Pour Pfizer et Moderna, il faudra payer plus

Les prochaines doses de vaccin des deux firmes pharmaceutiques figurant déjà parmi les plus coûteux du marché vont connaître une hausse. La récompense de l’effort des laboratoires à contrer grâce aux précieux sérums, les différentes mutations des souches du Coronavirus.

Pfizer-BioNTech et Moderna toujours plus chers. Les deux laboratoires ont décidé d’augmenter le coût de leur vaccin anti-Covid, selon le Financial Times qui a dévoilé l’information dimanche dernier. À en croire le média britannique, la dose de Pfizer-BioNTech sera désormais vendue à 19,50 euros contre 15,50 euros précédemment. Soit une augmentation de 25 %. Le sérum de Moderna passe quant à lui de 19 à 21,50 euros. Ce qui revient à une flambée du coût de 13%.

Alors que les laboratoires concernés restent pour l’instant muets quant à cette nouvelle donne, l’information a été plus ou moins confirmée lundi 2 août par le secrétaire d’État français aux affaires européennes, Clément Beaune. Selon ce dernier, l’Union européenne a dû renégocier le prix des vaccins comptant pour les prochaines livraisons en raison de la capacité des sérums à contrer les mutations du virus, dont celui baptisé Delta notamment, de plus en plus responsable des nouvelles contaminations. Ce variant ultra-contagieux devrait en effet compter pour 90% des cas positifs en Europe dès la fin du mois.

Des bénéfices déjà considérables

Le contrat concerné par cette hausse des prix a été passé en mai entre l’UE et les laboratoires pour une livraison de 1,8 milliard de vaccins s’agissant de Pfizer-BioNTech. Une commande considérable qui a pour conséquence de booster les finances déjà faramineuses de l’entreprise américano-allemande. Fort de l’efficacité de son vaccin fondé sur la révolutionnaire technologie ARN messager et profitant de la mauvaise presse d’AstraZeneca, le premier laboratoire à mettre sur le marché un vaccin anti-Covid croule sous les livraisons. Il est en effet déjà assuré de tirer 28,23 milliards d’euros de la vente de son vaccin. Un chiffre en hausse de près de 7 milliards par rapport à la précédente prévision. Quant à Moderna, il devrait écouler annuellement pour 16,43 milliards d’euros de son précieux sérum.

Des données indécentes dans un contexte de pandémie ? Pas du tout, rétorque Clément Beaune qui estime que c’est le prix à payer pour l’innovation. Et pour cause, ajoute-t-il, les laboratoires concernés ont pris un pari risqué à travers l’ARN messager contrairement à AstraZeneca financé par des fonds publics et dont les vaccins sont vendus à prix coûtant.

Nouvelle rentrée d’argent pour Brut

Le média français déployé exclusivement sur les réseaux sociaux vient de lever 75 millions de dollars auprès d’investisseurs tels que : Orange, Murdoch, entre autres. La preuve d’une réussite qui détonne dans l’univers actuel de la presse.

Très peu de médias aujourd’hui peuvent susciter la curiosité des investisseurs et ainsi les convaincre de mettre la main à la poche. Tant les réseaux sociaux ont redéfini la place de la presse dans le traitement de l’information. Mais il y a Brut qui, moins de cinq après sa création n’en finit plus de grandir. Le média vu via les réseaux sociaux (Facebook, Snapchat, YouTube, entre autres) vient de bénéficier de 75 millions de dollars via une levée de fonds. La deuxième après celle intervenue en 2019 et qui avait généré une enveloppe de 40 millions de dollars de la part d’investisseurs comme : Xavier Niel de Free, Alexandre Mars et Bpifrance.

Des investisseurs de renommée

Cette fois-ci, le tour de table s’est élargi à de nouveaux noms et pas des moindres. Il s’agit notamment de James Murdoch, fils du magnat américain Rupert Murdoch, à travers sa holding Lupa Systems, la famille Pinault via Artémis, le gestionnaire d’actifs Tikehau Capital ainsi que la firme Orange à travers le fonds d’investissement Orange. Ces nouveaux investisseurs font leur entrée au capital de Brut dont les fondateurs restent les journalistes Guillaume Lacroix, Renaud Le Van Kim et Laurent Lucas.

