Bourse : FDJ relève la tête !

Le logo de la Française des Jeux (FDJ).

 

La Française des Jeux (FDJ) a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2020, avec un chiffre d’affaires quasiment stable (+0,2%) par rapport à la même période l’an passé, à 0,5 milliard d’euros. Une nouvelle amélioration est en vue pour cette fin d’année, ce qui limitera les effets de la crise sanitaire sur l’ensemble de l’exercice.

Le titre de la Française des Jeux (FDJ) a progressé de 4,31% à 38,85 euros ce jeudi en Bourse. Un nouveau record historique qui intervient après la publication d’excellents résultats au troisième trimestre. Entre juillet et septembre 2020, l’entreprise a enregistré des mises de 4,4 milliards d’euros (+6%) et un chiffre d’affaires de 0,5 milliard d’euros (+0,2%).

Les paris sportifs en forte hausse

Comme explication, le groupe évoque un « été atypique » au cours duquel il a « bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre ». « Le troisième trimestre a confirmé la bonne dynamique enregistrée depuis la mi-juin et une reprise de nos activités à des niveaux comparables à ceux de 2019 », s’est réjoui Stéphane Pallez, la PDG de FDJ.

Les paris sportifs s’inscrivent en forte hausse de 27%, pour une légère progression de l’activité de loterie (+1%), qui pèse toujours plus des trois quarts des mises, dont un +2% pour les jeux de tirage instantané. En cumul, à fin septembre, les mises restent néanmoins en retrait de 10% sur un an, à 11,3 milliards d’euros, tout comme le chiffre d’affaires, à 1,4 milliard. Au 30 juin, les reculs, bien plus importants, s’établissaient respectivement à 18% et 15%.

Un calendrier loterie bien fourni pour le quatrième trimestre 

La FDJ semble ainsi avoir tiré totalement un trait sur la crise sanitaire. Elle anticipe même un bon quatrième trimestre. Pour l’ensemble de l’exercice, le groupe vise un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros (en baisse de 7 %), mais avec une marge d’excédent brut d’exploitation d’environ 21%. Cette croissance s’appuiera sur un calendrier loterie fourni, avec le relancement de Keno, de Mots Croisés et d’Amigo, et le lancement d’un deuxième jeu phygital « Qui veut gagner des Millions ».

Toutefois, les prévisions du dernier trimestre ne prennent pas en compte « une nouvelle dégradation significative de l’environnement sanitaire, qui se traduirait par de nouvelles fermetures de points de vente ou l’annulation et le report des principales compétitions sportives ».

Bourse : la valeur de Tesla fond malgré une nouvelle promesse d’Elon Musk

Le Logo de Tesla sur fond rouge.

 

En dépit d’une nouvelle promesse faite au cours de sa Battery Day, mardi 22 septembre, Elon Musk a vu la valeur marchande de Tesla chuter de 20 milliards de dollars. Les investisseurs étant restés sur leur faim après ses annonces.

« Il n’y avait rien de tangible » dans ses annonces

Le Battery Day d’Elon Musk n’a pas porté ses fruits. Mardi 22 septembre, le patron de Tesla était attendu pour des annonces sur l’évolution techniques des batteries des voitures de sa société. Pendant qu’il parlait lors d’une intervention diffusée en direct sur le web, la capitalisation boursière de son entreprise a chuté de 20 milliards de dollars en seulement deux heures après la clôture des marchés. Selon Reuters, le titre a clôturé en retrait de 5,6% et a continué de reculer, de 6,9%, dans les échanges d’après-Bourse. « Rien de ce dont Musk a parlé à propos des batteries n’est acquis. Il n’y avait rien de tangible », a commenté Craig Irwin, analyste chez Roth Capital Partners.

En effet, les investisseurs s’attendaient à deux annonces importantes au cours de ce rendez-vous : d’une part le développement d’une batterie d’une durée de vie de 10 ans ou plus ; d’autre part l’objectif spécifique de réduction des coûts censé permettre d’abaisser enfin le prix de vente d’un véhicule électrique à un niveau inférieur à celui d’une voiture à essence. Elon Musk n’a annoncé ni l’un ni l’autre. Il a plutôt promis de réduire de moitié les coûts des batteries d’ici plusieurs années grâce à une nouvelle technologie et ainsi proposer une voiture électrique « abordable ».

