Naturalia (groupe Casino) intègre 15 magasins du réseau Salej / bio & sens

Naturalia, enseigne du groupe Casino, vient d’annoncer le rachat de 15 magasins du réseau Salej/Bio&Sens, spécialiste de la bio. Cette reprise s’accompagne de l’intégration des 160 salariés des magasins. Elle permettra à Naturalia de poursuivre son maillage dans le sud, notamment en Occitanie, et dans l’est de la France.

Naturalia a annoncé fin avril l’acquisition de 15 magasins du réseau Salej/Bio&Sens, notamment présent dans le sud et dans l’est de la France et l’intégration de ses 160 salariés. Les points de vente sont situés plus exactement dans le Vaucluse, l’Hérault, la Moselle, le Drôme, en Alpes-de-Haute-Provence, en Meurthe-et-Moselle, en Haute-Garonne et dans le Lot. Grâce à ce rachat, l’enseigne bio du groupe Casino souhaite étendre ses positions au-delà de l’Île-de-France et se renforcer sur le péri-urbain. Cette extension a débuté depuis quelques années avec le développement de la franchise, l’ouverture de succursales intégrées et le rachat de magasins.

Miser sur le développement de l’enseigne Naturalia avec les franchisés

« Cette intégration démontre notre attachement au développement d’un réseau de magasins spécialisés biologiques de grande qualité, par la consolidation et le développement des réseaux historiquement implantés. Nous sommes heureux de pouvoir intégrer ces nouveaux points de ventes à l’ancrage local fort » souligne Allon Zeitoun, directeur général de Naturalia. Une intégration qui témoigne de « l’attractivité de Naturalia, qui permet aux franchisés et indépendants de conserver leur liberté tout en leur offrant les moyens plus performants de notre secteur », ajoute le dirigeant. D’après lui, d’autres indépendants souhaiteraient rejoindre la filiale du groupe de Jean-Charles Naouri, que ce soit par l’ouverture de nouveaux magasins ou par l’intégration de magasins existants à Naturalia.

Une progression continue du bio au sein du groupe Casino

Naturalia pourra ainsi continuer de progresser au sein du groupe Casino qui comprend notamment les enseignes Géant, Franprix, Monoprix et Vival. Le spécialiste français du bio a fait part de 395 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Ce qui représente une croissance de 22,4% sur un an. Après en avoir ouvert 13 l’année dernière, Naturalia compte désormais plus de 225 magasins en comptant ceux nouvellement rachetés du réseau Salej/Bio&Sens.

L’opération réalisée par Naturalia permet au groupe Casino de poursuivre sa progression dans le secteur du bio, tant par les enseignes dédiées comme Naturalia ou encore Franprix Noé créée en 2017, que par les initiatives portées par ses enseignes pour favoriser des modes de consommation et de production plus respectueux de l’environnement. C’est par exemple le cas avec « TOUS CULTIV’ACTEURS » de Monoprix, ou la démarche « Agriplus » de Casino.

 

Hairmedico : la Turquie, destination rêvée pour la greffe de cheveux ?

Equipe avenante et professionnelle, prise en charge complète de l’arrivée au départ, la qualité plutôt que la quantité, des prix bas…Les témoignages positifs sur Hairmedico se multiplient, ces dernières années. A telle enseigne que la clinique stambouliote du Dr Arslan Musbeh s’impose aujourd’hui comme l’une des références mondiales pour les greffes de cheveux.

Clinique fondée par une référence mondiale des implants capillaires

De nombreuses personnes souffrant de perte de cheveux recherchent des solutions permanentes à ce problème. Elles se tournent notamment vers des établissements spécialisés dans la greffe de cheveux, généralement en Europe. Mais, les patients effectuent de plus en plus le voyage en Turquie afin de recevoir de meilleurs soins à Hairmedico. Cette clinique a été ouverte au début des années 2010 par le Dr Arslan Musbeh, référence mondiale des implants capillaires FUE. Ce chirurgien plasticien a fait la majeure partie de ses études en France, où il dispense actuellement des cours à l’Université Claude Bernard de la DIU à Lyon, sur le traitement de la calvitie et la greffe de cheveux.

