Coronavirus : fin de voyage pour la compagnie aérienne britannique Flybe

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Ce jeudi 5 mars 2020, la compagnie aérienne régionale britannique, Flybe, a annoncé la cessation de ses activités « avec effet immédiat« . L’entreprise est donc placée en redressement judiciaire dès aujourd’hui et tous ses avions « sont cloués au sol« . L’épidémie de coronavirus est en grande partie responsable de la chute de la compagnie, elle qui avait déjà échappé de peu au dépôt bilan en janvier dernier…

Flybe a fait « tout son possible » face au coronavirus

L’année 2019 avait déjà éprouvé l’économie mondiale. Avec une croissance faible et une récession évitée de peu, la situation économique de l’année passée avait laissé de nombreuses entreprises dans le rouge, qui se devaient d’espérer une reprise pour 2020 et ainsi sauver leur activité.

Outre-manche, la compagnie aérienne Flybe n’a pas eu droit à un miracle. Déjà en difficulté l’an dernier, sauvée de justesse en janvier par un report du versement d’impôt, l’entreprise était dans le rouge. Le groupe, qui employait 2000 personnes et desservait 170 destinations à travers l’Europe n’avait pas d’autres choix que de trouver de la liquidité rapidement. D’après les médias britanniques, Flybe avait ainsi effectué une demande de prêt de 100 millions de livres britanniques au gouvernement.

Refus qui avait déclenché les foudres du syndicat Unite, qui a déploré l’inaction du gouvernement pour tenter de sauver la compagnie aérienne, jugeant que l’État n’avait pas su « tirer les leçons » des précédentes faillites des entreprises Thomas Cook et Monarch.

« L’économie britannique dépend fortement d’une compagnie aérienne régionale viable », a souligné l’organisation syndicale. Le fait pour le gouvernement de ne rien faire, « tout particulièrement alors que nous sommes confrontés aux incertitudes du virus Covid-19 et aux changements apportés par le Brexit« , est « irresponsable« , a dénoncé le syndicat dans un communiqué.

Cette cessation d’activité de la part de Flybe est d’autant plus dommageable qu’elle affecte une compagnie qui pouvait être qualifiée « d’utilité publique« . En effet, elle permettait de relier de nombreuses villes anglaises entre elles. À ce sujet, le gouvernement a d’ailleurs déclaré être prêt à aider les passagers et proposer des solutions alternatives jusqu’à qu’une solution durable soit trouvée : « La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d’autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d’accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits pour permettre aux passagers de voyager le plus harmonieusement possible« .

 

Google ne fabriquera pas d’éoliennes volantes

éolienne google Makani

En 2013, Google, se décidait à acheter Makani, une start-up qui espère produire de l’énergie à l’aide d’éoliennes volantes… En 2020, Alphabet, la maison mère de Google, a décidé de se séparer de la start-up. Cela ne signifie pas pour autant la fin du projet, puisque la start-up se tourne aujourd’hui vers Shell, qui semble intéressé par cette technologie…

La fin d’une collaboration de plus de 7 ans entre Makani et Google

Makani voit le jour en 2006, par un groupe de kite-surfeurs qui s’intéressent à la puissance de l’éolien. Leur concept est de créer de petites éoliennes volantes, reliées par un câble, qui seraient capables d’exploiter le vent à son plein potentiel. En 2013, Mountain View et Google décident d’acheter la start-up et de l’intégrer à leur laboratoire dédié aux technologies innovantes. Malgré quelques avancées notables, les résultats ne sont pas à la hauteur, et ce début 2020 aura été fatal à Makani, qui est lâchée par le groupe Alphabet.

