler ainsi les revenus du français Banijay, dirigé par Stéphane Courbit, président d’Endemol France de 2001 à 2007.

Endemol Shine, acteur emblématique de la télé réalité est à l’origine de programmes comme « Black Mirror » et « Loft Story ». Quant à Banijay, il produit de nombreuses émissions à succès dont la série «Versailles», le talk-show «Touche pas à mon poste» présenté par Cyril Hanouna et le jeu d’aventures «Koh-Lanta». Le nouveau catalogue comptera près de 100.000 heures de programmes, tous genres confondus. « Le catalogue combiné inclura plusieurs marques et formats parmi les plus connus au monde comme Black Mirror, Versailles, The Millennium Trilogy, Peaky Blinders, Big Brother, MasterChef, Survivor, Temptation Island, Wife Swap and The Island, » énumère Banjiay Group dans un communiqué. « C’est une opération stratégique et industrielle évidente », a jugé une source proche du dossier.

Endemol mis en vente depuis 2018

Endemol, copropriété du groupe Walt Disney et du fonds d’investissement privé Apollo Global Management, a été mis en vente en juillet 2018 à un prix compris entre 2,3 et 3 milliards d’euros, suscitant l’intérêt de plusieurs acquéreurs potentiels. Il s’agit notamment du britannique ITV, concurrent mondial d’Endemol. ITV a finalement renoncé acquérir Endemol, laissant la voie libre à Banijay, qui ne cachait pas son intérêt pour le rachat du néerlandais.

Après finalisation de leur mariage, les deux groupes seront détenus par une holding contrôlée par Stéphane Courbit LDH à hauteur de 67,1% et Vivendi (32.9%), précise Banijay.

Banijay est contrôlé par la holding de Stéphane Courbit, Lov Group, et la société DeA Communications, propriété du groupe italien De Agostini. Vivendi en est aussi un actionnaire minoritaire.

Transport aérien : Air France se met au vert avec l’A350

L'A350 lors de sa réception à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle

 

Air France a reçu vendredi son premier A350. Vingt-sept autres vont suivre, dont trois d’ici la fin d’année. Ce gros porteur émet 25 % de CO2 de moins avec une empreinte sonore réduite de 40 %. La compagnie renouvelle ainsi sa flotte en même temps qu’elle réduit son empreinte environnementale.

Alors que l’avion est pointé du doigt par les écologistes, Air France a reçu ce vendredi 27 septembre son premier A350, moins pollueur que ses autres gros porteurs. C’est dans la ferveur et l’excitation que les employés du groupe ont accueilli le premier appareil à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à Toulouse. « Il est beau, surtout ses yeux », s’extasient les hôtesses dans leur tailleur bleu foncé avec nœud rouge. Comme il est de tradition au sein de la compagnie aérienne française, l’avion a eu droit aux lances des pompiers.

Une nouvelle cabine avec des sièges haut de gamme

L’A350 affiche jusqu’à 40 tonnes de moins que son concurrent Boeing, ce qui se traduit par une vingtaine de tonnes de carburant consommées à parcours comparable. Il émet également 25 % de CO2 de moins avec une empreinte sonore réduite de 40 %. Après Toulouse, un autre exemplaire du long-courrier devrait être livré à l’aéroport de Bordeaux, courant octobre.

Comme nouvel avion rime avec innovation, l’A350 proposera une nouvelle cabine équipée de sièges haut de gamme. Il compte au total 324 séants, dont 24 sièges Premium Economy, 266 sièges Economy et 34 sièges Affaires, qui seront à la fois full flat et full access, ce qui signifie que le lit s’allonge complètement et l’accès au couloir n’exige pas d’enjamber un autre passager.

Air France a commandé en tout vingt-huit A350. Ils arriveront progressivement d’ici 2025. Avant la fin de l’année, trois exemplaires vont être livrés et trois autres l’an prochain. Dans un premier temps, la direction opérationnelle d’Air France privilégiera des étapes courtes notamment Abidjan et Bamako pour permettre aux d’équipages de se familiariser avec l’avion et aux équipes au sol d’appréhender ses particularités. La compagnie aérienne française compte ensuite le déployer vers d’autres destinations : Toronto, Séoul, Le Caire, Bangkok.