Ces derniers se félicitent bien évidemment de cette levée de fonds qui témoigne à n’en point douter de la confiance que suscite le média aujourd’hui. Surtout depuis sa certification Bcorp par B Lab Europe – une première pour un réseau social en France –, qui consacre les firmes à cheval sur les principes sociaux et environnementaux.

Soutenir la croissance

Grâce à l’apport financier de ses nouveaux investisseurs, Brut désormais valorisé à 300 millions de dollars, peut soutenir sa croissance. Un développement pour le moins rapide. Créé en 2016, le média qui mise sur des contenus vidéos courts et faciles d’accès pour les jeunes, a su profiter de la présidentielle française l’année d’après pour se tailler une place dans cet univers médiatique ultraconcurrentiel. Depuis, il suscite l’engouement partout à travers le monde, même auprès des personnalités telles que Tim Cook, Mark Zuckerberg ou encore Emmanuel Macron tout récemment. Brut présent aujourd’hui dans une soixantaine de pays est déjà rentable en France et Inde. Sa déclinaison payante a été lancée en avril dernier avec l’objectif de conquérir une cible jeune et au fait des enjeux de société dont : le droit des femmes, celui des minorités, l’écologie qui sous-tendent sa ligne éditoriale.

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Le mariage Amazon-MGM dans le collimateur du régulateur américain de la concurrence

L’autorité américaine de la concurrence va plonger son nez dans les termes de la récente acquisition du célèbre studio par le géant du e-commerce. Un dossier délicat pour cette structure fédérale présidée par une farouche opposante au monopole des grands groupes technologiques.

Lina Khan n’aurait guère pu rêver d’une meilleure entrée en matière. La juriste tout juste confirmée patronne de la Federal Trade Commission (FTC) par le Sénat américain hérite d’un dossier d’envergure. Il lui revient en effet de donner son approbation ou non à l’achat de Metro Goldwyn Mayer (MGM) par Amazon annoncé fin mai.

Cette transaction doit permettre au géant du commerce en ligne également présent dans le streaming de disposer d’un catalogue de plusieurs milliers de productions cinématographiques, dont certaines, parmi les plus connues. Mais son coût – près de 9 milliards de dollars – incite les autorités à y voir de plus près. D’où l’entrée en scène de la FTC mise en place par le président Joe Biden et dont la présidence a été confiée à Lina Khan.

Une pourfendeuse des Gafa

Cette native de Londres est particulièrement redoutée par les plus grandes firmes technologiques connues sous le terme Gafa (pour Google, Apple, Facebook et Amazon). Son article de 2017 dans lequel elle déplore la vampirisation du secteur de la tech par Amazon lors de son séjour à l’université de Yale est encore vivace dans les esprits. Dans ce texte de plus de 100 pages, Lina Khan pointait également du doigt le laissez-faire de l’autorité de la concurrence. Autant dire que la juriste trentenaire se doit désormais de faire ses preuves, après avoir été propulsée à la tête de la FTC.

D’autant que les critiques n’ont pas manqué à l’annonce du rachat de MGM par Amazon un jour seulement après la condamnation de la firme de Seattle pour violation des lois anti-concurrence à Washington. Beaucoup voient à travers l’opération, une autre illustration des velléités hégémoniques du groupe déjà tentaculaire de Jeff Bezos.

Pression sur les Gafa

La FTC a déjà par le passé validé des opérations d’Amazon sans y rien trouver à redire. Le plus récent exemple étant le rachat de l’acteur de la distribution alimentaire Whole Foods intervenu en 2017. Mais le contexte a depuis changé. Il s’observe actuellement une levée de boucliers des élus américains contre la puissance des Gafa. Cinq projets de loi visant à démanteler ces grands ensembles sont notamment sur la table des parlementaires.

France : le Prime Day d’Amazon ne fait pas que des heureux

Le géant du e-commerce a programmé sa promotion annuelle pour les 21 et 22 juin prochains. Au grand dam des commerçants traditionnels contraints d’attendre huit jours supplémentaires pour le début des soldes fixés cette année au 30 juin.