Rien d’alarmant pour Fort Fleker, le directeur général de Makani, qui évoque toute la complexité de s’intégrer dans un marché aussi compétitif. Pour lui, « créer un tout nouveau type de technologie d’énergie éolienne implique de relever des défis commerciaux et d’ingénierie« . Tout en soulevant les « solides progrès techniques » de leur technologie, il n’en est pas moins réaliste et admet que « la route vers la commercialisation est plus longue et plus risquée que prévu« . De ce fait, Google et Alphabet ne souhaitaient plus continuer à investir dans ce projet, qui ne rentrait probablement plus dans leurs plans de financement. La fin de cette collaboration signe la fin d’un chapitre pour Makani, mais sûrement pas la fin d’une histoire, puisque la start-up a déjà le regard tourné vers Shell, qui est intéressé par cette technologie.

Shell, un acteur anglo-néerlandais majeur de l’univers pétrolier, avait déjà collaboré avec Makani en 2019. En effet, les deux groupes s’étaient entendus pour tester des prototypes de ces éoliennes volantes au large des côtes norvégiennes. Fort Felker a d’ailleurs déclaré que Shell était déjà en recherche de solutions pour permettre de continuer le développement de la technologie initiée par Makani…

Automobile : Tesla vaut déjà plus que PSA, Renault, General Motors, Ford et Fiat Chrysler réunis !

A l'intérieur d'une voiture Tesla.

 

Tesla continue de flamber en Bourse . Lundi, l’action du constructeur automobile s’est envolée de près de 20 % à Wall Street pour atteindre un record à 780 dollars, profitant notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic. Sur la base de cette capitalisation boursière, Tesla vaut désormais plus que PSA Peugeot-Citroën, Renault, Fiat Chrysler, General Motors et Ford réunis !

Tesla s’emballe à Wall Street. L’action du constructeur automobile fondé par Elon Musk s’est envolée lundi de près de 20%, pour atteindre un record à 780 dollars. L’entreprise profite notamment de la bonne santé de son usine commune avec Panasonic, où le groupe japonais fabrique des batteries. Le titre du constructeur de véhicules électriques a grimpé, au total, de 86,5% depuis le début de l’année et de 336% depuis juin. Le bond de lundi est la plus forte hausse quotidienne de l’action Tesla depuis mai 2013.

Une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street

Panasonic a annoncé que l’usine du Nevada, qu’elle partage avec Tesla et où sont produites des batteries lithium-ion, avait été rentable pour la première fois au quatrième trimestre 2019. Cette nouvelle a fait envoler le titre de Tesla, qui avait déjà largement profité au cours des dernières séances de résultats flamboyants la semaine dernière. Le groupe avait alors dit espérer livrer plus d’un demi-million de voitures en 2020, ce qui représenterait un bond de 36 % en un an.

Avec une valeur de plus de 140 milliards à Wall Street, Tesla se positionne désormais comme la deuxième entreprise la plus chère en Bourse du secteur automobile. Il se place loin derrière Toyota mais devant le poids cumulé des trois principaux constructeurs américains (General Motors, Ford et Fiat Chrysler), ou Volkswagen, le premier constructeur mondial.

« La hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts »

Vendredi, la directrice du cabinet de conseil en investissement ARK Invest a déclaré lors d’une interview à l’agence Bloomberg que l’action de Tesla était « incroyablement sous-évaluée. Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood.

« Si nous voyons juste, la hausse de Tesla n’en est qu’à ses débuts », a prédit Cathie Wood. Cependant, après une telle envolée verticale, une correction semble inévitable dans un avenir proche.

Ces cinq dernières semaines, Elon Musk, le patron de Tesla qui détient environ un cinquième du capital du groupe, a vu sa fortune augmenter de… 13,5 milliards de dollars.

Hôpital ophtalmologique Bouamatou : une référence en matière de santé

Depuis son ouverture en 2001, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou de Nouakchott se consacre à redonner gratuitement la vue aux personnes souffrant de cécité en Afrique de l’Ouest. Après dix-huit ans d’existence, il est devenu l’établissement de référence pour soigner les infections de l’œil dont la cataracte et le trachome.

