Suppression des fonds pour la recherche pédiatrique : un choc

Les associations dénoncent la suppression d’une enveloppe budgétaire dédiée à la recherche sur les cancers pédiatriques, jugée « indécente » et préjudiciable pour l’avenir des enfants malades.
Une décision budgétaire qui fragilise la recherche sur les cancers pédiatriques

L’enveloppe budgétaire supprimée était spécifiquement dédiée à la recherche sur les cancers pédiatriques, un domaine où les financements publics sont déjà insuffisants. En effet, cette somme était allouée à des programmes de recherche destinés à améliorer les traitements, la détection précoce et la prise en charge des cancers chez les enfants. Les associations et chercheurs soulignent que cette mesure intervient alors que le taux de guérison pour de nombreux cancers pédiatriques reste bien trop bas, malgré des progrès réalisés dans d’autres domaines médicaux.

La suppression de cette enveloppe menace directement plusieurs projets de recherche en cours qui visent à améliorer la vie des enfants malades et à développer de nouveaux traitements. Des chercheurs et médecins s’inquiètent déjà du retard que cette décision pourrait engendrer dans la lutte contre les cancers pédiatriques. Certaines études risquent même d’être arrêtées faute de financement, privant ainsi les enfants malades d’espoirs supplémentaires. La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que, dans le contexte de la recherche médicale, chaque euro investi peut être déterminant pour sauver des vies.

Dans un contexte de suppression des fonds publics, de nombreuses associations se tournent désormais vers des financements privés pour maintenir leurs projets. Toutefois, cette solution ne résout pas le problème de fond, car la recherche sur les cancers pédiatriques nécessite des moyens financiers réguliers et conséquents. Le recours à des dons privés, bien que précieux, ne peut à lui seul compenser le retrait des fonds publics et engendre une inégalité dans l’accès à la recherche, certains projets pouvant être mieux financés que d’autres en fonction de la générosité des donateurs.

L’indignation des associations et des familles concernées

Les réactions des associations de lutte contre le cancer pédiatrique ont été immédiates et très sévères. Nombre d’entre elles ont dénoncé une décision « incompréhensible » et « injustifiable », qualifiant cette suppression d’enveloppe de « coup fatal pour la recherche ». Selon les responsables d’associations comme « La Ligue contre le cancer » ou « Gustave Roussy », cette décision est perçue comme un abandon des enfants malades, alors même que la recherche dans ce domaine est une urgence sanitaire et humaine. Ces acteurs ont également exprimé leur déception face à un gouvernement qu’ils jugent indifférent à la souffrance des familles touchées par ces cancers.

Les familles des enfants malades, ainsi que de nombreux parents d’enfants guéris, se sont également unies pour exprimer leur mécontentement. De nombreuses pétitions ont circulé, demandant une révision de la décision et la réintroduction de cette enveloppe dans le budget. Pour ces familles, chaque euro investi dans la recherche représente non seulement un espoir de guérison pour leurs enfants, mais aussi une promesse d’avenir, à une époque où les traitements sont encore trop souvent inadaptés ou inefficaces face à certains types de cancers infantiles.

L’indignation face à cette décision a franchi le cercle des seules associations et familles concernées. Plusieurs personnalités publiques, ainsi que des citoyens engagés, ont exprimé leur soutien aux causes des enfants malades. Des personnalités de l’univers médical, mais aussi du monde du spectacle, du sport et de la politique ont pris la parole pour dénoncer la suppression de ces fonds et appeler à une révision immédiate de cette décision. Cette solidarité croissante témoigne de l’importance que revêt le sujet dans l’opinion publique.

La question de la priorité des dépenses publiques et les enjeux à long terme

Cette situation met en lumière un dilemme complexe : celui des priorités budgétaires dans un contexte économique difficile. Le gouvernement a justifié la suppression de cette enveloppe par la nécessité de réduire certaines dépenses publiques dans des domaines jugés prioritaires. Toutefois, de nombreux experts s’interrogent sur la hiérarchisation de ces priorités, en particulier lorsqu’il s’agit de la santé des enfants. Peut-on réellement accepter de sacrifier des fonds dédiés à la recherche sur des cancers pédiatriques au nom de l’austérité budgétaire ? Cette question reste en suspens, mais elle alimente une critique de plus en plus forte de l’État et de ses choix.

