Volkswagen revoit ses plans sur le thermique

Volkswagen

Alors qu’il avait promis de mettre le frein sur le thermique au profit de l’électrique, Volkswagen revoit sa stratégie sur cette motorisation. Le constructeur allemand a annoncé qu’il va y injecter un tiers de la somme qu’il avait prévue pour l’électrification. Mais il n’est pas le premier groupe automobile à avoir modifié sa trajectoire.

Suite au scandale du Dieselgate en 2015, Volkswagen avait décidé de changer son positionnement et de miser à fond sur l’électrique. Le constructeur allemand avait conçu dans la foulée la gamme ID. L’année dernière, il avait même prévu de consacrer quelque 180 milliards d’euros à l’électrification d’ici la fin de la décennie. Mais la réalité du marché l’a rattrapé très vite.

Volkswagen réduit son investissement dans l’électrique

En effet, les ventes de voitures électriques (VE) de l’entreprise sont en berne, notamment en Europe où certains pays ont supprimé ou baissé les aides à l’achat. Cet accueil mitigé des nouveaux modèles VE incite Volkswagen à reconsidérer ses plans. Le groupe a récemment décidé de consacrer un tiers des 180 milliards d’euros au développement des moteurs à essence et diesel. Arno Antlitz, son directeur financier et opérationnel, a confirmé cette nouvelle ambition.

Les investissements de Volkswagen iront vers Skoda

Selon le CFO de Volkswagen, ce changement stratégique vise à maintenir la compétitivité des voitures à combustion tout en poursuivant le développement des VE. Dans la pratique, les investissements iront vers Skoda, officiellement en charge des moteurs thermiques pour toutes les marques de la famille Volkswagen. La Skoda Fabia, par exemple, devrait donc bénéficier d’un renouvèlement pour rester au catalogue jusqu’à la fin de la décennie. La Polo et la Seat Ibiza devraient aussi jouir d’une version restylée pour durer plus longtemps.

Des prévisions trop optimistes sur les VE

Cette réorientation stratégique de Volkswagen illustre les réalités du marché des véhicules électriques. Les automobilistes ne sont plus aussi convaincus qu’auparavant, alors que les partis écologistes perdent du terrain en Europe. Ils préfèrent garder leurs moteurs à combustion interne ou opter pour les hybrides. Visiblement, les prévisions optimistes des marchés devraient être revues à la baisse. On ne voit plus vraiment les VE comme un moyen efficace de faire baisser la pollution et la consommation énergétique.

Plusieurs autres marques ont revu leur ambition

Il faut dire que les véhicules électriques ont certains inconvénients. Parmi lesquels une autonomie limitée des batteries, un temps de recharge long et une durée de vie courte, une faible disponibilité de bornes de recharge et un coût très élevé des voitures. Face au désintérêt croissant des clients, Volkswagen a jugé bon de temporiser, en attendant d’y voir un peu plus clair. Et il n’est pas le premier groupe à rétropédaler. Mercedes, Kia, Land Rover, GM, Bentley ou encore Ford ont aussi prolongé les moteurs thermiques, qui n’ont visiblement pas dit leur dernier mot.

Nvidia fait fructifier son empire de l’intelligence artificielle

Avec un bond de 7%, le leader mondial des puces graphiques a vu sa capitalisation boursière détrôner celle de l’ensemble des 40 plus grandes entreprises françaises et européennes réunies, mardi 28 mai 2024.

Un aphorisme ultrapopulaire veut qu’une seule hirondelle ne fasse pas le printemps. Mais il ne s’applique manifestement pas à Nvidia. Le géant américain des processeurs graphiques a une nouvelle fois offert, mardi 28 mai 2024, la preuve de son attrait unique sur le marché boursier.

Sa capitalisation a en effet atteint un chiffre record de 1.139,01 dollars ce jour-là, fruit d’un bond d’une hausse de 6,98%. Soit une valeur cumulant désormais au-delà de 2.800 milliards. Yahoo Finance l’estime même à 2.802 milliards, quand Marketwatch évoque le faramineux chiffre de 2.850 milliards de dollars.

Si cela reste encore un peu loin de la capitalisation boursière d’Apple – estimée à 2.913 milliards de dollars –, cette donnée dépasse celle du CAC 40, le principal indice de la Bourse de Paris. Il représente notamment les 40 plus grandes entreprises françaises et européennes par capitalisation boursière ainsi que par volume d’échanges d’actions.