Une voiture à 25.000 dollars d’ici à 2023

Tesla souhaite par exemple transformer la batterie en élément structurel de la voiture de façon à réduire son poids. L’entreprise voudrait aussi se passer du cobalt, un métal rare coûteux qui lui a déjà valu des critiques de la part d’organisations de défense des droits de l’homme concernant son extraction au Congo. « Dans trois ans (…) nous pourrons produire une voiture à 25.000 dollars qui sera fondamentalement comparable, ou peut-être même un peu meilleure, qu’une voiture à essence similaire », assure Elon Musk. Le véhicule présenté serait également complètement autonome. Aujourd’hui, le best-seller Model 3 se vend à partir de 37 990 dollars (32 500 euros).

Par ailleurs, Elon Musk a admis que le constructeur n’avait pas encore finalisé la conception de sa nouvelle batterie, entre autres. Ce qui n’étonne pas. Tesla a régulièrement manqué les objectifs de production fixés par son fondateur.

Veolia/Suez : Engie prêt à étudier « une offre alternative » de Suez

Le logotype d'Engie.

 

Jean-Pierre Clamadieu, à la tête du conseil d’administration d’Engie, a déclaré lundi que le groupe serait prêt à étudier un « nouveau projet » de Suez si une « offre alternative » intervenait rapidement.

Alors que Veolia veut acheter à Engie ses participations au capital de Suez, toujours réticent, le géant français de l’énergie encourage Suez à décanter la situation au plus vite. En effet, son patron Pierre Clamadieu a déclaré lundi qu’il va étudier attentivement un « nouveau projet » de Suez, si le spécialiste de la gestion de l’eau et des déchets parvient à lui présenter rapidement « une offre alternative ». « Comme je l’ai dit à Bertrand Camus (le patron de Suez, ndlr), si l’équipe de Suez souhaite, veut, désire développer un nouveau projet, nous le regarderons avec la même attention », a précisé Jean-Pierre Clamadieu, le président du Conseil d’administration d’Engie, sur Franceinfo.

« Il faut que nos amis de Suez ne perdent pas de temps »

Veolia souhaite racheter son concurrent historique Suez, en commençant par la reprise de l’essentiel des parts détenues par Engie, qui a reçu une offre à 2,9 milliards d’euros valable jusqu’au 30 septembre. Si ce rachat se concrétisait, Veolia prévoit de lancer ensuite une OPA sur le reste des actions de Suez. « S’il apparaît nécessaire d’apporter une extension, nous le demanderons à Veolia mais il faut que nos amis de Suez ne perdent pas de temps et qu’ils se mettent au travail pour nous présenter une offre alternative si elle est possible », a ajouté M. Clamadieu.

Engie a besoin de financement pour s’engager dans les énergies renouvelables

Le patron du géant de l’énergie estime toutefois que l’offre de Veolia « a une réelle logique, des points forts et des questions qu’il faut regarder avec attention », même s’il a également « l’impression » qu’elle est « un petit peu sous-estimée ». Son ancienne filiale, Suez, elle, a dernièrement jugé l’offre de Veolia ni amicale, ni pertinente.

Engie, à qui on prête souvent l’intention de se désengager totalement de Suez, aura à gagner si une vente se concrétisait. En effet, avec de nouvelles ressources financières, il pourrait « investir plus dans les renouvelables » pour se rapprocher des « meilleurs acteurs mondiaux » comme Enel ou Iberdrola. Le groupe veut également investir dans « les infrastructures urbaines, les réseaux de chaleur, de froid, les réseaux de charge de véhicules électriques ».

Un accord amical reste-t-il possible ?

Selon Eric Lombard, le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui détient 5,7% du capital de Veolia et une participation non précisée dans Suez, un « accord amical » entre ces deux entreprises reste possible. « Nous sommes actionnaires de Veolia et plus modestement de Suez. La création d’un champion national nous semble une bonne chose. Il est possible qu’un accord amical soit préparé entre ces deux grandes maisons et c’est ce que j’appelle de mes vœux », a-t-il indiqué.

Air France- KLM : en raison d’une perte quotidienne de 10 millions, KLM gèle la hausse des salaires prévue en août

Un avion de KLM dans le ciel.

 

La compagnie aérienne néerlandaise KLM, du groupe Air France-KLM, a décidé jeudi de geler la hausse de 2,5% des salaires de ses employés. La suspension de cette mesure prévue pour août s’explique par une perte quotidienne de 10 millions d’euros, dans ce contexte de crise sanitaire du coronavirus.