Hairmedico propose des greffes via les technologies les plus innovantes de l’industrie capillaire, notamment la Méthode FUE (Follicular Unit Extraction), qui consiste en un prélèvement et une implantation des  greffons un par un sans cicatrices. Idéale pour restaurer la calvitie, cette technique est très peu invasive et permet d’obtenir un résultat d’aspect naturel. Elle présente d’ailleurs le risque le plus faible possible de nuire et d’endommager le cuir chevelu dans la zone transplantée.

De la qualité à bas prix chez Hairmedico

L’équipe médicale ne prend en charge qu’un patient par jour maximum deux patients si petites calvities, pour des interventions qui durent en moyenne six heures. Une telle attention s’explique par le fait que Hairmedico développe une approche axée sur le patient et l’excellence. Aussi, si la qualité l’emporte sur la quantité, l’établissement met un point d’honneur à proposer des coûts bas par rapport à l’Europe pour ses opérations. Les prix des interventions sont, en moyenne, plus de deux fois inférieures à ceux pratiqués en Europe. Il faut ainsi compter entre 2 500 et 3 500 euros pour une prise en charge complète chez Hairmedico, contre plus de 8 000 euros pour des opérations similaires en France, par exemple.

Les patients notent surtout l’excellence de la communication et le professionnalisme de l’équipe, qui s’exprime très bien en Français. Il n’est donc pas négligeable de pouvoir s’exprimer ou d’entendre les explications des différentes phases de l’intervention. Un atout majeur qui plaît à la clientèle francophone et française. Les patients apprécient également le fait que le Docteur Arslan soit présent du début à la fin de l’intervention.

Tout le séjour pris en charge avec l’agence Medland

En outre, Hairmedico offre une prise en charge complète de l’arrivée au départ, pour un séjour de 3 nuits 4 jours. Ce bonus est assuré en partenariat avec l’agence de tourisme Medland qui va récupérer les patients à l’aéroport et ensuite les conduire à leur hôtel (5 étoiles). « La politique est visiblement axée davantage sur la qualité que la quantité. Bon rapport qualité prix également. En ce qui me concerne, 3000 greffons plus l’hôtel plus la navette arrivée et départ de l’aéroport pour 2500 euros et l’ensemble m’a coûté 3000 euros (billets d’avion, autoroute, essence, extras sur place) », témoigne Jérôme, un patient.

Danone : Face à la crise, le géant français se réorganise et supprime jusqu’à 2.000 postes

Des produits laitiers de Danone

 

Le groupe agroalimentaire Danone a annoncé lundi la suppression de près de 2.000 postes dans le cadre d’un plan de réorganisation. Celui-ci vise un milliard d’euros d’économies d’ici à 2023 pour lui permettre de faire aux effets de la crise sanitaire.

Le géant laitier français Danone a dévoilé lundi un plan de réorganisation qui doit lui permettre de contrer les effets de la crise sanitaire sur son activité. Il a annoncé la suppression de 1.500 à 2.000 postes dans les sièges mondiaux et locaux sur plus de 100.000 emplois à travers le monde. Selon une source proche du groupe, entre 400 à 500 suppressions de postes devraient concerner la France. « La pandémie mondiale qui sévit depuis le début de l’année a accéléré certains traits de la révolution de l’alimentation et en a altéré d’autres », explique le PDG de Danone Emmanuel Faber, dans un communiqué. « Cette année a montré que la compétitivité de nos activités, de nos marques, dans nos pays peut être déstabilisée par les à-coups de la conjoncture », ajoute-t-il.

Une réorganisation géographique et non plus par catégories

Les suppressions de postes vont s’accompagner d’une réorganisation du groupe sous le leitmotiv « Local First », qui prévoit la mise en œuvre d’une structure locale par zones en remplacement d’une organisation mondiale par catégories, afin d’être au plus près des réalités et spécificités des différents marchés. Ainsi, le géant français s’appuiera sur cinq zones géographiques : Europe, Asie-Afrique-Moyen-Orient, Chine-Océanie, Turquie-Communauté des États indépendants et enfin Amérique Latine.