C’est un rendez-vous devenu incontournable pour les marchands du web depuis quelques années. Celui que les consommateurs attendent avec impatience pour profiter des bons plans d’achat sur Amazon. Le Prime Day, traditionnelles journées promotionnelles du leader mondial du e-commerce va se dérouler les 21 et 22 juin prochains.

Alors que les clients s’excitent à l’idée de pouvoir profiter de cette occasion unique dans l’année, le mécontentement sourd dans le rang de certains commerçants concurrents d’Amazon. Et pour cause, la date retenue par la plateforme du commerce électronique pour sa super-promo a été changée. Traditionnellement organisé en juillet, le Prime Day est avancé de quelques semaines cette année. Ce qui n’arrange pas les petits commerçants des boutiques dont la baisse des prix n’interviendra que fin juin avec le début des soldes d’été. Ils s’en sont d’ailleurs plaints dans une tribune collective parue dans le Journal du dimanche (JDD) le 13 juin. Le texte dénonce notamment l’attitude « cynique » du géant de Seattle et appelle le ministère de l’Économie à veiller à un traitement équitable entre les différents commerces. D’autant que, ajoutent les plaignants, Amazon est dispensé du paiement de l’impôt sur les sociétés en France.

Un besoin de consommation amplifiée par le contexte

On sait peu de choses sur les raisons de l’avancement de la date du Prime Day par Amazon. L’entreprise n’ayant donné aucune indication sur le sujet. Une hypothèse existe cependant. Et elle tient selon certains à la nouvelle réforme fiscale concernant les marketplace opérant au sein de l’Union européenne. Celle-ci oblige notamment à compter du 1er juillet, les plateformes de commerce en ligne à reverser à l’État, une taxe de 20 % sur tous les produits partants des pays hors de l’UE. Une TVA qui ne concernait jusqu’ici que les produits de plus de 22 euros.

Les petits commerçants grincent des dents, mais pas les professionnels du web. Car en dehors d’Amazon et de la clientèle en grand besoin de consommation après des mois de confinement, nombre d’acteurs de l’écosystème numérique trouvent leur compte dans le Prime Day. C’est le cas des applications de shopping en ligne dont les téléchargements flambent. Des firmes comme Nike ou Wallmart y vont aussi de leurs offres promotionnelles dans la même période afin de profiter de l’effet d’opportunité.

France : une chronologie des médias qui irrite Canal+

Le groupe craint de perdre sa place historique dans le paysage cinématographique français au profit des plateformes de streaming. En cause, la future chronologie des médias décidée par le gouvernement à travers une nouvelle réforme.

À Canal+, l’inquiétude monte, le ton aussi. Dans le collimateur du groupe de Vincent Bolloré figure le nouveau « SMAD » (services de médias audiovisuels à la demande), décret actualisé du gouvernement inspiré d’une directive européenne destinant à ouvrir la porte du cinéma français à Netflix, Amazon et les autres géants du streaming. Ces derniers sont notamment appelés à travers ce texte à financer à hauteur de 20 à 25% de leur chiffre d’affaires réalisé en France l’industrie du septième art tricolore. Cela représente pour une plateforme comme Netflix, leader mondial de la vidéo à la demande, un investissement annuel de 150 à 200 millions d’euros. En contrepartie, les acteurs du streaming bénéficieraient d’un assouplissement de la chronologie des médias, du nom de la disposition réglementant l’exploitation des œuvres cinématographiques dans le paysage audiovisuel français.

Fronde de Canal+

C’est à ce niveau que le bât blesse. En effet l’assouplissement de cette règle tel que prévu par le décret SMAD voudrait que les géants du streaming soient autorisés à diffuser sur leur plateforme un contenu un an à peine après sa sortie en salle. Soit un délai trois fois moins plus rapide que celui fixé à 36 mois actuellement.