Les comptes de KLM dans le rouge

KLM, filiale néerlandaise du géant du transport aérien Air France-KLM, cherche à réaliser des économies face aux dégâts de la pandémie du nouveau coronavirus. Pour cela, elle met à rude contribution ses salariés, en suspendant la hausse de 2,5% de leurs salaires prévue pour août. « Depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19, KLM traverse une crise d’une ampleur inédite », a indiqué la compagnie dans un communiqué publié sur son site. « Nos résultats au premier semestre 2020 sont les pires de notre histoire. KLM perd 10 millions d’euros par jour », a-t-elle estimé. « Pour survivre, KLM doit adopter des mesures de réduction des coûts », a ajouté le partenaire d’Air France.

Dans ce même communiqué, l’entreprise a déclaré qu’elle n’a pas pu trouver un accord avec les syndicats sur la hausse des salaires, alors même qu’ils discutaient des plans de restructuration proposés par KLM le 31 juillet, qui prévoient la suppression de 1 100 emplois. « Dans ce contexte, KLM ne peut pas permettre que l’augmentation de salaire d’août se poursuive, ni financièrement, ni aux yeux de la société, ni selon les conditions du prêt du gouvernement », a insisté le groupe néerlandais.

« Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas »

Le gel des hausses de salaires invalide ainsi un accord conclu en 2019 avec les grands syndicats du secteur. Obtenu après de longues négociations, il prévoyait d’augmenter les salaires de 2,5% à partir du mois d’août 2020, et ce pour toutes les catégories de personnel. KLM fait valoir qu’au moment de la conclusion de cet accord, « la situation était totalement différente de ce qu’elle est maintenant ».

La compagnie n’a donné aucune date pour un éventuel dégel de l’augmentation prévue, affirmant que les syndicats n’étaient pas parvenus à s’entendre sur une nouvelle échéance. « Nous sommes désagréablement surpris. KLM abandonne un accord unilatéralement et ça ne se fait pas », a dénoncé le syndicat FNV, qui envisage de porter le litige devant la justice. « Comme toujours, (la mesure) frappe le plus durement ceux qui ont les plus faibles revenus », a encore déploré le syndicat.

3,4 milliards d’euros obtenus du gouvernement néerlandais

En avril dernier, KLM avait déjà renoncé à augmenter les salaires et tout bonus de ses dirigeants, après un tollé provoqué aux Pays-Bas. L’on ne comprenait pas pourquoi la compagnie s’apprêtait à faire des augmentations alors qu’elle cherchait à obtenir des aides de l’Etat néerlandais. Malgré un plan d’aide de 3,4 milliards d’euros consenti par le gouvernement néerlandais, KLM a subi des pertes abyssales et annoncé fin juillet qu’elle supprimerait jusqu’à 5.000 emplois d’ici fin 2021.

30 milliards d’euros : le plan de Bruno Le Maire pour la transition écologique

Relance écologie France Bruno Le Maire

Dans un document paru au journal du Dimanche (JDD), le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, a annoncé voiloir mettre en place un plan de 30 milliards d’euros visant à relancer l’économie et poursuivre la transition écologique. Selon lui, ce plan viserait à développer trois secteurs, qui sont la rénovation énergétique, les transports et l’énergie.

Investir rapidement dans la transition écologique

Alors que le plan complet visant à relancer l’économie à la suite de la crise du coronavirus ne doit être présenté que le 24 aout prochain, le gouvernement commence déjà à dévoiler certaines mesures phares. Dans le Journal du Dimanche, Bruno Le Maire a indiqué que trente milliards d’euros devraient être destinés au budget de la transition écologique. Il s’agit, selon lui, de dix milliards d’euros supplémentaires que dans le plan initialement prévu mi-juillet. “Avec (la ministre de la Transition écologique) Barbara Pompili, nous proposons de consacrer 30 milliards d’euros sur les 100 milliards prévus aux investissements dans la transition écologique“, a-t-il expliqué.

Nous veillerons à ce que toutes les décisions de relance favorisent un nouveau modèle de croissance fondé sur la décarbonation, la sobriété énergétique et les innovations vertes. Le plan de relance sera un plan vert“, poursuit Bruno Le Maire, qui espère voir la France devenir un cador européen de la transition écologique.

L’objectif affiché : faire baisser les émissions de gaz à effet de serre

Lors de l’entretien accordé au Journal du Dimanche, le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance a expliqué que le baisse des émissions de CO2 étaient l’une des priorités de la transition écologique : “Nous avons une trajectoire de baisse de 30% des émissions de CO2 sur dix ans pour notre industrie. Cette trajectoire est hors de portée pour le moment. Pour respecter cet objectif, nous allons aider les sites industriels les plus polluants à réduire leurs émissions. Nous fournirons une première liste de ces sites fin août“.