« Au lieu de 61 “business units pays” réparties sur trois divisions, le groupe réorganisé n’en comptera plus que 22, soit une entité, un portefeuille et un P&L [compte de pertes et profits, ndlr] par pays » précise Véronique Penchienati Bosetta, directrice générale Danone Internationale. De façon plus symbolique, l’entreprise envisage aussi de déménager son siège mondial situé boulevard Haussmann à Paris à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, où se trouvent déjà les équipes du siège France.

Des réductions de coûts annoncés

Danone prévoit parallèlement de générer des économies récurrentes d’un milliard d’euros d’ici à 2023 qui doivent lui permettre d’investir dans la croissance et d’améliorer ses marges. Ces réductions de coûts vont principalement concerner les fonctions administratives du groupe : 700 millions d’euros à travers la baisse des frais généraux et d’administration, 300 millions d’euros à travers la baisse de coût des produits vendus. A cela, il faut ajouter une réduction de 10 à 30% de sa gamme de produits pour se concentrer sur les références les plus dynamiques et rentables. Le géant français ne précise pas encore l’impact de ces mesures pour ses usines mais évoque « de nouvelles sources de productivités industrielles ».

Grâce ce plan, Danone table sur un retour à une croissance rentable dès le second semestre 2021, et un retour de la marge opérationnelle courante à son niveau pré-COVID, à plus de 15%, en 2022. Pour 2020, le groupe agroalimentaire a confirmé ses objectifs d’une marge opérationnelle courante de 14% et d’un free-cash-flow de 1,8 milliard d’euros. Numéro deux mondial dans les eaux minérales naturelles, Danone a souffert de la fermeture des hôtels et des restaurants qui ont plombé ses ventes hors domicile.

Bourse : FDJ relève la tête !

Le logo de la Française des Jeux (FDJ).

 

La Française des Jeux (FDJ) a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2020, avec un chiffre d’affaires quasiment stable (+0,2%) par rapport à la même période l’an passé, à 0,5 milliard d’euros. Une nouvelle amélioration est en vue pour cette fin d’année, ce qui limitera les effets de la crise sanitaire sur l’ensemble de l’exercice.

Le titre de la Française des Jeux (FDJ) a progressé de 4,31% à 38,85 euros ce jeudi en Bourse. Un nouveau record historique qui intervient après la publication d’excellents résultats au troisième trimestre. Entre juillet et septembre 2020, l’entreprise a enregistré des mises de 4,4 milliards d’euros (+6%) et un chiffre d’affaires de 0,5 milliard d’euros (+0,2%).

Les paris sportifs en forte hausse

Comme explication, le groupe évoque un « été atypique » au cours duquel il a « bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre ». « Le troisième trimestre a confirmé la bonne dynamique enregistrée depuis la mi-juin et une reprise de nos activités à des niveaux comparables à ceux de 2019 », s’est réjoui Stéphane Pallez, la PDG de FDJ.

Les paris sportifs s’inscrivent en forte hausse de 27%, pour une légère progression de l’activité de loterie (+1%), qui pèse toujours plus des trois quarts des mises, dont un +2% pour les jeux de tirage instantané. En cumul, à fin septembre, les mises restent néanmoins en retrait de 10% sur un an, à 11,3 milliards d’euros, tout comme le chiffre d’affaires, à 1,4 milliard. Au 30 juin, les reculs, bien plus importants, s’établissaient respectivement à 18% et 15%.

Un calendrier loterie bien fourni pour le quatrième trimestre 

La FDJ semble ainsi avoir tiré totalement un trait sur la crise sanitaire. Elle anticipe même un bon quatrième trimestre. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe vise un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros (en baisse de 7 %), mais avec une marge d’excédent brut d’exploitation d’environ 21%. Cette croissance s’appuiera sur un calendrier loterie fourni, avec le relancement de Keno, de Mots Croisés et d’Amigo, et le lancement d’un deuxième jeu phygital « Qui veut gagner des Millions ».