Plus de 5 000 opérations gratuites par an

Fondé et financé depuis son ouverture en juillet 2001 par l’homme d’affaires mauritanien dont il porte le nom, l’hôpital ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou est aujourd’hui un centre de santé de référence en Afrique de l’Ouest. Il a été créé pour répondre à la problématique des maladies oculaires, comme la cataracte et le trachome. Un défi de taille dans une région où le taux de cécité est le plus élevé au monde. Dans son pays, la Mauritanie, le taux de prévalence de la cécité s’élève même à 1,5% de la population (40.000 nouveaux cas chaque année) faute de traitements ophtalmologiques adaptés.

C’est pourquoi, l’hôpital se dédie entièrement aux populations nécessiteuses et ne demande donc aucune contrepartie financière pour ses services. Son équipe médicale effectue chaque année, plus de 5 000 opérations gratuites de la cataracte pour tous les patients ouest-africains. En 2015, la clinique avait aussi offert plus de 300 000 consultations ophtalmologiques et 350 000 interventions chirurgicales. Parallèlement, elle a distribué plus de 35 000 paires de lunettes et délivré plus 3 500 consultations pédiatriques. Ceci grâce aux partenariats avec des organisations comme l’International Trachoma Initiative (ITI) ou de l’International Agency for Prevention of Blindness (IAPB) et des entreprises françaises comme Optic 2000.

L’hôpital donne des formations gratuites en ophtalmologie

L’établissement distribue également tous les ans, depuis 2004, des médicaments aux populations indigentes. Objectif : lutter contre le trachome, maladie des yeux très répandue en Mauritanie. Il contribue en outre à la prévention de la cécité en Mauritanie, en sillonnant les régions du pays, même les plus reculées.

Equipé d’un matériel de pointe, qui n’existe nulle part en Afrique de l’Ouest, la clinique ophtalmologique jouit d’un personnel de qualité, formé pour l’essentiel en Europe. Ces spécialistes offrent à leur tour des formations aux médecins généralistes et infirmiers d’état nationaux et étrangers en ophtalmologue.

Jacques Chirac a visité l’hôpital de Mohamed Ould Bouamatou

Pour son travail remarquable, l’hôpital ophtalmologie de la Fondation Bouamatou a reçu la visite de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de Jaque Chirac, ancien Président français, de Dominique Strauss Khan, ancien directeur du Fond Monétaire International (FMI), de son Altesse royal Cheikha Mowza, épouse de l’Emir du Qatar, ou encore des premières dames du Mali et du Niger.

 

Résultats financiers : Microsoft très solide au troisième trimestre grâce au Cloud

Microsoft annonce des résultats meilleurs que prévus

 

Microsoft a dévoilé mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre (juillet-septembre) de son exercice fiscal décalé. La firme américaine a présenté d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an. C’est plus que ce prévoyaient les économistes.

Microsoft mérite de plus en plus qu’on intègre son « M » à Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) pour Gafam, car en Bourse, la firme américaine continue de tenir la dragée haute à ces géants de la tech grâce à un nouveau trimestre au-delà des espérances. La multinationale informatique a publié mercredi ses résultats financiers pour le premier trimestre de son exercice fiscal décalé, qui s’est achevé le 30 septembre. Elle fait part d’un chiffre d’affaires de 33,1 milliards de dollars et un bénéfice net de 10,7 milliards de dollars. Les revenus ont augmenté de 14% et le revenu net a augmenté de 21%.

Le Cloud rayonne, le gaming en berne

Microsoft tire ses bénéfices du premier trimestre de certaines activités, principalement le Cloud et Office. Seule ombre au tableau, les ventes de X-Box (jeu vidéo) et de la gamme Surface.