La suppression de cette enveloppe relance également le débat sur la place de la recherche publique en France. Alors que le pays a toujours été à l’avant-garde dans certains domaines scientifiques, il apparaît que le financement de la recherche médicale, notamment pour les cancers rares et pédiatriques, reste insuffisant. Les chercheurs et associations s’inquiètent de cette tendance à réduire les investissements dans un domaine pourtant vital pour l’avenir des patients. La crise du financement de la recherche pourrait, à terme, avoir des répercussions dramatiques sur l’innovation médicale.

Les associations et experts appellent désormais à un réengagement fort des pouvoirs publics pour financer la recherche sur les cancers pédiatriques. Ils demandent la réintroduction immédiate de l’enveloppe budgétaire supprimée, mais aussi une réévaluation globale de la politique de financement de la recherche médicale. Cette question dépasse le simple cadre budgétaire pour s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir de la santé publique et des priorités sociales dans notre société.



ADP-Maliba : le choix du consensus pour sortir le Mali de la crise

Politique au Mali

Depuis la création du groupe parlementaire Benso et son ancrage dans la majorité présidentielle, des voix s’élèvent pour souligner l’inconstance d’ADP-Maliba. Parmi elles, celle d’Amadou Thiam, un ancien cadre du parti, qui avait rejoint la majorité présidentielle, il y a plusieurs mois. Chassé du parti, il dit maintenant avoir eu finalement raison. Vraiment ?

Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs !

Après avoir remporté haut les mains les élections législatives à Kayes (62,12% des voix) le 29 mars dernier, Aliou Diallo a pris la tête du groupe parlementaire « Benso » à l’Assemblée nationale du Mali. Le groupe parlementaire « Benso », qui signifie en langue nationale Bambara « La Maison de l’Entente », a décidé souverainement de s’inscrire dans les rangs de la majorité présidentielle (EPM). Un positionnement qui marquerait l’inconstance d’Aliou Diallo, selon ses détracteurs. En effet, d’anciens cadres d’ADP-Maliba avaient voulu rejoindre la majorité présidentielle, il y a plusieurs mois. Ce qui leur a valu leur départ du parti.

Pour Aliou Diallo, ces anciens cadres, parmi lesquels Amadou Thiam, avaient mis la charrue avant les bœufs. Le parti de la Balance souhaitait, l’union sacrée entre opposition et majorité pour le bien du Mali. Mais, il fallait au préalable l’organisation d’un Dialogue national inclusif (DNI), une sorte d’autopsie du mal qui ronge le pays. C’est seulement après cet important rendez-vous national qu’ADP-Maliba envisageait de tendre la main au pouvoir. Voilà pourquoi le parti d’AliouDiallo a choisi de ne pas signer l’Accord politique de gouvernance le 2 mai 2019 et a attendu la fin du DNI, en décembre 2019, pour le faire.

Une première résolution du DNI appliquée

Parmi les principales recommandations de ce DNI figure l’organisation des élections législatives avant mai 2020. Ce qui a été fait malgré la crise sanitaire du coronavirus et l’insécurité dans le nord. « Les députés saluent donc le Peuple malien pour son sens élevé des priorités. Le Groupe Benso remercie le Président de la République pour avoir mis en œuvre cette résolution du dialogue et salue le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui a réussi à organiser le scrutin dans les délais impartis », a-t-il déclaré Aliou lors de son premier discours à l’hémicycle en tant que président du groupe parlementaire « Benso ».

Prochaine étape : veiller à l’application stricte des autres résolutions de la feuille de route consensuelle du DNI. Parmi elles, l’organisation du prochain référendum et le projet de la nouvelle Constitution, le retour de la sécurité dans le nord et la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger. Seule la tenue de ces engagements pourra ramener la paix au Mali et relancer le développement économique du pays. Voilà pourquoi le président IBK mérite qu’on lui fasse confiance. « Notre groupe parlementaire encouragera et soutiendra toutes les initiatives et les actions tendant à renforcer la cohésion nationale pour résoudre la crise que notre pays connaît », a promis Aliou Diallo.

Une entrée prochaine dans le gouvernement ?

Dans ce cadre, ADP-Maliba n’écarte pas la possibilité d’entrer dans le prochain gouvernement si le président de la République décide de nommer certains de ses cadres. Le parti de la Balance pourrait ainsi veiller au strict respect du calendrier du DNI et participer concrètement à la gestion du pays. Ce qui pourrait constituer une expérience enrichissante pour un parti qui compte s’installer au palais de Koulouba en 2023.

Une rencontre au sommet

C’est la rencontre phare du mois d’avril. Emmanuel Macron, président de la République française, était attendu en début de semaine à Washington, afin de rencontrer le président américain Donald Trump.