Toutefois, les prévisions du dernier trimestre ne prennent pas en compte « une nouvelle dégradation significative de l’environnement sanitaire, qui se traduirait par de nouvelles fermetures de points de vente ou l’annulation et le report des principales compétitions sportives ».

Bourse : la valeur de Tesla fond malgré une nouvelle promesse d’Elon Musk

Le Logo de Tesla sur fond rouge.

 

En dépit d’une nouvelle promesse faite au cours de sa Battery Day, mardi 22 septembre, Elon Musk a vu la valeur marchande de Tesla chuter de 20 milliards de dollars. Les investisseurs étant restés sur leur faim après ses annonces.

« Il n’y avait rien de tangible » dans ses annonces

Le Battery Day d’Elon Musk n’a pas porté ses fruits. Mardi 22 septembre, le patron de Tesla était attendu pour des annonces sur l’évolution techniques des batteries des voitures de sa société. Pendant qu’il parlait lors d’une intervention diffusée en direct sur le web, la capitalisation boursière de son entreprise a chuté de 20 milliards de dollars en seulement deux heures après la clôture des marchés. Selon Reuters, le titre a clôturé en retrait de 5,6% et a continué de reculer, de 6,9%, dans les échanges d’après-Bourse. « Rien de ce dont Musk a parlé à propos des batteries n’est acquis. Il n’y avait rien de tangible », a commenté Craig Irwin, analyste chez Roth Capital Partners.

En effet, les investisseurs s’attendaient à deux annonces importantes au cours de ce rendez-vous : d’une part le développement d’une batterie d’une durée de vie de 10 ans ou plus ; d’autre part l’objectif spécifique de réduction des coûts censé permettre d’abaisser enfin le prix de vente d’un véhicule électrique à un niveau inférieur à celui d’une voiture à essence. Elon Musk n’a annoncé ni l’un ni l’autre. Il a plutôt promis de réduire de moitié les coûts des batteries d’ici plusieurs années grâce à une nouvelle technologie et ainsi proposer une voiture électrique « abordable ».

Une voiture à 25.000 dollars d’ici à 2023

Tesla souhaite par exemple transformer la batterie en élément structurel de la voiture de façon à réduire son poids. L’entreprise voudrait aussi se passer du cobalt, un métal rare coûteux qui lui a déjà valu des critiques de la part d’organisations de défense des droits de l’homme concernant son extraction au Congo. « Dans trois ans (…) nous pourrons produire une voiture à 25.000 dollars qui sera fondamentalement comparable, ou peut-être même un peu meilleure, qu’une voiture à essence similaire », assure Elon Musk. Le véhicule présenté serait également complètement autonome. Aujourd’hui, le best-seller Model 3 se vend à partir de 37 990 dollars (32 500 euros).

Par ailleurs, Elon Musk a admis que le constructeur n’avait pas encore finalisé la conception de sa nouvelle batterie, entre autres. Ce qui n’étonne pas. Tesla a régulièrement manqué les objectifs de production fixés par son fondateur.

Veolia/Suez : Engie prêt à étudier « une offre alternative » de Suez

Le logotype d'Engie.

 

Jean-Pierre Clamadieu, à la tête du conseil d’administration d’Engie, a déclaré lundi que le groupe serait prêt à étudier un « nouveau projet » de Suez si une « offre alternative » intervenait rapidement.

Alors que Veolia veut acheter à Engie ses participations au capital de Suez, toujours réticent, le géant français de l’énergie encourage Suez à décanter la situation au plus vite. En effet, son patron Pierre Clamadieu a déclaré lundi qu’il va étudier attentivement un « nouveau projet » de Suez, si le spécialiste de la gestion de l’eau et des déchets parvient à lui présenter rapidement « une offre alternative ». « Comme je l’ai dit à Bertrand Camus (le patron de Suez, ndlr), si l’équipe de Suez souhaite, veut, désire développer un nouveau projet, nous le regarderons avec la même attention », a précisé Jean-Pierre Clamadieu, le président du Conseil d’administration d’Engie, sur Franceinfo.