Mais il n’en est pas question pour Canal+. Par la voix de son patron, le groupe s’est insurgé contre cette directive toujours en discussion entre les différents acteurs. À en croire Maxime Saada interrogé par Le Figaro le 26 mai dernier, ce serait une erreur de la part de l’État d’aligner les plateformes de streaming sur les mêmes délais d’exploitation des productions cinématographiques que son groupe. Le quinquagénaire président du directoire de Canal+ rappelle que son groupe demeure le premier contributeur du cinéma en France. Une raison suffisante selon lui pour le protéger de l’appétence de Netflix et ses homologues en pleine percée sur le marché français. D’autant que, ajoute Maxime Saada, Canal+ a consenti 160 millions d’euros d’investissement dans le septième art français en 2020 pendant que les géants du streaming profitaient allègrement du contexte épidémique pour gagner en abonnés.

Preuve de sa détermination à conserver sa position d’acteur historique du cinéma français, Canal+ menace de se désengager si les dispositions actuelles du SMAD sont maintenues.

Naissance d’une cryptomonnaie anti-Elon Musk

Les créateurs de StopElon ont un objectif ultime : évincer le milliardaire américain de Tesla, afin de faire cesser ce qu’ils qualifient de manipulations du cours des portefeuilles virtuels de sa part.

Dans le domaine des cryptomonnaies, il y a ceux qui agitent le marché et les autres qui en subissent les conséquences. Hélas, les agissements des premiers ne font pas toujours les affaires des seconds. C’est le cas entre Elon Musk et certaines devises comme le bitcoin ou le dogecoin. Fort de son influence sur le web, le patron de Tesla fait fréquemment valser à sa guise le cours des monnaies virtuelles, au grand dam de cette communauté qui goûte de moins en moins de tels agissements. Certains ont ainsi décidé de passer à l’offensive afin de réduire l’influence du milliardaire américain sur le marché des cryptomonnaies.

Une nouvelle monnaie virtuelle vient d’être créée à cet effet. Baptisée du nom évocateur de StopElon, elle a une mission bien précise : acquérir suffisamment de valeurs pour faire tomber Elon Musk de Tesla, l’entreprise de production automobile électrique dirigée par le natif Prétoria. StopElon créée le 15 mai dernier pèse aujourd’hui 60 millions de dollars, bénéficiant d’un accueil favorable du marché. Les créateurs en veulent au patron de Tesla qu’ils qualifient tour à tour de « manipulateur » et de « milliardaire narcissique ».

Le bitcoin et le dogecoin au plus mal

Ils en veulent notamment à Elon Musk pour sa responsabilité dans la dégringolade du bitcoin et du dogecoin, deux monnaies virtuelles autrefois hissées au firmament par l’intéressé. Le quinquagénaire a effet annoncé il y a quelques jours à la surprise générale que son entreprise Tesla, n’accepterait plus de transaction en bitcoin. Motif : le minage excessivement polluant de cette reine des cryptomonnaies. Le dogecoin a lui été tout bonnement qualifié d’escroquerie de sa part. Dans les deux cas la conséquence a été immédiate pour les deux monnaies dont la valeur ne cesse depuis de chuter.

La volte-face d’Elon Musk est d’autant plus intrigante qu’il intervient quelques mois seulement après ses précédentes prises de position en faveur de ces mêmes monnaies. Un retournement de veste dont il est coutumier et qui n’agrée manifestement pas les géniteurs de StopElon.

Un shitcoin de plus ?

Reste désormais à savoir si ces derniers pourront parvenir à leur mission. Car le web a vu fleurir ces dernières années des cryptomonnaies de ce genre. Souvent désignées par « shitcoin » en anglais, ces monnaies virtuelles ont pour particularité de profiter du contexte pour enrichir leur créateur.

Europe 1 dans le brouillard

Arnaud Lagardère vient de perdre son statut de commandite de la firme éponyme. Au grand dam des salariés de la chaîne de radio qui redoutent l’hypothèse de voir Vincent Bolloré déjà actionnaire du groupe à travers Vivendi, en prendre le contrôle.

