Redevance audiovisuelle : Le montant continuera de s’élever à 139 euros

Franck Riester en février 2019

 

Le montant de la redevance audiovisuelle continuera de s’élever à 139€, a annoncé vendredi le ministre de la Culture Franck Riester. Il a par ailleurs déclaré que le plan d’économies demandé à Radio France constituait « un effort soutenable et raisonnable » et que le gouvernement ne « bougerait pas » sur ce dispositif.

Lors d’une interview sur Europe 1, vendredi, le ministre de la Culture Franck Riester a apporté des réponses à certaines questions  que se posent les Français, notamment une potentielle hausse ou baisse de la redevance audiovisuelle à venir.

« nous ne souhaitons pas du tout augmenter la redevance »

Il a d’abord affirmé que le gouvernement ne prévoit ni d’augmenter ni de baisser le montant de la redevance audiovisuelle, qui s’élève actuellement à 139 euros. « On a demandé un effort à l’audiovisuel public, dans le cadre de la volonté du gouvernement de rétablir les comptes et nous ne souhaitons pas du tout augmenter la redevance », a-t-il indiqué. Il a précisé que cette taxe aurait toutefois besoin « d’être adaptée, puisqu’elle est aujourd’hui collectée en même temps que la taxe d’habitation qui va être supprimée pour tous les Français en 2022 ».

Interrogé sur une potentielle baisse de ce tarif, le ministre de la culture a évoqué  le « besoin de moyens pour l’audiovisuel public et nous [l’état NDR] devons faire en sorte que cet audiovisuel public se différencie encore davantage du secteur privé ». Cette déclaration constitue une réponse directe à la suppression de la taxe évoquée par le ministre des comptes publics en avril dernier. Gerald Darmanin avait jugé que cet impôt était « dépassé, tout le monde sait qu’on écoute France Inter ou la télé publique pas simplement sur son poste de radio ou sa télévision. ».

Le gouvernement pas prêt à des concessions sur le plan d’économies soumis à Radio France

Le ministre de la culture a également estimé que le plan d’économies demandé à Radio France représentait « un effort soutenable et raisonnable » et que le gouvernement ne « bougerait pas » sur ce dispositif. Ce projet, qui prévoie 60 millions d’euros d’économies d’ici à 2022 et environ 300 suppressions de postes, est contesté par les salariés du groupe qui se sont mis en grève mardi en signe de protestation.

Media : Mediaset prend des participations au capital de ProSieben

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L’Italien Mediaset est entrée ce mercredi, à hauteur de 9,6%, au capital du diffuseur allemand ProSiebenSat.1, devenant son deuxième actionnaire, derrière Capital Research Global Investors. Cette prise de participation permettra au média italien de s’inviter à la table d’éventuelles discussions à venir sur la création d’Euroflix, censé être un acteur d’envergure européenne dans la télévision et la vidéo.

« Unir [nos] forces si nous voulons rester compétitifs»

Mediaset a pris ce mercredi une participation de 9,6% au capital du diffuseur allemand ProSiebenSat.1. Cette participation représenterait environ 330 millions d’euros au cours de clôture de l’action ProSieben mardi. Le groupe italien met donc fin aux spéculations selon lesquelles il voulait fusionner avec le diffuseur allemand, depuis un bon moment. Mediaset, qui est contrôlé par Fininvest, la holding de l’ex-président du Conseil italien Silvio Berlusconi, s’est évidemment réjoui de l’opération conclue ce jour. Pier Silvio Berlusconi, son administrateur délégué, a affirmé dans un communiqué que « cette acquisition amicale est un choix de long terme ». Puis d’indiquer que « Le rapide processus de mondialisation qui conditionne le scénario international est tel que les groupes européens de médias comme les nôtres doivent unir leurs forces si nous voulons continuer à rester compétitifs ou à simplement résister, en termes d’identité culturelle européenne, aux éventuels investissements hostiles des géants mondiaux ».

Mediaset ne réclamera pas d’entrer au conseil d’administration pour le moment

Pour sa part, Max Conze, président du directoire de ProSiebenSat.1, a déclaré dans un communiqué : « Nous saluons l’investissement de Mediaset et nous y voyons un vote de confiance dans notre stratégie et nos équipes ». Selon les informations proches du dossier, Mediaset n’envisage pas à ce stade d’augmenter sa participation et de réclamer un siège au conseil d’administration de ProSieben.