« Il faut que nos amis de Suez ne perdent pas de temps »

Veolia souhaite racheter son concurrent historique Suez, en commençant par la reprise de l’essentiel des parts détenues par Engie, qui a reçu une offre à 2,9 milliards d’euros valable jusqu’au 30 septembre. Si ce rachat se concrétisait, Veolia prévoit de lancer ensuite une OPA sur le reste des actions de Suez. « S’il apparaît nécessaire d’apporter une extension, nous le demanderons à Veolia mais il faut que nos amis de Suez ne perdent pas de temps et qu’ils se mettent au travail pour nous présenter une offre alternative si elle est possible », a ajouté M. Clamadieu.

Engie a besoin de financement pour s’engager dans les énergies renouvelables

Le patron du géant de l’énergie estime toutefois que l’offre de Veolia « a une réelle logique, des points forts et des questions qu’il faut regarder avec attention », même s’il a également « l’impression » qu’elle est « un petit peu sous-estimée ». Son ancienne filiale, Suez, elle, a dernièrement jugé l’offre de Veolia ni amicale, ni pertinente.

Engie, à qui on prête souvent l’intention de se désengager totalement de Suez, aura à gagner si une vente se concrétisait. En effet, avec de nouvelles ressources financières, il pourrait « investir plus dans les renouvelables » pour se rapprocher des « meilleurs acteurs mondiaux » comme Enel ou Iberdrola. Le groupe veut également investir dans « les infrastructures urbaines, les réseaux de chaleur, de froid, les réseaux de charge de véhicules électriques ».

Un accord amical reste-t-il possible ?

Selon Eric Lombard, le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui détient 5,7% du capital de Veolia et une participation non précisée dans Suez, un « accord amical » entre ces deux entreprises reste possible. « Nous sommes actionnaires de Veolia et plus modestement de Suez. La création d’un champion national nous semble une bonne chose. Il est possible qu’un accord amical soit préparé entre ces deux grandes maisons et c’est ce que j’appelle de mes vœux », a-t-il indiqué.

Air France- KLM : en raison d’une perte quotidienne de 10 millions, KLM gèle la hausse des salaires prévue en août

Un avion de KLM dans le ciel.

 

La compagnie aérienne néerlandaise KLM, du groupe Air France-KLM, a décidé jeudi de geler la hausse de 2,5% des salaires de ses employés. La suspension de cette mesure prévue pour août s’explique par une perte quotidienne de 10 millions d’euros, dans ce contexte de crise sanitaire du coronavirus.

Les comptes de KLM dans le rouge

KLM, filiale néerlandaise du géant du transport aérien Air France-KLM, cherche à réaliser des économies face aux dégâts de la pandémie du nouveau coronavirus. Pour cela, elle met à rude contribution ses salariés, en suspendant la hausse de 2,5% de leurs salaires prévue pour août. « Depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19, KLM traverse une crise d’une ampleur inédite », a indiqué la compagnie dans un communiqué publié sur son site. « Nos résultats au premier semestre 2020 sont les pires de notre histoire. KLM perd 10 millions d’euros par jour », a-t-elle estimé. « Pour survivre, KLM doit adopter des mesures de réduction des coûts », a ajouté le partenaire d’Air France.

Dans ce même communiqué, l’entreprise a déclaré qu’elle n’a pas pu trouver un accord avec les syndicats sur la hausse des salaires, alors même qu’ils discutaient des plans de restructuration proposés par KLM le 31 juillet, qui prévoient la suppression de 1 100 emplois. « Dans ce contexte, KLM ne peut pas permettre que l’augmentation de salaire d’août se poursuive, ni financièrement, ni aux yeux de la société, ni selon les conditions du prêt du gouvernement », a insisté le groupe néerlandais.

« Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas »

Le gel des hausses de salaires invalide ainsi un accord conclu en 2019 avec les grands syndicats du secteur. Obtenu après de longues négociations, il prévoyait d’augmenter les salaires de 2,5% à partir du mois d’août 2020, et ce pour toutes les catégories de personnel. KLM fait valoir qu’au moment de la conclusion de cet accord, « la situation était totalement différente de ce qu’elle est maintenant ».

La compagnie n’a donné aucune date pour un éventuel dégel de l’augmentation prévue, affirmant que les syndicats n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une nouvelle échéance. « Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas », a dénoncé le syndicat FNV, qui envisage de porter le litige devant la justice. « Comme toujours, (la mesure) frappe le plus durement ceux qui ont les plus faibles revenus », a encore déploré le syndicat.

3,4 milliards d’euros obtenus du gouvernement néerlandais

En avril dernier, KLM avait déjà renoncé à augmenter les salaires et tout bonus de ses dirigeants, après un tollé provoqué aux Pays-Bas. L’on ne comprenait pas pourquoi la compagnie s’apprêtait à faire des augmentations alors qu’elle cherchait à obtenir des aides de l’Etat néerlandais. Malgré un plan d’aide de 3,4 milliards d’euros consenti par le gouvernement néerlandais, KLM a subi des pertes abyssales et annoncé fin juillet qu’elle supprimerait jusqu’à 5.000 emplois d’ici fin 2021.

30 milliards d’euros : le plan de Bruno Le Maire pour la transition écologique

Relance écologie France Bruno Le Maire

Dans un document paru au journal du Dimanche (JDD), le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a annoncé voiloir mettre en place un plan de 30 milliards d’euros visant à relancer l’économie et poursuivre la transition écologique. Selon lui, ce plan viserait à développer trois secteurs, qui sont la rénovation énergétique, les transports et l’énergie.

Investir rapidement dans la transition écologique

Alors que le plan complet visant à relancer l’économie à la suite de la crise du coronavirus ne doit être présenté que le 24 aout prochain, le gouvernement commence déjà à dévoiler certaines mesures phares. Dans le Journal du Dimanche, Bruno Le Maire a indiqué que trente milliards d’euros devraient être destinés au budget de la transition écologique. Il s’agit, selon lui, de dix milliards d’euros supplémentaires que dans le plan initialement prévu mi-juillet. “Avec (la ministre de la Transition écologique) Barbara Pompili, nous proposons de consacrer 30 milliards d’euros sur les 100 milliards prévus aux investissements dans la transition écologique“, a-t-il expliqué.

Nous veillerons à ce que toutes les décisions de relance favorisent un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique et les innovations vertes. Le plan de relance sera un plan vert“, poursuit Bruno Le Maire, qui espère voir la France devenir un cador européen de la transition écologique.

L’objectif affiché : faire baisser les émissions de gaz à effet de serre

Lors de l’entretien accordé au Journal du Dimanche, le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance a expliqué que le baisse des émissions de CO2 étaient l’une des priorités de la transition écologique : “Nous avons une trajectoire de baisse de 30% des émissions de CO2 sur dix ans pour notre industrie. Cette trajectoire est hors de portée pour le moment. Pour respecter cet objectif, nous allons aider les sites industriels les plus polluants à réduire leurs émissions. Nous fournirons une première liste de ces sites fin août“.

 

Automobile : Nissan prévoit de réduire sa production de 30% jusqu’en décembre

Coffre-arrière d'une Nissan Qashqai.

 

Selon l’agence Reuters, qui rapporte deux sources proches du dossier, Nissan Motor prévoit de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de l’année dernière. Cette annonce intervient au moment où la chute de la demande, provoquée par l’épidémie liée au coronavirus, complique les efforts de redressement du groupe japonais.

Nissan se refuse à tout commentaire

Nissan Motor envisage de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de 2019, annonce l’agence Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Le constructeur automobile japonais, partenaire d’alliance de Renault, compte ainsi produire environ 2,6 millions de véhicules entre avril et décembre, contre 3,7 millions sur la même période l’année dernière. Nissan a fabriqué 4,6 millions de véhicules sur son exercice fiscal clos en mars dernier. Le groupe japonais, qui n’a toujours pas publié de prévisions de ventes pour l’exercice en cours, a refusé de répondre aux questions sur le sujet.