Au cas par cas, la division Intelligent Cloud enregistre une hausse de ses revenus de 27 % sur un an, pour 10,8 milliards de dollars de ventes. Microsoft Azure particuilièrement continue d’afficher de solides résultats avec une croissance de 59 % (contre 64 % au trimestre précédent). La division Productivité et Entreprise a rapporté 11,1 milliards de dollars de ventes à Microsoft, soit une augmentation de 13 % sur un an. Elle est portée notamment par les produits Office et Office 365, qui compte désormais 35,6 millions d’abonnés. Les revenus de Office 365 ont progressé de 25%, de même que ceux du réseau social professionnel LinkedIn. Suivent la gamme de logiciels de gestion Microsoft Dynamics (+14%) ou encore le pack Office (+5%).

Quant à la division More Personal Computing, elle ne progresse « que » de 4 %, avec des revenus estimés à 11,1 milliards de dollars. Dans cette division, on retrouve le gaming qui marque un coup d’arrêt. Sur ce premier trimestre fiscal 2020, les revenus des contenus et services Xbox n’ont augmenté que d’1%, bien loin de la croissance générale du groupe américaine. La branche Surface ne se porte pas bien, non plus, car elle subit une diminution des revenus de 4 %.

Le chiffre d’affaires du jeu risque de diminuer encore

Les autres divisions de Microsoft sont dans le vert : la suite logicielle grand public Windows gagne 9% de revenus en plus, ses solutions commerciales 26% et les revenus publicitaires augmentent de 11%. La firme de Redmond s’attend à ce que le chiffre d’affaires global du jeu diminue à nouveau au prochain trimestre. Il pourrait baisser de 20% ou plus en raison du manque de ventes sur la console Xbox.

Hydrogène naturel : le Mali montre l’exemple avec Petroma Inc

Alors que la transition énergétique se fait à grands renforts de discours dans de nombreux pays, au Mali, Petroma Inc a retroussé les manches depuis huit ans. La société fondée par le milliardaire malien Aliou Diallo exploite l’hydrogène naturel pour produire de l’électricité propre. Un cas qui devrait servir d’exemple.

Aujourd’hui, les décideurs et pouvoirs publics ne jurent que par la transition énergétique, en proposant parfois des solutions qu’il n’est pas facile de mettre en place. Or, sous nos pieds, se trouve une alternative moins onéreuse et totalement écologique : l’hydrogène naturel.

Aliou Diallo ne s’est pas posé de questions

Découvert dans les années 70 en mer profonde, puis au milieu des années 80 sur les continents, l’hydrogène naturel commence à peine à s’imposer comme l’énergie du futur, mais la route est encore longue…A l’instar du pétrole, dont il a fallu près d’un siècle avant que son exploitation soit lancée, l’hydrogène naturel demeure encore un mystère pour la communauté scientifique. Moins « cartésien », Aliou Diallo n’a pas attendu que des tonnes de livres sortent en librairie avant de se lancer dans l’aventure. Vers la fin des années 2000, il lance sa société sur les traces de l’hydrogène naturel, gaz découvert par hasard au Mali (dans le cercle de Kati) par des prospecteurs d’eau, au milieu des années 1980. Petroma Inc met au jour 22 puits positifs d’hydrogène, près de Bourakebougou, à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Alain Prinzhofer, professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris et à l’université de Paris VII, directeur scientifique de GEO4U, confirme ensuite l’existence de cinq réservoirs superposés et peu profonds (de 100 à 1.700m) s’étendant sur 20 kilomètres de large.

Un gaz inépuisable et écologique

Contrairement à l’hydrogène produit en usine (à partir d’énergies fossiles), l’hydrogène naturel n’émet aucun gaz à effet de serre. Sa transformation en électricité ne produit que de l’eau. Cette alchimie est donc 100% écologique. De plus, les coûts de production sont moindres que celui fabriqué industriellement et l’hydrogène naturel serait intarissable puisqu’il se renouvelle continuellement.