Mediaset, qui contrôle également le diffuseur espagnol de chaînes gratuites Mediaset Espana, devient le deuxième actionnaire de ProSieben avec 9,9% des droits de vote, derrière Capital Research Global Investors, le puissant gestionnaire de fonds américain. Avec cette participation, Mediaset aura surtout son mot à dire lors d’éventuelles discussions à venir sur la création d’un acteur d’envergure européenne dans la télévision et la vidéo : Euroflix. Ce dernier devrait fusionner les principaux groupes de médias européens que sont le luxembourgeois RTL Group, le français TF1 et le britannique ITV. Euroflix vise à contrecarrer la concurrence des offres en streaming de Netflix et Amazon Prime.

 

 

Etats Unis : Vice Media a levé 250 millions de dollars de dette auprès d’un groupe d’investisseurs

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Vice Media a levé 250 millions de dollars (223 millions d’euros) de dette auprès d’un consortium emmené par 23 Capital et incluant le milliardaire américain George Soros, a annoncé le Wall Street Journal. Cette opération est destinée à financer le plan de redressement du groupe, en difficulté depuis l’an dernier.

Selon une information du Wall Street Journal, Vice Media a levé 250 millions de dollars (223 millions d’euros) de dette auprès d’un groupe d’investisseurs emmené par 23 Capital, une société de financement opérant dans les secteurs du sport, de la musique et du divertissement, avec la participation de Soros Fund Management, de Fortress Investment Group et de Monroe Capital.

« Grâce à cet investissement en capital, les plans de croissance de Vice peuvent être accélérés »

Une source citée par le WSJ souligne que les investisseurs ont ainsi marqué leur confiance dans la nouvelle stratégie décidée par la directrice générale Nancy Dubuc, aux commandes depuis environ un an. « Grâce à cet investissement en capital, les plans de croissance de Vice peuvent être accélérés, ce qui nous permet de mettre en œuvre la vision stratégique de notre nouveau leadership pour la société », a déclaré Vice Media dans un communiqué.

Depuis plusieurs mois, le groupe de médias basé à Brooklyn cherchait à lever de l’argent face à la stagnation de sa croissance qui a contraint la société à réduire ses effectifs de 15% (250 postes supprimés). Dans le même temps, la valeur de Vice Media a chuté, poussant Disney a déprécié de 157 millions de dollars sa participation dans Vice Equity l’année dernière. Vice avait précédemment collecté environ 1,4 milliard de dollars auprès de bailleurs, dont TPG Capital, qui a investi 450 millions de dollars dans l’entreprise au cours de l’été 2017.

 

Nancy Dubuc fait le ménage au sein du groupe

Nommée à la tête de Vice Media il y a un an, Nancy Dubuc s’est fixée pour objectif de réaliser une rentabilité au cours du prochain exercice. Pour se faire, elle a restructuré la société autour de cinq secteurs d’activité que sont le numérique, les informations, la production cinématographique et télévisuelle, la chaîne câblée et une agence de publicité interne.

Cette restructuration des activités a également nécessité la suppression de multiples canaux Web pour les regrouper en un seul site.

 

Médias : Arte s’inquiète du regroupement en holding des chaines de télévision publiques

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Arte ne voit pas d’un bon œil le regroupement des chaînes de télévision publiques en holding. C’est une proposition du Ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin au président de la République et au Premier ministre. Cette réforme sera présentée en juillet prochain par le Ministre de la Culture Franck Riester en Conseil des ministres.

Incompatibilité de la réforme avec les dispositions du traité fondateur d’Arte

Arte ne veut pas du holding avec les autres chaînes de télévision publiques que sont France Télévisions, Radio France, l’INA, Radio France et Médias Monde. La chaîne franco-allemande est jalouse de son autonomie qui marche bien et elle a fait savoir sa position au Ministre de la Culture Franck Riester. Dans une lettre écrite par Peter Boudgoust, le président d’Arte GEIE (Groupement Européen d’Intérêt Économique, détenu par Arte France et Arte Deutschland), le groupe évoque une incompatibilité de la réforme avec les dispositions de son traité fondateur. Ce traité stipule que la chaîne est responsable de la « réalisation des programmes […], la gestion du budget […], sous la surveillance et le contrôle des seuls sociétaires [Arte France et Arte Deutschland, NDLR]. ». En outre, Peter Boudgoust précise que « la direction et la gestion […] des sociétaires relèvent de leur seule responsabilité ».

Collaboration oui, mais pas de holding

Le Gouvernement envisage de réunir l’ensemble des entreprises de l’audiovisuel public sous un holding qui permettrait à l’État de faire des économies. Ce holding débouchera sur la création d’un conseil d’administration qui aura les pleins pouvoirs. Il pourrait par exemple nommer les dirigeants de chacune des chaînes de télévision publiques et repartir les différents budgets. Ce qui n’est pas du goût d’Arte, qui tient à son indépendance et à sa spécificité. La chaîne franco-allemande indique qu’elle est disponible pour toute collaboration avec ses consœurs. D’ailleurs, elle a déjà participé à des initiatives comme le projet « Culture Prime » avec tous les groupes audiovisuels publics. Récemment, elle a mis en place, en partenariat avec France Télévisions, un comité de concertation pour coproduire des documentaires. Mais de là à créer un holding ? Arte n’est pas tentée.