Un atout précieux

Il s’agit d’une nouvelle étape dans l’expansion vertigineuse de l’entreprise basée à Santa Clara dans la banlieue californienne. Sa valeur boursière a en effet connu un gain spectaculaire de 130% depuis le début de l’année et une multiplication par 10 depuis fin 2022.

Cela se reflète, logiquement, à travers la croissance de son activité, notamment avec des revenus trimestriels de l’année en cours bondissant de 262% sur un an. Soit un total de 26 milliards de dollars. C’est la rançon du savoir-faire de l’entreprise fondée par l’ingénieur américain né à Taïwan, Jen-Hsun Huang.

Une expertise centrée sur les processeurs graphiques et dopée par l’explosion de l’intelligence artificielle. Le fonctionnement de cette technologie est tributaire des petites puces connues sous l’acronyme GPU (pour Graphics Processing Unit), dont Nvidia se révèle aujourd’hui être le maitre.

Quelle trajectoire ?

La dernière flambée boursière du titre de Nvidia résulterait d’ailleurs, selon divers analystes, de l’attrait desdites puces. L’homme d’affaires américain et patron de X (ex-Twitter), Elon Musk, aurait en effet décidé d’en acquérir plusieurs afin d’alimenter son prochain supercalculateur nécessaire au développement de son chatbot conversationnel baptisé Grok.

Nvidia jouit à l’évidence, d’une conjoncture favorable relativement à l’IA. Reste à savoir jusqu’à quand cette situation de vache grasse pourra-t-elle continuer. La multinationale réussira-t-elle à voler la vedette aux mastodontes tels que Microsoft et Apple ?

Millefeuille administratif : 7,5 milliards d’euros gaspillés par an

Le millefeuille administratif, vous connaissez ? C’est lorsque l’Etat et les collectivités partagent les mêmes compétences. Cet enchevêtrement des rôles coûte chaque année 7,5 milliards d’euros aux contribuables, selon un rapport gouvernemental publié le mercredi 29 mai.

Le gouvernement a commandé, fin 2023, un rapport auprès du maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon sur le bilan économique du « millefeuille administratif » en France. Autrement dit, sur le coût du partage des compétences entre l’Etat et les collectivités locales. Ce document publié le mercredi 29 mai chiffre, pour la première fois, le gaspillage d’argent public induit par cette spécificité française.

Le millefeuille administratif coûte 6 milliards aux collectivités

Le maire de Charleville-Mézières Boris Ravignon relève dans son rapport que le millefeuille administratif coûte chaque année au moins 7,5 milliards d’euros aux contribuables français. Dans le détail, il pèse 6 milliards d’euros pour les collectivités et seulement 1,5 milliard d’euros pour l’État. Le gouvernement supporte donc une charge financière quatre fois moins importante.

Le millefeuille administratif pèse énormément sur les communes

Parmi les collectivités, ce sont les communes qui supportent le plus la charge financière avec 4,8 milliards d’euros par an. Au niveau des intercommunalités, les départements et les régions, l’enchevêtrement des compétences s’élève respectivement à 696 millions, 355 millions et 117 millions d’euros. On note également que l’enseignement (1,2 milliard d’euros), l’urbanisme (819,5 millions) et la voirie (566 millions) font partie des services les plus coûteux.

Mais le coût serait encore largement sous-évalué

Par ailleurs, les coûts liés à la coordination entre différentes administrations qui exercent conjointement une politique publique représentent à eux seuls 85% du coût du millefeuille administratif. Notons toutefois que cette évaluation n’est pas totalement juste. En effet, le chiffre pourrait être plus important puisque le rapport n’a pas pris inclut les opérateurs de l’État.

Plus de 200 collectivités et préfectures sondées via un questionnaire

Pour calculer les coûts du millefeuille administratif, plus de 200 collectivités et préfectures ont été sondées via un questionnaire. A la suite de cette enquête, la mission de M. Ravignon a identifié trois types de coûts induits par le partage de compétences entre les  administrations. Ce sont : la multiplication des comités, la coordination et l’instruction des demandes de financement.

Le gouvernement cherche à réduire ses dépenses

Le rapport du maire de Charleville-Mézières sur le millefeuille administratif en France parait au moment où l’Etat cherche à faire des économies budgétaires. En 2025, Bercy s’engageà réaliser au moins 20 milliards d’euros d’économies, contre 12 milliards prévus initialement. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a récemment affirmé que la France devrait « travailler sur le nombre de strates administratives, locales et nationales » pour atteindre cet objectif.