En 2011, Petroma installe une unité pilote à Bourakebougou, qui fournit en électricité propre ce village et le village voisin. La bonne nouvelle est arrivée à Bamako, qui a dépêché des ministres sur le site afin de constater la révolution énergétique en marche. Au cours d’une des visites d’émissaires du gouvernement, Aliou Diallo a déclaré que « Si l’on arrive à exploiter cet hydrogène de Bourakébougou, le problème d’électricité au Mali sera oublié, a assuré le PDG de Petroma Inc. Le potentiel en hydrogène existe réellement et nous allons tout mettre en œuvre pour le bien-être de nos populations ».

C’est la volonté politique qui manque le plus

Si Petroma Inc est devenue la pionnière dans l’exploitation de l’hydrogène naturel, le Mali est lui devenu le premier pays à fournir de l’électricité à partir de ce gaz. Ce petit Etat d’Afrique de l’Ouest montre ainsi l’exemple aux Occidentaux qui cherchent « désespérément » des solutions propres. Petroma a suffisamment prouvé que l’hydrogène était l’avenir énergétique de la planète. Tout est désormais question de volonté politique.

Amérique du Sud : le groupe Casino poursuit la transformation de sa structure capitalistique

La devanture d'un magasin du groupe Casino

Le groupe Casino a obtenu en fin de semaine dernière les autorisations des autorités brésiliennes pour que sa filiale brésilienne Grupo Pao de Açucar (GPA) effectue une offre publique d’achat (OPA) concernant la totalité du capital d’Exito, sa filiale colombienne. Une OPA technique, qui vise à simplifier la structure capitalistique du groupe en Amérique du Sud.

Jean-Charles Naouri veut simplifier la structure du groupe en Amérique du Sud

L’assemblée générale extraordinaire et le conseil d’administration d’Exito, ont approuvé le 12 septembre le lancement de l’OPA de GPA sur Exito. Une OPA exclusivement en numéraire qui vise à simplifier la structure des participations du groupe de Jean-Charles Naouri en Amérique latine afin d’améliorer la visibilité de ses résultats.

Le projet d’OPA prévoit par ailleurs l’acquisition par le groupe Casino des actions détenues par Exito dans la filiale Segisor, qui détient elle-même directement et indirectement 99,9% des droits de vote et 37,3% des droits économiques de GPA.

Dans ce cadre, le groupe Casino a signé un accord avec GPA pour que ce dernier lance, par le biais de sa filiale à 100% Sendas, une OPA sur l’ensemble des actions Exito, à laquelle le groupe stéphanois de distribution doit apporter la totalité de sa participation, soit 55,3% du capital. La demande d’OPA doit être déposée « dans les prochains jours » auprès des autorités financières colombiennes, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Groupe Casino : un géant en Amérique latine

Toujours selon le groupe Casino, l’ensemble de ces opérations financières devrait être terminé dans le courant de l’année 2020 et permettra à Casino de posséder 41,4% de sa filiale GPA, qui aura elle-même pris le contrôle d’Exito ainsi que de ses filiales en Argentine et en Uruguay.

L’Amérique du Sud représente un marché stratégique pour le groupe de Jean-Charles Naouri, où le distributeur est notamment leader au Brésil grâce à GPA, et en Colombie, où Exito compte plus de 2600 magasins, de la superette à l’hypermarché. Le chiffre d’affaires du groupe Casino en Amérique latine était de 15,57 milliards d’euros en 2018, avec un taux de croissance de 8,9%.

Petroma et l’hydrogène naturel : une révolution économique

La découverte d’un vaste gisement d’hydrogène naturel dans la région de Bourakébougou au Mali par l’entreprise Petroma, annonce une véritable révolution économique pour le pays. Le physicien Alain Prinzhofer, à la tête d’une équipe de chercheurs, a en effet publié une étude affirmant que l’exploitation de l’hydrogène naturel, une énergie renouvelable et non polluante, pourrait être largement rentable et pourrait redéfinir notre rapport à l’énergie.