Un holding de bon sens ?

Si Arte se fait du souci pour son avenir, du côté du Gouvernement on fait savoir que tout n’est pas encore acté. Un projet de loi devrait être présenté en Conseil des ministres en juillet prochain. Pour un observateur avertit, le projet de Gérald Darmanin n’est pas si mauvais que ça, bien au contraire : « Il n’y a pas d’opposition frontale des autres groupes au principe d’un holding , mais beaucoup de questions sur le calendrier et surtout sur la personne qui aura le pouvoir… dit un proche du dossier. Avec la concurrence des géants américains, il y a pourtant de plus en plus de sens à allier les groupes publics. ».

Rappelons qu’en 2000, Arte avait évité une intégration dans France Télévisions grâce à la contestation de la direction allemande du groupe. La septième chaîne échappera-t-elle également à ce holding imminent ?

 

Maison et jardin actuels nous tire vers le haut

Maison et jardin actuels : un tirage de qualité pour une audience de connaisseurs. Voilà comment on pourrait résumer la ligne éditoriale de ce magazine dédié à l’art de la décoration et de l’aménagement d’intérieur comme d’extérieur. Un magazine qui tire ses lecteurs vers le haut, tant par la qualité de ses contenus que par celle de son contenant.

Maquette impeccable, illustrations magnifiques, photos de grande qualité et réalisées avec précision, papier grammé pour un confort de lecture luxueux, choix des thèmes… Tout dans le tirage Maison et jardin actuels nous fait comprendre qu’il s’agit d’une expérience de lecture bien particulière. Ou comment se sentir exceptionnel rien qu’en lisant une revue…

A l’intérieur de ce magazine haut de gamme, les amateurs de décoration et de design en ont aussi pour leur argent : les dossiers qui présentent les toutes dernières tendances (et surtout celles de demain), des découvertes d’artisans, de savoir-faire, de patrimoines, de terroirs, mais aussi d’innovations, d’artistes et de créativité.

Le tout saupoudré de nombreux conseils et astuces, afin de disposer du jardin et de l’habitation les plus coquets et douillets possible, en respectant forcément les meilleures tendances et l’air du temps.

Pour son dernier tirage, toujours disponible en kiosque et distribué sur les meilleurs salons professionnels du secteur, Maison et jardin actuels nous a plongé dans l’été et dans une chaleur qui nous quitte peu à peu. L’occasion de prendre un dernier bain de soleil avant les jours de pluie.

Maison et jardin actuels est une revue du groupe HD Média, qui diffuse également les titres Maison actuelle, Cheminée actuelle et Déco Mag. Une presse hyper spécialisée dont le succès est précisément lié à la qualité de ses contenus et de l’objet magazine.

Cash Investigation épingle Free et Lidl

Cash Investigation, l’émission d’enquêtes de la chaîne du service publique France 2, présentée par la journaliste Elise Lucet, va épingler, cette semaine, deux géants pour leur gestion RH : Lidl et Free.

Le retour de l’émission d’ELise Lucet pour cette rentrée, était très attendu, tant les méthodes de l’enquêtrice sont régulièrement au cœur de polémiques.

En effet, le ton inquisiteur et les méthodes d’investigation parfois à la frontière de la légalité, sont souvent critiqués chez les producteurs de cette émission, dont le montage est aussi souvent critiqué par les personnes y qui sont visées.

Ainsi, le premier épisode de la saison revient cette semaine  sur la manière dont deux entreprises bien connues, Free et Lidl, traitent leurs employés.

On a pourra y découvrir avec stupeur une déshumanisation totale des salariés de ces deux groupes, dont certains reçoivent leurs ordres de machines…

Elise Lucet s’est également penchée sur l’importance des licenciements dans ces deux groupes, dont de nombreux se font dans des conditions douteuses.

Ce premier épisode, intitulé, Le monde merveilleux du travail”, sera diffusé sur France 2, demain, mardi 26 septembre, à 20h55. Chacun se fera son idée…

Pierre Ménès avoue son salaire dans TPMP

Le présentateur de télévision spécialisé dans le football, Pierre Ménès, est à nouveau au cœur d’une polémique après avoir donné le salaire qu’il percevra cette année en tant que chroniqueur de TPMP.