 

Automobile : Nissan prévoit de réduire sa production de 30% jusqu’en décembre

Coffre-arrière d'une Nissan Qashqai.

 

Selon l’agence Reuters, qui rapporte deux sources proches du dossier, Nissan Motor prévoit de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de l’année dernière. Cette annonce intervient au moment où la chute de la demande, provoquée par l’épidémie liée au coronavirus, complique les efforts de redressement du groupe japonais.

Nissan se refuse à tout commentaire

Nissan Motor envisage de réduire d’ici décembre sa production mondiale de voitures de 30% par rapport à ses niveaux de 2019, annonce l’agence Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Le constructeur automobile japonais, partenaire d’alliance de Renault, compte ainsi produire environ 2,6 millions de véhicules entre avril et décembre, contre 3,7 millions sur la même période l’année dernière. Nissan a fabriqué 4,6 millions de véhicules sur son exercice fiscal clos en mars dernier. Le groupe japonais, qui n’a toujours pas publié de prévisions de ventes pour l’exercice en cours, a refusé de répondre aux questions sur le sujet.

Cette annonce s’effectue au moment où la chute de la demande mondiale, provoquée par la crise sanitaire du coronavirus, complique les efforts de redressement de Nissan. L’ensemble des constructeurs automobiles souffrent de cette pandémie, qui a entraîné des fermetures d’usines et de concessions pendant plusieurs semaines. De mars à mai, les ventes se sont effondrées de mars à mai, mais on a assiste à un timide rebond en juin avec le redémarrage économique permis par la levée des mesures de confinement.

510.000 véhicules attendus sur la période avril-juin

En avril et mai, les deux premiers mois de son nouvel exercice fiscal, Nissan a fabriqué environ 307.000 voitures, soit 62% de moins qu’en 2019. Le constructeur japonais Nissan avait alors annoncé son intention de réduire d’environ 20 % ses capacités mondiales de production d’ici fin mars 2023 par rapport à leur niveau de fin mars 2019, en fermant notamment son usine de Barcelone, qui emploie quelque 3 000 personnes.

Il s’attend à ce que sa production grimpe de 510.000 véhicules sur la période avril-juin, son premier trimestre, et à environ 930.000 sur juillet-septembre. Un tel niveau de production au deuxième trimestre représenterait néanmoins une chute d’environ 25% par rapport à l’an dernier, selon des calculs de Reuters. La production de Nissan devrait ensuite atteindre environ 1,1 million d’unités sur la période octobre-décembre, soit une baisse de 8% environ sur un an.

Coronavirus : l’Assemblée examine un nouveau budget de crise ce lundi

Palais du Bourbon, siège de l'Assemblée nationale.

 

Les députés examinent à partir de lundi un troisième budget rectifié face à la crise du coronavirus, en soutien au tourisme, à l’automobile ou l’aéronautique. Il y aura en débat les contreparties écologiques et sociales, selon le quotidien La Tribune.

Ce lundi 29 juin 2020, l’Assemblée national examine un nouveau budget de crise face à la crise inédite du coronavirus, en soutien au tourisme, à l’automobile ou l’aéronautique, avec en débat les contreparties écologiques et sociales. Le projet de loi, au menu de l’Assemblée toute la semaine et objet de plus de 2.000 amendements, table sur une récession historique de 11% du PIB en 2020, un déficit qui se creuse encore (11,4%) et une dette publique qui gonfle à 120,9% du PIB. Et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire anticipe la suppression de 800.000 emplois dans les prochains mois.

460 milliards d’euros prévus

Ce troisième projet de loi de finances rectificative (PLFR 3) prévoit des plans de soutien et d’urgence sectoriels : 18 milliards d’euros pour le secteur du tourisme, l’un des plus affectés par le confinement, 15 milliards d’euros de soutien à l’aéronautique ou les 8 milliards du plan automobile. Il doit aussi entériner un soutien de 4,5 milliards d’euros de l’Etat aux collectivités, au moment où leurs recettes fondent avec la crise. Pour les secteurs les plus touchés, le gouvernement débloque environ 45 milliards d’euros. Et il revendique depuis le début de la crise un soutien total de 460 milliards d’euros, en prenant en compte les prêts ou les simples garanties de l’Etat.