La communauté scientifique, représentée par une équipe de chercheurs ayant dévoilé les résultats de leur étude dans le journal spécialisé International Journal of Hydrogen Energy, est unanime : le bassin de Bourakébougou au Mali, détenu par la société Petroma Inc., est une mine d’ « or blanc ». En effet, la forte présence d’hydrogène naturel dans la région pourrait permettre à Aliou Diallo, PDG de la société en charge de l’extraction et l’exploitation du site industriel, d’insuffler une véritable révolution économique pour le pays, voire même pour la sous-région.

Tout d’abord, les ressources en hydrogène naturel de la région se sont avérées bien plus importantes que prévu. Alain Prinzhofer, en charge de l’étude a d’ailleurs expliqué dans son article que le champ d’hydrogène « comprend au moins cinq réservoirs superposés qui contiennent chacun des quantités importantes d’hydrogène sur une surface estimée qui dépasse largement les huit kilomètres de diamètre ». Soit un potentiel d’exploitation grandement revu à la hausse.

Ensuite, il faut prendre en compte le coût d’exploitation de l’hydrogène naturel, bien plus faible que l’hydrogène industriel. L’équipe scientifique précise que « l’estimation actuelle du prix d’exploitation (de l’hydrogène naturel) est nettement moins cher que l’hydrogène produit en usine, que ce soit à partir d’énergie fossile ou d’électrolyse ». Surtout lorsque l’on sait que le gaz qui émane du gisement comporte 98% d’hydrogène, soit un gisement assez pur pour être exploité.

Pour rappel, Aliou Diallo a lancé une exploitation pilote en 2012 qui se sert d’un groupe électrogène alimenté par l’hydrogène pour fournir Bourakébougou en électricité. Car si l’hydrogène est difficilement transportable, ce n’est pas le cas de l’électricité. Une expérience concluante qui pousse l’homme d’affaires à vouloir non seulement alimenter le reste du pays grâce à l’importante réserve du site, mais également exporter l’énergie au-delà des frontières maliennes, renversant ainsi le monopole énergétique établi en proposant au continent africain une énergie propre et à moindres coûts.

Etats Unis : Plus de 600 entreprises demandent à Trump de cesser le conflit commercial avec la Chine

le siège de l'administration américaine à Chicago

 

Plus de 600 sociétés et associations américaines, dont Walmart et Target Corp, ont écrit une lettre à Donald Trump, lui demandant de mettre un terme au conflit commercial avec la Chine. Ces entreprises estiment que les tarifs douaniers affectent durement leurs activités, ainsi que les consommateurs américains.

Dans une lettre publiée jeudi, 661 sociétés et associations américaines (dont 150 groupes commerciaux représentant les secteurs de l’agriculture, de la fabrication, du commerce de détail et des technologies) ont exhorté Donald Trump à mettre fin au conflit commercial avec la Chine. Les signataires du courrier, parmi lesquels Walmart, le géant mondial de la distribution, arguent que les tarifs douaniers plombent leurs activités et affectent les consommateurs américains.

L’on peut « punir » la Chine sans taxer les Américains

« Nous convenons que nos partenaires commerciaux doivent respecter les règles du commerce mondial et nous soutenons les efforts de l’administration pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales, y compris les violations de la propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologie, etc. », concèdent d’emblée ces entreprises. Toutefois, soulignent-elles, « Nous encourageons l’administration à négocier un accord solide avec la Chine, qui s’attaque aux problèmes structurels de longue date, améliore la compétitivité mondiale des États-Unis et supprime les droits de douane. Nous croyons que cet objectif peut être atteint sans taxer les Américains ».