Briser la vague de Flygskam

Précisons que pour motoriser l’A350, Air France a retenu le réacteur Rolls-Royce XWB-84 ou 97. Les mécaniciens de la compagnie vont donc devoir acquérir la culture du britannique. Le motoriste devra pour sa part accepter que les ateliers d’Air France Industries révisent les propulseurs pour le compte d’autres transporteurs. Avec le virage écologique pris par l’A350, Air France veut briser la vague de Flygskam (la honte de prendre l’avion), un mouvement né dans les pays scandinaves et qui montre que l’opinion publique est sensible à la cause environnementale.

Télévision : Orange cesse de diffuser les chaînes d’Altice ; des discussions en cours pour rétablir le signal

Un écran avec le logo de BFMTV, chaîne d'Altice

 

Depuis ce jeudi matin, Orange ne diffuse plus BFMTV, RMC Découverte et RMC Story faute d’accord de rémunération avec Altice. Temporaire, cette interruption vise à relancer les discussions entre les deux parties. Une réunion a lieu cet après-midi.

Le signal rétabli d’ici 24 heures

Après Free lundi dernier, c’est au tour de l’opérateur Orange de couper jeudi matin (9H) le signal des chaînes d’Altice, à savoir BFMTV, RMC Découverte et RMC Story. Les deux parties n’ont pas réussi à trouver un accord de rémunération. « Le groupe Altice a décidé de modifier profondément les conditions de distribution de ses chaînes de la TNT gratuites (…), indique l’opérateur. Orange et le groupe Altice n’ont pas trouvé d’accord sur ces nouvelles conditions. Dans ce contexte nous sommes contraints d’interrompre momentanément l’accès à cette chaîne sur la TV d’Orange ». L’entreprise télécom a dit être confiant quant à une reprise des discussions, tout en précisant qu’elle ne « transigera pas sur les principes qui font l’équilibre entre opérateurs et diffuseurs ». Les abonnés Orange pourront toutefois continuer à regarder les chaînes en branchant leur box sur l’antenne de la TNT et via les applications sur Internet, également disponibles via une AppleTV.

Le signal pourrait être rétabli «dans les 24 heures» affirme une source proche du dossier. Cette interruption temporaire vise à relancer les discussions entre les deux groupes. En fin de matinée, le patron d’Altice, Alain Weill, a d’ailleurs annoncé en conférence de presse qu’il changeait de stratégie face aux fournisseurs d’accès. Il accepte désormais que les opérateurs diffusent gratuitement ses chaînes mais compte leur faire payer le replay. Alain Weill a indiqué qu’une réunion avec les responsables d’Orange aura lieu cet après-midi.

« Il y a un équilibre entre les éditeurs de chaînes et les opérateurs »

Depuis plusieurs mois, le groupe Altice réclame aux opérateurs télécoms une rémunération pour relayer ses chaînes. Alain Weill estime que c’est une question de survie face à la rude concurrence des nouveaux modes de consommation que sont les plateformes de streaming de type Netflix ou Amazon Prime. Mais les diffuseurs répondent qu’il n’y a pas de raison de payer pour des chaînes gratuites et pour lesquelles les groupes télévisuels ne payent pas l’usage des fréquences. « Nous considérons qu’il y a un équilibre entre les éditeurs de chaînes et les opérateurs que nous sommes : en transportant gratuitement les chaînes, nous leur assurions une audience, sans demander de rémunération en retour », a expliqué Stéphane Richard, PDG d’Orange. Après avoir donné gain de cause à TF1 et M6 l’année dernière, les opérateurs refusent surtout d’ouvrir la boîte de Pandore, puisque toutes les autres chaînes demanderaient à être rémunérées.

On sait que le groupe de téléphonie ne craint pas les bras de fer juridique, comme dans la polémique Korek (Irak) et Orange qui avait fini devant les tribunaux.

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