Le millefeuille administratif peut être réduit

Le gouvernement a renchéri en disant que les coûts de l’enchevêtrement des compétences « peuvent être diminués » par une meilleure décentralisation. Il a commandé un rapport à ce sujet auprès du député Renaissance de l’Oise Éric Woerth. L’Etat concède cependant que toutes les strates administratives « ne peuvent être tous supprimés » actuellement.

C’est quoi le commerce ?

Le commerce désigne l’activité économique d’achat et de revente de biens et de services, avec pour objectif principal la réalisation d’un profit. Il s’agit d’un pilier fondamental de l’économie, reliant les producteurs aux consommateurs et facilitant la circulation des biens et services à travers le monde.

Aspects clés du commerce :

  • Échange de biens et de services :

Le commerce implique l’échange de biens et de services entre des parties consentantes. Cela peut se faire de manière directe, entre un producteur et un consommateur, ou indirectement, via des intermédiaires tels que les grossistes et les détaillants.

  • Création de valeur :

Le commerce crée de la valeur en rendant les biens et services disponibles aux consommateurs à un prix qu’ils sont prêts à payer. Cette valeur ajoutée provient de diverses activités, telles que le transport, le stockage, le marketing et la distribution.

  • Satisfaction des besoins des consommateurs :

Le commerce joue un rôle crucial dans la satisfaction des besoins des consommateurs en leur offrant une large gamme de produits et de services parmi lesquels ils peuvent choisir. La concurrence entre les entreprises incite à l’innovation et à l’amélioration de la qualité des produits et services.

  • Stimulation de la croissance économique :

Le commerce est un moteur essentiel de la croissance économique. Il génère des emplois, des revenus et des investissements, contribuant ainsi à la prospérité globale d’un pays.

  • Facilitation des échanges internationaux :

Le commerce international joue un rôle crucial dans l’économie mondiale en permettant aux pays de spécialiser leur production et d’échanger leurs biens et services. Cela favorise une meilleure allocation des ressources et une augmentation globale du bien-être.

Types de commerce :

  • Commerce de détail :

Vente de biens et de services directement aux consommateurs finaux.

  • Commerce de gros :

Vente de biens et de services à d’autres entreprises, généralement en grandes quantités.

  • Commerce international :

Échange de biens et de services entre pays.

  • Commerce électronique :

Vente de biens et de services en ligne via Internet.

Le commerce joue un rôle essentiel dans le monde d’aujourd’hui, en contribuant à la satisfaction des besoins des consommateurs, à la stimulation de la croissance économique et à la promotion de la prospérité globale.

Le commerce international : moteur de la mondialisation

Le commerce international, qui désigne l’échange de biens et de services entre pays, est un élément essentiel de l’économie mondiale. Il permet aux pays de se spécialiser dans la production des biens et services pour lesquels ils ont un avantage comparatif, et d’accéder à des produits et services qu’ils ne peuvent pas produire eux-mêmes.

Les acteurs du commerce international

Le commerce international est un processus complexe auquel participent de nombreux acteurs :

  • Les entreprises:

Ce sont les principales actrices du commerce international. Elles exportent leurs produits et services vers d’autres pays, et importent des produits et services dont elles ont besoin.

  • Les gouvernements:

Les gouvernements jouent un rôle important dans la réglementation du commerce international. Ils peuvent mettre en place des tarifs, des quotas et d’autres restrictions commerciales pour protéger leurs industries nationales. Ils peuvent également négocier des accords commerciaux internationaux qui réduisent les barrières commerciales et facilitent les échanges.

  • Les organisations internationales:

Il existe un certain nombre d’organisations internationales qui jouent un rôle dans le commerce international, telles que l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’OMC est chargée de s’assurer que le commerce international se déroule de manière juste et équitable.

Les impacts du commerce international

Le commerce international a un impact profond sur l’économie mondiale. Il peut:

  • Stimuler la croissance économique:

En permettant aux pays de se spécialiser dans la production des biens et services pour lesquels ils ont un avantage comparatif, le commerce international peut entraîner une augmentation de la production et de la productivité.

  • Créer des emplois:

Le commerce international crée des emplois dans les secteurs de l’exportation et de l’importation.

  • Réduire les prix:

En augmentant la concurrence, le commerce international peut entraîner une baisse des prix des biens et services.

  • Augmenter le niveau de vie: En donnant accès à une plus grande variété de biens et services, le commerce international peut améliorer le niveau de vie des consommateurs.