Tous les ans, l’animateur polémique Cyril Hanouna fait le buzz et relance son émission en renouvelant son stock de chroniqueurs.

Après avoir accueilli un temps Nabilla, l’animateur a testé de nombreuses autres personnalités variées.

Cette année, c’est donc le journaliste sportif et blogueur Pierre Ménès, qui participera à l’émission.

Ce dernier a d’ailleurs avoué lors d’une interview qu’il gagnerait 700 euros par émission, en précisant « 700 balles, c’est assez insignifiant niveau pognon ».

Une déclaration sans langue de bois qui a choqué de nombreux internautes.

Maison Actuelle : tirage réussi

Le tirage Maison Actuelle, tête de gondole déco et art de vivre du groupe d’édition spécialisé HD Média, bénéficie de l’engouement grandissant et jamais démenti autour des problématiques de décoration et de design chez les consommateurs français.

Depuis plusieurs années, les Français semblent devenus de véritables professionnels de la décoration. D’ailleurs, une grande chaine de télévision nationale comme M6 surfe sur cette vague avec plusieurs émissions dédiées à cette thématique, dont le célèbre D&Co, qui a grandement participé à démocratiser ces questions.

Dans ce contexte, un magazine haut de gamme, dédié à la décoration d’intérieur et d’extérieur, ne pouvait que s’imposer dans le paysage de la presse française.

C’est le cas de Maison Actuelle, qui s’adresse aux professionnels du secteur, mais reste accessible à tous, notamment grâce à la qualité de ses illustrations et aux nombreux conseils distillés au long de ses pages.

Dans chaque numéro, les spécialistes de la décoration de Maison Actuelle dressent un état des lieux des tendances du moment, tout en apportant de nombreux conseils aux lecteurs.

Maison Actuelle est un titre du groupe Presse Actuelle, spécialisé dans les médias professionnels, qui édite également les magazines Cheminée Actuelle, Déco Mag, ainsi que Maison & Jardin actuels dont le dernier numéro est en kiosque depuis le début de l’été.

Matthieu Pigasse et Xavier Niel achètent AB Production

Mediawan, le fonds d’investissement de Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton a annoncé qu’il allait acheter le groue AP, pour un montant proche de 270 millions d’euros.

Le groupe AB est devenu célèbre avec les séries AB Production, dans les années 90, comme (entre de nombreux autres) Hélène et les Garçons, Premier Baiser, ou encore Salut les Musclés.

Depuis, ce groupe a continué à produire des créations audiovisuelles, mais il s’est également positionné en tant que diffuseur, avec ses chaines dont RTL9, Golf Channel ou AB Moteurs.

Il s’agit donc d’un rachat important dans le secteur médiatique. D’ailleurs, Mediawan ne cache pas ses intentions qui sont de devenir «leader européen des contenus» audiovisuels.

Une ambitions expliqué par Matthieu Pigasse, qui a déclaré :

«Nous allons utiliser AB comme plateforme de départ pour créer le premier groupe indépendant de contenus en Europe. Nous allons réaliser un certain nombre d’acquisitions dans quelques semaines ou quelques mois, dont la valeur cumulée sera facilement supérieure à 1 milliard d’euros».

 

Morandini, c’est fini ?

Les responsables d’i-Télé ont annoncé la suspension de l’émission de Jean-Marc Morandini, Morandini live, de manière provisoire.

Les opposants à la venue de Jean-Marc Morandini sur i-Télé ne se sentent pas vainqueurs pour autant. Au contraire, ils ont annoncé qu’ils n’arrêteraient pas le conflit social dans lequel ils sont entrés il y a plusieurs semaines, tant que l’émission ne serait pas totalement supprimée de la grille des programmes de la deuxième chaine d’actualités de France.

Ainsi, les syndicats ont commenté la décision de la direction de la chaine avec un certain scepticisme. “C’est une suspension, pas un retrait, et plutôt par manque de moyens techniques. Rien n’a bougé, la direction reste sourde à nos revendications”, a expliqué un responsable syndical d’i-Télé, avant de préciser sa pensée : si on arrêtait la grève, Morandini serait sur l’antenne dès ce soir alors que, justement, on fait la grève pour demander son retrait !”.

En effet, la direction de la achaine a annoncé dans un communiqué rapide la suspension de l’émission, mais en précisant qu’il s’agissait de motifs techniques, le personnel de la chaine étant en gréve, qui ne remettent pas en question la présence du présentateur sur la chaine et que ce dernier reprendrait son Morandini Live, dès que la gréve serait terminée.

De quoi énerver les journalistes de la chaine. “Cette annonce ne change rien, c’est même un cocktail Molotov”, a déclaré l’un d’eux.

 

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