Un quatrième budget rectifié en septembre

Une quarantaine de députés, notamment de la majorité, réclament en outre d’intégrer dès ce PLFR 3 certaines mesures législatives proposées par la Convention citoyenne pour le climat. Face à la crise du secteur du bâtiment, un amendement du gouvernement devrait d’ailleurs faire débat au plan environnemental : il souhaite reporter d’un an la suppression d’un avantage fiscal sur le gazole non routier (GNR).

Ce troisième budget rectifié sera par ailleurs l’occasion pour l’opposition de gauche de revenir à la charge pour le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune. La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a déjà évoqué pour septembre la présentation d’un quatrième budget rectifié, qui pourrait intégrer des mesures plus vastes de relance.

Engagements RSE : le groupe Casino, 1e distributeur européen selon Vigeo Eiris

Casino RSE

Selon le dernier classement Vigeo Eiris, publié dans le journal Investir en mai dernier, le groupe Casino est le premier distributeur européen en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

Dans son dernier classement, Vigeo Eiris, l’agence de notation ESG (Environnementaux, Sociaux et Gouvernance) filiale de Moody’s, place le groupe Casino en tête des entreprises européennes de distribution en matière de politique et engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Cette reconnaissance concerne plus exactement les engagements du groupe Casino en faveur du climat, de la protection de l’environnement, de la politique de ressources humaines et de la gouvernance d’entreprise.

Le groupe de Jean-Charles Naouri obtient une note globale de 71/100 enRSE, 76/100 pour le social et 64/100 pour l’environnement. Dans ce dernier domaine, la note moyenne des entreprises du Stoxx Europe 600 se situe à 45 et celle des firmes américaines du S&P 500 affichent une moyenne de 30,2. Aussi, sur la seule note Environnement, la moyenne du Cac 40 s’élève à 60, contre 52 pour les groupes allemands du Dax.

Signataire du Pacte national sur les emballages plastiques

Le groupe Casino est reconnu pour ses actions en faveur des produits Bio et du bien-être animal, ainsi que pour ses engagements de réduction des emballages plastiques et des émissions de gaz à effet de serre. Il est notamment signataire, depuis février 2019, du Pacte national sur les emballages plastiques et du Science Based Target depuis 2018. Le distributeur français a ainsi pris l’engagement de réutiliser ou de recycler 100 % des emballages plastiques des produits à marque propre d’ici 2025. Il a en outre promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 18% entre 2015 et 2025.

Une note de 91/100 au niveau de l’Index de l’égalité femmes-hommes 2019

Le groupe Casino est aussi classé premier pour sa politique sociale et de ressources humaines sur l’ensemble des 129 entreprises françaises évaluées par Vigeo Eiris. Il est cité en référence pour sa politique en faveur de l’égalité professionnelle et de la diversité, l’insertion des personnes en situation de handicap et ses initiatives en faveur d’un management bienveillant.

Au niveau de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, l’un de ses engagements majeurs, le groupe Casino prévoit d’aller encore plus loin en renforçant la mixité des équipes à tous les niveaux de l’entreprise en agissant sur la gestion des carrières, les procédures RH (rémunération, accès à la formation, recrutement et promotion) ainsi que la parentalité. Le distributeur a d’ailleurs obtenu une note moyenne pondérée de 91/100 au titre de l’exercice 2019 de l’Index de l’égalité femmes-hommes

Enfin, sur le plan social, l’entreprise stéphanoise développe des programmes en faveur de l’enfance et soutient un grand nombre d’actions de solidarité, aussi bien en France qu’en Amérique latine.

Royaume Uni : des textiles intelligents au graphène capables de s’adapter à la chaleur

Une athlète lors d'une course à Malaga, en Espagne.

 

Une équipe de scientifiques de l’Institut national du graphène de l’Université de Manchester a créé un prototype de textiles intelligents, capables d’abaisser la température corporelle du porteur dans les climats chauds. Ce vêtement utilise les propriétés du graphène, considéré comme le matériau du futur. 

Le corps humain émet de l’énergie sous forme d’ondes électromagnétiques dans le spectre infrarouge, responsable d’environ 60% de nos pertes thermiques. Pour abaisser la température corporelle dans un climat chaud, il est conseillé de disposer de textiles pouvant bloquer ou laisser passer les rayons infrarouges. C’est à cela que servent les couvertures de survie (ou couvertures infrarouges) : lorsqu’une personne a trop chaud, une face réfléchit les infrarouges du Soleil tandis que l’autre laisse passer ceux émis par le corps. Si la personne a trop froid, il suffit de retourner la couverture.