Les défis du commerce international

Le commerce international n’est pas sans défis. Certains des principaux défis incluent:

  • Le protectionnisme:

Le protectionnisme désigne la politique de protéger les industries nationales contre la concurrence étrangère. Le protectionnisme peut prendre la forme de tarifs, de quotas et d’autres restrictions commerciales. Il peut entraîner une augmentation des prix, une diminution de la production et une perte d’emplois.

  • Les inégalités:

Le commerce international peut exacerber les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres. Les pays riches ont tendance à bénéficier davantage du commerce international que les pays pauvres.

  • Le développement durable:

Le commerce international peut avoir un impact négatif sur l’environnement. Il est important de veiller à ce que le commerce international se déroule de manière durable.

Le commerce international est un sujet complexe et controversé. Il est important de peser les avantages et les inconvénients du commerce international avant de se forger une opinion.

Challenges : Un média d’information français influent

Challenges, anciennement connu sous le nom de Challenges – Les Echos, est un hebdomadaire français d’information économique et politique publié par le groupe Challenges Media. Fondé en 1982 par Jean-Luc Lagardère, le magazine est connu pour ses analyses pointues et ses enquêtes approfondies sur les coulisses du pouvoir et des affaires.

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SNCF : Jean-Pierre Farandou paie son accord sur les fins de carrière

Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, devra quitter son poste après les JO de Paris 2024. Le gouvernement lui a notifié cette décision mardi, alors qu’il était attendu pour une audition au Sénat. Le dirigeant devait s’expliquer au sujet de l’accord sur les fins de carrière négocié au sein de son entreprise.

Mardi 7 mai, le gouvernement a notifié à Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, qu’il sera remplacé à son poste après les JO de Paris 2024. Ce même jour, le dirigeant a été auditionné au Sénat. Il a dû s’expliquer concernant l’accord sur les fins de carrière adopté par la compagnie ferroviaire et les quatre syndicats représentatifs. L’exécutif n’apprécie pas ce texte, qui contournerait sa réforme des retraites.

L’éviction de Jean-Pierre Farandou liée à l’accord sur les fins de carrière

Officiellement, Jean-Pierre Farandou ne sera pas reconduit à son poste de PDG à cause de son âge de 68 ans en 2025. Mais on le sait, le gouvernement voulait également sa tête. Il ne lui pardonne pas l’adoption de l’accord sur les fins de carrière au moment où il serre les vis à tous les étages pour tenir le budget. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire reprochait au texte d’engager « les équilibres de la réforme des retraites et les équilibres financiers de la SNCF ».

Bruno Le Maire exigeait des explications

Le locataire de Bercy se plaignait aussi de n’avoir pas été averti sur la tenue des négociations. « Je vais convoquer le PDG de la SNCF dans les prochains jours (…) Je suis en droit de demander des comptes », avait-t-il lancé. Mardi devant le Sénat, Jean-Pierre Farandou a défendu le contenu de l’accord signé le 22 avril. Il a parlé d’un dispositif « raisonnable, équilibré et utile ». Le dirigeant a également assuré que le texte « ne contourne pas la loi sur les retraites ». Par ailleurs, il a promis de compenser le coût des mesures sans répercuter sur les prix des billets, et de préserver les marges de l’entreprise publique.

L’accord ne coûtera rien au contribuable selon Jean-Pierre Farandou

Jean-Pierre Farandou a estimé que l’accord coûtera à la SNCF 35 millions d’euros. Ce montant représenterait « 0,3 % de la masse salariale ». Le dirigeant a souligné au passage que le résultat net de son groupe s’élevait à 1,3 milliard d’euros. « Il ne coûtera rien au contribuable », a-t-il insisté. Le PDG a d’ailleurs rejeté les « accusations d’opacité, de manque de transparence et de manque d’information » portées par Bercy. Selon lui, l’exécutif était bien informé car les négociations ont démarré sur demande des pouvoirs publics. Il a aussi communiqué dessus lors d’une interview dans Le Monde, en février.

Deux anciens Premiers ministres pressentis pour le remplacer

Pour remplacer Jean-Pierre Farandou à la tête de la SNCF, le gouvernement penserait à deux anciens locataires de Matignon. Il s’agit de Jean Castex, chef du gouvernement du 3 juillet 2020 au 16 mai 2022, qui travaille aujourd’hui dans la compagnie ferroviaire. Et d’Elisabeth Borne, Premier ministre du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024. Elle fut également ministre des Transports du 17 mai 2017 au 16 juillet 2019 et directrice de la stratégie de la SNCF (entre 2002 et 2007).