Harassé depuis plusieurs mois et sous pression constante de ses principaux actionnaires en l’occurrence Vivendi, Arnaud Lagardère a finalement décidé d’abandonner son statut de commandite le 28 avril dernier. Le précieux verrou qui préservait le groupe Lagardère d’une potentielle OPA hostile saute. Débarrassé de sa cuirasse, le roi se retrouve donc nu et désormais à la merci du moindre prédateur. À commencer par l’un de ses principaux actionnaires, Vincent Bolloré, patron de Vivendi qui a longtemps joué des bras pour fragiliser l’héritier de Lagardère.

En effet, l’impitoyable d’affaires rôde depuis plusieurs mois autour de la branche médias du groupe qui comprend notamment Europe 1, le JDD et Paris Match. Sa volonté d’adjoindre une radio à sa désormais populaire et populiste chaîne de télévision Cnews ne fait l’ombre d’aucun doute. Mais Arnaud Lagardère y a toujours résisté. Jusqu’à ces dernières semaines où la donne a changé. Perclus de dettes, Lagardère fils se voit contraint de renoncer à sa commandite contre 10 millions d’actions valorisées à 230 millions d’euros.

Europe 1 en sursis

Cette manne financière devrait l’aider à éponger un tant soit peu ses créances. Mais le prix à payer pourrait se révéler très élevé. Car délesté de sa commandite, Arnaud Lagardère n’est plus indéboulonnable à la tête de l’entreprise familiale. Et même si l’intéressé a pu obtenir après d’intenses négociations avec ses actionnaires, le droit de demeurer à la tête de l’empire jusqu’en 2026, rien ne dit que les choses vont se dérouler ainsi. D’autant plus avec un Vincent Bolloré toujours avide de la moindre opportunité pour agrandir son influence dans les parages.

La perspective de voir le groupe Lagardère tombé dans l’escarcelle de Bolloré inquiète grandement les salariés d’Europe 1. Ces derniers qui ne sont pas dupes des méthodes de l’industriel breton ont fait part de leur réserve à la hiérarchie lors d’une réunion le 11 mai dernier. Mais les patrons minimisent la menace Bolloré, préférant mettre avant l’avantage que cela pourrait représenter pour la chaîne de radio de collaborer avec un groupe de l’influence de Canal+. Par ailleurs, les plus sceptiques ont été invités à partir dans le cadre d’un plan de départ volontaire.

Sur le papier donc, Arnaud Lagardère demeure patron de son groupe. Jusqu’à quand ?

L’Ether atteint pour la première fois les 3 000 $ tandis que la domination du Bitcoin recule

Dans la nuit du dimanche au lundi 3 mai (heure française), la crypto monnaie Ethereum plus communément appelée l’Ether a franchi pour la première fois le seuil des 3 000 $ de valeur sur son cours. Cette crypto monnaie, co-fondée par le programmeur russo-canadien Vitalik Buterin servant dans un premier temps d’alternative au Bitcoin, devient aujourd’hui son principal concurrent sur le marché des monnaies décentralisées.

L’Ethereum, fondé en juillet 2015, atteint, bientôt six ans plus tard, près de 300 milliards de capitalisation boursière. L’Ether est un protocole d’échanges totalement décentralisés permettant la formation de contrats intelligents. Ces contrats sont informatiques et remplissent seuls la rédaction des clauses contractuelles sans intervention humaine. Ces contrats intelligents sont alors valorisés par un montant d’Ether et se revendent. C’est donc au début du mois de mai que l’Ether est parvenu à se classer au deuxième rang du marché des crypto-monnaies derrière le Bitcoin. Celui-ci est encore loin devant mais a perdu récemment une part de son écrasante domination sur le marché.

En effet, cet évènement renforce la tendance actuelle d’un certain tassement du marché des cryptos-monnaies pendant ce mois d’avril après le nouveau record du Bitcoin atteignant un cours supérieur à 60 000 € pour la première fois.

Selon la plateforme Coinbase Global Inc. aux États-Unis, le mois d’avril enregistre une augmentation significative du nombre d’investisseurs sur le marché des crypto-monnaies. Et ce, malgré les risques qu’il représente en raison de la volatilité des cours.