Le graphène, un matériau intéressant pour sa conductivité électrique et thermique

Une équipe de scientifiques de l’Institut national du graphène de l’Université de Manchester a créé un prototype de textile qui peut gérer de façon dynamique le rayonnement thermique dans un vêtement en utilisant le graphène. Ce matériau composé de graphite et parfois qualifié de « miracle » intéresse une foule de secteurs, dont l’automobile et la mode. Flexible, il est pourtant 200 fois plus résistant que l’acier. Sa conductivité électrique et thermique est également intéressante. C’est sur cette dernière potentialité qu’a travaillé l’équipe de chercheurs anglais.

La nouvelle recherche publiée la semaine dernière dans la revue Nano Letters, démontre que la technologie basée sur le graphène peut changer la visibilité thermique d’un vêtement. Elle met en avant l’émissivité infrarouge du vêtement, c’est-à-dire sa capacité à renvoyer les rayons en temps réel. Le professeur Coskun Kocabas, qui a dirigé la recherche, a déclaré : « La capacité à contrôler le rayonnement thermique est une nécessité-clé dans plusieurs applications critiques, comme la gestion de la température du corps dans des climats aux températures excessives. […] Cependant, maintenir cette fonctionnalité à mesure que l’environnement se réchauffe ou se refroidit était un défi de taille ».

Pour une gestion thermique dynamique des satellites en orbite ?

Si le développement du graphène a déjà conduit à des progrès dans les produits commerciaux, notamment les batteries, téléphones portables et les voitures, les scientifiques envisagent un autre usage. Selon Coskun Kocabas, « La prochaine étape dans ce domaine de recherche est de répondre aux besoins de gestion thermique dynamique des satellites placés dans l’orbite de la Terre. Les satellites en orbite subissent des excès de température lorsqu’ils font face au Soleil et gèlent dans l’ombre de la Terre ». Il assure que leur « technologie pourrait permettre une gestion thermique dynamique des satellites en contrôlant le rayonnement thermique et en régulant la température des satellites à la demande ».

Automobile : Bruno Le Maire annonce un plan de soutien sous 15 jours

Le volant d'une voiture Peugeot.

 

Après avoir rencontré le vendredi 15 mai les constructeurs automobiles, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a promis ce lundi 18 mai un plan de soutien au secteur sous 15 jours. Mais il s’agira d’un « soutien pour des véhicules verts », a-t-il prévenu.

« Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique »

« Je vais voir aujourd’hui [vendredi 15 mai] tous les constructeurs automobiles et tous les représentants de la filière et je vais leur dire que nous sommes prêts à soutenir la demande des Français pour la voiture », avait déclaré le ministre de l’Economie et des Finances sur l’antenne de Cnews le 15 mai. Ce lundi 18 mai, il a annoncé sur France Info qu’il présenterait « sous 15 jours » un plan de soutien au secteur automobile, qui favorisera « l’achat de véhicules propres », et un autre pour l’aéronautique avant le 1er juillet.

« Ce sera un soutien aux voitures qui émettent le moins de CO2, aux voitures vertes, aux véhicules électriques, a averti Bruno Le Maire. C’est évidemment la condition de notre soutien, parce que l’industrie automobile doit réussir sa transition vers l’automobile autonome et vers l’automobile électrique ». Selon lui, « Il faut que l’on fasse de cette crise un levier pour accélérer la transition écologique et pour encourager les Français à acheter des véhicules qui sont encore aujourd’hui trop chers pour eux ».

Bruno Le Maire souhaite la relocalisation de certaines activités en France

Bruno Le Maire avait annoncé dès la fin mars la nécessité de mesures particulières de soutien au secteur automobile qui a enregistré un effondrement de ses ventes aux mois de mars et d’avril avec la fermeture des concessions. Le marché automobile français a ainsi chuté de près de 89 % en avril. Le ministre de l’Economie avait mentionné une autre condition au soutien de l’Etat français au secteur automobile : la relocalisation de certaines activités en France. « L’industrie automobile française a trop délocalisé » et « doit pouvoir relocaliser certaines productions », avait-il souhaité.

Un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique prévu

Bruno Le Maire a, par ailleurs, indiqué qu’il annoncerait « avant le 1er juillet, un plan sectoriel de soutien au secteur aéronautique et les centaines de milliers d’emplois qui vont derrière dans la région de Toulouse et ailleurs ».

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