Jean-Pierre Farandou a redressé les finances de la SNCF

Que ce soit pour l’un ou pour l’autre, la tâche ne sera pas facile. C’est-à-dire qu’il sera difficile de faire mieux que celui qu’on débarque. Jean-Pierre Farandou a redressé les finances du groupe, dans le rouge avant sa prise de fonction en 2019. Les représentants syndicaux l’apprécient également pour son attachement au dialogue social. Mais ils ne pourront rien face à son départ voulu par l’exécutif pour lui faire payer son accord.

Le capital-investissement : un moteur de croissance pour les entreprises non cotées

Le capital-investissement, ou « private equity » en anglais, est un mode de financement des entreprises non cotées en bourse. Il consiste en la prise de participations au capital de ces sociétés par des investisseurs professionnels, généralement regroupés au sein de fonds d’investissement.

Objectifs multiples

Les fonds de capital-investissement investissent dans des entreprises à différents stades de leur développement, de la création à la transmission. Ils recherchent des sociétés à fort potentiel de croissance, capables de générer des rendements supérieurs à la moyenne du marché. On peut notamment citer le groupe HLD de Jean-Bernard Lafonta, qui accompagne plusieurs pépites issues de divers secteurs d’activité.

L’apport de capital-investissement permet aux entreprises de financer leur croissance, de développer de nouveaux produits ou services, ou encore de se restructurer. En plus du financement, les fonds de capital-investissement apportent également à leurs participations une expertise précieuse en matière de gestion, de stratégie et d’accès aux marchés.

Différent types de capital-investissement

Il existe plusieurs types de capital-investissement, chacun se distinguant par le stade de développement des entreprises ciblées et le profil de risque associé. Tout d’abord, le capital-risque investit dans des entreprises en phase de création ou d’amorçage, présentant un risque élevé mais un fort potentiel de croissance.

On peut également citer le capital-développement, qui accompagne des entreprises en phase de croissance, ayant déjà un modèle économique validé et cherchant à accélérer leur développement, ou encore le capital-transmission, qui épaule des entreprises matures souhaitant se restructurer, effectuer une transmission ou réaliser une acquisition. Enfin, le capital-retournement investit dans des entreprises en difficulté financière avec l’objectif de les redresser et de les revendre.

Un pilier du financement des entreprises

Le private equity est un allié du financement des entreprises hexagonales. « Les acteurs du capital-investissement français accompagnent près de 8 000 startup, PME et ETI françaises. Selon une étude EY et France Invest, en 2022, 4 000 entreprises françaises soutenues par le capital-investissement ont connu une croissance de 14% de leur chiffre d’affaires et ont créé plus de 100 000 emplois », souligne Jean-Bernard Lafonta.

Malgré ses avantages, le capital-investissement n’est pas adapté à toutes les entreprises. Il s’adresse principalement à des sociétés à fort potentiel de croissance et capables de supporter un certain niveau de dilution du capital.

 

 

 

Poissonneries : Capitaine Houat fermera deux sites

Capitaine Houat, la filiale de transformation de poissons d’Agromousquetaires (Groupement des Mousquetaires), annonce la fermeture de deux sites logistiques dans les prochains mois. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une restructuration, dont le plan a été présenté mi-avril aux syndicats salariés.

Capitaine Houat, filiale d’Agromousquestaires en charge d’approvisionner les poissonneries des Intermarché (Groupement des Mousquetaires), confirme la fermeture de deux sites logistiques. La mauvaise nouvelle avait été annoncée aux syndicats mi-avril.

Capitaine Houat envisage une reprise pour le site de Bègles

La fermeture concerne les bases logistiques de Frontignan (Hérault) et de Bègles (Gironde). Ces sites cesseront leurs activités respectivement en octobre prochain et au premier trimestre 2025. Selon la direction, le site de Bègles pourra être repris par un prestataire. En revanche, celui de Frontignan se dirige vers une fermeture définitive.

Vers un transfert des activités? 

Capitaine Houat réfléchit au transfert des activités de Frontignan sur le périmètre géré par Lanester (Morbihan) et ceux de Bègles sur le périmètre de Boulogne (Pas-de-Calais). L’entreprise envisage aussi d’externaliser l’aspect logistique des deux sites, en confiant leurs missions à des prestataires logisticiens spécialisés.