Un appel au bon sens de Donald Trump

Les grands groupes américains se disent extrêmement « préoccupés par l’escalade des tarifs douanier » qui « auront un impact significatif, négatif et à long terme sur les entreprises, les agriculteurs, les familles et l’économie américaines ». « Les droits de douane au sens large ne constituent pas un outil efficace pour changer les pratiques commerciales déloyales de la Chine », insistent-ils. Les signataires de la lettre indiquent que ce sont les entreprises américaines qui paient la note et non la Chine. « Selon Trade Partnership Worldwide LLC, des droits de douane de 25% sur des importations supplémentaires de 300 milliards de dollars (combinés à l’impact des droits de douane déjà appliqués et des mesures de rétorsion) entraîneraient la perte de plus de 2 millions d’emplois aux États-Unis, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires de 2 000 dollars pour les États-Unis », préviennent les grands groupes US.

C’est pourquoi ils demandent à l’administration Trump de « revenir à la table des négociations tout en travaillant avec nos alliés à la recherche de solutions globales applicables » car « L’intensification de la guerre commerciale n’est pas dans l’intérêt du pays et les deux parties vont perdre ».

G20 d’Osaka, la rencontre de la dernière chance ?

Cette lettre intervient alors que les tensions commerciales entre Washington et Pékin se sont aggravées depuis le mois dernier. Les deux parties devraient se rencontrer au sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin. Donald Trump a déclaré qu’il décidera à cette occasion d’imposer ou non des droits de douane sur près de l’ensemble des importations de produits chinois.

Agro : Mondelez veut se fournir à 100% en cacao responsable d’ici à 2025, via Cocoa Life

Côte d'Or l'un des chocolats du groupe Mondelez

 

Mondelez, le propriétaire des fameuses marques de biscuits au chocolat Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or veut se fournir entièrement en cacao responsable d’ici à 2025. Actuellement à 43%, il ambitionne de passer à 100%, en renforçant son programme Cocoa Life, lancé en 2012.

Mondelez passe à la vitesse supérieure

Bientôt, les consommateurs pourraient déguster de délicieux chocolats Oreo, Milka, Catbury et Côte d’or au cacao responsable. C’est l’ambition de leur propriétaire Mondelez qui table sur le renforcement de son programme Cocoa Life, lancée en 2012. Financé à hauteur de 400 millions de dollars, ce projet vise à garantir le développement durable tout au long de la chaîne d’approvisionnement, en formant notamment les agriculteurs aux bonnes pratiques, en les aidant à collecter des fonds auprès des gouvernements locaux pour leurs communautés ou en distribuant des arbres d’ombrage. « Nous continuerons d’inclure systématiquement le coaching Bonnes pratiques environnementales et de promouvoir les modèles de paiement pour services environnementaux qui incitent les agriculteurs et les communautés à restaurer la forêt », a fait savoir le groupe.

Une cartographie des exploitations pour prévenir contre la déforestation

Pour appuyer cette initiative eco-responsable, le groupe américain Mondelez International veut également déployer des satellites de surveillance des exploitations afin de s’assurer que les agriculteurs partenaires ne participent pas à la déforestation.

Plus de 142.000 aujourd’hui (répartis dans 1400 communautés), ces exploitants agricoles se trouvent principalement au Ghana, en Côte d’Ivoire et en Indonésie, les plus grands producteurs de la fève de cacao dans le monde. Pour mieux maitriser la production locale, Mondelez a ainsi cartographié 63% des fermes Cacoa Life, situées dans ces pays.

« Des marques internationales rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk»

Pour aller plus loin dans son engagement, Mondelez envisage, d’ici 2025, de produire des chocolats 100% issus de sources durables via Cocoa Life. « Cela signifie que des marques internationales comme Toblerone et des produits locaux tels que Lacta rejoindront Milka, Côte d’Or et Cadbury Dairy Milk pour faire partie de notre portefeuille de chocolat issu de sources durables », a déclaré Dirk Van de Put, président et chef de la direction de Mondelez International. Selon lui, « C’est une étape importante pour [le] programme Cocoa Life », puisque cette initiative « permettra à un plus grand nombre de consommateurs du monde entier d’avoir la certitude que les marques de chocolat qu’elles aiment sont fabriquées de la bonne façon », ajoute Dirk Van de Put.

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