Après une première rencontre en France le 14 juillet dernier, c’est au tour d’Emmanuel Macron se rendre aux Etats-Unis afin de rencontrer le président américain. De lundi à mercredi, le président français a enchainé les temps forts et les entretien dans le bureau Ovale de la Maison Blanche. Il était également attendu pour un discours devant le congrès américain.

Pour cette visite officielle, Emmanuel Macron n’est pas venu seul. En effet, sa épouse (et première dame) Brigitte Macron était également de la partie. Dans ses valises, le président de la République a également convié plusieurs ministres tels que Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères, la ministre des Armées Florence Parly, ou encore Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie.

Au-delà de la bonne entente apparente entre les deux présidents, de lourds sujets tels que la situation en Syrie ou le nucléaire ont été abordés.

Dimanche dernier, le président français a de nouveau insisté sur l’importance d’être présent de manière durable en Syrie. « Si nous partons définitivement et complètement nous laisserons la place au régime iranien et à Bachar al-Assad, qui prépareront la prochaine guerre, alimenteront un nouveau terrorisme. Même après la fin de la guerre contre l’Etat Islamique (EI), les Etats-Unis, la France, nos alliés et même la Russie et la Turquie auront un rôle majeur à jouer pour créer cette nouvelle Syrie », avait-il souligné.

Cette rencontre, très attendue dans le monde politique, pourrait donner un nouvel élan.

 

 

Contrôle des chômeurs : le nouveau plan du gouvernement

Dans sa course à la présidentielle, Emmanuel Macron avait fait une promesse : renforcer le contrôle des demandeurs d’emploi. Qu’en est-il aujourd’hui ? 

C’est en ce début de semaine qu’a eu lieu une rencontre au Ministère du Travail, pour que le gouvernement présente ses pistes afin de contrôler les demandeurs d’emploi. Lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron avait été ferme sur la question du chômage.

Il l’avait annoncé : chaque mois, les demandeurs d’emplois devront rendre des comptes à leur conseiller sur leurs démarches effectuées afin de trouver un travail. Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite instaurer des sanctions : si les demandeurs d’emplois refusent deux offres alors que le salaire proposé n’est pas inférieur de plus de 25% à leur précédent salaire, les allocations chômages leur seront suspendues.

Les nouvelles mesures attendues permettront de « remettre à plat un système qualifié d’incohérent et de pas logique ». Les sanctions en vigueur à date ne sont pas tout le temps les plus adaptées. « Aujourd’hui, ne pas se présenter à un rendez-vous est passible de deux mois de radiation, et donc de suspension des allocations, tandis qu’un chômeur qui ne cherche pas assez activement un emploi ne risque que deux semaines de radiation », selon Libération.

Au-delà de ces sanctions remises au goût du jour, le gouvernement abordera également la question de l’offre raisonnable qui consiste à demander avec précision quel type d’emploi le demandeur est prêt à accepter (nature du contrat, zone géographique…). Par ailleurs, un changement dans l’assurance-chômage est à prévoir. L’Etat souhaite d’avantage s’investir aux côtés des partenaires sociaux, qui eux espèrent que « ces discussions ne s’inscriront pas dans un cadre trop contraignant »

Ces nouveaux décrets du gouvernement vont sans aucun doute engendrer des mécontentements. Mais pour l’instant, il n’a pas l’air prêt à renoncer.

Anne Hidalgo accuse les lobbies pétroliers de l’avoir menacée

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a déclaré avoir subi des menaces venant des lobbies de l’automobile et du diesel.

Interrogée par les journalistes de France Info, la socialiste Anne Hidalgo est revenue sur la fermeture des berges de la Seine à la circulation automobile et sur les polémiques qui en ont découlées.

Selon la femme politique, les représentant des lobbies pétroliers et automobiles auraient tenté de faire pression contre cette mesure, menaçant de la faire perdre aux prochaines élections si elle la maintenait.

« Les lobbies automobiles, les lobbies du diesel (…) sont venus me menacer dans mon bureau, pour me dire « si vous n’arrêtez pas avec cette politique de lutte contre la pollution, on vous fera battre aux élections » », a-t-elle ainsi expliqué.

Et l’ancienne bras droit de Bertrand Delanoë d’assumer ses positions :

« Ce qui m’importe, c’est d’offrir une mobilité pour tous, y compris pour les gens de la métropole. […] La question des embouteillages existe depuis longtemps, Paris a pris du retard, car on n’avait pas les pouvoirs sur un certain nombre de voiries, que j’ai récupérés avec la loi sur le statut de Paris. […] La pollution ça tue, ça tue on le sait. {…] Je ne vais pas fléchir, je préfère être du bon côté de l’Histoire « 

Tenace, Anne Hidalgo ne devrait donc pas faire machine arrière malgré les pressions subies.