Cette annonce s’effectue au moment où la chute de la demande mondiale, provoquée par la crise sanitaire du coronavirus, complique les efforts de redressement de Nissan. L’ensemble des constructeurs automobiles souffrent de cette pandémie, qui a entraîné des fermetures d’usines et de concessions pendant plusieurs semaines. De mars à mai, les ventes se sont effondrées de mars à mai, mais on a assiste à un timide rebond en juin avec le redémarrage économique permis par la levée des mesures de confinement.

510.000 véhicules attendus sur la période avril-juin

En avril et mai, les deux premiers mois de son nouvel exercice fiscal, Nissan a fabriqué environ 307.000 voitures, soit 62% de moins qu’en 2019. Le constructeur japonais Nissan avait alors annoncé son intention de réduire d’environ 20 % ses capacités mondiales de production d’ici fin mars 2023 par rapport à leur niveau de fin mars 2019, en fermant notamment son usine de Barcelone, qui emploie quelque 3 000 personnes.

Il s’attend à ce que sa production grimpe de 510.000 véhicules sur la période avril-juin, son premier trimestre, et à environ 930.000 sur juillet-septembre. Un tel niveau de production au deuxième trimestre représenterait néanmoins une chute d’environ 25% par rapport à l’an dernier, selon des calculs de Reuters. La production de Nissan devrait ensuite atteindre environ 1,1 million d’unités sur la période octobre-décembre, soit une baisse de 8% environ sur un an.

Coronavirus : l’Assemblée examine un nouveau budget de crise ce lundi

Palais du Bourbon, siège de l'Assemblée nationale.

 

Les députés examinent à partir de lundi un troisième budget rectifié face à la crise du coronavirus, en soutien au tourisme, à l’automobile ou l’aéronautique. Il y aura en débat les contreparties écologiques et sociales, selon le quotidien La Tribune.

Ce lundi 29 juin 2020, l’Assemblée national examine un nouveau budget de crise face à la crise inédite du coronavirus, en soutien au tourisme, à l’automobile ou l’aéronautique, avec en débat les contreparties écologiques et sociales. Le projet de loi, au menu de l’Assemblée toute la semaine et objet de plus de 2.000 amendements, table sur une récession historique de 11% du PIB en 2020, un déficit qui se creuse encore (11,4%) et une dette publique qui gonfle à 120,9% du PIB. Et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire anticipe la suppression de 800.000 emplois dans les prochains mois.

460 milliards d’euros prévus

Ce troisième projet de loi de finances rectificative (PLFR 3) prévoit des plans de soutien et d’urgence sectoriels : 18 milliards d’euros pour le secteur du tourisme, l’un des plus affectés par le confinement, 15 milliards d’euros de soutien à l’aéronautique ou les 8 milliards du plan automobile. Il doit aussi entériner un soutien de 4,5 milliards d’euros de l’Etat aux collectivités, au moment où leurs recettes fondent avec la crise. Pour les secteurs les plus touchés, le gouvernement débloque environ 45 milliards d’euros. Et il revendique depuis le début de la crise un soutien total de 460 milliards d’euros, en prenant en compte les prêts ou les simples garanties de l’Etat.

Un quatrième budget rectifié en septembre

Une quarantaine de députés, notamment de la majorité, réclament en outre d’intégrer dès ce PLFR 3 certaines mesures législatives proposées par la Convention citoyenne pour le climat. Face à la crise du secteur du bâtiment, un amendement du gouvernement devrait d’ailleurs faire débat au plan environnemental : il souhaite reporter d’un an la suppression d’un avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

Ce troisième budget rectifié sera par ailleurs l’occasion pour l’opposition de gauche de revenir à la charge pour le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune. La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a déjà évoqué pour septembre la présentation d’un quatrième budget rectifié, qui pourrait intégrer des mesures plus vastes de relance.

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