Une soixantaine d’emplois menacés

Selon la direction, une soixantaine d’emplois sont concernés par le plan de restructuration. Du côté de la CFDT, on parle plus exactement de 70 personnes qui pourraient être licenciées. Christelle Bellego, la déléguée du syndicat, compte négocier leur reclassement dans le cadre du PSE avec le groupement Agromousquetaires. Capitaine Houat emploie un millier de personnes, dont 330  dans son usine de Lanester, 250 dans celle de Boulogne et environ 150 dans ses quatre bases logistiques (Lorient, Boulogne, Frontignan et Bègles).

Capitaine Houat pointe un contexte inflationniste défavorable

La fermeture des sites de Frontignan et de Bègles s’inscrit dans le cadre d’une restructuration pour redresser les finances de l’entreprise. Capitaine Houat est en eaux troubles depuis quelques années. Et l’inflation n’a fait qu’aggraver la situation en pesant sur les ventes de poissons ainsi que le coût du carburant pour les navires. Ses propres bateaux ne sont plus rentables, contrairement à ceux qu’il loue à la société Comata.

Un modèle économique difficile à supporter

Capitaine Houat assure aussi la partie logistique et l’acheminement jusqu’aux magasins. Ce qui génère des dépenses supplémentaires plutôt lourdes. De plus, la filiale d’Agromousquetaires ne fixe pas elle-même le prix des poissons. Ce sont les adhérents qui décident,  en l’occurrence les magasins Intermarché. Dans ces conditions, difficile de se retrouver pour un petit groupe.

Capitaine Houat structurellement déficitaire

Capitaine Houat est structurellement déficitaire depuis 2017. Chaque année, les pertes de la société s’élèvent à au moins une dizaine de millions d’euros. En 2023 elles ont même atteint 21 millions d’euros. Un record. Avec la restructuration annoncée, Capitaine Houat ne possédera plus que deux bases logistiques. A savoir celles de Lorient (Morbihan) et de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Les deux usines du groupe, Lanester (Morbihan) et Lorient sont évidemment épargnées par le projet.

TV5 Monde en quête de renouveau

La chaîne francophone internationale veut élargir son actionnariat à plusieurs d’États africains subsahariens. Une double-stratégie destinée selon les autorités, à se donner plus de flexibilité financière et à accroître son audience sur un territoire déjà fidèle aux programmes de ce média.

De nouveaux actionnaires pourraient bien prochainement débarquer au Conseil d’administration de TV5 Monde. Le sujet à l’étude depuis quelques années est dorénavant à un stade très avancé, à en croire de nombreux médias de la presse française.

Le site d’information Télérama indique à cet effet qu’une réunion du Conseil d’administration prévue pour le 30 avril prochain devrait être l’occasion pour le président de la chaîne francophone, Yves Bigot, de s’y épancher davantage en présentant notamment l’identité des heureux élus.

Cela concerne, toujours selon la même source, sept pays africains, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville en négociation depuis plusieurs mois avec les dirigeants de la chaîne.

600 000 euros la participation

Yves Bigot en poste depuis 2012, flanqué de la directrice du marketing, de la distribution et de la commercialisation, Denise Epoté, auraient ainsi visité plusieurs des palais présidentiels concernés ces derniers mois afin de ficeler le projet figurant dans le « plan stratégique 2025-2028 » de TV5 Monde.

À raison d’une contribution financière de 600 000 euros chacun – pour 4,2 millions d’euros au total d’investissements au total –, les pays cités auront droit à une collaboration éditoriale avec la chaîne. Il s’agit entre autres selon Télérama, d’un accès aux programmes, magazines et fictions produits par TV5Monde afin de mieux les diffuser sur leurs territoires.

Des coproductions de contenus entre TV5Monde et les chaînes des pays actionnaires sont également prévues, de même que la diffusion sur les antennes de la télévision francophone des journaux télévisés nationaux des États concernés.

Polémique et grincements des dents

Alors que TV5 Monde fondée en 1984 jouit d’un budget oscillant entre 116 et 120 millions d’euros selon les sources, la participation financière attendue des nouveaux actionnaires s’avère peu significative.

Cette ouverture à des pays d’Afrique au sud du Sahara obéirait davantage à un souci de renforcement de la représentativité d’une chaîne dont 80% de l’audience (62 millions de téléspectateurs par semaine au total) provient du continent africain, à en croire Le Monde.

« On ne peut pas rester éternellement la chaîne de la francophonie du Nord sans accueillir les sensibilités et le regard des Africains », estime Yves Bigot, cité par le journal français. Reste que cette initiative ne fait pas l’unanimité au sein de la télévision. Le choix du Cameroun, de la RDC, du Congo et du Gabon réputés non respectueux de la liberté de la presse inquiète.

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