Montebourg veut baisser la CSG

L’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé vouloir baisser la contribution sociale généralisée (CSG) pour les petits salaires, s’il est élu président de la république.

Les Primaires socialistes pour la candidature à la prochaine élection présidentielle sont bien lancées. Et le principal opposant au grand favori Manuel Valls, son ancien ministre Arnaud Montebourg, a décidé de faire parler de lui.

Ainsi, mardi 3 janvier, il s’est rendu sur le plateau de la radio RTL, afin de présenter son programme politique. L’une de ses propositions a particulièrement marqué : il s’agit d’une baisse de la CSG  pour les petits salaires, qui permettrait, selon, lui de redistribuer du pouvoir d’achat aux « classes populaires ».

Une mesure qu’il juge nécessaire et qui sera « la première des décisions » qu’il prendra en cas d’élection à la fonction suprême. Et de préciser qu’il souhaite « diminuer la CSG sur tous les salariés qui aujourd’hui sont en situation d’être entre un smic ou 1,3 smic, c’est-à-dire jusqu’à 1 500 euros net ».
L’ancien compagnon d’Audrey Pulvar a justifié cette décision par la situation actuelle de nitre pays : « aujourd’hui, le problème de la France, c’est que ceux qui travaillent ont des fins de mois difficiles »
Lundu 2 janvier, c’était un autre candidat à la primaire socialiste, Benoit Hamon, qui s’était exprimé sur les antennes d’Europe 1.

Macron humilié par l’extrême gauche

Emmanuel Macron a été bombardé d’œufs par des militants d’extrême gauche, lors de son déplacement à Montreuil.

Lundi 6 juin, le Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, s’est rendu en Seine-Saint-Denis, à Montreuil, pour une visite de La Poste locale, où il devait présenter le nouveau timbre poste, qui rend hommage au Front populaire, pour son 80eme anniversaire.

Une initiative qui n’a visiblement pas été au goût des militants locaux de la CGT et du Parti communiste (PCF), qui ont été une centaine à attendre le ministre de pied ferme.

A son arrivée sous les huées, le jeune ministre a donc reçu une avalanche d’œufs lancés par des activistes énervés.

Montebourg président ?

L’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé qu’il envisageait sérieusement une candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Arnaud Montebourg est bien connu pour ses positions économiques et sociales, mais également pour être devenu le chantre du « made in France ».

Le 8 mai 2016, lors d’un entretien télédiffusé sur « 13h15 Le dimanche », dans le JT de France 2, celui qui était également le compagnon d’Audrey Pulvar a annoncé être prêt pour ce défis.

« S’il y a des responsabilités à prendre dans une période où le pays s’interroge – où est-ce que nous allons ? Qu’est-ce qu’on fait ? –, je les prendrai », a-t-il ainsi répondu à une question sur une éventuelle candidature.

Tafta : Greenpeace publie des documents compromettants

Les bénévoles de Greenpeace Netherlands ont rendu publics des documents liés aux futurs accords d’échanges internationaux biens connus sous le nom de Tafta.

Le Tafta (pour Atlantic Free Trade Agreement) est dénoncé de toutes parts depuis qu’il est en discussion, il y a plus de trois ans. En France, l’extrême droite et l’extrême gauche l’attaquent à l’unisson et l’opinion publique y est de plus en plus hostile.

Cet accord entre l’Union européenne et les États-Unis est négocié dans le plus grand secret. C’est pourquoi Greenpeace a décidé de publier des documents qui en disent plus long sur ce traité et confirment les inquiétudes de ses opposants.

 

Le retour du revenu minimum universel

Dans son rapport remis le 18 avril à Manuel Valls, le député PS Christophe Sirugue, propose la mise en place d’un revenu minimum universel pour remplacer les minimas sociaux actuellement en place.

De quoi redonner de l’espérance aux banlieues ! L’objectif de cette proposition qualifiée par Christophe Sirugue de «couverture socle commune» est de simplifier les minimas sociaux et de les rendre plus équitables tout en favorisant l’intégration sociale.

Ce revenu estimé à 400 euros mensuels, devrait permettre d’aider «tout usager (…) selon les mêmes règles quand ses ressources viennent à manquer, tout en bénéficiant d’un dispositif complémentaire qui corresponde aussi à ses propres spécificités».

Les 18/25ans, actuellement exclus du RSA, seraient également concernés par ce revenu.

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