Une augmentation laissant miroiter un autre gagnant sur le marché des cryptos

Ce passage au seuil des 3 000 $ pour le cours de l’Ether laisse à penser que le Bitcoin n’est dorénavant plus le seul vrai gagnant du marché des cryptos-monnaies. Cette augmentation suit une tendance actuelle qui montre que plusieurs cryptos se développent de plus en plus sur le marché et font parler d’elles. Nous pouvons citer l’exemple amusant du Dogecoin. Cette monnaie, partant d’une blague et ne valant strictement rien en premier lieu, a vu en avril, sa valeur marchande multipliée par deux en une semaine, atteignant ainsi les 40 milliards de capitalisation boursière.

Cette montée significative de plusieurs crypto-monnaies en ce début d’année 2021 a fait alors baisser la part du Bitcoin sur le marché total des cryptos. La monnaie virtuelle, passant de 70% en début d’année à 46% de parts de marché. Au même moment, l’Ether lui, arrive à capitaliser 15% de la valeur totale du marché.

L’Ethereum occupe donc aujourd’hui le devant de la scène faisant pour un temps de l’ombre au géant qu’est le Bitcoin. Une concurrence grandissante qui n’a pas fini de faire parler d’elle. Selon l’Evercore ISI, l’Ether pourrait continuer son ascension jusqu’aux 3 900$ prochainement.

 

Naturalia (groupe Casino) intègre 15 magasins du réseau Salej / bio & sens

Naturalia, enseigne du groupe Casino, vient d’annoncer le rachat de 15 magasins du réseau Salej/Bio&Sens, spécialiste de la bio. Cette reprise s’accompagne de l’intégration des 160 salariés des magasins. Elle permettra à Naturalia de poursuivre son maillage dans le sud, notamment en Occitanie, et dans l’est de la France.

Naturalia a annoncé fin avril l’acquisition de 15 magasins du réseau Salej/Bio&Sens, notamment présent dans le sud et dans l’est de la France et l’intégration de ses 160 salariés. Les points de vente sont situés plus exactement dans le Vaucluse, l’Hérault, la Moselle, le Drôme, en Alpes-de-Haute-Provence, en Meurthe-et-Moselle, en Haute-Garonne et dans le Lot. Grâce à ce rachat, l’enseigne bio du groupe Casino souhaite étendre ses positions au-delà de l’Île-de-France et se renforcer sur le péri-urbain. Cette extension a débuté depuis quelques années avec le développement de la franchise, l’ouverture de succursales intégrées et le rachat de magasins.

Miser sur le développement de l’enseigne Naturalia avec les franchisés

« Cette intégration démontre notre attachement au développement d’un réseau de magasins spécialisés biologiques de grande qualité, par la consolidation et le développement des réseaux historiquement implantés. Nous sommes heureux de pouvoir intégrer ces nouveaux points de ventes à l’ancrage local fort » souligne Allon Zeitoun, directeur général de Naturalia. Une intégration qui témoigne de « l’attractivité de Naturalia, qui permet aux franchisés et indépendants de conserver leur liberté tout en leur offrant les moyens plus performants de notre secteur », ajoute le dirigeant. D’après lui, d’autres indépendants souhaiteraient rejoindre la filiale du groupe de Jean-Charles Naouri, que ce soit par l’ouverture de nouveaux magasins ou par l’intégration de magasins existants à Naturalia.

Une progression continue du bio au sein du groupe Casino

Naturalia pourra ainsi continuer de progresser au sein du groupe Casino qui comprend notamment les enseignes Géant, Franprix, Monoprix et Vival. Le spécialiste français du bio a fait part de 395 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Ce qui représente une croissance de 22,4% sur un an. Après en avoir ouvert 13 l’année dernière, Naturalia compte désormais plus de 225 magasins en comptant ceux nouvellement rachetés du réseau Salej/Bio&Sens.

L’opération réalisée par Naturalia permet au groupe Casino de poursuivre sa progression dans le secteur du bio, tant par les enseignes dédiées comme Naturalia ou encore Franprix Noé créée en 2017, que par les initiatives portées par ses enseignes pour favoriser des modes de consommation et de production plus respectueux de l’environnement. C’est par exemple le cas avec « TOUS CULTIV’ACTEURS » de Monoprix, ou la démarche « Agriplus » de Casino.

 

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